AIT sigle pour Accident IschémiqueTransitoire
→ accident ischémique transitoire
[H1, K4]
Édit. 2018
Alagille Watson (syndrome d') l.m.
G. H. Watson, médecin américain (né en 1920) (1973); D. Alagille, pédiatre français (1925-2005) (1975)
[A4,O6,Q2]
Édit. 2017
albinisme avec diathèse hémorragique et cellules pigmentées réticulo-endothéliales l.m.
albinism with hemorrhagic diathesis and pigmented reticuloendothelial cells
Albinisme oculocutané avec surcharge pigmentaire réticulo-endothéliale et défaut d'agrégation plaquettaire de type "pool vide".
Il y a hypopigmentation "tyrosinase positive". Le patient ressemble aux albinos tyrosinase négative "yellow mutant" avec cheveux blancs, peau rose, nystagmus, iris translucides, hypoplasie maculaire, grains de beauté et taches de rousseur ; il présente des hémorragies gingivales, des épistaxis (particulièrement après la prise d'aspirine), et un saignement intarissable lors des interventions chirurgicales. Il s'agit d'un défaut d'agrégation plaquettaire de type "pool vide". Il existe également un syndrome de surcharge avec accumulation de matériel céroïde dans les lysosomes du système réticuloendothélial, ce qui aboutit à une atteinte pulmonaire (fibrose interstitielle chronique), des ulcères digestifs, une gingivite, une colite granulomateuse hémorragique, une insuffisance rénale et une cardiomyopathie. Locus du gène en 10q23-q23.3. L’affection est autosomique récessive (MIM 203300).
F. Hermansky, interniste et P. Pudlak, hématologue tchèques (1959)
Étym. lat. albus : blanc
Syn. HPS, albinisme oculocutané d'Hermansky-Pudlak, Hermansky-Pudlak (syndrome d'), maladie du pool vide, albinisme oculocutané type VIa
[F4,J1,P2,Q2]
Édit. 2017
albinisme avec immunodéficience et troubles hématologiques l.m.
albinism with immune and hematologic defects
Albinisme oculocutané de type tyrosinase positive avec infections bactériennes fréquentes, granulocytopénie et thrombopénie, chez un garçon et une fille cousins germains d'origine turque.
Il s'y ajoute une microcéphalie, une protrusion de l'étage moyen du visage, des cheveux rugueux et raides et un retard mental léger. Les parents sont également cousins germains pour les deux cas. L’affection est autosomique récessive (MIM 203285).
D. Kotzot, généticien allemand (1994)
Étym. lat. albus : blanc
[F4,J1,P2,Q2 ]
Édit. 2017
albinisme oculo-cutané type 4 (AOC4) l.m.
albinism 4
Forme d’albinisme oculo-cutané caractérisé par des degrés variables d'hypopigmentation de la peau et des cheveux, de nombreux changements oculaires et une décussation des fibres du nerf optique au niveau du chiasma.
La prévalence mondiale est estimée à 1/100 000 ; elle est plus élevée au Japon.
L'hypopigmentation cutanée est souvent visible dès la naissance et des signes de nystagmus et de strabisme se manifestent au cours de la première année. Le nystagmus diminue généralement avec le temps ; il est plus notable avec la fatigue, le stress, l'anxiété ou la colère. L'hypoplasie fovéale est associée à la réduction de l'acuité visuelle. Un large spectre de phénotypes cliniques peut être trouvé dans l'AOC4. L'iris est bleu ou marron. La photophobie est courante. L'examen ophtalmologique révèle la vascularisation de la choroïde, une pigmentation rétinienne réduite et une hypoplasie fovéale. Strabisme alternant, réduction de la vision stéréoscopique, et un potentiel évoqué visuel altéré sont associés à la décussation des fibres du nerf optique au niveau du chiasma. Les anomalies visuelles se stabilisent généralement après l'enfance.
La couleur des cheveux des nouveau-nés va de blanc argenté à jaune clair, ils peuvent foncer légèrement (châtain clair) mais restent relativement inchangés. La peau est le plus souvent blanc crème. Avec le temps, la peau devient épaisse, rugueuse et infiltrée, et les kératoses actiniques sont courantes chez les patients avec une exposition solaire importante. Un risque accru de développer des carcinomes squamocellulaires et basocellulaires existe, mais le mélanome est rare.
