Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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rameau communiquant avec le nerf glosso-pharyngien l.m.

ramus comuunicans cum nervo glossopharyngeo (TAà
communicating branch with glossopharyngeal nerve
Branche collatérale extra pétreuse du nerf facial qui se détache au-dessous du foramen stylo-mastoïdien, croise la face antérieure de la veine jugulaire interne et se termine dans le ganglion inférieur du nerf glosso-pharyngien.

A.von Haller, physiologiste, anatomiste, chirurgien et botaniste suisse (1708-1777)

Syn. anc.  anse de Haller

nerf facial

rameau communiquant blanc l.m.

ramus communicans albus (pars sympathica)  (TA)

white ramus communicans (sympathetic part)

Rameau formé de fibres myélinisées allant du centre végétatif du névraxe au ganglion sympathique latérovertébral.
Il ne se trouve que dans la région comprise entre la 2e vertèbre thoracique et la 2e vertèbre lombaire. Il contient aussi des fibres sensitives dépendant des ganglions spinaux.

rameau communicant cochléaire l.m.

ramus communicans cochlearis (TA)

cochlear communicating branch

Rameau anastomotique né du ganglion vestibulaire.

rameau communiquant gris l.m.

ramus communicans griseus (pars sympathica)  (TA)

grey ramus communicans (sympathetic part)

Rameau formé de fibres amyéliniques qui va du ganglion sympathique latérovertébral au nerf cérébrospinal, assurant l'innervation sympathique du territoire de ce nerf.
Au-dessous du 3e nerf spinal lombaire, il n'existe plus de rameau communiquant gris.

rameau interne du nerf accessoire l.m.

ramus internusnervi accessorii (TA)

internal branch of accessory nerve

Branche terminale médiale du nerf accessoire qui se jette dans le nerf vague à l’extrémité craniale de son ganglion inférieur (ex g. plexiforme).
Elle participe à l’innervation du voiledu palais, du pharynx et du larynx.

Syn. anc. branche interne du nerf spinal

rameaux ganglionnaires pour le  ganglion ptérygo-palatin l.m.p.

rami ganglionnares ad ganglion pterygopalatinum ; radix sensoria ganglii pterygopalatini (TA)

ganglionic branches to pterygopalatine ganglion; sensory root of ptérygopalatine ganglion

Rameaux sensitifs que le nerf maxillaire fournit au ganglion ptérygo-palatin à sa sortie du foramen rond, parfois par l’intermédiaire du nerf ptérygo-palatin.

Syn. racine sensitive du ganglion ptérygo-palatin

nerf maxillaire ,nerf sphéno-palatin

rameaux orbitaires du nerf maxillaire l.m.p.

rami orbitales nervi maxillaris (TA)

orbital branches of maxillary nerve

Rameaux qui se détachent du nerf sphéno-palatin au niveau du ganglion ptérygo-palatin.
Très grêles ils pénètrent dans l’orbite et gagnent, à travers les sutures de la paroi médiale de l’orbite, la muqueuse du sinus sphénoïdal et des cellules ethmoïdales postérieures.

nerf sphéno-palatin

Ramsay Hunt (zone de) l.m.

Ramsay Hunt's area

Zone sensitive cutanée innervée par la branche intermédiaire du nerf facial, le nerf intermédiaire de Wrisberg.
Elle comprend une partie du tympan, le conduit auditif externe, une partie du pavillon de l'oreille : tragus, conque, antitragus, anthélix et fosse de l'anthélix. C'est à ce niveau que l'on constate, lorsque le nerf facial est lésé avec son contingent sensitif, une hypoesthésie, siège parfois d'une douleur. Ceci est particulièrement vrai dans le cas d'un zona du ganglion géniculé, et c'est dans cette zone que l'on doit rechercher les vésicules caractéristiques.

J Ramsay Hunt, neurologue américain (1907)

réticuline (fibre de) l.f.

reticulin fiber

Fine fibre de collagène participant à la constitution du tissu conjonctif dermique et de la membrane basale de l'épiderme, également présente autour des glandes sudorales, visible en microscopie optique seulement après imprégnation argentique des préparations histologiques.
Cette fibre de la charpente grêle (réseau réticulé) sert de soutien à de nombreux organes : foie, glandes endocrines, ganglion ; petits vaisseaux.
Elle apparaît peu dans les préparations standard comme le trichrome de Masson, et absorbe l'argent métallique qui la colore en noir. Elle serait constituée de fibres immatures de collagène riches en collagène de type III.
Peu nombreuses à l'état normal dans le tissu conjonctif dermique, ces fibres se multiplient dans certains états pathologiques, tels que granulomes, et dans certaines proliférations tumorales, ou au cours des processus de cicatrisation.

