éther (stades de l'anesthésie à l') l.m.
stages of ether anesthesia
On décrit quatre stades cliniques successifs de la profondeur de l'anesthésie à l'éther.
Le 1er stade, ne correspond qu'à une analgésie, mais le rythme α sur l'électroencéphalogramme est peu à peu remplacé par des rythmes rapides.
Le 2e, ou stade de délire, relativement bref, marque le début de la perte de conscience, mais les réactions aux stimulus extérieurs sont très vives. Il peut se produire des vomissements, une syncope vagale, un accès de fibrillation ventriculaire.
Le 3e stade, dit chirurgical, est classiquement divisé en quatre plans :
- Au 1er plan la ventilation devient ample, il y a une légère hypocapnie, le réflexe oculopalpébral subsiste, les mouvements des globes oculaires s'intensifient puis s'atténuent.
- Au 2e plan, la diminution du volume courant signe le début de la paralysie des muscles intercostaux, les mouvements oculaires cessent, l'évolution du diamètre pupillaire sert de repère.
- Au 3e plan, la ventilation diminue, elle est assurée uniquement par le diaphragme, le reflexe palpébral disparaît, la pupille commence à se dilater.
Le 4e stade correspond à un coma profond aboutissant très vite à l'arrêt cardiaque, si une ventilation artificielle efficace n'est pas très rapidement mise en œuvre : les pupilles sont complètement dilatées, la ventilation est arrêtée, il n'y a plus aucun réflexe, le cœur s'arrête enfin. Ce 4ème plan du 3 ème stade de Guedel a été rangé de façon exclue en dehors du stade chirurgical.
Avec d'autres agents anesthésiques que l’éther, employés seuls, l'évolution est assez comparable mais les stades sont en général moins nettement individualisés. Pour administrer l’éther, le masque d’Ombredanne a longtemps été utilisé.
anesthésie (profondeur de l') éther éthylique, masque d’Ombredanne
A. E. Guedel, médecin anesthésiste américain (1937) ; L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1871-1956)
[G1]
Édit. 2018
index bispectral l.m.
bispectral index, BIS
Monitorage bispectral de l'électroencéphalo
Le recueil des potentiels électriques du cerveau se fait sur deux électrodes : les signaux sont traités par tranches de deux secondes et filtrés pour éliminer les artefacts de basse et de haute fréquences. Une analyse de Fourrier permet de calculer deux spectres de fréquence (tension et logarithme de la puissance) et un algorithme approprié extrait de ces deux spectres un indice BIS unique «bispectral», partant de 100, dont la valeur diminue avec la profondeur de l'anesthésie.
Par ex. un sujet éveillé endormi au propofol passe par des profondeurs successives représentées sur le tableau ci-dessous.
| État du sujet | Propofol µg/L | BIS |
| ÉveilléSédation légèreForte sedationAnesthésie profonde | 0,001,052,255,38 | 93,0884,7059,0839,80 |
Guedel (stades de l'anesthésie de) l.m.
Guedel's anaesthetic stages
A. E Guedel, médecin anesthésiste américain (1937)
→ anesthésie (profondeur de l'), éther (stades de l'anesthésie à l')
diéthyl-éther n.m.
diethyl ether
Composé formé par la condensation de deux molécules d'éthanol, de formule, liquide très volatil, se décomposant à la lumière, très inflammable, autrefois utilisé en anesthésie.
Les mélanges de l'éther avec O2 ou N2O sont explosifs, c'est pourquoi leur usage est interdit pour les pansements et abandonné en anesthésie où l'éther a été remplacé par des composés halogénés moins dangereux et plus efficaces.
H. Wells, dentiste américain (1844)
Syn. usuel : éther
→ anesthésique volatil, explosion, inflammation
éther n.m.
éther-oxyde
2) En langage courant synonyme d’éther éthylique, solvant et anesthésique.
éther (stades de l’anesthésie à l’), diéthyl-éther, éther éthylique
[C1]
Édit. 2018
éther éthylique l.m.
ethyl ether
[C1]
Édit. 2018
éther-oxyde n.m.
etheroxide
Composé de formule R-O-R' où R et R' sont des radicaux alcoyles ou phényles.
Ex. l'éther éthylique.
éther éthylique
[C1]
Édit. 2018
éthylique (éther) l.m.
ethyl ether
Composé résultant de la condensation de deux molécules d'éthanol avec perte d'une molécule d'eau.
