Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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psoriasis en gouttes l.m.

guttate psoriasis, psoriasis guttata

Variété de psoriasis surtout observée chez l'enfant, apparaissant souvent à la suite d'une angine streptococcique, représentée par une éruption diffuse atteignant tout le corps, respectant plus ou moins le visage, et faite de nombreux petits éléments arrondis de 3 à 10 mm. de diamètre.
Le psoriasis en gouttes peut constituer une poussée unique régressive ou représenter un épisode inaugural de la maladie.
À ne pas confondre avec le parapsoriasis en gouttes.

psorospermose folliculaire végétante l.f. (obsolète)

Appellation proposée par Darier pour la maladie qui porte son nom et qu'il considérait comme d'origine parasitaire, pensant que les formations arrondies qu'il voyait dans l'épiderme étaient des parasites du type psorospermie, alors que, comme il le reconnut ultérieurement, il s'agit de « corps ronds » résultant d'une dyskératose épidermique.

F. J. Darier, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1889)

Syn. dyskératose folliculaire (obsolète)

→ Darier (maladie de)

psychochirurgie n.f.

psychosurgery

Intervention neurochirurgicale ayant pour but de traiter des troubles mentaux.
La leucotomie ou lobotomie (destruction des zones préfrontales) a été inventée en 1936, par E.Moniz pour traiter des troubles psychotiques. Ceci lui valut le prix Nobel de médecine en 1946, en raison de la valeur thérapeutique de la leucotomie dans certaines psychoses.
D’autres techniques (leucotomie transorbitaire) et d’autres cibles cérébrales (cingulotomie, thalamotomie) ont ensuite été choi es ayant résisté aux thérapeutiques plus habituelles. La psychochirurgie s’est notamment avérée efficace dans des cas de troubles obsessionnels et de mélancolie chronique. Cette chirurgie a été peu à peu abandonnée du fait du caractère irréversible des lésions au fil des progrès des thérapeutiques médicamenteuses.
La découverte d’un effet psycho comportemental ( action euphorisante ) de la stimulation par voie neuro chirurgicale utilisée pour traiter des malades parkinsoniens a conduit à tester la même technique de stimulation cérébrale profonde (le plus souvent noyau subthalamique) pour traiter des formes graves de trouble obsessionnel compulsif. La mise en œuvre d’un tel traitement ne concerne évidemment que des formes extrêmes de maladie mentale et nécessite un avis collégial regroupant psychiatres, neurochirurgiens, neurophysiologistes voire éthiciens.

A. Egas Moniz, Freire, neurologue portugais, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1949 (1935)

→ Parkinson (maladie de, trouble obsessionnel compulsif

[G5, H3]

Édit. 2019

psychologie médicale et maladie l.f.

medical psychology and illness

Approche du comportement et du vécu du malade et du médecin qui tient compte, pour le premier, des nombreuses répercussions psychiques d'une rupture faite de confrontation à l'inconnu, voire à la réalité de la mort, et aussi d'atteinte narcissique, de faiblesse et de dépendance,
Seront cités seulement :
- la régression, liée en grande partie à la perte ou au moins à la décroissance du rôle de l'individu au sein de la communauté, qui est dominée par l'égocentrisme, la passivité, l'intolérance aux frustrations et un mode de pensée magique. Cette conduite de type infantile, si elle permet au sujet d'accepter aide et soutien, est généralement très utile et même nécessaire ;
- la réaction dépressive, constante, souvent considérée comme une forme décompensée de régression, liée principalement à la perte du sentiment de toute-puissance et à l'atteinte de l'image idéale du moi. Une contemplation douloureuse plus ou moins intense de soi est possible, susceptible de réactualiser les angoisses infantiles ;
- les bénéfices tirés de la maladie, gratifications directes ou indirectes qui peuvent favoriser l'installation de la chronicité en l'absence d'une relation adaptée.
À ces réactions communes s'ajoutent d'autres manifestations plus immédiatement en rapport avec l'entité morbide.