Étym. lat. reticulum : réseau, petit filet

réticuline

rhinencéphale n.m.

rhinencephalon (TA)

rhinencephalon

Partie la plus ancienne du cortex décrite initialement ("grand lobe limbique" de Broca), appelée aussi système limbique par MacLean, qui groupe un ensemble extraordinairement complexe de structures disposées en anneau autour du hile de chaque hémisphère, archaïques au plan phylogénétique et étroitement connectées.
Le système limbique au sens strict comporte cinq formations principales :
- l'appareil olfactif, formé par le bulbe olfactif, le tractus olfactif, les stries olfactives latérale et médiale, le tubercule olfactif et la substance perforée antérieure (aire entorhinale ou 28 de Brodmann, p. ex., rattachée au cortex parahippocampique) ;
- la formation hippocampique, constituée de l'hippocampe proprement dit (ou corne d'Ammon, aires 34,35) recouvert par la fimbria de l’hippocampe et le fornix, du gyrus dentatus et du subiculum ;
- le complexe amygdalien ;
- la région septale, avec le septum pellucidum, les noyaux du septum pellucidum et le septum précommissural;
- le cortex limbique, constitué du cortex parahippocampique correspondant à la 5e circonvolution temporale qui représente l'essentiel du rhinencéphale temporal, et le cortex cingulaire, situé au niveau de la circonvolution du corps calleux. L'aire sous-calleuse est actuellement intégrée au cortex cingulaire.
Le système limbique est rattaché sur le plan fonctionnel à des structures qui, selon certains, en font partie : l'hypothalamus,  le thalamus (noyaux antérieur et dorsomédian, parfois regroupés sous le nom de noyaux limbiques du thalamus),  le ganglion de l'habénula, le mésencéphale (avec ses aires dites limbiques) et  le cortex orbitofrontal.
Chez l'Homme, son intervention est envisagée surtout dans la discrimination des odeurs, la mémorisation (circuit hippocampo-mamillothalamo-cingulaire de J.W. Papez), les réponses végétatives et neurohormonales de l'organisme gérées par l'hypothalamus, tournées vers le milieu intérieur, et enfin la tonalité affective du vécu, les comportements émotionnels, le contrôle des comportements et l'ajustement social, traités par le système limbique au sens strict, tournés vers le milieu extérieur.
On peut admettre qu'une information est perçue à trois niveaux : le cortex sensoriel, où elle est analysée, la substance réticulée qui permet l'attention et sa fixation, enfin le système limbique où elle devient subjective.

P. Broca, chirurgien, anatomiste et anthropologiste français (1873) ; P. D. MacLean, neurophysiologiste américain (1952); J. W. Papez, neuro-anatomiste américain (1937)

[A1, H5]

Édit. 2019

Sluder (syndrome de) l.m

Sluder’s syndrome, Sluder’s neuralgia

Syndrome unilatéral associant douleur périoculaire, congestion oculaire et parfois mydriase et rhinorrhée.
Cette forme d’algie vasculaire de la face comporte des douleurs de la racine du nez, de l’œil, de la denture maxillaire supérieure, irradiant vers le cou, avec congestion nasale. L’anesthésie du ganglion sphénopalatin la fait céder.

G. Sluder, otorhinolaryngologiste américain (1908)

Syn. syndrome du ganglion sphénopalatin

algie vasculaire de la face

sténose de la voie biliaire principale l.f.

main hepatic duct stenosis

Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).

Étym. gr. : stenos : étroit

sténose œsophagienne l.f.

oesophageal stenosis

Sténose de l'œsophage de cause variable : œsophagite peptique, cancer épidermoïde, adénocarcinome, séquelle de radiothérapie, chirurgie antireflux avec mauvais calibrage de la valve, spasme du muscle cricopharyngien, sténose extrinsèque (ganglion, cancer bronchique).

