Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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aménorrhée-galactorrhée (syndrome d') l.m;

amenorrhea-galactorrhea syndrome

Absence de règles associée à un écoulement au niveau du mamelon généralement spontané, bilatéral, chez une multipare.
Elle est en liaison principalement avec  une hyperprolactinémie causée par un micro-adénome ou un macro-adénome de l'antéhypophyse ou d’une autre cause Certains médicaments comme l'alphaméthyldopa, la réserpine, le sulpiride ou les phénothiazines.
Plus rarement le syndrome aménorrhée-galactorrhée peut être en liaison avec les acromégalies évolutives, les hypothyroïdies de la femme jeune.]

Syn. syndrome de Chiari-Frommel, syndrome d’Argonz Del Castillo

→ prolactine, adénome à prolactine

[G5, O3, O4]

Édit. 2020

aménorrhée-galactorrhée (syndrome) l.m.

amenorrhea-galactorrhea syndrome

Absence de règles associée à un écoulement lacté par le mamelon.
L’aménorrhée est presque constamment secondaire, exceptionnellement primaire chez une jeune femme ayant acquis un développement pubertaire. Elle peut faire suite à une oligo- ou  une hypoménorrhée, ou être précédée par une phase d’infertilité par anovulation.
La galactorrhée est typiquement bilatérale, multicanalaire, souvent spontanée, ou détectée par la pression  mammaire. Une simple colostrorrhée est parfois observée, de moindre valeur diagnostique.
Cette situation coïncide le plus souvent avec des altérations de la libido.
Le syndrome aménorrhée-galactorrhée est d’abord suggestif d’une hyperprolactinémie qu’authentifie la mesure de la prolactine (valeurs usuelles = 2-20 ng/mL), typiquement après un prélèvement effectué à jeun, en situation de quiétude. Une hyperprolactinémie modérée (de 20 à 150 ng/mL) peut être de cause tumorale (microprolactinome d’un diamètre < 1 cm), ou fonctionnelle d’origine médicamenteuse (neuroleptiques, antidépresseurs, antiémétiques, opiacés notamment) ou liée à la déconnection du frein qu’exerce physiologiquement l’hypothalamus sur la production hypophysaire de prolactine (tumeurs ou infiltrations hypothalamiques, pathologie de la tige pituitaire, tumeurs hypophysaires non prolactiniques ou de la base du crâne, hypophysites, arachnoidocèles intrasellaires…). Une hyperprolactinémie plus franche (> 150 ng/mL) est pratiquement toujours liée à une tumeur prolactinique et même à un macroprolactinome (diamètre > 1 cm) lorsque le taux de la prolactine excède largement 200 ng/mL et atteint jusqu’à plus de 1 000 ng/mL. La nature tumorale de l’hyperprolactinémie est authentifiée par l’exploration en IRM de la région hypothalamo-hypophysaire. La majorité des tumeurs prolactiniques sont maintenant traitées médicalement par les agonistes dopaminergique (surtout la cabergoline).
En dehors de l’hyperprolactinisme, le syndrome aménorrhée-galactorrhée peut être observé au cours de l’hypothyroïdie de la femme jeune. La galactorrhée s’explique d’une part par l’action lactotrope de la TSH, d’autre part par l’accroissement modérée du taux de la prolactine (< 150 ng/mL) qu’expliquent les modifications du tonus dopaminergique de l’hypothalamus, imputables à la carence en hormone thyroïdienne. Un accroissement pseudotumoral du volume hypophysaire lié à l’hyperplasie des secteurs thyrotrope et prolactinique de l’antéhypophyse, est possible. La disparition de l’ensemble des signes cliniques, biologiques et morphologiques est obtenue avec l’hormonothérapie thyroïdienne substitutive.
Le syndrome aménorrhée-galactorrhée est possible enfin au cours de l’acromégalie évolutive. En effet l’excès d‘hormone de croissance constitue aussi un facteur de lactogénèse, tandis que l’aménorrhée est en liaison avec une altération lésionnelle du secteur gonadotrope que crée le développement de la tumeur somatotrope.
Les termes de syndromes de Chiari-Frommel ou d’Argonz-del Castillo qui désignaient les aménorrhées-galactorrhées prolongées, observées respectivement au décours du postpartum ou en dehors de la grossesse, à une époque où était ignorée la production hypophysaire de prolactine, sont désuets et n’ont plus lieu d’être utilisés. Il en de même pour la dénomination éponyme de syndrome de Forbes-Albright, concernant des tumeurs hypophysaires accompagnées d’aménorrhée et de galactorrhée.