→ bénéfices tirés de la maladie, refuge dans la maladie

[H3]

Édit. 2018

psychologue n.m.

psychologist

Spécialiste de psychologie, non médecin, ayant suivi un cursus universitaire de cinq années.
Profession désormais réglementée et structurée, surtout dans le domaine public (décret du 31 janvier 1991 portant statut particulier des psychologues de la fonction publique hospitalière), où il s'agit de fonctionnaires recrutés par concours, dont les fonctions peuvent comporter la pratique de tests, une participation aux équipes de soins ou l'animation de certaines structures comme les appartements thérapeutiques, et psychothérapiques selon la formation particulière reçue. Une reconnaissance spécifique et une hiérarchie interne sont revendiquées.
Dans le domaine privé, le psychologue est attendu comme d'un contact plus aisé et moins stigmatisant que le psychiatre. Jusqu'à présent, ses consultations ne sont pas remboursées par l'assurance maladie.
Il est de fait que le psychologue a souvent tendance, dans le but d'exercer une fonction thérapeutique, à se référer à des concepts psychogénétiques, psychanalytiques ou cognitivo-comportementaux. Certains vont jusqu'à retenir le modèle biopsychosocial au risque, notamment, d'une confusion de rôles avec le psychiatre.

psychoneuro-immunologie n.f.

psychoneuro-immunology

Terme composite qui met l'accent, dans le cadre d'une approche psychosomatique de la maladie, sur les liens existant entre système nerveux central et système immunitaire. Dans cette perspective, l'un et l'autre sont conçus comme deux systèmes en interaction permanente.
Les affections dites psychosomatiques, notamment celles que l'on pense liées à des dérèglements du système auto-immunitaire, entreraient directement dans cette rubrique. Un traumatisme psychique de l'ordre de la rupture, de la séparation, du deuil, en particulier, provoquerait par le relais du système nerveux central, un dérèglement du système immunitaire responsable à son tour du déclenchement de l'affection somatique en cause (par ex., poussée initiale de rectocolite hémorragique). Il s'agit, pour l'instant, plus d'une intéressante voie de recherche que d'un corpus théorique achevé.

→ lupus érythémateux disséminé ou systémique (LED) et troubles psychiques

psychopathologie n.f.

psychopathology

Terme qui a donné lieu à de nombreuses interprétations en psychologie et surtout en psychiatrie.
Qu'il s'agisse notamment d'une forme d'approche de la psychologie par la psychiatrie (Th. Ribot) ou bie, en psychiatrie, des essais de compréhension de la maladie mentale, irréductible à une psychologie normale, de l'intérieur (E. Minkowski), cette discipline dépasse la psychiatrie clinique par ses diverses démarches de réflexion sur le fait psychiatrique et la genèse de celui-ci. Même si, dans une optique littérale, l'organogenèse ne fait pas partie de son champ, la psychopathologie ne pouvait qu'être influencée par les grands courants philosophiques, voire idéologiques, successifs. Par là-même, peuvent s'expliquer certaines de ses faiblesses et de ses variations. En échange, elle dépasse un statut de simple branche de la psychologie ou de la psychiatrie pour atteindre une dimension anthropologique (G. Lantéri-Laura).

Th. Ribot, philosophe et psychologue français (1881) ; E. Minkowski, psychiatre français (1885-1972) ; G. Lantéri-Laura, psychiatre français  (1930-2004)

→ psychogenèse

psychose dysthymique l.f.

dysthymic psychosis

1) Classiquement état psychotique à la fois délirant et maniaque ou mélancolique. Ainsi a été introduite la notion de schizophrénie dysthymique, définie par la survenue d'épisodes dépressifs et/ou maniaques sur fond de symptomatologie schizophrénique au long cours.
Les troubles de l'humeur faisant par définition partie des symptômes dissociatifs propres à la schizophrénie, les limites du concept de schizophrénie dysthymique sont difficiles à tracer : depuis les formes délirantes de maladie maniacodépressive jusqu'aux schizophrénies chroniques dont l'évolution est émaillée de dépression ou d'excitation maniaque.
2) Pour la littérature anglosaxonne, variété de schizophrénie individualisée comme trouble schizo-affectif bipolaire ou unipolaire.
Il s'agit d'une prise de position discutable car le débat reste ouvert sur la position des psychoses dysthymiques au regard des schizophrénies, des psychoses maniacodépressives ou d'une entité psychotique spécifique. En tout cas l'évolution intermittente de ces psychoses justifie l'usage d'un traitement préventif des récurrences par des thymorégulateurs.

