aphte n.m.
aphtha, aphthous ulcer
Lésion anatomoclinique observée sur les muqueuses buccale et génitale, précédée d'une phase érythémateuse, maculovésiculeuse, réalisant une ulcération superficielle punctiforme ou lenticulaire qui ne saigne pas, de 2 à 10 mm de diamètre en moyenne, douloureuse et à fond nécrotique jaunâtre « beurre frais », non induré, à bord net, taillé à l'emporte-pièce avec un liseré rouge inflammatoire.
Une régression spontanée est généralement observée en une ou deux semaines. L'évolution des aphtes est volontiers récidivante et chronique. Le plus souvent, ils sont isolés, comme les aphtes vulgaires d'aspect banal, mais ils peuvent parfois se regrouper en bouquets, comme les aphtes miliaires appelés aussi ulcérations herpétiformes de Cooke. L'ulcération peut parfois avoir une évolution plus nécrosante et l'on parle d'aphtes nécrosants ou géants, autrefois appelés « péri-adénites de Sutton » ou « peri adenitis mucosa necrotica recurrens ». Histologiquement, l'aphte comporte une vasculite oblitérante associée à un infiltrat inflammatoire. Au stade d'ulcération, les artérioles et les veinules sont obturées par des microthrombus fibreux. Ces lésions peuvent rester localisées à la muqueuse buccale, et on parle alors d'aphtose buccale, ou au contraire n'être qu'une des manifestations de la maladie de Behçet.
Étym. gr. aphtein : brûler