L'AOC4, de transmission autosomique récessive, est dû à des mutations du gène de la protéine de transport associée à la membrane (MATP) SLC45A2, qui code pour une protéine de transport qui agirait comme un médiateur dans la Synthèse de la mélanine. Les patients ont des mélanocytes qui continuent de produire de petites quantités de mélanine (principalement phéomélanine jaune).
Le test génétique permet d'affirmer le diagnostic.
M. Hayashi et T. Suzuki, dermatologues japonais, Orphanet ( Avril 2014)
Étym. lat. albus : blanc
→ albinisme oculocutané, SLC45A2 gene
[J1,P2,Q2]
Édit. 2017
albinisme oculocutané de type VIa l.m.
albinism with hemorrhagic diathesis and pigmented reticuloendothelial cells
→ albinisme avec diathèse hémorragique et cellules pigmentées réticulo-endothéliales
[F4,J1,P2,Q2]
Édit. 2017
albinisme oculocutané d'Hermansky-Pudlak l.m.
Hermansky-Pudlak’s syndrome
F. Hermansky, médecin interniste et P. Pudlak, hématologue tchèques (1959)
Étym. lat. albus : blanc
→ albinisme avec diathèse hémorragique et cellules pigmentées réticuloendothéliales
[F4,J1,P2,Q2]
Édit. 2017
Albright (maladie d') l.f.
Albright’disease
→ Albright (syndrome d'), pseudohypoparathyroïdie
[O4, Q2]
Édit. 2020
Albright (syndrome ou phénotype d') l.m.
Albright’s syndrom or phenotype
Habitus particulier constitué par une petite taille, une surcharge pondérale, une brachymétacarpie et brachymétatarsie, un élargissement de la dernière phalange du pouce (signe de Murder), parfois une retard mental, une complexion rousse…
Ce phénotype est observé dans la pseudohypoparathyroïdie de type 1 par résistance à l’hormone parathyroïdienne du fait d’une mutation du gène GNAS, s’accompagne alors d’hypocalcémie, d’hyperphosphorémie et d’accroissement du taux de PTH. Il survient aussi isolément, sans trouble du métabolisme phosphocalcique et caractérise alors la pseudo-pseudohypoparathyroïdie.
F. Albright, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine (1937)
Syn. syndrome de McCune-Albright-Sternberg, pseudoparathyroïdie
→ pseudohypoparathyroïdie, pseudo-pseudohyoparathyroïdie
[I2, O4, Q2]
Édit. 2020
Albright (syndrome d'ostéodystrophie autosomique dominante d') l.m.
Albright disease
Pseudohypoparathyroïdisme avec petite taille, faciès lunaire, brachydactylie et bachymétacarpie, calcifications et ossifications sous- cutanées, hypocalcémie et augmentation de l'hormone parathyroïdienne dans le sérum avec hyperplasie parathyroïdienne.
Le retard mental est inconstant ou modéré. Sont observés surcharge pondérale, mains et pieds aux doigts courts avec brièveté inégale et asymétrique des métacarpiens et métatarsiens), calcifications sous-cutanées et des parties molles notamment du scalp, des mains et des pieds. L’affection peut se compliquer de cataracte, de calcifications des noyaux gris centraux ou plus diffuse de l’encéphale (syndrome de Fahr), de néphrocalcinose.
Dans la pseudohypoparathyroïdie IA (PHP-IA) le gène Gs a une fonction anormale altérant la production des protéines assurant la liaison entre le récepteur de l’hormone parathyroïdienne et l’unité effectrice qui contribue à l’activation de l’ATP en AMPc en réponse à l’adénylate cyclase) ; l’ubiquité des protéines de liaison explique la coïncidence habituelle de résistances associées (aux gonadostimulines, la GH, la TSH, la leptine, les catécholamines, au glucagon, à la mélanogenèse …) ce qui contribue à la diversité des phénotypes. Dans la forme IB (PHP-IB) où n’est pas observée d’anomalie phénotypique, ni non plus clairement de résistances hormonales associées à celle de la PTH, les altérations génétiques de GS impliquent une anomalie de la syntaxine. La maladie prend une expression différente selon le sexe du parent transmetteur (empreinte génétique) : les pères des sujets atteints de PSHP de type 1A sont ordinairement atteints de la même situation ; en revanche les mères ont simplement un phénotype de pseudopseudohypoparathyroïdie (habitus d’Albright sans anomalie métabolique ou hormonale, notamment du calcium sanguin et du taux de PTH). L’affection est autosomique dominante (MIM 103580, MIM 103581) ou plus exceptionnellement autosomique récessive (MIM 203330).
