téléostéen venimeux l.m.
venomous teleostean
Poisson à squelette osseux élaborant un venin et capable de l'injecter à l'aide d'un appareil inoculateur.
Parmi les espèces venimeuses de téléostéens, les plus dangereuses sont les poissons-pierres (Synanceidae), les scorpènes ou rascasses et Pterois (Scorpaenidae), les vives (Trachinidae), les murènes (Muraenidae) et les uranoscopes (Uranoscopidae). Le chabot (Cottidae), les carangues (Carangidae), les poissons-chats (Siluridae), le dragonnet (Callionymidae), les gobies (Gobiidae), les perches (Percidae) et le poissons-crapeaux (Batrachoididae) sont peu dangereux.
- Le poisson-pierre possède le venin le plus dangereux, à toxine protéique (mortalité 25%). Sa piqûre est extrêmement douloureuse ; elle est suivie de paralysie avec état syncopal et même coma. Elle entraîne des lésions inflammatoires pseudophlegmoneuses tendant à la suppuration. Dans les cas favorables l'évolution dure plusieurs mois. Le traitement d'urgence consiste à chauffer la blessure (lavage à l'eau chaude) et à injecter de l'émétine. Il existe un sérum antivenimeux antisynancées fabriqué en Australie.
- Les rascasses infligent une piqûre très douloureuse, à l’origine parfois d’une tendance lipothymique qui peut conduire à un collapsus et à un état de choc. On observe un œdème consécutif à la piqûre et des adénopathies.
- Les vives : la petite (Echiichthys vipera) est la plus dangereuse, surtout le mâle ou au moment du frai. La piqûre est extrêmement douloureuse, elle est suivie d'une tuméfaction œdémateuse et, parfois, de signes généraux. Traitement d'urgence : chauffer la blessure pour détruire la toxine.
- Les murènes ont des crochets mobiles, comme les serpents ; leur venin est hémolytique, néphrotoxique et neurotoxique.
- L’Uranoscopus scaber ("rascasse blanche") est assez commun dans la Méditerranée ; sa piqûre peut être grave.
Étym. gr. teleios : achevé ; osteon : os = complément osseux
→ venin