allergie alimentaire à l'œuf l.f.
hen egg allergy
Allergie à l’un des éléments constitutifs de l’œuf, essentiellement à l’ovalbumine du blanc d'œuf, un antigène majeur partiellement dénaturé par le chauffage.
Elle constitue la plus fréquente des allergies de l’enfant de moins de 3 ans, toucherait 1-2% des enfants d’âge préscolaire, commence à disparaître dans plus de la moitié des cas entre 3 à 5 ans, mais peut persister au-delà et jusqu’à l’âge adulte. Elle se manifeste surtout sous forme d’une dermatite eczémateuse ou urticarienne, parfois de troubles digestifs, d’œdème de Quincke voire d’un choc anaphylactique ; des signes respiratoires (rhinite, asthme) sont possibles, particulièrement chez les enfants plus âgés.
L’ovalbumine (186 aminoacides) qui constitue 64% du blanc de l’œuf est la protéine la plus fréquemment en cause, mais d’autres protéines du blanc (ovomucoïde...) et même du jaune, peuvent expliquer l’allergie. Celle-ci est ordinairement croisée entre œuf de poule et œuf de caille mais non avec l’œuf de cane. La tolérance de l’œuf cuit est possible. Des tests cutanés et les dosages d’IgE spécifiques peuvent être utiles au diagnostic et l’évaluation pronostique lors de l’évolution.
Il n’y a plus de contre-indication aux vaccinations courantes (rougeole, oreillons, rubéole..) du fait de l’éviction des protéines de l’œuf dans la préparation des vaccins, au moins en France. En principe l’œuf de poule doit être exclu de l’alimentation, en sachant qu’il est présent dans de nombreuses préparations alimentaires industrielles (la mention en est obligatoire sur les emballages). En milieu spécialisé et sous surveillance existent des possibilités d’immunothérapie par voie orale.
[F3,R2]
Édit. 2017
allergie alimentaire à la banane l.f.
food allergy to banana
Allergie due à une fraction allergénique contenue dans la banane, détruite par le chauffage.
Des IgE spécifiques antibananes ont pu être mis en évidence. L'allergie à la banane peut être rencontrée chez des sujets allergiques au latex.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,R2]
Édit. 2017
allergie au chrome l.f.
Allergie aux sels de chrome et au métal lui-même qui détermine une réaction de contact de type eczémateux.
Le ciment est la source principale de sensibilisation au chrome. Autres sources possibles : le jaune de chrome (colorant jaune, rouge ou vert), les allumettes, les sels de chrome utilisés dans les opérations de dégraissage métallique et dans le mélange sulfochromique destiné au nettoyage de la verrerie de laboratoire, les chromates présents dans les cendres de bois, etc. (Tableau des maladies professionnelles n°11bis et 37 bis).
[E2,F3,N1]
Édit. 2017
allergie au coton l.f.
[N1]
Édit. 2017
allergie au mercure l.f.
mercury allergy
Allergie due au mercure ainsi qu’à ses sels, chlorure et amidochlorure ainsi qu’au lactate de phénylmercure.
Les amalgames dentaires à base de mercure peuvent entraîner un eczéma péribuccal, des réactions inflammatoires en regard de la dent obturée, pouvant prendre l'aspect d'un lichen plan oral.
Des eczémas de contact sont reconnus comme maladie professionnelle (tableau 2 du régime général de l’assurance maladie)-chez les personnes manipulant du mercure dans le cadre de leur activité professionnelle.
[E2,F3,C1]
Édit. 2017
allergie au persulfate l.f.
[C1,F3]
Édit. 2017
allergie au pollen l.f.
pollen hypersensitivity
Hypersensibilité immédiate (de type I) observée le plus souvent chez les sujets atopiques après inhalation de certains pollens.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie aux champignons l.f.
mushroom allergy
Allergie provoquée par les spores des champignons.
Par ex. alternaria, cladosporium (parasite de graminées), épidermophyton (qui vit dans les couches cornées de l’épiderme, le phanères, les parties mortes et mal entretenues de la peau, fusarium (qui pousse sur la pourriture des végétaux, sur le maïs en tige), rouille (parasite des céréales).
→ bagassose, canne à sucre, champignonnistes (maladie des), Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,D2]
Édit. 2017
allergie aux corticoïdes l.f.
allergy to steroids
Ensemble des accidents d'hypersensibilité aux corticostéroïdes, qu'ils soient administrés per os ou plus souvent après une injection intra-articulaire, intraveineuse ou intramusculaire.
L'accident peut se présenter comme une urticaire, des éruptions diverses et même comme un œdème angioneurotique. On pratique dans ces cas des tests cutanés en prick à la solution pure avec une solution diluée au 1/10 de corticostéroïdes. Si la plupart des incidents relevés relèvent des excipients ou des conservateurs, il existe des incidents dus au produit lui-même.
