adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.
[C1,C3,O4 ]
Édit. 2017
adénosine-monophosphate cyclique n.m. (AMPc)
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques (parathormone, vasopressine, insuline, glucagon, catécholamines, gonadostimulines, TSH….).
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. En situation de surcharge hydrique (qui réduit l’hormone antidiurétique), le taux sanguin d’AMPc et son excrétion urinaire dépendent particulièrement de la sécrétion de parathormone.. En réponse à l’administration de parathormone les taux s’accroissent, sauf en cas de résistance à la parathormone lors des états de pseudohypoarathyroïdie (ceci constitue la base du test d’Ellswoth-Howard).
E.W. Sutherland, prix Nobel de physiologie et de médecine en 1971, pour ses travaux sur le rôle de l’AMPc dans le mode de transmission de l’action hormonale
→ hormone
[C1, C3, O4]
Édit. 2020
guanosine-monophosphate cyclique l.m.
cyclic guanosine monophosphate.
Diester phosphorique en 3' et 5' du ribose de la guanosine.
Formé par une guanylate-cyclase membranaire à partir d'une molécule de GTP, ce composé est un messager stimulant certains enzymes cellulaires, sous l'effet de certaines hormones, telles que la sécrétine, ou de neuromédiateurs, comme l'acétylcholine. Son action s'exerce par l'activation de certaines protéine-kinases, dites PKG.
Son rôle a été particulièrement étudié dans le système photosensible des bâtonnets de la rétine.
Sigle : GMP
adénosine-monophosphate n.m.
adenosine monophosphate
Sigle AMP
[C1,C3]
Édit. 2017
AMP cyclique sigle pour Adénosine MonoPhosphate cyclique
cyclic AMP (cAMP)
Nucléotide adénylique dans lequel le bêta-D-ribose est estérifié par un phosphate à la fois sur ses carbones n° 3 et 5 (3',5'AMPc) ou 2 et 3 (2',3'AMPc).
Le 3',5'AMPc est un des messagers secondaires impliqués dans la transmission cytoplasmique des signaux endocriniens.
Syn. acrasine
Sigle AMPc
[C1, O4]
Édit. 2020
cytidine-5'-monophosphate n.m.
cytidine monophosphate
Abrév. CMP
[C1]
GMP cyclique l.m.
Abréviation de Guanosine Monophosphate cyclique, second messager intracellulaire produit par l’enzyme Guanylate cyclase à partir de la Guanosine TriPhosphate (GTP)
Le GMP cyclique est un second messager intracellulaire impliqué notamment dans le relâchement des muscles lisses, entraînant une vasodilatation.
Sigle GMPc
guanosine-5'-monophosphate n.m.
guanosine 5’-monophosphate
Syn. d'acide guanylique.
Sigle : GMP
inosine-monophosphate n.m.
inosine-monophosphate
Ester monophosphorique de la fonction alcool en 5' du ribose de l'inosine.
L'inosine-monophosphate, ou acide inosinique, apparaît comme le premier nucléotide purique au cours de la biosynthèse des bases puriques, formé par la cyclisation du 5-formamido-4-imidazole-carboxamide-ribotide. C’est le précurseur de l'acide adénylique ou adénosine-monophosphate (AMP) ainsi que de l'acide xanthylique.ou xanthine-monophosphate (XMP)
Syn. acide inosinique
Abrév. IMP
nucléoside-monophosphate n.m.
nucleoside-monophosphate
Ester monophosphorique d'un nucléoside.
Les plus importants nucléoside-monophosphates naturels sont les acides adényliques.
L'inosine-monophosphate (IMP) et l'acide orotidylique (OMP) sont les précurseurs métaboliques des autres nucléoside-monophos
œdème cyclique idiopathique l.m.
idiopathic cyclic oedema
Syndrome caractérisé par un œdème hydrosodé intermittent, récidivant, rythmé par les cycles menstruels, atteignant une femme jeune habituellement auto-poly-médicalisée par des régimes, des laxatifs, des diurétiques et des sédatifs.
Ce syndrome est souvent associé à des perturbations psycho-affectives et à la prise abusive de laxatifs ou de diurétiques pour lutter contre une obésité réelle ou supposée. Le mécanisme exact des troubles reste en débat.