→ prolactine, prolactinome, syndrome de Chiari-Frommel, syndrome d'Argonz-Del Castillo, syndrome de Forbes-Albright, aménorrhée, galactorrhée, colostrorrhée, libido, neuroleptique, antidépresseur, antiémétique, opiacé, agoniste dopaminergique, cabergoline

[G3,G5,O3,O4,O5]

Édit. 2018

amentia n.f.

amentia
Autrefois, déficience mentale congénitale, ou "absence d’esprit" (par opposition à "dementia", ou folie en général) ; plus tard, état le plus souvent aigu, constitué principalement d'obnubilation psychique avec confusion, anxiété, éléments délirants, hallucinations et divers troubles des actes (T. Meynert, 1884-1890).
Ce tableau clinique est proche de celui de la confusion mentale primitive (P. Chaslin, 1895), elle-même issue de la stupidité (E. Georget, 1820), qui dérivait de la démence aigüe (J. E. Esquirol).
D'autres applications diverses de ce mot, par ex. à un trouble intellectuel (idiotie) inné ou acquis, ont été proposés notamment par des auteurs de langue anglaise.

T. H. Meynert, neuropsychiatre et pathologiste autrichien (1890) ; Ph. Chaslin, psychiatre français (1895) ; E. Georget, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1820) ; J. E. Esquirol, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1814)

Étym. lat. mens : esprit

[H3]

Édit. 2017

American Fertility Society (classification de l') l.f.

Classification de la gravité des endométrioses.
Elle repose sur un score qui additionne les points donnés pour les implants péritonéaux d’endométriose, superficiels ou profonds, leur surface, les adhérences, fines ou denses, les kystes ovariens.
Score révisé en 1985
(rAFS).
La valeur chiffrée permet de distinguer les endométrioses minimes, moyennes, sévères et graves.
1. Lésions péritonéales (Ne coter que la lésion la plus sévère superficielle ou profonde)


Péritoine Superficielles Profondes
< 1 cm                    1               2
1 à 3 cm                    2               4
> 3 cm                    4                6 

2. Lésions ovariennes (ne coter que la lésion la plus sévère et ajouter les scores des ovaires droit et gauche)
Ovaire droit Superficielles Profondes
< 1 cm                   1               4
1 à 3 cm                   2               16
> 3 cm                   4               20
Ovaire gauche Superficielles Profondes
< 1 cm                   1               4
1 à 3 cm                   2               16
> 3 cm                   4               20

3. Adhérences annexielles selon la circonférence (ajouter mes scores des ovaires droit et gauche et des trompes droite et gauche)
Ovaire droit Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3            1            4
1/3 à 2/3            2            8
> 2/3            4           16
Ovaire gauche Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3           1            4
1/3 à 2/3           2            8
> 2/3          4            16

Trompe droite Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3 1 4*
1/3 à 2/3 2 8*
> 2/3 4 16
Trompe gauche Superficielles (ou Transparentes) Profondes (ou opaques)
< 1/3 1 4*
1/3 à 2/3 2 8*
> 2/3 4 16
*Si le pavillon de la trompe est complètement immobilisé (adhèrent sur toute la circonférence), compter 164. Oblitération du douglas

Partielle                        4
Totale                       40

                            Calculer le score AFSr
1. Lésions péritonéales                  =
2. Lésions ovariennes                  =
3. Lésions annexielles                  =
4. Oblitération du Douglas                  =
Stade de l'endométriose degré de sévérité Score AFS
Stade I endométriose minime        1-5
Stade II endométriose modérée        6-15
Stade III endométriose moyenne       16-40
Stade IV endométriose sévère       > 40

Sigle AFS

→ endométriose

[O3]

Édit. 2018

amérospore n.f.

amérospore

Spore unicellulaire.

