RBP sigle angl. pour Retinol Binding Protein.
Protéine de transport du rétinol dans le plasma sanguin.
Elle est distincte de la protéine de transport du rétinol dans les cellules ou CRBP (cellular retinol binding protein).
→ CRBP
réaction allergique retardée l.f.
delayed reaction
Réaction clinique aux tests cutanés d'apparition lente (survenant 24 à 48h après contact avec un allergène), type réaction tuberculinique.
L’exploration de cette allergie se fait actuellement le plus souvent grâce aux patch tests (tests épicutanés à lecture tardive mettant la peau saine en contact prolongé, par l’intermédiaire d’une pastille poreuse, avec une goutte d’un allergène dilué dans l’eau ou la vaseline. C'est une réaction à médiation non plus humorale comme la réaction immédiate mais cellulaire dont les rouages essentiels sont les lymphocytes sensibilisés par l’intermédiaire de cellules dendritiques présentatrices d’antigène.
réaction lymphocytaire mixte l.f.
mixed lymphocyte reaction, mixed lymphocyte culture
Transformation lymphoblastique et prolifération des lymphoblastes induites par la coculture de populations lymphocytaires différentes au niveau des gènes de classe II de leur complexe majeur d’histocompatibilité.
Cette réaction peut être rendue unidirectionnelle par blocage de la prolifération des cellules stimulantes par irradiation γ ou action de la mitomycine C.
réaction post-transfusionnelle du greffon contre l'hôte l.f.
post transfusion graft versus host disease
La réaction du greffon contre l’hôte post-transfusionnelle est une complication potentiellement mortelle pouvant survenir chez des personnes immunodéprimées, à la suite de la transfusion de concentré de cellules sanguines : concentrés de globules rouges, de plaquettes ou de granulocytes.
Rebuck (fenêtre cutanée de) l.f.
Rebuck’s skin window
Méthode destinée à recueillir des leucocytes sanguins pour différentes études biologiques et notamment dans les réactions inflammatoires.
La peau est abrasée jusqu'à l'apparition d'un saignement capillaire. Une petite lamelle ou une petite chambre contenant une solution saline est alors appliquée et fixée fermement sur l'abrasion. A intervalles réguliers, les cellules qui migrent dans la petite chambre sont colorées, étudiées et identifiées.
J. W. Rebuck, biologiste américain (1955)
récepteur n.m.
1) En physiologie, cellule ou terminaison nerveuse ayant pour fonction de recevoir divers stimulus et de les transmettre aux organes correspondants : récepteurs et effecteurs
Récepteurs tactile, auditif, olfactif, gustatif. Thermorécepteur. Nocicepteur.
2) En biochimie molécule, ou ensemble de molécules, capable de se lier spécifiquement à une molécule exogène, dite « ligand », et de permettre son internalisation ou de transmettre un signal à l'intérieur de la cellule.
P. ex. les protéines intégrines qui reçoivent un signal hormonal à la surface d'une cellule ont un domaine extra-membranaire susceptible de fixer l'hormone, un domaine hydrophobe transmembra
Il existe des récepteurs dans la membrane plasmique qui ne quittent pas la membrane et qui transmettent ainsi le signal par « transduction » ; c'est généralement le cas pour les hormones peptidiques et les facteurs de croissance : ce sont les récepteurs dits de classe I. Mais certains récepteurs pénètrent dans le cytoplasme avec leur ligand (internalisation) : ce sont les récepteurs membranaires de classe II ; ils permettent à la cellule de capter spécifiquement des macromo
Des récepteurs spécifiques particuliers existent sur la membrane de cellules participant aux réactions immunologiques : récepteurs pour les antigènes, pour certaines fractions du complément, pour la partie Fc des immunoglobulines etc.
→ TCR, TCB, dégranulation des basophiles, ADCC, ligand
récepteurs alpha et bêta des catécholamines l.m.p.
α and β catecholamine receptors
Récepteurs membranaires sensibles à l'action de l'adrénaline et de la noradrénaline, présents à la surface de nombreuses cellules de l'organisme, réagissant à l'adrénaline hormonale circulante ou au système nerveux sympathique.
Ce sont des protéines à 7 domaines transmembranaires, associées à des protéines G et à des enzymes (adénylate-cyclase ou phospholipase C).
Selon les tissus, on trouve différents types de récepteurs de catécholamines : les récepteurs bêta (bêta1, surtout dans le cœur, bêta 2 surtout dans le poumon, bêta 3 surtout dans le tissu adipeux) qui sont des activateurs d'adénylate-cyclases par l'inter
Syn. récepteurs alpha et bêta du sympathique
récepteurs des lymphocytes B l.m.p.