Étym. gr. oïdêma : gonflement (de oïdein : grossir)
Syn. syndrome de Mach
Édit. 2017
peptide cyclique l.m.
cyclic peptide
Peptide dépourvu d'acide aminé NH2- et COOH-terminal, du fait d'une liaison peptidique qui assure la fermeture d'un cycle.
De tels peptides existent chez les végétaux et les bactéries ; ils peuvent avoir des propriétés antibiotiques.
phosphodiestérase du GMP cyclique des photorécepteurs l.f.
rod photoreceptor cGMP phosphodiesterase
Enzyme intervenant dans la phototransduction, constituée d'une protéine hétérotétramérique avec une sous-unité alpha, une bêta et deux gamma.
L'enzyme phosphodiestérase du GMP cyclique est une protéine dont les sous-unités alpha (MIM 180071, PDE6A gene), bêta (MIM 180072, PDE6B) et gamma (MIM 180073, PDE6G), peuvent porter des mutations responsables de dystrophies rétiniennes.
Syn. PDE, phosphodiestérase des photorécepteurs
→ sous-unités α, bêta et γ de la phosphodiestérase GMP cyclique des photorécepteurs bâtonnets rétiniens, GMPc-d'ouverture du canal cationique des photorécepteurs, rétinite pigmentaire, PDE6A gene, PDE6B gene, PDE6G gene
strabisme cyclique l.m.
cyclic squint, alternate-day esotropia
Strabisme caractérisé par l’alternance : 24 h sans strabisme (avec vision binoculaire normale) et 24 h avec un strabisme manifeste, en général une ésotropie.
Étym. gr. strabos : qui louche
Syn. strabisme circadien
uridine-monophosphate n.m.
uridine monophosphate
Sigle UMP
acide adénosine triphosphorique l.m.
adenosin triphosphoric acid
Substance composée d'adénine, de ribose et de trois molécules d'acide phosphorique, avec donc trois liaisons riches en énergie, intervenant dans le métabolisme cellulaire et la contraction musculaire.
Sigle ATP
→ ATP
[C1,C2,C3]
Édit. 2016
adénosine n.f.
adenosine
Nucléoside constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose.
L'adénosine est un neuromédiateur et une substance physiologiquement active sur certaines cellules comme les plaquettes, elle intervient dans la douleur. Couplée à des protéines G, elle agit sur des récepteurs spécifiques A1 et A2. L'adénosine joue un rôle protecteur contre les périodes brèves d'ischémie myocardique et permet de réduire nettement l'importance d'un infarctus : le blocage des récepteurs A1 supprime l'effet protecteur et, au contraire, une injection intra-coronaire d'adénosine induit le mécanisme de protection. Le récepteur A1 ralentit le cœur et produit un effet vasoconstricteur, le récepteur A2 induit une vasodilatation coronaire et inhibe les neutrophiles.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase n.f.
adenosine deaminase
Enzyme qui catalyse une réaction d'hydrolyse de la fonction amine de l'adénosine la transformant en inosine.
Le déficit en adénosine-désaminase peut être responsable d'un déficit immunitaire combiné sévère constitutionnel.
Certains adénosine-désaminases participent à la maturation posttranscriptionnelle des ARN.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-désaminase (déficit en) l.m.
adenosine-deaminase (deficiency)
Déficit responsable d'une déficience immunitaire combinée sévère constitutionnelle transmise sur le mode autosomique dominant, lié à un effet toxique sur les lymphocytes T et B des désoxyribonucléotides accumulés en amont.
Une augmentation de l'adénosine-désaminase érythrocytaire a été rapportée dans des pathologies de l'érythrocyte, en particulier l'érythroblastopénie congénitale. Des inhibiteurs de l'adénosine-désaminase sont utilisés dans le traitement de certaines hémopathies lymphoïdes malignes.
[C1,C3,F1,Q2]
Édit. 2017
adénosine-diphosphate n.m.
adenosine diphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose, lui-même estérifié par deux phosphates, liés entre eux par une liaison anhydride d'acide.