Liquide volatil, inflammable, peu soluble dans l'eau, miscible à l'éthanol, il est utilisé comme solvant, comme anesthésique, comme antispasmodique, ou pour le lavage des plaies.
Syn. éther
[C1]
Édit. 2018
Fontaine (stades de) l.m.p.
Fontaine’s stages
R. Fontaine, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1954)
→ artériopathie occlusive des membres inférieurs, gangrène, claudication intermittente
[K4]
Édit. 2018
Marshall-Tanner (stades du développement pubertaire de) l.m.p.
Marshall-Tanner stages of sexual development
W. A. Marshall et J. M. Tanner, pédiatres et endocrinologues britanniques (1969 et 1970)
→ Tanner (stades de développement pubertaire de)
Modic (stades de) l.m.p.
Modic’s types
Classification en trois types (ou stades) des remaniements du tissu spongieux vertébral paradiscal observés en IRM lors des discopathies.
- Type 1, œdémateux : hyposignal en T1 (noir), hypersignal en T2 (blanc), témoin d’une réaction inflammatoire avec œdème et hypervascularisation, signe peu spécifique qui s’observe dans les discopathies d’évolution rapide, les instabilités, les discopathies inflammatoires, infectieuses … Les chirurgiens en tiennent compte avant une éventuelle arthrodèse ou prothèse discale.
- Type 2, graisseux : hypersignal en T1 (blanc) et en T2 (blanc), témoin d’une involution graisseuse de la moelle osseuse. Il constitue le plus souvent l’évolution naturelle du stade 1. Il indique une absence d’évolutivité et se voit dans les arthrodèses fusionnées.
- Type 3, scléreux : hyposignal en T1 (noir) et en T2 (noir), témoins d’une ostéocondensation en regard d’une discarthrose déjà évoluée.
Cette description, décrite à l’époque avec des séquences T1 et T2 en écho de spin classique est schématique, notamment avec les séquences actuelle comportant une suppression du signal de la graisse. Il existe des signaux asymétriques ou intriqués et des états intermédiaires entre les types 1 et 2 et, si l’évolution est fréquente du type 1 vers le type 2, elle peut rester stable pendant longtemps.
M. T. Modic, médecin radiologue américain (1988)
[A1,Q2,B1,B2,B3]
Édit. 2018
stades carnegie l.m.p.
tempus embryonicum, gradus carnegienses (st 1 ad 23) (TE)
Séquences normales du développement des caractères externes et internes de l’embryon décrits par R. O’Rahilly à la Carnegie Institution of Washington et connues sous le terme de « stades carnegie ».
Ils sont au nombre de 23 et couvrent la période qui s’étend de la fécondation au 60ème jour.
Qualifiés de période embryonnaire, ils couvrent les périodes pré-embryonnaire et embryonnaire des horizons de Streeter. Pendant cette période l’embryon acquiert toutes les caractéristiques d’un être humain reconnaissable à l’œil nu. Chaque stade est bien défini sur des critères morphologiques internes et externes. Une certaine correspondance peut être établie avec les horizons de Streeter.
R. O’Rahilly, embryologiste américain (1973), G. L. Streeter, embryologiste américain (1942 à 1951)
Étym. angl. stadium période (en médecine – 1669)
Syn. périodes embryonnaires carnegie
→ horizons de Streeter, développement de l’embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), stade carnegie 1, stade carnegie 2, stade carnegie 3, stade carnegie 4, stade carnegie 5, stade carnegie 6, stade carnegie 7, stade carnegie 8, stade carnegie 9, stade carnegie 10, stade carnegie 11, stade carnegie 12, stade carnegie 13, stade carnegie 14, stade carnegie 15, stade carnegie 16, stade carnegie 17, stade carnegie 18, stade carnegie 19, stade carnegie 20, stade carnegie 21, stade carnegie 22, stade carnegie 23
[A4,O6]
stades de gravité de l'urgence médicale l.m.
medical emergency severity scale
→ urgence médicale (stades de gravité de l')
Stades de l'endométriose degré de sévérité Score AFS (total des lésions 1 à 4)
Stade I endométriose minime 1 - 5
Stade II endométriose modérée 6 - 15
Stade III endométriose moyenne 16 - 40
Stade IV endométriose sévère > 41
→ endométriose (classification de la Société américaine de stérilité)
[A3,O3]
Édit. 2017
Tanner (stades du développement pubertaire de) l.m.p.