B lymphocytes receptors
Récepteurs d'antigène des lymphocytes B qui sont des immunoglobulines fixées sur la membrane des lymphocytes B.
Quand ces anticorps se lient spécifiquement à l'antigène, le lymphocyte B est stimulé, il prolifère et se différencie en cellules B mémoire et plasmocytes sécréteurs d'immunoglobulines spécifiques de l'antigène.
récepteurs à la vasopressine l.m.p.
Les effets de la vasopressine reposent sur l’activation de deux récepteurs : les récepteurs V1a, situés sur les cellules musculaires lisses, responsables de la vasoconstriction périphérique et les récepteurs V2 situés au niveau du tube contourné distal responsables d’une augmentation de la réabsorption hydro-sodée.
Le blocage seul ou combiné des récepteurs avorise la vasodilatation et s’oppose à la congestion ou à l’hyponatrémie.
récepteur sensible au calcium l.m.
calcium-sensing receptor (CaSR)
Récepteur couplé à une protéine G à 7 domaines transmembranaires, sensible à la concentration sérique de calcium ionisé, exprimé dans les parathyroïdes et le tube rénal.
La libération de l’hormone parathyroïdienne (PTH) à partir des glandes parathyroïdes est inhibée en réponse à une élévation du calcium ionisé circulant par activation du récepteur sensible au calcium (CaSR). Le mécanisme proposé est le suivant : le calcium ionisé se fixe sur la partie extracellulaire du récepteur entraînant un changement de sa configuration. Celui-ci active la voie de la phospholipase C via une protéine G, ce qui accroît la concentration d’inositol-triphospate et in fine la concentration de calcium dans le cytosol, inhibant ainsi l’exocytose de la PTH. Les mutations du gène de CaSR avec perte de fonction sont à l’origine de l’hypercalcémie hypocalciurique familiale, maladie à transmission autosomique dominante, bénigne chez les porteurs hétérozygotes. Chez les homozygotes, la maladie appelée hyperparathyroïdie néonatale sévère peut être fatale en l’absence de traitement rapide. D’autres mutations plus rares entraînent un gain de fonction et sont à l’origine de l’hypocalcémie hypercalciurie familiale.
CaSR est aussi présent au pôle basolatéral des cellules de la branche large ascendante de l’anse de Henle. Son activation diminue la réabsorption tubulaire de calcium et augmente la calciurie. Des médicaments (cinacalcet, etelcalcetide) dits calcimimétiques qui activent CaSR et diminuent la libération de PTH peuvent être utilisés dans l’hyperparathyroïdie et l’insuffisance rénale chronique.
→ protéine G, hormone parathyroïdienne, phospholipase C, inositol-triphosphate, hypercalcémie hypocalciurique familiale, récepteur sensible au calcium, calcimimétique
[O4]
Édit. 2018
reconnaissance n.f.
recognition
1) En biologie, ensemble des interactions par lesquelles les cellules et les molécules d'anticorps exercent une sélection parmi les matériaux qui se présentent à elles dans leur environnement.
La reconnaissance peut être une propriété des récepteurs spécifiques (p. ex., l'antigène et son récepteur).
2) En neuro-ophtalmologie, possibilité virtuelle de saisir un objet par la pensée, en reliant entre elles des images, des perceptions et en les comparant avec celles mises en mémoire.
réductase n.f.
reductase
Enzyme catalysant la réduction d'un substrat par un coenzyme donneur d'hydrogène ; c'est ainsi que l'enzyme qui, dans la biogénèse des acides gras, catalyse la réduction des
L'enzyme flavinique de la chaine respiratoire mitochondriale qui oxyde le NADH est appelé NADH-ubiquinone-réductase ou NADH-cytochrome c-réductase, selon l'accepteur d'hydrogène ou d'électrons ; dans ces cas, le nom de l'enzyme devrait être -oxydoréductase plutôt que -réductase qui pourrait être réservé aux enzymes hydrogénant un substrat organique.
réduction chromatique l.f.
chromatic reduction
Réduction de moitié du nombre des chromosomes d'une cellule lors d'une division cellulaire.
Généralement, cette réduction se produit lors de la division réductionnelle d'une méiose, on parle alors de réduction méiotique. Mais exception
La diploïdie des cellules somatiques se rétablit à la faveur de la fécondation.