[A2,D1]

Édit. 2017

Ames (test d') l.m.

Ames’ test, mutatest

Test de mutagénicité par lequel on détermine la capacité d'une substance à "réverser"  une mutation auxotrophe d'une souche microbienne convenable vers la prototrophie.
La bactérie utilisée est Salmonella typhimurium : plusieurs souches porteuses de mutations spécifiques sont utilisées.

B. N. Ames, biochimiste américain (1973)

[D1]

Édit. 2017

amétropie n.f.

ametropy

Défaut de réfraction d'un œil.
Il peut s'agir d'une hypermétropie, d'une myopie ou d'un astigmatisme.

→ myopie, hypermétropie, astigmatisme

[P2]

Édit. 2017

AMH gene sigle angl. pour anti-mullerian hormone

Gène localisé en 19p13.3qui code pour l’hormone antimüllérienne impliquée dans la différenciation du sexe mâle.
Sécrétée par les cellules testiculaires de Sertoli, cette protéine induit l’apoptose des cellules des canaux de Müller.
38 mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome de persistance des canaux de Müller : les garçons sont alors porteurs, à la fois, des organes de reproduction féminins et masculins.

Syn. MIF, MIS

→ persistance des canaux de Müller

[M4,Q2]

Édit. 2017

amiable compositeur l.m.

conciliator

Arbitre ayant reçu des parties le droit de rendre sa décision non seulement en droit mais en équité et sans observer les règles ordinaires de la procédure (Code de procédure civile, art. 12, 57-1, 1474, 1482 et 1497).
Le même pouvoir peut être donné au juge d’État, en matière civile, lorsque les parties ont la libre disposition de leurs droits.

→ arbitrage

[E3]

Édit. 2017

amiante n.m.

asbestos

Ensemble des silicates hydratés naturels ayant une morphologie fibreuse.
Il existe plusieurs variétés minéralogiques d'amiante regroupées en deux grandes familles : serpentines et amphiboles. L'amiante a été utilisé comme isolant contre la chaleur
Les amiantes sont responsables de plusieurs types de maladies respiratoires. Les atteintes bénignes du poumon sont l'asbestose (fibrose pulmonaire), l'atélectasie par enroulement ; celles de la plèvre, les plaques pleurales, la fibrose de la plèvre ou du péricarde. L'atteinte maligne est représentée par le mésothéliome.
L'importation de l'amiante, son utilisation comme isolant ou dans la fabrication d'objets sont interdites en France depuis 1997. Les maladies professionnelles dues à l’amiante sont indemnisées.

→ asbestose

[C1,E2,F2,G4,K1]

Édit. 2017

amibe n.f.

amœba

Protozoaire se déplaçant à l’aide de pseudopodes, dont certaines espèces, dites amibes libres, normalement non parasites, peuvent être responsables d’atteintes oculaires ou cérébrales, alors que d’autres espèces sont des endoparasites (Entamœba histolytica, Entamœba coli, etc.).
Parmi les espèces intestinales, seule Entamœba histolytica est pathogène.

[D1]

Édit. 2017

amibe à forme végétative l.f.

Forme mobile de l’amibe (Entamoeba) responsable des lésions digestives et tissulaires de l’amibiase (ou amoebose) humaine.
Elle s’oppose au kyste qui représente la forme de résistance et de dissémination du parasite dans le milieu extérieur.

[D1]

Édit. 2017

amibes libres l.f.p.

free amœbae

Amibes existant dans tous les milieux naturels (eaux douces et saumâtres, air, sols) et qui parasitent accidentellement l’Homme ou certains animaux.
Elles provoquent des affections le plus souvent graves. Deux genres interviennent directement en pathologie humaine, Naegleria et Acanthamœba, un troisième genre, Hartmanella, constituant un hôte potentiel et un réservoir de germes de Legionella pneumophila dans les systèmes de traitement d’air.

→ Naegleriose, Nægleria fowleri

[D1]

Édit. 2017

amibiase n.f.

