anguillulose n.f.
strongyliasis
Nématodose due à la présence des adultes et des larves de l’anguillule intestinale, Strongyloides stercoralis.
La contamination est transcutanée et résulte du contact avec un sol souillé par les larves du parasite qui se multiplie dans l’organisme humain (autoréinfestation). L’anguillulose est caractérisée par la longueur de son évolution, des troubles digestifs (diarrhées), une hyperéosinophilie sanguine persistante, et, fréquemment, par des trajets vermineux sous- cutanés ("Larva currens"). Elle peut, chez les malades immunodéprimés, se compliquer de localisations viscérales diverses, souvent mortelles (anguillulose maligne).
Syn. strongyloïdose
[D1, L1]
Édit. 2029
anisakiase
anisakiasis
[D1, L1]
Édit. 2020
anisakidose n.f.
anisakidosis
Nématodose due aux larves d’anisakidés normalement parasites des poissons.
Résultant d’une contamination accidentelle par ingestion de poissons d’eau de mer consommés crus ou peu cuits (sushi), l’affection est surtout observée dans les pays nordiques, en Chine et au Japon. Elle est marquée par des douleurs abdominales avec vomissements et par une hyperéosinophilie sanguine.
Dans sa forme gastrique, l’anisakiase est caractérisée par une douleur abdominale avec nausées, vomissements, quelques heures après l’ingestion du poisson contaminé, tandis que dans la forme intestinale, les symptômes apparaissent une semaine plus tard et peuvent simuler une appendicite. L’étude histologique des prélèvements pratiqués au cours d’une gastroscopie ou d’une laparotomie faite en urgence montre un épaississement de la muqueuse gastrique ou de l’intestin grêle par de l’œdème et par une infiltration leucocytaire plus ou moins riche en polynucléaires éosinophiles.
Syn. granulome éosinophilique du tube digestif
→ Anisakis
[ D1, L1]
Édit. 2018
Anisakis
Anisakis
Genre de Nématode parasite du hareng et d’autres espèces de poissons de mer.
Le cycle, complexe, se déroule d’abord dans la cavité générale de mammifères marins (baleines, phoques, marsouins) qui sont les hôtes définitifs. Les œufs, éliminés dans l’eau, se développent chez un animalcule du zooplancton (premier hôte intermédiaire) puis chez un poisson planctonivore (hareng, maquereau, deuxième hôte intermédiaire qui contient les larves infestantes L3). Le parasitisme humain, après consommation de poissons crus contenant les larves L3, est accidentel (anisakiase).
[A3,D1,L1]
Édit. 2017
anisme n.m.
anismus
Trouble fonctionnel du sphincter anal, lié à une dyssynergie rectosphinctérienne, donnant lieu à une constipation.
La manométrie anorectale montre que le sujet contracte son canal anal pendant qu’il pousse pour déféquer (au lieu de la relaxation normale du plancher pelvien). Le mécanisme semble être une dyssynergie abdominopérinéale responsable de dyspareunie et de vaginisme chez certaines femmes, et chez certains hommes de l’absence d’éjaculation sans atteinte de l’érection.
[L1]
Édit. 2017
anite n.f.
anal inflammation
État inflammatoire de la muqueuse du canal anal se traduisant sur le plan clinique par des phénomènes douloureux (brûlure, prurit) et sur le plan endoscopique par un aspect érythémateux, congestif et parfois érosif avec exulcérations.
Les causes sont multiples. L'origine vasculaire exclusive est contestée, bien que l'on ait décrit une anite bleue (masse bleutée par transparence) et une anite rouge (artériolaire). En fait l'anite est le plus souvent associée à une réaction inflammatoire de la muqueuse rectale réalisant une anorectite qui peut être iatrogène (due aux suppositoires, à une radiothérapie, aux antibiotiques), parasitaire (oxyurose), infectieuse (maladie sexuellement transmissible), etc.