Tanner’s scales of sexual development, Tanner scales of pubertal changes
Evaluation clinique de l’évolution pubertaire avec classement en cinq stades du développement mammaire (S) et de la pilosité pubienne (P) chez la fille, du développement des organes génitaux (G) et de la pilosité pubienne (P) chez le garçon.
1-) Chez la fille le développement mammaire est classé :
- S1 : stade impubère ; pas de développement mammaire,
- S2 : légère voussure du sein, auréole élargie, mamelon un peu saillant (« bourgeon de sein ») parfois unilatérale au début ; âge : 10 ½ à 11 ans ±2,
- S3 : augmentation du volume du sein dont la forme se dessine ; sein et aréole sur le même plan ; 12 ± 2 ans ;
- S4 : le sein est nettement dessiné, l’aréole est surélevée par rapport à la peau adjacente ; 13 ± 2 ans;
- S5 : développement type adulte, sillon sous-mammaire dessiné ; 14 ½ ± 3.½ ans.
L’évolution de la pilosité pubienne est classée :
- P1 : stade impubère, simple duvet clair, vulve verticale,
- P2 : apparition de quelques poils colorés, droits, clairsemés sur les grandes lèvres et le pubis ; vulve horizontale ; âge : 11 ½ ± 2 ans
- P3 : la pilosité s’étend vers le pubis, les poils sont incurvés ; 12 ½ ± 2 ans,
- P4 : extension vers le haut et latéralement de la pilosité ; 12 ¾ ± 2 ans,
- P5 : stade adulte : aspect triangulaire à base supérieure horizontale, extension à la racine des cuisses ; âge 14 ½ ± 2 ans.
La pilosité axillaire apparaît un an à un an et demi après l’apparition de la pilosité pubienne. Les premières règles surviennent environ deux ans et demi après le début du développement mammaire S2, soit entre onze et quinze ans, en moyenne à treize ans et trois mois.
2-) Chez le garçon :
- G1 : stade prépubère : pas de modification de la taille des testicules (2 x 1 cm) ni du pénis ;
- G2 : augmentation de la taille des testicules, supérieure à 25x13 mm, et de leur volume : 4 à 6ml, modification de la peau du scrotum ; âge : 11 ½ ± 1 ans ;
- G3 : augmentation de la longueur du pénis ; testicules : 30 à 40mm de long, vol. 6 à 12ml ; âge : 12,5 ± 2 ans ;
- G4 : élargissement du pénis, développement du gland ; testicules : 40 à 50mm ; vol. : 12 à 16 ml ; âge : 13,8 ± 2 ans ;
- G5 : aspect adulte ; testicules : 4 à 5cm x 3cm ; âge : 14,9 ± 2 ans.
Pilosité pubo-scrotale :
- P1 : impubère, fin duvet ;
- P2 : apparition à la base du pénis de poils droits, légèrement colorés ; âge moyen : 13,4 ans
- P3 : extension d’une pilosité clairsemée, colorée vers le pubis et la base du scruotum qui se pigmente, vers 14 ans ;
- P4 : la pilosité pubienne s’étend vers le scrotum et les plis génito-cruraux ; âge 14 ½ ans ;
- P5 : pilosité type adulte remontant en pointe sus-pubienne ; âge moyen : 15ans.
La pilosité axillaire apparaît un à deux ans après le stade P2.
Une gynécomastie transitoire peut se produire en début d’évolution pubertaire chez le garçon.
Dans les deux sexes le début de la puberté est lié à l’augmentation de la sécrétion hormonale de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. L’apparition des premiers poils pubiens colorés (pubarche) est liée à la stimulation de la glande surrénale par la corticostimuline avec sécrétion de la DHA (déhydro-épiandrostérone) et à la sécrétion de testostérone chez le garçon.
La puberté est dite précoce si les caractères secondaires apparaissent avant 8 ans chez la fille et 9 à 10 ans chez le garçon. Elle est tardive si le début du développement mammaire (thélarche) est au-delà de 13 ans chez la fille et, chez le garçon en l’absence de développement génital à 14 ans.
W.A. Marshall et J.M. Tanner, pédiatres endocrinologues britanniques (1969, stades chez la fille ; 1970, stades chez le garçon)
urgence médicale (stades de gravité de l') l.m.
medical emergency severity scale
L'un des quatre stades de gravité de l'état d'un patient permettant de faire un diagnostic sur le degré d'urgence d'une intervention médicale.
I) Période de latence ou urgence potentielle où il y a peu de signes attirant l'attention.