Étym. gr. : stenos : étroit

sympathectomie n.f.

sympathectomy

Exérèse plus ou moins étendue d’un nerf, d’un ganglion ou d’une partie de la chaîne neuroganglionnaire sympathique.
La plus courante est la sympathectomie lombaire, mais elle peut viser aussi la chaîne sympathique cervicale ou thoracique.
Elle est en principe une opération chirurgicale mais peut aujourd’hui être réalisée sous vidéoscopie. Destinée à obtenir une vasodilatation dans le territoire dépendant du segment nerveux supprimé, la sympathectomie a été très en faveur à la suite des travaux de Leriche et de son école. Elle est aujourd’hui beaucoup moins utilisée, en raison du développement des traitements médicaux et d’interventions artérielles directes. Elle ne représente plus qu’une technique de complément ou de repli en cas d’impossibilité de chirurgie directe.
On disait aussi sympathicectomie (obs).

syndrome de l'espace sous-parotidien postérieur l.m.

posterior retroparotid space syndrome

Lésion de l’espace sousparotidien postérieur entraînant une paralysie des nerfs glossopharyngien, pneumogastrique, spinal et hypoglosse, ainsi qu’une atteinte du ganglion cervical supérieur du sympathique.

M. Villaret, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1916)

Syn. syndrome de Villaret

trou déchiré postérieur (syndrome du)

[H1]

Édit. 2019

trigone habénulaire l.m.

trigonum habenulare (TA)

habenular trigone

Aire triangulaire située au-dessus et en dedans du thalamus.
Elle est limitée en dehors par le sillon de l’habénula qui la sépare de la face supérieure du thalamus, en dedans par l’habénula qui borde le troisième ventricule, en arrière par le segment transversal de l’habénula qui la sépare du colliculus supérieur. La partie postérieure du trigone est soulevée par le relief du ganglion de l’habénula. Le sommet antérieur s’effile sur la partie antérieure du thalamus en arrière du foramen interventriculaire.

Syn. triangle de l’habénula

tronc artériel costocervical l.m.

truncus costocervicalis
costocervical trunk
Dernière collatérale de l'artère sous-clavière naissant du versant postéro-supérieur de celle-ci en regard de l'artère thoracique interne.
C'est une branche courte, oblique en bas et en arrière, le tronc croise la face externe du ganglion cervico-thoracique ; atteignant le col de la 1ère côte, il se divise dans la fossette sus et rétro-pleurale en artère intercostale suprême et artère cervicale profonde.

Syn. tronc artériel cervico-intercostal

varicelle (complications neurologiques de la) l.f.p.

neurological complications of varicella

Complications diverses à type de méningoencéphalite, cérébellite, myélite ascendante ou transverse, polyneuropathie ou encéphalopathie du syndrome de Reye.
Le virus de la varicelle et du zona a un tropisme neurologique. A partir d’une vésicule cutanée, le virus, par un nerf sensitif, peut rejoindre un ganglion spinal dorsal et y demeurer latent, ou se réactiver des décennies plus tard pour donner un zona, notamment à l’occasion d’un fléchissement de l’immunité.
Il peut aussi, très rarement (un cas sur 2000 environ,  être à l’origine de complications neurologiques par le biais d’une vascularite du système nerveux central. Il s’agit en général d’une méningo-encéphalite, exceptionnellement d’une cérébellite aiguë, d’une hémiparésie, ou hémiplégie, d’une myélite ascendante et transverse, d’une névrite périphérique, d’une paralysie faciale, d’atteintes oculaires…
La forme encéphalitique est souvent brutale, avec convulsions, troubles de la vigilance, inconstamment fièvre. Une pléiocytose du LCR est possible. La cérébellite est moins aigüe, comportant surtout ataxie, céphalées, vomissements et rarement troubles de la vigilance, signes méningés et élévation thermique.
Le pronostic est fonction, notamment, des autres localisations infectieuses, pneumoniques en particulier, mais il reste réservé dans la forme encéphalitique. Les médicaments  antiviraux sont efficaces.

R. D. K. Reye, anatomopathologiste australien (1963)

Étym. diminutif de variole

varicelle, méningoencéphalite, myélite, polyneuropathie, Reye (syndrome de), vaccin varicelle, cérébellite

[D1, H1]

Édit. 2020

voies auditives l.f.p.