→ prick test, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G5,N1]
Édit. 2017
allergie aux hyménoptères l.f.
hymenoptera allergy
En Europe, 3 à 5% de la population générale présentent des réactions anaphylactiques aux piqures d'hyménoptères.
Il s'agit tantôt d'abeilles, tantôt de guêpes, tantôt de frelons, très grosses guêpes dont le venin est très apparenté à celui des guêpes. Les bourdons sont de très gros insectes poilus, arrondis, piqueurs éventuellement mais non dangereux réellement et qui sont apparentés aux abeilles. L'allergie aux hyménoptères tue plus de gens chaque année en France que les morsures de serpents! On peut désensibiliser fort bien aux hyménoptères. Ce traitement est plus efficace dans l'allergie aux guêpes que dans l'allergie aux abeilles.
→ allergie (aux insectes), hyménoptères, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,D4,D5]
Édit. 2017
allergie aux insectes l.f.
insects allergy
Allergie par inhalation ou par ingestion, par contact, par piqûre ou morsure.
Elle survient aprés
- une inhalation ou une ingestion : débris de corps d’insectes (blattes par ex. ; on peut en rapprocher les arachnides, comme les acariens de la poussière de maison, ou les araignées rouges des arbres fruitiers) ;
- un contact : chenille processionnaire ;
- une piqûre ou une morsure : abeille (3 à 5% de la population présentent des réactions anaphylactiques, 10% des signes biologiques tels que des IgE dans le sérum), guêpe, frelon, bourdon, fourmi (exceptionnelle en France).
→ chenille processionnaire, acarien, poussière de maison, araignée rouge, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,D4,D5]
Édit. 2017
allergie aux médicaments l.f.
drug allergy
Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G3,G5]
Édit. 2017
allergie aux plantes l.f.
plant allergy
Allergie causée par les végétaux.
De nombreuses plantes polliniques provoquent une hypersensibilité immédiate de type I par les grains de pollen : c’est le cas de l’ambroisie, des anacardiacées telles que Rhus urticans, de l’armoise, du chénopode ou d’autres chénopodiacées, de cupressacées, de graminées (plus de 6 000 espèces, dont la fléole, le pâturin, le chiendent), du plantain, des pariétaires. C’est aussi le cas d’arbres ou d’arbrisseaux, en particulier bétulacées (bouleau), châtaignier, cyprès, frêne, genévrier, genêt d’Espagne, hêtre, lierre, marronnier, micocoulier, noisetier, olivier, orme, palmier, peuplier, pin, platane, robinier (faux-acacia), sapin, tilleul. D’autres plantes sont allergisantes par leurs poussières, par ex. le soja. On observe aussi des allergies par contact de certains arbres : buis, bois tropicaux, troène.
→ graminées, coton, lin, ricin, canne à sucre, bagassose, bois tropicaux, baume du Pérou, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie bronchique l.f.
bronchial allergy
Allergie se traduisant par de l'asthme, état dyspnéique fait de paroxysmes de sibilances, de dyspnée bronchique spontanée.
Il existe aussi des quintes de toux allergique à caractère nocturne dominant accompagnées de sibilances. L'allergie bronchique entraîne des phénomènes inflammatoires. Dans l'asthme allergique, les sympathomimétiques calment fort bien le spasme bronchique accompagné de dyspnée mais la cortisone par voie générale, locale ou en aérosol, est plus efficace contre les phénomènes inflammatoires.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,K1]
Édit. 2017
allergie cutanée l.f.
skin allergy
Phénomènes allergiques de types très divers pouvant toucher la peau.
Tous les mécanismes allergologiques peuvent être observés ici : allergie immédiate à IgE, allergie de type III, allergie de type IV à médiation lymphocytaire. Les phénomènes peuvent être aigus, momentanés et réversibles à type d'urticaire ou d'œdème de Quincke, ou être au contraire d'évolution lente et durable comme le sont en particulier tous les eczémas.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de), allergie cutanée et psychisme
[F3,J1]
Édit. 2018
allergie cutanée et psychisme
cutaneous allergy and psychism
Relation de cause à effet supposée entre la seule notion d'une tension anxieuse ou d'une situation difficile, avec une dermite allergique : urticaire, œdème de Quincke, angéites leucocytoclasiques apparentées au phénomène d'Arthus ou eczéma de contact.
Certains auteurs estiment que la tentation d'une recherche de facteurs psychiques est liée à notre ignorance étiologique, qui concerne par ex. 30 à 80% des cas d'urticaire ou d'œdème de Quincke.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de), allergie cutanée
[F3,H4,J1]
Édit. 2018
allergie de contact l.f.
contact hypersensitivity
Variété d'hypersensibilité retardée secondaire à l'application sur la peau de substances qui, chez certaines personnes, se révèlent allergisantes, par ex. chrome, nickel, caoutchouc, etc., et dont l'expression clinique est un eczéma.