Syn. psychose cycloïde

psychotropes n.m.p

psychotropic agents

Médicaments dont l'effet principal s'exerce sur les fonctions psychiques et le comportement.
La classification de J.Delay et P. Deniker toujours en vigueur différencie :
1) les psycholeptiques ayant en commun d'exercer une action freinatrice :
- les nooleptiques abaissent la vigilance et facilitent ou induisent le sommeil : les barbituriques ont été les premiers somnifères aujourd'hui remplacés par des dérivés de type benzodiazépinique,
- les tranquillisants ou anxiolytiques qui réduisent les symptômes anxieux : cette catégorie est surtout représentée par les benzodiazépines (diazépam et ses dérivés),
- les neuroleptiques réduisent les symptômes psychotiques: la chlorpromazine a été le premier de ces médicaments désormais plus volontiers appelés antipsychotiques ;
2) les psycho-analeptiques produisant un effet d'activation:
- les noo-analeptiques stimulent la vigilance : les substances amphétaminiques et apparentés sont les plus puissantes,
- les antidépresseurs redressent l'humeur dépressive : l'imipramine en est le plus ancien (découvert en 1957) ;
3) les psycho-iso-leptiques ou thymorégulateurs qui préviennent les récidives de la maladie bipolaire : les sels de lithium de en sont les chefs de file.
A ces 3 catégories d'agents psychotropes il faut ajouter les psychodysleptiques (perturbateurs du fonctionnement psychique et du comportement) exceptionnellement utilisés à des fins thérapeutiques (comme antalgiques): dérivés du cannabis, kétamine, champignons hallucinogènes, acide lysergique.
Diverses molécules ne sont pas classées parmi les psychotropes malgré leurs effets psychocomportementaux parce que ceux-ci sont considérés comme secondaires : c’est notamment le cas des hormonothérapies (thyroïdienne, corticoïdes, œstrogènes), des immunothérapies et de certaines antibiothérapies.
 

J. Delay et P. Deniker, psychiatres français, membres de l’Académie de médecine (1957)

→ neuroleptiques, thymorégulateur, barbituriques, benzodiazépine, diazépam, imipramine, lithium, cannabis, kétamine, acide lysergique, amphétamine

[H3,G5 ]

Édit. 2017

publicité pour les médicaments l.f.

Ensemble de moyens employés pour faire connaître et faire acheter un médicament par le plus grand nombre possible de personnes.
1) Pour qu’un médicament soit mis en vente en France, les documents publicitaires qui s’y rapportent doivent avoir été approuvés par la Commission de contrôle de la publicité pour les médicaments.
2) Les médicaments faisant l’objet de publicité auprès du grand public ne sont pas pris en charge par les organismes d’assurance maladie.

punaise n.f.

bug

Insecte hémimétabole, à pièces buccales piqueuses dont la partie proximale de l’aile est sclérifiée.
Les punaises comprennent les réduvidés, punaises de grande taille dont certaines (triatomidés) sont vectrices de la maladie de Chagas et les cimicidés, dont la punaise des lits, Cimex lectularius (bed bug).

Purtilo (syndrome de) l.m.

X-linked lymphoproliferative syndrome

Maladie rare, affectant les garçons, qui résulte d'un déficit d'immunité très spécifique vis-à-vis du virus Epstein Barr ou virus de la mononucléose infectieuse.
Les enfants qui en sont atteints, lorsqu'ils contractent ce virus, développent une mononucléose grave et parfois mortelle ou un lymphome.

D. T. Purtilo, immunologiste américain (1976)

Syn. syndrome lymphoprolifératif lié à l'X

→ Epstein Barr (virus), mononucléose infectieuse

pustulose neutrophilique l.f.

neutrophilic pustulosis

Dermatose faite de poussées aiguës récidivantes de pustules apparaissant sur les avant-bras et l’abdomen, en peau saine ou érythémateuse, comportant histologiquement un infiltrat de polynucléaires neutrophiles et éosinophiles dans le derme superficiel et autour des annexes, sans atteinte vasculaire, et régressant sous corticothérapie générale.
Si certains en font une simple forme clinique de syndrome de Sweet, pour d’autres il s’agit d’une entité clinique distincte  pouvant comporter de la fièvre, des manifestation musculaires et articulaires  parfois associée à  une maladie sérique, à une polyarthrite rhumatoïde ou à un état pathologique digestif.