L’adénosine-diphosphate est l’accepteur d’acide phosphorique riche en énergie provenant des oxydations phosphorylantes productrices d’ATP. Il est formé dans les cellules par l’hydrolyse de l’ATP, et aussi par l’action de la myokinase.
Au cours de l'hémostase primaire, cette molécule est libérée, après lésion vasculaire, par les cellules endothéliales ou les cellules sanguines, dont les globules rouges, et induit une agrégation plaquettaire dose-dépendante en provoquant à la surface des plaquettes une modification du complexe glycoprotéinique IIbIIIa qui expose le récepteur du fibrinogène.
Sigle ADP
[C1,C3,F1,F4]
Édit. 2017
adénosine-kinase n.f.
adenosine kinase
Enzyme catalysant une réaction de phosphorylation de la fonction alcool primaire du ribose de l'adénosine, par un acide phosphorique de l'ATP.
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-triphosphatase n.f.
adenosine triphosphatase
Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse de la liaison anhydride unissant les phosphates bêta et gamma de l'ATP.
Cette hydrolyse s'accompagne d'une grande libération d'énergie.
Sigle ATPase
[C1,C3]
Édit. 2017
adénosine-triphosphate n.m.
adenosine triphosphate
Nucléotide constitué de l'adénine, base purique, liée par une liaison N-osidique au bêta-D-ribose (pentose), lui-même estérifié par trois phosphates, liés entre eux par deux liaisons anhydride d'acide (abrégé ATP).
Ces liaisons sont très riches en énergie qui sera libérée par hydrolyse de la molécule.
Cet ATP constitue le principal agent de phosphorylation pour toutes les fonctions cellulaires, en particulier dans le muscle qui en contient près de 4 g/kg. Il est biosynthétisé à partir d'adénosine-diphosphate, essentiellement par les réactions d'oxydoréduction phosphorylante.
Sigle ATP
→ adénosine-diphosphate, contraction musculaire, transport aqueux transmembranaire, transport lipidique transmembranaire
[C1,C2,C3,I4]
Édit. 2017
phospho-3'-adénosine-5'-phosphosulfate n.m.
phospho-3'-adenosine-5'-phosphosulfate
Anhydride obtenu par condensation d'un acide sulfurique et d'un acide phospho-3'-adénosinephosphorique.
C'est la forme active de l'ion sulfate dans l'organisme, isolée des tissus.
Il est synthétisé en deux étapes qui nécessitent toutes deux la présence d'ATP et d'ions magnésium. Sous l'action d'une sulfate-adénylyltransférase, l'ion sulfate est tout d'abord transféré sur l'acide adénylique pour donner l'adénosine-5'-phosphosulfate (APS). Une adénylylsulfate-kinase fixe ensuite une molécule d'acide phosphorique sur l'APS et conduit à la synthèse du PAPS : ATP + SO42- (Mg2+)
phospho-3'-adénosine-5'-phosphosulfate n.m.
phospho-3'-adenosine-5'-phosphosulfate
Anhydride obtenu par condensation d'un acide sulfurique et d'un acide phospho-3'-adénosinephosphorique.
C'est la forme active de l'ion sulfate dans l'organisme, isolée des tissus.
Il est synthétisé en deux étapes qui nécessitent toutes deux la présence d'ATP et d'ions magnésium. Sous l'action d'une sulfate-adénylyltransférase, l'ion sulfate est tout d'abord transféré sur l'acide adénylique pour donner l'adénosine-5'-phosphosulfate (APS). Une adénylylsulfate-kinase fixe ensuite une molécule d'acide phosphorique sur l'APS et conduit à la synthèse du PAPS :
Le PAPS est requis pour la synthèse de différents esters sulfuriques selon la réaction générale catalysée par une sulfotransférase :
Cette réaction constitue le processus de sulfoconjugaison. ROH peut représenter une fonction alcool d'une hormone stéroïde, de la chondroïtine, de la mucoïtine, d'un stérol ou bien encore une fonction phénol, comme on en trouve dans les oestrogènes (sulfate d'œstrone), la tyrosine (tyrosine-O-sulfate), la triiodothyronine (triiodothyronine-O-sulfate).
Sigle : PAPS