Syn. méiose
réentrée (phénomène de) l.m.
re-entry
Trouble électrique de la conduction cardiaque expliquant certaines anomalies rythmiques du cœur dans lequel une onde d’excitation, arrêtée par une zone myocardique encore en phase réfractaire, la contourne lentement et l’excite de manière rétrograde, puis, revenue à son point d’origine, se propage à nouveau de façon antérograde, déclenchant une contraction prématurée.
Le mécanisme de réentrée est à l’origine de la majorité des tachycardies auriculaires, jonctionnelles ou ventriculaires. La taille et la forme du circuit de réentrée sont déterminées par les propriétés électrophysiologiques, actives ou passives des cellules cardiaques.
régénération neuronale dans le cerveau adulte l.m.
neuronal regeneration in adult brain
Notion qui s'inscrit à l'encontre de la théorie hypothétique qu'on croyait bien établie d'un non-renouvellement neuronal, depuis les travaux de F. Nottebohm et coll. (1983), qui ont montré l'existence d'une neurogénèse saisonnière sous l'influence de l'œstradiol dans les centres vocaux du canari.
On connaît désormais, chez les mammifères adultes, un nombre limité de régions cérébrales où cette néoneurogénèse est possible : récepteurs olfactifs de la muqueuse nasale, interneurones GABAergiques du bulbe olfactif, du gyrus dentatus de l'hippocampe et du cortex associatif, enfin neurones glutaminergiques du cervelet.
Notamment, chez le macaque adulte, les aires associatives corticales préfrontale, temporale inférieure et pariétale postérieure, dont on connaît le rôle dans la cognition, reçoivent de nouveaux neurones qui peuvent jouer un rôle dans la plasticité comportementale (ce qui n'est pas le cas d'une aire corticale primaire comme le cortex strié). Une telle continuité dans les changements structuraux pourrait constituer un substratum pour l'apprentissage et la mémoire.
Malgré ces limitations dans la localisation et les types neuronaux, l'existence d'une telle régénération ouvre des perspectives sur de possibles thérapies de remplacement chez l'homme. L'idéal serait de pouvoir transformer les cellules souches in situ, sans recourir à des greffes avec leurs risques de rejet.
S. A. Goldman et F. Nottebohm, neurobiologistes américains (1983)
réguline n.f.
regulin
Facteur de croissance et de différenciation, de structure protéinique ou glycoprotéinique, synthétisé et éventuellement sécrété par certaines cellules et agissant sur des récepteurs transmembranaires tels que les proto-oncogènes.
Les neurégulines font partie de la superfamille des régulines.
Étym. facteur régulateur
régulon n.m.
regulon
Opéron composé de plusieurs gènes concourant à la régulation de la composition du milieu intracellulaire.
Des régulons sont décrits pour des cellules bactériennes. P. ex. le Pho-régulon d'Escherichia coli est un opéron de 4 gènes impliqués dans la régulation de l'approvisionnement de la cellule en ions phosphate lorsqu'elle est placée dans un environnement pauvre en phosphates : les 4 gènes de ce régulon correspondent respectivement, PhoA à une phosphatase alcaline, PhoS (PstS) à une protéine liant le phosphate, PhoE à une protéine de perméation de la membrane externe (porine E), et ugpB à une protéine liant le glycérol-3-phosphate, autre source de phosphate pour la cellule.
→ opéron
rejet chronique de greffe hépatique l.m.
Rejet du greffon précédé le plus souvent d'un rejet aigu non contrôlé et qui se manifeste par un ictère avec ou non un prurit, une élévation des phosphatases alcalines, des gammaglutamyl transpeptidases, et de la bilirubine.
Histologiquement, il existe une disparition des canaux biliaires interlobulaires dans plus de 50% des espaces portes, peu d'infiltrat inflammatoire, une endartérite à cellules spumeuses pouvant oblitérer les artérioles, et une nécrose centro-
→ rejet aigu de greffe hépatique, rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA
rejet de greffe l.m.
graft rejection
Processus immunologique complexe qui induit l'exclusion par destruction d'un tissu ou d'un organe greffé provenant d'un autre individu de même espèce (greffe dite allogénique) ou d'espèce différente (greffe xénogénique).