F. Albright, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine (1942)
Syn. AHO, pseudohypoparathyroïdisme de type IA, ostéodystrophie héréditaire d'Albright
[I2, O4, Q2]
Édit. 2020
alcaloïdes de la pyrrozilidine l.m.
pyrrozilidine alcaloids
Molécules d’origine végétale caractérisées par la présence d’un noyau pyrrozilidine.
Les alcaloïdes de la pyrrozilidine ont été trouvés dans plus de 300 espèces de plantes. Il en existe plus de 200 variétés différentes. Ces extraits de plantes sont utilisés dans certaines médecines traditionnelles. L’intoxication par les alcaloïdes de la pyrrozilidine conduit à la maladie veino-occlusive du foie. Des oedèmes pulmonaires et des effusions pleurales peuvent également être observées.
[G3,G4,G5]
Édit. 2017
alcalose métabolique l.f.
metabolic alkalosis
Alcalose avec élévation de la concentration plasmatique en bicarbonates due, soit à un excès d'apport de bicarbonates ou d'alcalins, soit le plus souvent à une perte d'ions Cl- et H+.
Il existe une compensation rénale par réabsorption accrue de bicarbonates en relation avec l'hypocapnie, l'hypercalcémie et la kaliopénie. Si la compensation est insuffisante le pH s'élève : on parle de décompensation. Les spoliations digestives, surtout hautes (vomissements, aspiration gastrique) et les traitements diurétiques, les réactions hormonales (hyperaldostéronisme, hypercorticisme) ou la réduction des volumes extracellulaires (alcalose de contraction) sont les principales causes. La correction nécessite la réexpansion des volumes extracellulaires et surtout la correction du déficit chloré et potassique.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
→ alcalose métabolique (classification), Davenport (diagramme de)
[C2, m&, O4]
Édit. 2020
alcool n.m.
alcohol
1) Nom générique des composés organiques de formule R-OH, résultant de la substitution théorique du groupe OH à un atome d’hydrogène sur un carbone saturé d’un hydrocarbure.
On distingue :
-les alcools primaires : R-CH2OH
-les alcools secondaires : R-CHOH-R’
- les alcools tertiaires :
En nomenclature internationale, on fait suivre de la désinence -ol le nom de l’hydrocarbure correspondant (ex. : éthanol à partir d’éthane).
2) À la pharmacopée, le terme alcool désigne un mélange d’éthanol et d’eau dont la teneur en éthanol doit être comprise entre 94,7 et 96,6 p. 100 (V/V).
3) Dans le langage courant, le terme alcool sans qualificatif désigne l’alcool éthylique de titre indéterminé.
Celui-ci doit être précisé lorsque l’on considère particulièrement les effets pharmacologiques et toxicologiques.
Étym. arabe, al–cohol : substance subtile
[C1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolémie l.m.
blood alcohol concentration (BAC), level (BAL), alcoholaemia
Teneur sanguine en alcool éthylique, exprimée en grammes par litre en France et en milligrames par cent millitres dans les pays anglo-saxons.
Il existe deux méthodes de dosage :
1) les méthodes enzymatiques font appel à l’oxydation de l’éthanol en éthanal par une coenzyme soit l’alcool déshydrogénase qui présente une spécificité étroite pour l’éthanol, soit l’alcool oxydase, de spécificité moins bonne (interférence avec le méthanol). La mesure finale s’effectue par absorption soit dans l’ultra-violet, soit dans le visible (réaction de Trinder) ;
2) les méthodes chromatographiques utilisent la chromatographie en phase gazeuse (CPG) selon deux modes principaux, soit l’injection d’une dilution du sang dans le chromatographe, soit le mode d’espace de tête dans lequel on analyse uniquement le gaz surmontant une dilution du sang total dans un flacon serti.- La détection est réalisée par ionisation de flamme.