R. S. Sweet, dermatologiste britannique (1964)

→ dermatose neutrophilique

pustulose palmo-plantaire l.f.

palmoplantar pustulosis

Maladie chronique caractérisée par la survenue de poussées de pustules palmoplantaires amicrobiennes uniloculaires bien isolées les unes des autres, en l'absence d'antécédent de psoriasis.
Elles peuvent être associées à des lésions d'hyperostose dans le cadre du syndrome SAPHO. Ses rapports avec le psoriasis pustuleux sont discutés. L'individualisation d'une forme dite « bactérides pustuleuses d'Andrews », fondée sur l'association à un foyer infectieux latent dont la cure guérirait la pustulose, est très controversée.

pycnodysostose n.f.

pyknodysostosis

Dystrophie ostéosclérosante avec pycnodysostose et fragilité osseuse.
Le tableau clinique comporte une petite taille, une augmentation de densité des os, un crâne volumineux et déformé, un retard de fermeture des sutures avec fontanelles ouvertes, une hypoplasie du maxillaire inférieur, une acroostéolyse des phalanges distales avec mains et pieds courts et massifs et une dysplasie des clavicules. Il s’agit d’une affection lysosomiquee par déficit en cathepsine K. Il n'existe pas de déficit intellectuel. Il s’agit selon Maroteaux de la maladie dont souffrait Toulouse-Lautrec.
L’affection est autosomique récessive (MIM 265800).

P. Maroteaux, M. Lamy, membre de l'Académie de médecine, pédiatres et généticiens français   (1962)

Étym. gr. puknosis : dense ; dus : difficulté ; osteon : os

pyoderma gangrenosum l.m.

pyoderma gangrenosum
Affection caractérisée par une ulcération se constituant par extension centrifuge et limitée par un bourrelet inflammatoire creusé de clapiers pustuleux et dont les formes cliniques sont nombreuses en fonction du siège, du nombre et de la taille des lésions.
Plus d'une fois sur deux, le pyoderma gangrenosum est associé à une maladie interne, telle que hypogammaglobulinémie, hémopathie maligne, colopathie inflammatoire, polyarthrite, qu'il peut d’ailleurs révéler. Il appartient au groupe des dermatoses neutrophiliques. La corticothérapie générale en est le traitement de choix.

L. A. Brunsting, dermatologue américain (1930)

Syn. pyodermite phagédénique, pyoderma gangraenosum, parfois identifié au phagédénisme géométrique de L. Brocq et son élève Clément Simon (1908-1916)

pyropoïkilocytose n.f.

pyropoikilocytosis

Maladie rare de la membrane des globules rouges, observée dans la race noire, de transmission héréditaire autosomique récessive, responsable d'une hémolyse chronique de sévérité variable.
Elle résulte de défauts de polymérisation des molécules de spectrine. La poïkilocytose, ou variabilité de la forme des hématies, y est accentuée ou déclenchée in vitro par la chaleur. La splénectomie est incomplètement efficace.

QALY sigle angl. pour Quality-Adjusted Life Year gained (année de vie gagnée pondérée par la qualité)

Indicateur économique visant à apprécier le coût de la santé en fonction de 2 critères : la prolongation de la vie et la qualité de celle-ci.
Le coût élevé de nombreux médicaments disponibles depuis peu sur le marché amène à poser la question de la nécessité de leur prescription comparée à l’argent dépensé par l’assurance maladie. Par exemple, vaut-il mieux prolonger la vie d’un patient d’une courte durée dans une situation handicapante ou engager une infirmière supplémentaire dans un service de réanimation surchargé ?
QALY offre un mode de calcul d’aide à la décision. Une année de vie en parfaite santé est notée 1. Un risque important de décès est notée 0. Entre les deux, les notes s’échelonnent selon la survie estimée et la qualité de cette survie. Le problème est de définir le coût admissible d’un QALY de valeur 1. Il faut ensuite négocier avec l’industrie pharmaceutique pour l’amener à baisser ses prix de façon à ce que le médicament puisse être prescrit dans les limites admises, c'est-à-dire à un coût annuel inférieur à la valeur retenue pour un
QALY de 1.
La solution pourrait venir d’un autre procédé de paiement d’un médicament coûteux. Il s’agit du PBRSA (« performance-based risk sharing agreement ») ou accord de partage du risque basé sur l’efficacité du médicament. Dans ce cas, le remboursement est conditionné par la performance dans un temps donné. Si, par exemple, le médicament n’a aucun effet sur une période fixée dans l’accord, il n’est pas payé à la société qui l’a conçu et l’a mis sur le marché.
.

quarantaine n.f.

quarantine

Période d’isolement (autrefois de quarante jours) à laquelle étaient soumises les personnes arrivant d’un pays où sévit une maladie infectieuse contagieuse.