L'anite peut être localisée au niveau des cryptes de la ligne pectinée, point de départ de l'infection des canaux d'Hermann et Desfosse, vecteurs de la fistule anale.
[L1]
Édit. 2017
anite streptococcique de l'enfant l.f.
streptococcal anusitis of the child
→ cellulite streptococcique du nouveau-né
[D1,L1,O1]
Édit. 2017
ankylostomiase n.f.
ankylostomiasis, hookworm disease
→ ankylostomose, ankylostome, Necator americanus
[D1 J1, L1]
Édit. 2020
ankylostomose n.f.
hookworm disease, ancylostomiasis
Nématodose due à la présence dans le duodéno-jéjunum de l’une ou l’autre des deux espèces d’ankylostomes (Ancylostoma duodenale et Necator americanus), vers hématophages spécifiques de l’Homme.
Faisant suite à une contamination trans-cutanée (identique à celle de l’anguillulose à laquelle elle peut être associée), l’affection est notamment caractérisée par des douleurs pseudo-ulcéreuses et par une anémie hypochrome microcytaire hyposidérémique, résultant de l’hématophagie de ces helminthes.
Elle sévit dans toutes les régions chaudes et humides (prévalence : jusqu'à 70% de la population) ; A. duodénale est présent aussi dans quelques régions tempérées, mais a disparu des mines ou des tunnels en percement en Europe.
À la phase de pénétration cutanée des larves, on observe un exceptionnel érythème papulomaculeux et prurigineux aux membres inférieurs ou supérieurs (classique "gourme des mineurs") et à la phase de migration larvaire, rarement toux et dysphonie ("catarrhe des gourmes") ; en cas de pauciparasitisme intestinal, on note une absence de symptôme, dyspepsie, douleurs pseudo-ulcéreuses ou diarrhée ; les fortes infestations, surtout chez l'enfant malnutri provoquent une anémie hypochrome microcytaire hyposidérémique en raison de l'hématophagie des vers et une hyperéosinophilie sanguine fréquente ; la découverte d'œufs à l'examen parasitologique des selles assure le diagnostic. On traite par les benzimidazolés ; l’anémie se corrige par l’administration orale de fer ; le recours à des transfusions sanguines est très exceptionnel.
→ ankylostome, Necator americanus
[D1,J1,L1]
Édit. 2017
anneau de Schatzki l.m.
Schatzki's ring
R. Schatzki, médecin radiologue américain (1963)
[L1]
Édit. 2017
anneau de ténia l.m.
proglottid
Élément constitutif du "corps" (chaîne) des ténias, rectangulaire ou trapézoïdal, pourvu d’un pore génital et d'appareils génitaux mâle et femelle.
Leur production est continue à partir du scolex, les éléments les plus âgés se détachant, isolément ou par paquets, de l’extrémité distale de la chaîne.
Syn. proglottis
[D1, L1]
Édit. 2020
anorexie n.f.
anorexia
Perte totale ou partielle de l’appétit.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,N1,R2]
Édit. 2017
anorexie du petit enfant l.f.
infant anorexia
Avec son refus de l'alimentation en général solide, l'anorexie commune du deuxième semestre est la plus habituelle.
Souvent vif, précoce dans son développement, l'enfant manifeste cette attitude quand il a atteint un certain degré d'autonomie. Il cherche à dominer la situation en s'opposant à sa mère qui cherche à forcer un tel refus, source chez elle d'une profonde angoisse.
Dans la forme simple, dite réactionnelle, où l'on retrouve une cause déclenchante (sevrage, suppression du lait, maladie intercurrente, modification dans la vie de l'enfant, séparation, naissance d'un puîné), le trouble cède à l'apaisement de l'angoisse maternelle. Il est habituel d'insister sur l'absence de gravité de l'anorexie du nourrisson.