Dans le cadre médico-légal, seules les méthodes par CPG peuvent être utilisées, sur sang total. En routine clinique, elle peut être dosée par technique enzymatique. Même à jeun cette teneur n'est jamais complètement nulle. Mais il existe une relation nette entre la fréquence d'accident de la route (mesuré ici par le nombre d'accidents de buveurs par rapport à celui de sujets à jeun) et l'alcoolémie du conducteur. Le schéma ci-contre, emprunté à une étude anglaise sur des accidents mortels (OCDE, 1988) donne le facteur de risque apporté par l'alcool : les jeunes conducteurs sont particulièrement sensibles à une élévation de l'alcoolémie. En Europe la limite légale tolérée est de : 0,2 g/L en Suède, 0,5 g/L dans les pays latins et 0,8 g/L dans les pays anglophones ou alémaniques. A 0,5 g/L les jeunes conducteurs ont déjà un facteur de risque deux fois plus grand que celui des conducteurs plus âgés.
A : jeunes conducteurs, buveurs occasionnels
B : conducteurs plus âgés, buveurs occasionnels
C : conducteurs, buveurs invétérés.
Toutefois il faudrait expliquer pourquoi, chez des conducteurs plus âgés, le facteur de risque est plus faible que chez les jeunes et parler du facteur d’induction enzymatique.
À compter du 15 septembre 1995, la loi française a fixé à 0,5 g. d'éthanol par litre de sang la concentration à partir de laquelle la conduite d'un véhicule est délictueuse, même en l'absence d'incident ou d'infraction au code de la route. Cette disposition est applicable à l'ensemble des crimes et délits de droit commun, aux auteurs comme aux victimes.
De manière courante et métonymique, "alcoolémie" est utilisée abusivement en lieu et place de "teneur d'alcoolémie ».
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé; gr. haima : sang
Syn. éthanolémie
→ alcool éthylique, alcoolisme aigu, éthylomètre, risque (facteur de)
[G3,G4]
Édit. 2017
alcool éthylique l.m.
ethanol
Alcool primaire C2H5OH, éthanol, se présentant sous forme d’un liquide incolore, volatil, bouillant à 78°C, miscible à l’eau, très inflammable, d'odeur piquante et aromatique, de saveur âcre et chaude.
L'éthanol est un constituant universel résultant de la fermentation alcoolique provoquée en particulier par Saccharomyces cerevisiae, la Levure de bière : tout produit naturel contenant des sucres fermentescibles est amené à subir cette fermentation productrice d’alcool qui contribue à stabiliser ce produit (fabrication du vin, de la bière, du cidre, du lait, etc.). La fabrication des boissons alcooliques et de l’alcool pur est de grande importance industrielle. L’alcool peut en outre être produit en vue de la fabrication de biocarburants. Il peut être synthétisé industriellement.
Sous l’angle alimentaire et toxicologique, l’alcool doit être traité avec attention et des attitudes contradictoires sont exprimées par divers spécialistes. D’une part l’usage régulier de boissons alcoolisées est attesté depuis la plus haute antiquité dans la plupart des civilisations, d’autre part l’alcool fut introduit dans la panoplie des remèdes, en particulier sous des formes pharmaceutiques diverses (vins, élixirs...), le pouvoir dissolvant de l’alcool permettant la mise en solution de divers constituants naturels (fabrication d’extraits et teintures). Pendant longtemps, avant l’invention des anesthésiques, l’alcool fut largement utilisé pour réduire la sensation de la douleur et aussi les réactions de défense de sujets soumis à des situations conflictuelles (soumission chimique).
L’alcool est employé comme antiseptique à la dilution de 70%.
L'alcool est absorbé très rapidement par voie digestive avec les boissons ou par voie pulmonaire sous forme de vapeur. Par voie digestive, son absorption est complète en 30 à 45 minutes dans l’estomac (20%), puis dans le grêle proximal de manière passive. La vitesse d’absorption est très variable selon l’état de la vacuité gastrique qui l’accélère, selon la concentration de l’alcool et la nature des aliments qui l'accompagnent et selon les susceptibilités individuelles. Elle est retardée par la consommation de graisses en abondance et aussi par la prise de certains médicaments (amphétamines et anticholinergiques).