Queensland (fièvre du) l.f.

Queensland tick fever

Rickettsiose due à Rickettsia australis.
Transmise par des tiques, en particulier Ixodes holocyclus, cette maladie est une fièvre boutonneuse propre à l'Australie.

Syn. fièvre à tiques du Queensland

→ rickettsiose

Queyrat (maladie de) l.f.

Queyrat’s disease

Erythroplasie des muqueuses oropharyngées qui évolue vers la cancérisation.
Cette maladie est actuellement considérée comme une variante du carcinome in situ.

A. Queyrat, dermatologiste français (1911)

→ érythroplasie, cancer de la tête et du cou, cancer in situ

radioleucémie n.f.

leukemia induced by ionizing radiation, radioleukemia

Leucémie apparue tardivement après exposition aux radiations ionisantes.
Cette affection peut être découverte dans un délai variable, habituellement cinq à dix ans après l'irradiation :
- chez des professionnels exposés (personnels de l'industrie nucléaire ou des laboratoires, navigants d'avions supersoniques, cosmonautes);
- chez des malades irradiés dans de grands volumes tels que radiothérapie hémicorporelle ou irradiation corporelle totale;
- chez des malades traités par association chimiothérapie-radiothérapie (cancers à petites cellules, maladie de Hodgkin, cancer du sein) ;
- chez des patients adultes traités dans leur enfance par des médicaments anticancéreux (alcoylants surtout) ou par  radiothérapie ou par association  les deux.

→ alcoylation

Ramsay Hunt (syndrome de) l.m.

Ramsay Hunt’s syndromes,dyssynergia cerebellaris myoclonica,dyssynergia cerebellaris progressiva,dentatorubral degeneration,or Ramsay Hunt cerebellar syndrome.

Syndrome associant myoclonies généralisées, troubles cérébelleux, tremblements et dyssynergie.
La maladie est secondaire à une lésion soit du noyau dentelé cérébelleux, soit de la région dentorubrique. Le syndrome cérébelleux est cinétique, les myoclonies peuvent être localisées sur n'importe quel muscle, le tremblement intentionnel est visible sur les membres supérieurs et il existe des épilepsies généralisées. Certains patients décrits initialement et encore vivants ont été repris par Berkovic qui a montré l'existence d'anomalies mitochondriales sur les biopsies cutanées et des fibres rouges déchiquetées ou "ragged-red-fibers" dans le muscle. Ce syndrome doit donc englober plusieurs affections de causes différentes. Les paupières peuvent être le siège de myoclonies et une cataracte présénile peut coexister. L'affection est autosomique dominante (MIM 159700).

J. Ramsay Hunt, neurologue américain (1914 et 1922) ; S. F. Berkovic, neurologue canadien (1987)

Syn. myoclonies et ataxie, dyssynergie cérébelleuse myoclonique progressive de Ramsay Hunt

→ cérébelleux (syndrome), dyssynergie, myoclonie

Raynaud (phénomène de) l.m.

Raynaud's phenomenon

Acrosyndrome déclenché par une exposition au froid, caractérisé dans sa forme typique par la succession d'une phase de vasoconstriction avec blanchiment des doigts plus souvent que des orteils, suivie d'une phase de cyanose précédant une phase d'hyperémie avec rougeur, chaleur et douleur pulsatile.
Certains malades peuvent n'avoir que pâleur et cyanose ou même seulement la cyanose.
La forme idiopathique est appelée maladie de Raynaud. Elle doit faire rechercher une collagénose, un syndrome du défilé des scalènes, la prise de médicaments vasoconstricteurs, des traumatismes locaux répétés ou une protéine cryoprécipitante.

A. G. M. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1862)

Raynaud (syndrome de) l.m.

Raynaud syndrome

Locution réservée par certains aux ensembles symptomatiques dominés par le phénomène de Raynaud et relevant de causes connues, locales ou générales, par opposition à la maladie de Raynaud d'apparence primitive et idiopathique.

A. G. M. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1834-1881)

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