auditory tract

Structures anatomiques débutant au protoneurone du nerf cochléaire au niveau du pédicule cochléovestibulaire de la VIIIème paire crânienne et aboutissant à la première circonvolution temporale.
La réception périphérique s'effectue dans l'oreille moyenne qui, par la chaîne des osselets, transmet les vibrations du tympan à la partie acoustique de l'oreille interne, formée par la canal cochléaire. Celui-ci contient le ganglion ou organe spiralé de Corti, constitué des cellules ciliées réceptrices et de l'origine des fibres du nerf cochléaire, lequel chemine avec le nerf vestibulaire, atteint la jonction bulboprotubérantielle et se termine dans les noyaux cochléaires dorsal et ventral, sur la face latérale du pédoncule cérébelleux inférieur.
Au niveau central, la plupart des fibres effectuent un croisement : celles issues du noyau dorsal formant les stries acoustiques, situées sous le plancher du 4e ventricule, et celles issues du noyau ventral, le corps trapézoïde. Par le lemnisque latéral, elles rejoignent le tubercule quadrijumeau postérieur directement ou après un relais dans le lemnisque médian. Les noyaux cochléaires projettent aussi sur l'olive supérieure homo- ou controlatérale, d'où se détachent des fibres qui vont également au tubercule quadrijumeau postérieur par le lemnisque médian. De plus, des projections des noyaux cochléaires sur la formation réticulée jouent un rôle important dans les activités réflexes.
Par la suite, les afférences auditives gagnent le corps genouillé interne, puis l'aire corticale auditive primaire, située à la face supérieure de la première circonvolution temporale (gyrus transverse de Heschl, aires 4I et 42).
Il existe également des voies efférentes partant du cortex temporal pour atteindre la périphérie, dans l'organe de Corti. Leur rôle apparaît important dans l'inhibition des bruits de fond parasites et la focalisation sur les signaux sonores significatifs.
Les voies acoustiques sont explorées par les potentiels évoqués auditifs (PEA), dits potentiels évoqués du tronc cérébral.

A. Corti, anatomiste italien (1851)

cochléaire (canal), Corti (organe spiralé de)

Zinn (anneau de) l.m.

Zinn’s ring

Anneau formé par le dédoublement de la languette supéro-externe du tendon de Zinn.
Lieu de passage du nerf nasal, des nerfs moteur oculaire commun, oculaire externe et de la racine sympathique du ganglion ophtalmique.

J. G. Zinn, anatomiste et botaniste allemand (1755)

Syn. Zinn-Haller (anneau de)

zona n.m.

herpes zoster

Infection due à une réactivation du virus varicelle-zona (VZV), entrainant typiquement une éruption et des douleurs métamériques, dont la topographie unilatérale couvre le territoire d'une ou de plusieurs racines sensitives rachidiennes ou crâniennes.
Alors que la primo-invasion par le VZV provoque une varicelle, maladie éruptive généralement bénigne, chez l'enfant, l'adolescent ou l'adulte jeune, le virus reste ensuite latent dans les neurones des ganglions rachidiens ou crâniens et resurgit, sous forme de zona, lors de baisses des défenses immunitaires chez le sujet âgé ou immunodéprimé. Dans ce dernier cas, il peut être disséminé, notamment chez les porteurs d'une infection à VIH.
Cette affection aigüe guérit le plus souvent sans séquelles, hormis de fréquentes algies résiduelles, parfois intenses.
Rares surtout chez le sujet immunocompétent (0,2%), les complications neurologiques sont diverses : radiculites et méningoradiculites, méningites, myélites focales ou nécrosantes, encéphalites diffuses et leucoencéphalites, encéphalites avec ventriculite, vascularites, nécroses rétiniennes aigües. En IRM, sont décrites des images en hypersignal T2 des noyaux gris centraux et de la substance blanche, parfois hémorragiques. Le diagnostic est confirmé par les tests d'amplification génique (PCR).
Au niveau des paires crâniennes (10% des cas), l'atteinte du nerf ophtalmique a pour complication l'anesthésie cornéenne avec risque d'ulcération. Le zona du ganglion géniculé (donnant naissance au nerf intermédiaire de Wrisberg, VIIbis) entraîne une éruption dans la zone de Ramsay-Hunt (conque de l'oreille), une paralysie faciale périphérique, une hypoacousie et un syndrome vestibulaire par atteinte de la VIIIe paire.
Le traitement de la phase aigüe utilise les antiviraux, comme l'aciclovir ou le valaciclovir et des antalgiques.

Syn. zona du ganglion géniculé

varicelle-zona (virus), vaccin varicelle-zona, varicelle

zona du ganglion géniculé l.m

geniculate ganglion zona

Zona touchant le ganglion qui donne naissance au nerf intermédiaire de Wrisberg (VIIbis), lors de la réunion de celui-ci avec le nerf facial dans la "baïonnette" du canal de Fallope.
Siégeant dans une région limitée de la conque de l'oreille (zone de Ramsay-Hunt), l'éruption est surtout associée à une paralysie faciale périphérique et parfois à une atteinte du nerf acoustique (VIII), avec hypoacousie et syndrome vestibulaire.

