albuminoïde n.m.
albuminoid
Substance dont la composition s'apparente à celle de l'albumine.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
[C1,C2]
Édit. 2017
albuminorachie n.f.
albuminorachia
1) Présence ou concentration de sérumalbumine dans le liquide céphalospinal.
2) Par extension, et incorrectement, présence ou concentration de protéines dans le liquide céphalospinal.
L'albuminorachie, normalement de 0,22 g/L chez l'adulte, s'élève dans de nombreuses affections du système nerveux central ; au delà de 0,3 g/L, elle est un signe de compression médullaire ou de méningite.
Étym. lat. albumen : blanc d'œuf
Syn. incorrect de protéinorachie
[C1,H]
Édit. 2017
albuminurie n.f.
albuminuria
Terme désuet employé dans le langage courant pour protéinurie.
[M1]
Édit. 2020
albumose n.f.
albumose
Polypeptide produit par l'hydrolyse pepsique de protéines, et précipitant par le sulfate d'ammonium à saturation en milieu acide, par opposition aux peptones qui ne précipitent pas.
Les albumoses ne coagulent pas à la chaleur.
[C1]
Édit. 2017
alcalémie n.f.
alkalemia
Concentration en ions H+ plus basse que la normale dans le sang artériel (pH > 7,42).
En ce qui concerne tout l'organisme, on parle d'alcalose.
Étym. arabe : al Kali : soude caustique
[C2]
Édit. 2017
alcali n.m.
alkali
Substance chimique basique (oxyde ou hydroxyde) provenant d'un des six métaux dits alcalins : lithium, sodium, potassium, rubidium, césium et francium.
Par ex. soude, potasse, lithine, etc.
Étym. arabe al : article ; kali : plante riche en potassium
[C1]
Édit. 2017
alcali volatil l.m.
volatile alkali
Dénomination commerciale et familière de l'hydroxyde d'ammonium.
L'hydroxyde d'ammonium est considéré comme un alcali parce que l'ion ammonium a les propriétés d'un ion métallique alcalin. L'hydroxyde d'ammonium se distingue des autres hydroxydes alcalins parce qu'il libère l'ammoniac gazeux, ce qui le fait dire volatil.
Syn. ammoniaque
[C1]
Édit. 2017
Alcaligenes
Alcaligenes
Bacilles à Gram négatif, aérobies stricts, ubiquitaires (sol, eaux naturelles et de l’environnement hospitalier), responsables d’infections nosocomiales, urinaires, respiratoires, péritonéales et de bactériémies, en particulier chez les patients porteurs de corps étrangers.
[D1]
Édit. 2020
alcalin adj.
alkaline
1) Qui a les propriétés d'un alcali.
2) Qui contient un alcali.
La réserve alcaline représente l'ensemble des composants du sang capables de neutraliser les acides.
3) Qualifie un métal de la famille du lithium, comme le sodium, le potassium, le rubidium, le césium, le francium.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
Syn. basique
[C1]
Édit. 2017
alcalinisation des urines l.f.
alkalinization of urine
Processus par lequel les reins excrètent dans l'urine un surplus de bicarbonate afin de maintenir la concentration plasmatique de bicarbonate constante.
L'anion bicarbonate est filtré par le glomérule. Il est, en conditions physiologiques, totalement réabsorbé dans le tubule. La réabsorption, essentiellement proximale, est limitée par un transport maximum (Tm). La concentration de bicarbonate dans le plasma ne peut normalement dépasser une valeur seuil de 26 à 27 mmol/L au-delà de laquelle le bicarbonate filtré n'est plus réabsorbé.
L'anhydrase carbonique tubulaire joue un rôle essentiel dans la réabsorption de bicarbonate.