Maladie parasitaire due à la présence dans l’organisme humain d’Entamœba histolytica, la seule amibe digestive possédant un réel pouvoir pathogène chez l’Homme.
La contamination humaine résulte de l'ingestion de kystes apportés par des mains sales ou par de l'eau ou des aliments souillés, expliquant que la prévalence de cette infection cosmopolite soit plus élevée (jusqu'à 10% de la population) en régions chaudes et humides à faible niveau d'hygiène.
Ce parasite est responsable de troubles intestinaux (dysenterie) ou de diverses localisations viscérales, en particulier hépatiques.
L'amibiase infestation est définie par la présence asymptomatique d'Entamœba histolytica dans la lumière colique sous sa forme végétative (trophozoïte) qui se transforme en kyste éliminé avec les selles. Selon le degré de pathogénicité des souches, la forme minuta peut se transformer en forme végétative histolytica, mobile, nécrosante et hématophage, envahissant la muqueuse colique, y créant des ulcérations, et, de là, diffusant à d'autres viscères, notamment le foie, plus rarement l'appareil pleuro-pulmonaire. Une amibiase maladie résulte de cette atteinte tissulaire et se traduit par des douleurs abdominales (épreintes coliques, ténesme anal), une diarrhée, une dysenterie, dans un contexte d'apyrexie (amibiase intestinale), ou par un gros foie douloureux et fébrile (abcès amibien du foie caractérisant l'amibiase hépatique). Le diagnostic se fait par la recherche de parasites dans les selles (amibiase intestinale) et des techniques d'immunologie ou d'imagerie (amibiase hépatique).
La localisation neurologique due à Entamœba histolytica est rare, voire exceptionnelle, et toujours liée à une amibiase intestinale. Le tableau clinique est celui d'un abcès encéphalique dont la nature est évoquée devant le contexte épidémiologique et les sérologies spécifiques positives, et affirmé grâce à l'examen anatomopathologique.
Le traitement utilise un amœbicide de contact pour l'amibiase infestation ; amœbicide  tissulaire suivie d'une cure d' amœbicide de contact pour l'amibiase maladie.

Syn. amœbose

→ Entamœba histolytica, dysenterie amibienne, amœbicide

[D1,H1,K1,L1]

Édit. 2017

amibiase (troubles psychiques et) l.m.p.

amebiasis, amibiasis (psychical disorders)

Lors d'une amibiase aigüe ou subaigüe, troubles dépressifs et/ou névrotiques rares pouvant cependant prévaloir sur la symptomatologie dysentérique.
Une méningo-encéphalite aigüe primitive souvent grave, à forme agitée et confuso-onirique, a été signalée. Des abcès cérébraux relativement tardifs, de type clinique surtout expansif, sont exceptionnels.
Dans les formes chroniques, les "colonévroses" sont assez fréquentes, principalement chez les amibiens d'Extrême-Orient. Mais il peut s'agir en fait de colopathies fonctionnelles (intestin irritable) sur un fond névrotique.

[D1, H1, H3]

Édit. 2020

amibiase hépatique l.f.

amoebic liver abscess

Maladie due à un protozoaire, Entamoeba histolytica, consécutive à une amibiase intestinale soit actuelle, soit survenue plusieurs semaines ou plusieurs mois auparavant et qui a pu n'être pas reconnue.
Sous sa forme végétative pathogène histolytica, le parasite peut traverser la paroi intestinale dont il a lésé la muqueuse, pénétrer dans les capillaires mésentériques et, par le système vasculaire porte, parvenir au foie qui devient le siège d'une infection amibienne. L'amibiase hépatique provoque des abcès parfois très volumineux, visibles en échographie. Le traitement est un nitro-5-imidazol (métronidazole), amoebicide diffusible administré per os pendant 7 à 10 jours. La vidange d’abcès volumineux par ponction transpariétale doit être quelque fois envisagée.