II) Apparition de signes cliniques, la douleur est souvent un signe d'alerte, on peut alors faire une approche diagnostique qui permet d'estimer un délai maximum tolérable avant d'entreprendre les soins.
III) Signes nets, la douleur est en général très présente, c'est souvent elle qui incite à donner l'alerte.
IV) Phase terminale de détresse, la douleur peut être très atténuée, mais si l'on ne fait pas les soins efficaces extrêmement rapidement (ex. 3 minutes pour un arrêt cardiocirculatoire), la mort (ou la perte de l'organe - ex. l'œil) est inéluctable.
Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)
artère radiale de l'index l.f.
arteria radialis indicis (TA)
radialis indicis artery
Branche collatérale de l’artère radiale vascularisant l’index.
Crohn's Disease Activity Index (CDAI) l. angl.
index d’activité de la maladie de Crohn
W. R. Best, médecin américain (1976) ; R. F Harvey, médecin britannique (1980) ; P. R. Elliott, médecin britannique (1980) ; B. B. Crohn, gastro-entérologue américain (1932)
→ index d'activité de la maladie de Crohn, Crohn (maladie de)
[L1]
déviation des index l.f.
arm deviation test
Epreuve permettant de rechercher un déficit vestibulaire unilatéral.
duplication de l'index l.f
index duplication
Dédoublement de l’index lié habituellement à une malformation de la colonne latérale de la main ou à une ectromélie longitudinale latérale du membre supérieur.
Le doigt supplémentaire peut être normal ou hypoplasique ; souvent en syndactylie, il est toujours latéral par rapport au doigt normal. Si le pouce est absent la main comporte cependant cinq doigts, le doigt le plus latéral étant l’index surnuméraire ; il n’est pas opposable aux quatre derniers doigts. L’absence d’éminence thénar confirme l’aplasie du rayon latéral et l’absence de pouce. Une hypoplasie du radius est fréquente.
Étym. lat. duplex : double
Empey (index d') l.m.
Empey index
Index de prédiction d’une obstruction des voies respiratoires supérieures évalué par le calcul du rapport du volume expiratoire maximal par seconde (VEMs en ml) sur le débit expiratoire de pointe(DEP en L/mn).
Chez le sujet normal ce rapport est inférieur à 10. L’accroissement de cette valeur est fonction de la sévérité de l’obstruction. Ces mesures sont réalisées au lit du malade et leur résultat oriente la décision d’une trachéotomie.
D. W. Empey, pneumologue britannique (1972) ; J. H. Topham, otorhinolaryngologiste britannique (1974)
→ volume expiratoire maximal par seconde, débit expiratoire de pointe
[G1, K1]
Édit. 2019
FIC index l.m.angl. pour Fractional Inhibitory Concentration index
Index exprimant, par la comparaison des concentrations inhibitrices de 2 antibiotiques seuls et associés, l’activité bactériostatique d’une association.
Pour rechercher une action synergique d’une association de 2 antibiotiques sur une souche bactérienne, il est possible, par la technique de l’échiquier, d’étudier l’activité bactériostatique de différentes concentrations des 2 antibiotiques seuls et associés. Les résultats des CMI de chaque antibiotique seul et en présence du second antibiotique sont exprimés sous la forme du FIC index qui, inférieur ou égal à 0,5, est interprété comme le signe d’un synergisme de l’association.
[G5,D1]
Édit. 2018
gaine tendineuse des muscles extenseur des doigts et extenseur de l'index l.f.
vagina tendinum musculorum extensoris digitorum et extensoris indicis (TA)
tendinous sheath of extensor digitorum and extensor indicis
Gaine synoviale annexée aux tendons des muscles extenseur commun des doigts et extenseur de l’index.
Elle se termine en bas par trois culs-de-sac au niveau de l’extrémité supérieure des trois métacarpiens médians
Gosling (index de) l.m.
R. G. Gosling, physicien britannique (1971)
→ index de pulsatilité de Gosling
index n.m.
index finger
Deuxième doigt de la main qui doit son nom au geste par lequel il sert à indiquer une direction, un être, un objet.
Il comporte trois phalanges. Il est doté de plus indépendance que les deux doigts suivants (majeur et annulaire) d’où son rôle majeur dans la préhension fine monomanuelle par opposition avec le pouce (pince pollicidigitale).
Syn. deuxième doigt [II] (de la main)
[index,digitus secundus manus II]