Le Tm du bicarbonate s'élève avec la pCO2 du sang artériel et vice-versa.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
[C2, M1]
Édit. 2020
alcalinité n.f.
alkalinity
Caractère d'une substance ou d'un milieu contenant des anions OH-.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
Syn. basicité
[C1,C2]
Édit. 2017
alcalinoterreux adj.
alcalinoterreux
Qualifie un groupe d'éléments chimiques bivalents constitutifs de la deuxième colonne de la classification périodique des éléments (tableau de Mendeleiev), dont la structure présente deux électrons dans la couche superficielle, dont les hydroxydes ont des propriétés analogues aux hydroxydes alcalins et autrefois classés parmi les "terres".
Les éléments alcalinoterreux sont le béryllium, le magnésium, le calcium, le strontium, le baryum et le radium.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
[C1]
Édit. 2017
alcaloïde n.m.
alkaloid
Substance organique d'origine végétale, à propriétés plus ou moins basiques, de structure souvent complexe, contenant au moins un atome d'azote engagé dans un cycle de la molécule, peu soluble dans l'eau, facilement soluble dans l'alcool et donnant des colorations spécifiques avec certains réactifs.
Ils exercent en général de puissantes actions pharmacologiques ex. morphine, quinine, atropine, vinblastine, strychnine, pilocarpine, cocaïne, scopolamine, etc.
[C1]
Édit. 2017
alcaloïdes anticancéreux de la Pervenche l.m.p.
Substances anticancéreuses extraites de la Pervenche tropicale Catharanthus roseus
Ex : vincristine, vinblastine et divers dérivés d’hémiSynthèse de ces alcaloïdes qui inhibent la formation du fuseau mitotique en interagissant avec les microtubules.
[G3,G5]
Édit. 2017
alcaloïdes de la pyrrozilidine l.m.
pyrrozilidine alcaloids
Molécules d’origine végétale caractérisées par la présence d’un noyau pyrrozilidine.
Les alcaloïdes de la pyrrozilidine ont été trouvés dans plus de 300 espèces de plantes. Il en existe plus de 200 variétés différentes. Ces extraits de plantes sont utilisés dans certaines médecines traditionnelles. L’intoxication par les alcaloïdes de la pyrrozilidine conduit à la maladie veino-occlusive du foie. Des oedèmes pulmonaires et des effusions pleurales peuvent également être observées.
[G3,G4,G5]
Édit. 2017
alcalose n.f.
alkalosis
Trouble de l'équilibre acidobasique caractérisé par une tendance à la baisse de la concentration en ions H+ (hausse du pH) due à une élévation des bases, à une perte d'acides (alcalose métabolique) ou à une élimination accrue de dioxyde de carbone entraînant une alcalose gazeuse (alcalose respiratoire).
La limite supérieure des valeurs de référence du pH sanguin est de 7,42.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité ; ose : suffixe soulignant un aspect chronique
→ acidose, alcalose respiratoire, alcalose métabolique, hypocapnie
[C2]
Édit. 2017
alcalose compensée ou décompensée l.f.
alkalosis with or without alkalemia
Elle est dite décompensée si la concentration artérielle en H+ est plus faible que la normale (pH > 7,42).
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
[C2]
Édit. 2017
alcalose gazeuse l.f.
gaseous alcalosis
[C2]
Édit. 2017
alcalose métabolique l.f.
metabolic alkalosis
Alcalose avec élévation de la concentration plasmatique en bicarbonates due, soit à un excès d'apport de bicarbonates ou d'alcalins, soit le plus souvent à une perte d'ions Cl- et H+.
Il existe une compensation rénale par réabsorption accrue de bicarbonates en relation avec l'hypocapnie, l'hypercalcémie et la kaliopénie. Si la compensation est insuffisante le pH s'élève : on parle de décompensation. Les spoliations digestives, surtout hautes (vomissements, aspiration gastrique) et les traitements diurétiques, les réactions hormonales (hyperaldostéronisme, hypercorticisme) ou la réduction des volumes extracellulaires (alcalose de contraction) sont les principales causes. La correction nécessite la réexpansion des volumes extracellulaires et surtout la correction du déficit chloré et potassique.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
→ alcalose métabolique (classification), Davenport (diagramme de)
[C2, m&, O4]
Édit. 2020
alcalose métabolique (classification) l.f.