J. Ramsay Hunt, neurologue américain (1907)

Syn. zona auriculaire

histiocytose langerhansienne l.f.

histiocytosis X, Langerhans cell-histiocytosis, Langerhans cell granulomatosis, Langerhans histiocytosis

Prolifération d’agressivité variable, des cellules de Langerhans pouvant toucher un ou plusieurs organes notamment la peau, les muqueuses, mais également l'os, le poumon et le système nerveux central.
Les cellules de Langerhans de nature histiocytaire, appartiennent à la lignée des cellules dendritiques, jouant un rôle accessoire dans l’immunité cellulaire et siégeant dans de nombreux tissus, organes et muqueuses. L'étude histologique découvre la présence d'un infiltrat de cellules d'aspect histiocytaire dont le caractère langerhansien est attesté par l'examen immunohistochimique (qui montre qu'il s'agit de cellules CD1α et CD207 positives) et par la microscopie électronique (qui révèle la présence dans le cytoplasme de granules de Birbeck, encore appelés corps X, de nature et d’origine mal connue). Dans 57 % des cas d'histiocytose, on met en évidence une mutation du BRAF V600E. 
La biologie moléculaire a précisé que les histiocytoses langerhansiennes sont monoclonales. Il en existe plusieurs formes :
- la maladie de Letterer-Siwe qui apparaît chez l’enfant de façon d’autant plus sévère que celui-ci est plus jeune. Elle associe des lésions cutanéo-muqueuses (papules croûteuses des plis, éruption purpurique pouvant atteindre les paupiéres), osseuses, ganglionnaires, hépatospléniques, pulmonaires, à une exophtalmie. Le traitement par les glucocorticoïdes et la vincoblastine peut être inefficace ;
- la maladie de Hand-Schüller-Christian qui est caractérisée par des lésions osseuses essentiellement crâniennes, particulièrement sphénoïdales avec atteinte hypophysaire (à l’origine d’un diabète insipide) et exophtalmie souvent bilatérale. Le pronostic est relativement favorable ;
- le granulome éosinophile des os qui est une tumeur osseuse isolée, bénigne de l’adulte jeune, avec une prédominance masculine, localisée sur les os du crâne, du bassin, des vertèbres et des os longs, traduite par une ostéolyse lacunaire à contours découpés. Il peut se manifester par une exophtalmie, le plus souvent unilatérale, qui revêt parfois un aspect pseudo-inflammatoire avec œdème palpébral. La palpation de l'orbite révèle une tumeur de consistance ferme, non mobile, et une discontinuité au niveau du rebord orbitaire, témoin de la lyse osseuse qui existe en regard de la tumeur. La tomodensitométrie précise les caractères de la lacune et après injection, le caractère hyperdense de la lésion. La biopsie objective la prolifération histiocytaire (HES) avec cellules géantes et lymphocytes. Mais le diagnostic est affirmé par l’histochimie qui met en évidence un immunomarquage positif des cellules histiocytaires anormales par l’anticorps anti P5 100. Le traitement est chirurgical (curage avec reconstitution du plan périosté). La radiothérapie et la chimiothérapie sont réservées aux formes d’accès difficiles ;
- d’autres atteintes localisées à un ou deux organes (ganglion, rate, poumon, peau) ont été rapportées.

P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1868) ; E. Letterer, anatomopathologiste allemand (1924), S. A. Siwe, pédiatre suédois (1933) ; A. Hand Jr, pédiatre américain (1893), A. Schüller, neurologue autrichien (1915), H. Christian, médecin interniste américain (1919) ; L. Lichtenstein, anatomopathologiste américain (1953) ; M. S. Birbeck, histologiste britannique (1961) ; C. E. Allen, pédiatre américain (2018)

Étym. gr. histion : tissu ; kutos : cellule

Syn. histiocytose X (Lichtenstein, 1953, obs.)

Birbeck (corps de), Letterer-Siwe (maladie de), Hand-Schüller-Christian (maladie de), granulome éosinophile des os, cellules de Langerhans
 histiocyte
, cellule dendritique, CD1, CD207, BRAF V600E, vincoblastine, diabète insipide, exophtalmie

[H1 ,I1, J1, K1, N3]

Édit. 2020

adénectomie n.f.

adenectomy

Exérèse d’un nœud (ganglion) lymphatique.

[F1]

Édit. 2020

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