L’alcool diffuse en quelques dizaines de minutes dans tout l'organisme ; sa répartition est comparable à celle de l'eau. L'alcoolémie est maximale en une demi-heure environ après l'absorption orale, elle est alors approximativement égale au rapport poids d'alcool ingéré/poids corporel.
L'alcool s'élimine sans changement par tous les émonctoires, notamment par voie pulmonaire. Son métabolisme dominant est hépatique, lié entre autre à des cytochromes P 45O inductibles de classe II. L'alcool-déshydrogénase, enzyme du métabolisme, transforme l'éthanol en éthanal (acétaldéhyde) à une vitesse pratiquement constante de 0,15 g/L de sang par heure. Le terme ultime est l'acide acétique, point de départ pour une transformation en lipides. Sa dégradation complète en dioxyde de carbone et eau libère 30 kJ/g (soit 7 kcal).
Selon le degré de vulnérabilité individuelle et l’importance de la consommation, l’alcool intervient plus ou moins dans les métabolismes et exerce un rôle pathogène sur différents organes, en particulier le foie et le système nerveux. D'autres systèmes d'oxydation peuvent aussi concourir à cette oxydation de l'alcool (MEOS) et certains d’entre eux produisent des formes actives de l'oxygène capables d'altérer les structures membranaires des mitochondries hépatiques pouvant entraîner une cirrhose. La conséquence la plus immédiate du catabolisme de l'éthanol dans le foie est une stéatose. Dans le système nerveux central, l'alcool interfère avec le métabolisme des catécholamines, conduisant à des composés apparentés aux alcaloïdes hallucinogènes ou opioïdes. L'ivresse est produite par ingestion immodérée de boissons alcooliques. Psychotrope facteur de communication par levée des inhibitions, pour certains sujets, il peut devenir toxicomanogène. Une pratique de haute gravité qui se généralise actuellement chez les jeunes est la consommation en quantité de boissons riches en alcool en vue de provoquer rapidement une ivresse avancée (binge trinking traduit par « cuite express ». L’alcool apparaît alors comme une « drogue licite » puisque sa consommation n’est pratiquement pas entravée.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé ; éthyle : formé sur éther avec le suffixe yle : par analogie avec méthyle
→ alcoolisme aigu, alcool méthylique, ébriété, éthylotest, ivresse alcoolique, MEOS, stéatose, opioïde
[C1,G3,G4,L1]
Édit. 2017
alcoolique adj., n.m. ou f.
alcoholic
1) Qui a trait à l’alcool.
2) Appliqué à une personne, terme imprécis qui peut avoir plusieurs sens :
- personne qui aux yeux de son entourage, consomme trop de boissons contenant de l’alcool,
- personne atteinte d’une alcoolopathie organique ou mentale.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[C1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolique dangereux l.m.
dangerous alcoholic
Sujet ivre ou alcoolique, dont le comportement atteint ou laisse pressentir un degré de violence débordant les capacités de tolérance de l'entourage, et menaçant son intégrité.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ loi du 15 aril 1954, dangerosité en psychiatrie
[E3,G3,G4]
Édit. 2017
alcooliques anonymes l.m.
anonymous alcoholics
Association de personnes se proclamant "alcooliques", ayant le projet de renforcer leur propre abstinence dans l'aide aux alcooliques non abstinents.
Son action est fondée sur l'expression anonyme et publique de témoignages personnels de chaque membre à l'égard de l'éthanol, et sur un programme de "restructuration" en douze étapes proposé au sujet désireux de s'abstenir, avec parrainage individuel par un abstinent confirmé.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
Sigle AA
[E1,E3,G3,G4]
Édit. 2017
alcooliques (obligation de soins aux) l.f.
compulsory care of alcoholic persons
[E3,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisation n.f.
alcoholisation
1) Consommation de boissons alcooliques par une personne ou un groupe, pendant une période donnée, estimée quantifiable sans jugement normatif.
L'alcoolisation active résulte d'une intention délibérée. L'alcoolisation passive est réalisée par l'introduction expérimentale, par quelque voie que ce soit, d'éthanol chez l'animal en général. Sous le même terme, on décrit la consommation de l'enfant soumis aux pressions socioculturelles familiales.