Dans la forme complexe, il y a davantage qu'un simple comportement de refus, mais une véritable phobie alimentaire ou un trouble de l'appétit dans un contexte affectif relationnel. C'est le cas de l'anorexie survenant dans un climat de dépression.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,H4,N1,O1,R2]
Édit. 2017
anorexie mentale l.f.
anorexia nervosa
Prédominant largement dans le sexe féminin et survenant en dehors de toute évidence d’affection somatique ou psychiatrique, l’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire conduisant à une perte pondérale prolongée d’au moins 10% qu’accompagne typiquement une aménorrhée.
L’affection est fréquente chez la jeune fille (on considère qu’une femme sur 40 a fait l’objet d’un épisode anorectique). Elle s’observe typiquement chez un sujet intellectualisé et brillant, souvent dans un milieu familial protecteur. Elle débute parfois par une aménorrhée complète et muette, ailleurs par les modifications progressives du mode alimentaire (dans quelques situations à la suite de remarques de l’entourage sur une éventuelle adiposité) : éviction des aliments les plus caloriques, réduction quantitatif de l’apport alimentaire parfois masqué par des vomissements provoqués. En dépit de l’état de minceur puis de maigreur, les sujets restent actifs, performants, quand même affectés de frilosité, sécheresse cutanée, altérations des phanères… Une potomanie, une augmentation de la pilosité sont fréquents. Biologiquement se marquent progressivement des signes de dénutrition : baisse des taux des protides, de la retinol binding protein (RBP), des lymphocytes, parfois hypokaliémie et alcalose. L’aménorrhée est liée à une mise au repos centrale de l’activité ovarienne dont témoigne la baisse de l’estradiol et des gonadostimulines ; se réduisent les taux circulants d’hormones thyroïdiennes T3 et souvent T4, sans accroissement de la TSH ; les concentrations du cortisol sont accrues dans le sang et les urines.
La prise en charge est souvent le fait d’équipes spécialisées (où contribuent somaticiens, psychologues, nutritionnistes). Elle recommande ordinairement un isolement relatif vis-à-vis du milieu familial, favorise la maturation psychologique des patients. Elle tient compte de la dysperception par les sujets de leur image corporelle. La durée de l’épisode anorectique est souvent de nombreux mois.
Plus rare et sévère est la situation des anorexies nerveuses qui se prolongent plusieurs années ou décennies, ou s’installent chez des sujets plus âgés parfois en couple et parents. Les vomissements itératifs, les prises de médications diurétiques ou laxatives sont sources de kaliopénie, à risque de troubles gravissimes du rythme cardiaque (torsades de pointe). Le décès peut survenir aussi du fait de la dénutrition, de l’immunodéficience, de suicides.
Même guéries, les anorexies prolongées ont favorisé la raréfaction osseuse, compromettent la fertilité. A leur décours la constitution d’une surcharge pondérale n’est pas rare.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
→ délire localisé, hystéro-anorexie
[H4, L1, O4, R2]
Édit. 2020
anorexie mentale chez l'enfant prépubère l.f.
anorexia nervosa among prepuberal children
Trouble plus rare qu'à l'adolescence, mais sévère sur le plan somatique et psychique.
Majoritaire chez le garçon, précédée d'importants désordres prémorbides (principalement alimentaires et phobo-obsessionnels), l'anorexie peut s'accompagner d'un refus d'hydratation, d'une forte hyperactivité physique, d'une perte de poids rapide (atteignant parfois 40 p. 100 du poids corporel, avec alors menace vitale), d'un ralentissement ou d'un arrêt de la croissance.
Par suite d'un développement cognitif moins avancé, le vécu psychique, en particulier la peur de grossir, est peu élaboré par rapport à l'adolescence. Des signes dépressifs sont fréquents.
Le pronostic apparaît plutôt défavorable, pouvant comporter une anorexie persistante, une vie émotionnelle réduite, une fragilité narcissique. Des liens familiaux ambivalents et dysfonctionnels rendent difficile la relation thérapeutique.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,H4,N1,O1,O4,R2]
Édit. 2017
anorexigène n.m.
anorexiant drug, anorexigenic
Médicament inhibiteur de l’appétit ("coupe-faim").