Syn. hépatite amibienne, abcès amibien du foie

→ Entamoeba histolytica, amibiase, métronidazole

[D1, G5, L1]

Édit. 2020

amibiase intrathoracique l.f.

pleuropulmonary amebiasis

Affection due à Entamœba histolytica, toujours secondaire à une localisation hépatique de l'amibiase.
Cette atteinte est due à la rupture d'un abcès amibien du dôme du foie soit dans la plèvre, source d'une pleurésie non microbienne typiquement de couleur chocolat, soit dans le parenchyme pulmonaire en cas d'accolement pleural donnant un abcès amibien pulmonaire, soit dans une bronche avec sa vomique chocolat.
Le diagnostic repose sur la sérologie, chez un malade porteur d'un abcès hépatique ou pulmonaire au scanner ou à l'échographie. Le traitement est le métronidazole : 1,5 g tous les jours pendant 10 jours ou le tinidazole : 2 g par jour en 1 fois pendant 5 jours ; suivi d'un traitement des kystes intestinaux pendant 10 jours.

Syn. amibiase pleuro-pulmonaire

→ métronidazole

[D1, G5, K1, L1]

Édit. 2020

amibien adj.

amoebic

Qui est relatif aux amibes.
En pratique, s’applique surtout à Entamœba histolytica.

→ Entamœba histolytica.

[D1]

Édit. 2020

amiboïde adj.

amoeboid

Se dit d'une cellule dont la morphologie et surtout le mode de déplacement rappellent ceux des amibes.

[D1]

Édit. 2017

amicrobien adj.

amicrobic

1) Qui ne contient pas de microbe (micro-organisme).
2) Qui n’est pas en rapport avec une infection par un micro-organisme.

[D1]

Édit. 2020

amiculum olivaire l.m.

amiculum olivare (TA)

amiculum of olive

Fibres nerveuses myélinisées entourant le noyau olivaire caudale de la moëlle allongée (bulbe).
Elles sont constituées des fibres olivaires  afférentes et efférentes.

[A1, H5]

Édit. 2020

amidase n.f.

amidase

Enzyme catalysant une réaction d'hydrolyse des amides des acides carboxyliques.
P ex. la glutaminase, l'asparaginase ou l'uréase.
On range parfois aussi les peptidases et les protéases parmi les amidases.

[C1,C3]

Édit. 2017

amidation n.f.

amidation

Transformation d'une fonction acide en une fonction amide, généralement réalisée in vivo par transfert d'un radical-NH2.
La formation de la glutamine à partir de l'acide glutamique se fait avec de l'ammoniac et de l'ATP. Plusieurs processus d'amidation utilisent la glutamine comme donneur de ce radical : biosynthèse de l'asparagine, formation de l'amide nicotinique. D'autres transfèrent l'azote de l'acide aspartique en libérant un acide fumarique : c'est le cas de l'uréogénèse ou de la Synthèse des nucléotides puriques. L'amidation de peptides ou de protéines sur le carboxyle terminal met en jeu un système enzymatique spécifique, la peptidylglycine alpha-amidating monooxygenase (PAM) : cette réaction, qui porte sur une glycine COOH-terminale, s'effectue en deux temps : une hydroxylation du C alpha de la glycine par une molécule d'oxygène en présence d'acide ascorbique, catalysée par la fonction peptidylglycine alpha-hydoxydating mono- oxygénase de l'enzyme (PHM), puis un clivage en glyoxylate et peptide amidé, catalysé par la fonction peptidyl alpha-hydroxyglycine alpha-amidating lyase (PAL). Parmi les nombreux peptides biologiquement actifs ainsi amidés, on peut citer le TRH, la calcitonine, la cholécystokinine, la gastrine, la sécrétine, la pancréastatine, l'alpha-MSH, l'arg-vasopressine, etc.

[C1,C3]

Édit. 2017

amide n.m.

amide

Molécule issue de la condensation d'un acide carboxylique et d'ammoniac ou d'une amine.
La liaison amide est une liaison chimique covalente entre une fonction acide et une fonction amine ; la liaison peptidique est une liaison amide.

[C1,C3]

Édit. 2017

amidinase n.f.

amidinase

Enzyme catalysant l'hydrolyse d'une fonction amidine -C(NH2)=NH, en libérant soit une molécule d'ammoniac, soit une molécule d'urée.

[C1,C3]

Édit. 2017

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