Certaines allergies de contact, par ex. la dermite du ciment, sont à l'origine de dermatoses professionnelles. L'allergie de contact met en jeu les cellules de Langerhans de l'épiderme et les lymphocytes T.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,J1]
Édit. 2017
allergie de contact au ciment l.f.
cement allergy
Allergie fréquente chez les maçons, particulièrement les eczémas des mains, due le plus souvent à une allergie de contact au bichromate du ciment.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[N1]
Édit. 2017
allergie digestive l.f.
digestive allergy
Ensemble de symptômes digestifs aigus ou chroniques, en rapport avec un état d'hypersensibilité à un antigène quelle qu'en soit la nature (alimentaire, infectieuse, médicamenteuse) ou le mode d'introduction.
Différents types d'hypersensibilité (immédiate, semi-retardée ou retardée) peuvent être en cause et sont souvent intriqués pour le même syndrome. L'allergie et l'intolérance sont différentes : l'allergie fait appel obligatoirement à un mécanisme immunologique alors que l'intolérance comporte d'autres réactions possibles.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,L1]
Édit. 2018
allergie humorale l.f.
humoral allergy
Type d'allergie où les anticorps sont en circulation dans les humeurs.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3]
Édit. 2017
allergie nasale l.f.
nasal allergy
Allergie qui participe à tous les caractères généraux de l'allergie respiratoire, c'est-à-dire unité de lieu, de temps très souvent observée dans ces phénomènes explosifs : prurit nasal, éternuements.
Les phénomènes oculaires accompagnent fréquemment le phénomène nasal, particulièrement au cours des pollinoses. L'atteinte nasale est souvent rhino-sinusienne, ce qui est un facteur de durée plus grande de l'infection. Toute rhinite allergique qui dure doit entraîner une exploration endoscopique, radiographique et scanographique des sinus.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3 ,P1,P2]
Édit. 2017
allergie naso-sinusienne l.f.
nasosinusal allergy
Hypersensibilité de la muqueuse naso-sinusienne liée généralement à des anticorps de type IgE.
La rhinite allergique en est la manifestation la plus fréquente, caractérisée par l’association : éternuements, obstruction nasale et rhinorrhée. Dans la rhinite saisonnière, l’étiologie est avant tout pollinique. La rhinite perannuelle est le plus souvent due aux acariens. La sinusite allergique aspergillaire est controversée.
L’allergie naso-sinusienne survient chez l’adulte jeune, elle entraîne des lésions sinusiennes diffuses, elle est parfois associée à un asthme ou à une polypose ou à l’association des deux.
→ rhinite allergique, obstruction nasale, rhinorrhée, éternuement, pollen, acarien, sinusite, aspergillose sinusienne, asthme, polypose naso-sinusienne ,Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,P1]
Édit. 2017
allergie oculaire l.f.
ocular allergy
L'œil, directement exposé aux différents agents pathogènes présents dans l'environnement, est un modèle intéressant d'observation directe des phénomènes cliniques et des réactions immuno-allergiques, spontanées, ou provoquées.
Une réponse allergique, même faible, peut avoir de graves conséquences sur la fonction visuelle. Différentes tuniques de l'œil et les tissus qu'elles contiennent peuvent être affectées séparément : surtout la paupière, la conjonctive, l'uvée.
La rétine peut être la cible de nombreux processus immunologiques. Le réseau vasculaire rétinien peut être facilement observé, ce qui est précieux au cours de l'évolution de maladies immunologiques à tropisme vasculaire.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,P2]
Édit. 2017
allergie tissulaire l.f.
tissular allergy
Type d'allergie où les anticorps sont uniquement fixés sur tel ou tel tissu.
[F3 ]
Édit. 2017
allergies alimentaires l.f.p.
food allergy
De nombreux aliments provoquent des réactions d’hypersensibilité, souvent de type I : manifestations digestives (vomissements, diarrhées), cutanées (urticaire, eczéma), ou systémiques (rhinite, asthme, ou parfois choc).
Par ex. lait de vache, dont l’allergène majeur est la bêtalactoglobuline et dont le chauffage réduit le degré d’allergie ; poisson, surtout les poissons imparfaitement conservés ou séchés, qui contiennent parfois de l’histamine en abondance dans leurs muscles ; crustacés ; œufs ; fruits, tels que fraises, pêches, pommes ; légumes ombellifères, tels que carottes, fenouil, céleri (rave, ou sel de céleri) ; les céréales, tels que blé, orge, avoine, maïs, malt, riz, sorgho sont peu allergisants, et leurs allergènes sont souvent détruits par la cuisson.
Étym. lat. alimentum, aliment ; alere, nourrir
→ allergie alimentaire à l'œuf, moutarde, allergie alimentaire à la banane, colorants alimentaires, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,R2]
Édit. 2017