Le processus de rejet est plus ou moins précoce et intense : suraigu immédiat en cas de pré immunisation du receveur (nécrose fibrinoïde et thrombose des vaisseaux), aigu, souvent réversible, survenant dans les premiers jours ou semaines (infiltration de l'interstitium par des cellules mononucléées avec tubulite), lent, pouvant évoluer sur plusieurs années (fibrose interstitielle et endoartérite fibroproliférative). Les mécanismes de rejet mettent en jeu des facteurs humoraux et cellulaires multiples au sein desquels les lymphocytes T et B jouent un rôle important.
Les antigènes d'histocompatibilité impliqués dans la réaction de rejet sont sous le contrôle d'une région chromosomique, le complexe majeur d'histocompatibilité, appelé chez l'homme le système HLA.
La réaction de rejet peut être évitée ou atténuée en sélectionnant un donneur ayant avec le receveur une bonne histocompatibilité, et en réduisant la réaction de l'hôte contre le greffon par un traitement immunosuppresseur adéquat.
→ histocompatibilité (système d'), HLA, traitement immunosuppresseur et transplantation
remodelage bronchique l. m.
- une néo-angiogénèse et une hyperperméabilité de la sous-muqueuse, source d’œdème et d’hypersécrétion dans la lumière bronchique,
- une hypertrophie du muscle lisse, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules caliciformes et des glandes à mucus.
Il évolue d'une phase sèche de toux quinteuse à une phase humide catarrhale, attestée par les sifflements perçus à l'auscultation ainsi que par le malade ou son entourage. Les crises, peuvent se succéder durant plusieurs jours si on ne les traite pas. Elles sont espacées de périodes de rémission pendant lesquelles la fonction respiratoire peut être normale, mais les crises graves peuvent être mortelles
L’obstruction bronchique réversible après inhalation de bêta2-mimétiques, tend à évoluer, à défaut de traitement anti-inflammatoire, vers une obstruction permanente et irréversible. Le spasme de la musculature lisse bronchique est dû, au moins en partie, à une inflammation muqueuse, facteur étiologique essentiel à traiter.
L'allergie joue le rôle principal par hypersensibilisation immédiate, semi tardive ou retardée. Des causes très diverses peuvent déclencher la crise : infection bronchique, inhalation de substance irritante, émotion violente. L'évolution capricieuse de l'asthme doit être surveillée tous les jours par le débit de pointe que le patient peut mesurer lui-même. Toute suspicion d'asthme impose une spirographie à la recherche d'une altération des débits bronchiques.
Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme
→ débit de pointe, débit expiratoire maximal
rénine n.f.
renin
Enzyme protéolytique d'origine rénale, de la famille des aspartylprotéases, biosynthétisée par les cellules musculaires lisses de l'artériole glomérulaire afférente.
La rénine est l’enzyme responsable du clivage de l’angiotensinogène en angiotensine I. Elle joue donc un rôle important dans le contrôle de la pression artérielle.
La rénine peut être dosée par technique radio-immunologique. Elle est effondrée dans les hyperaldostéronismes primaires. Elle est augmentée dans les hypertensions artérielles malignes, les hypertensions d’origine réno-vasculaire, et dans les tumeurs de l’appareil juxta-glomérulaire.
Étym. lat. ren : rein
rénocortine n.f.
renocortin
Protéine, de masse moléculaire voisine de 20 kDa, synthétisée dans les cellules rénales sous l'effet du cortisol et exerçant une action inhibitrice sur une phospholipase A2 des membranes plasmiques.
Celle-ci étant responsable de la libération d'acide arachidonique précurseur des prostaglandines, la rénocortine jouerait un rôle antiinflammatoire.
renouvellement n.m.
turnover
Migration, dans un compartiment biologique en équilibre, d’entités constitutives (molécules, cellules) remplaçant celles qui sont perdues (par destruction ou passage dans un autre compartiment) et maintenant la constance de l’effectif.
répaglinide n.m.
Antidiabètique oral d’action puissante et brève en stimulant la sécrétion d’insuline par les cellules bêta des îlots de Langerhans.
Edit. 2017
[R1,G5]
réparation de l'ADN l.f.
DNA repair
1) Mécanisme mis en jeu par les cellules dont l'ADN a été lésé sur l'un des brins, par irradiation p. ex., pour régénérer la chaine polynucléotidique normale.
Ce processus utilise des enzymes spécifiques d'excision de la partie lésée, et de resynthèse et de ligation, pour relier les deux fragments de l'ADN par insertion de nouveaux nucléotides, en conservant exactement l'information génétique.
2) Chez les Bactéries, ensemble des processus capables de reconnaître une lésion dans l'ADN et de reconstituer une molécule bicaténaire.