Les anorexigènes sont des substances douées de propriétés amphétaminiques plus ou moins marquées, retirées de l’usage en raison de leurs effets indésirables (métamphétamine, dextroamphétamine, phenmétrazine, fenfluramine, dexfenfluramine).
Un traitement anorexigène est indiqué dans certaines obésités. Les résultats sont transitoires car l'effet dure le temps de l'administration. Surtout, ce traitement est discutable du fait des éventuelles complications psychiques ou somatiques qu'il peut déterminer. Des dérivés amphétaminiques sont utilisés dans la composition de la plupart des anorexigènes. Les effets adverses de ces traitements sont fréquents : abus, dépendance, insomnie, dépression, excitation, hypertension artérielle.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
[L1,G3,G4,G5,H4,N1,R2]
Édit. 2017
anse borgne l.f.
one eyed handle
Segment d’intestin dont l’une des extrémités est fermée, l’autre servant à l’anastomose (jéjunojéjunale par ex. en cas d’anastomose gastrojéjunale en Y).
Le syndrome clinique peut être précoce (dans le mois postopératoire) ou tardif (correspondant à une obstruction partielle de l’anse afférente).
[L1,L2]
Édit. 2017
anse en Y l.f.
Y loop
Montage chirurgical fréquemment utilisé en chirurgie digestive qui consiste à isoler un segment d'intestin grêle, jéjunal le plus souvent, mesurant entre 60 et 80 cm de long, mobilisé par section partielle du mésentère en conservant sa vascularisation.
Son extrémité libre sert à la réception du drainage d'un organe digestif après exérèse. Son extrémité d'aval correspondant au pied de l'Y reste en continuité avec le circuit digestif normal.
Tous types d'anastomose peuvent être faits sur une anse en Y : anastomose cholédoco-jéjunale, anastomose pancréatico-jéjunale, anastomose gastro-jéjunale, etc.
[L1,L2]
Édit. 2017
anse mémorable de Wrisberg l.f.
H. Wrisberg, anatomiste et gynécologue allemand (1739-1808)
→ rameaux cœliaques du tronc vagal postérieur
[A1,H5,L1]
Édit. 2017
anse pancréatique de l'intestin grêle l.f.
→ duodénum
[A1,L1]
Édit. 2017
anse sous-hépatique du côlon l.m.
[A1,L1]
Édit. 2017
antabuse (effet) l.m.
[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]
Édit. 20171
anthelminthique adj. et n.m.
anthelmintic
Médicament utilisé pour traiter les helminthiases, de localisation intestinale ou tissulaire.
Comme anthelminthiques intestinaux, l'OMS retient six médicaments essentiels : la niclosamide et le praziquantel, actifs sur les ténias, l'albendazole, le lévamisole, le mébendazole et le pyrantel, actifs sur les nématodes. Comme anthelminthiques tissulaires, l’OMS retient quatre médicaments essentiels : la diéthylcarbamazine et l’ivermectine pour la filariose, le métrifonate et l’oxamniquine pour la bilharziose.
[G3,G5,L1]
Édit. 2017
antre pylorique l.m.
antrum pyloricum (TA)
pyloric antrum
Segment horizontal de l’estomac qui fait suite à la portion verticale ou corps de l’estomac.
Il s’ouvre sur le duodénum par le pylore. Il est tapissé intérieurement d’une muqueuse à sécrétion alcaline. Il peut être exploré cliniquement par fibroscopie gastrique.
Syn. anc. antre gastrique, portion horizontale de l’estomac, région antrale, petite tubérosité gastrique, petit cul-de-sac de l’estomac, vestibule pylorique
[A1, L1]
Édit. 2020
aphtes buccaux de Sutton l.m.p.
Sutton’s buccal aphtous ulcers
R. L. Sutton Jr, dermatologiste américain (1941)
→ aphte, périadénite, periadenitis mucosa necrotica recurrens
[L1,J1]
Édit. 2017