2) Injection d’alcool dans un but thérapeutique.
P ex. au niveau d’une tumeur primitive hépatique, ou d’un ganglion nerveux (alcoolisation du ganglion trigéminal dans la névralgie du trijumeau ).
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[B4,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisation du foie l.f.
hepatic alcoholization
Traitement des hépatocarcinomes par voie percutanée avec injection in situ d'une substance corrosive : alcool absolu, acide acétique, etc.
Cette technique n’est plus utilisée dans le traitement du carcinome hépatocellulaire, dans les pays occidentaux, remplacée par la radiofréquence.
Expression impropre.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[B4,F2,L1]
Édit. 2017
alcoolisme n.m.
alcohol-related problem, alcoholism (ne s'emploie qu'à propos des alcoolo-dépendants)
1. État pathologique caractérisé par une alcoolo-dépendance et/ou une alcoolopathie.
2. Ensemble des lésions viscérales secondaires à une consommation excessive d'alcool.
3. Appliqué à une collectivité, ce terme recouvre une tentative de quantification du phénomène en amalgamant les divers états pathologiques, les conséquences sociales de l'alcoolisation, certains troubles du comportement, etc.
Le concept de "fléau", qui est souvent appliqué, accentue la confusion et gêne l'évaluation.
Introduit par le suédois Magnus Huss (1849), le mot d'alcoolisme désigne, en langage courant, tout état pathologique lié à une consommation d'éthanol dont la fréquence ou l'intensité est dangereuse pour le sujet.
M. Huss, médecin suédois (1807-1890)
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisme aigu l.m.
acute alcoholism
Intoxication dont les effets apparaissent peu après l'ingestion d'une boisson alcoolique.
L'état ébrieux ou ébriété (ataxie, dysarthrie et confusion), forme initiale ou mineure de l'ivresse apparaît à partir d'un taux sanguin allant de 0,5 à 1,5 g/L. Au-dessus de 2 g/L la marche est difficile sinon impossible. Après 3 g/L le patient est généralement dans le coma (ivre mort) ou du moins fortement obnubilé, il peut mourir en état de choc. Par accoutumance, les alcooliques chroniques tolèrent des taux élevés.
Les effets d'une intoxication isolée se dissipent assez rapidement. Si le réveil tarde, suspecter l'association d'alcool et d'autres substances. De toute façon, éviter tout lavage gastrique, mais mettre en œuvre une surveillance cardiorespiratoire, les perfusions glucosées doivent être additionnées de thiamine (vitamine B1), les analeptiques doivent être maniés avec prudence. La dialyse extrarénale ne doit être utilisée qu'en cas extrême.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcool éthylique, alcoolémie, ébriété, ivresse
[E1,G2,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisme chronique l.m.
chronic alcoholism
→ alcoolopathie, alcoolopathie et anesthésie
[E1,G3,G4]
Édit. 2017
alcoolisme chronique (indicateurs biologiques de l') l.m.p.
biological indicators of chronic alcoholism
Détection d'une alcoolisation individuelle "à risque" qui repose sur le dosage d'enzymes ou d'autres paramètres sanguins.
Ce sont essentiellement :
- la gamma-glutamyl-transpeptidase (γ GT), enzyme participant au transport transmembranaire d'aminoacides -dont le gamma-glutamyl- depuis un peptide jusqu'à un accepteur. En France, les valeurs normales admises sont inférieures ou égales à 28 UI/L. chez la femme et à 38 UI/L. chez l'homme ;
- le volume globulaire moyen des hématies, normalement compris entre 85 et 95µ3, et qui reste un des meilleurs moyens de détection sous réserve d'un constat de la macrocytose moins de trois heures après le prélèvement.
Sont également utilisés : les variations du taux sérique de la delta-aminolévulinate-déshydratase, de l'alpha-1-déshydratase, de la désialotransferrine, du glutamate-déshydrogénase, et le rapport des taux sériques d'immunoglobuline A et de transferrine (IGA/Tf).
La spécificité de la γGT est de 0.80 et sa sensibilité de 0.85. Le contexte clinique reste donc important à prendre en compte.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[C1,E1,G3,G4]
Édit. 2017