1) Pertes digestives d'ions H+
par vomissements, aspiration gastrique ;
2 ) pertes urinaires d'ions H+
en relation avec une déplétion en ions Cl- par spoliations digestives hautes ou fuites urinaires (diurétiques), un hypercorticisme (hypocortisolisme, hyperaldostéronisme primitif ou secondaire, un excès de substances à effet minéralocorticoïde), une hypercalcémie (sauf hyperparathyroïdie) ou encore un apport de sels de Na (anions peu ou pas métabolisables) ;
3 ) surcharge en alcalins par apport de bicarbonates (HCO3-) ou de ses sels précurseurs,
par ingestion d'anti-acides ou de résines échangeuses d'ions, par ingestion excessive de lait (syndrome de Burnett) ou par libération de bases à la suite d'une ostéolyse;
4) alcalose avec kaliopénie sans modification du bilan des ions H+.
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
[C2, L1, M1]
Édit. 2020
alcalose respiratoire l.f.
respiratory alkalosis.
Alcalose caractérisée par une diminution de la concentration artérielle en ions H+ (élévation du pH) par une hypocapnie due le plus souvent à une hyperventilation spontanée ou provoquée (hypoxémie, de cause neurogène, ou due à un mauvais réglage d'une ventilation mécanique).
On distingue les hyperventilations d'origine :
- centrale avec PaO2 augmentée en rapport avec un stimulus psychique, une hyperthermie, une affection du système nerveux central, une intoxication salicylée ;
- hypoxique avec une PaO2 abaissée d'origine ventilatoire (pneumopathie, traumatisme du thorax, pneumothorax suffocant), ou circulatoire (embolie pulmonaire, collapsus cardiovasculaire), sanguine (anémie, hypoxie exogène - par ex. altitude - intoxication méthémoglobinée ou oxycarbonée) ;
- mécanique passive en réanimation (ventilation mécanique réglée trop forte).
Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité
→ Davenport (diagramme de), hypocapnie.
[C2,K1]
Édit. 2017
alcane n.m.
alkane
Carbure saturé à chaîne linéaire.
Par ex. méthane, éthane, propane .
[C1]
Édit. 2017
alcaptone n.f.
alkaptone
Acide 2,5-dihydroxy-phénylacétique, intermédiaire des voies métaboliques du catabolisme de la phénylalanine et de la tyrosine.
Syn. acide homogentisique
[C1 ]
Édit. 2017
alcaptonurie n.f.
alkaptonuria
Anomalie héréditaire du métabolisme d'acides aminés liée à un déficit en oxydase de l’acide homogentisique ou alcaptone se traduisant par la production de polymères quinoniques de l’acide homogentisique excrété et par une pigmentation brune des paupières, des joues, des grands plis et des muqueuses qui correspond à l’ochronose.
Elle se manifeste encore par un noircissement de l’urine (à l’air et à la lumière), ainsi que du cérumen. Il s’y associe des dépôts pigmentaires responsables de troubles articulaires, cardiaques et rénaux d’apparition plus tardive. Bien tolérée dans la plupart des cas, cette anomalie est due à un blocage de la dégradation de la phénylalanine qui entraîne l'accumulation de dérivés d'alcaptone dans les tendons et tissus articulaires.
Chez le malade on note une ostéo-arthropathie, une pigmentation des lobes des oreilles, une arthrite de la colonne vertébrale, des lithiases urinaires. Au niveau des yeux on peut trouver des taches jaune-brunâtre ou bleutées sur la conjonctive, la sclère et la cornée. Ces taches se situent dans l'aire d'ouverture palpébrale au niveau de l'insertion des muscles droits horizontaux. Les tarses peuvent également prendre cette coloration et on peut trouver des petites gouttes jaunâtres d'aspect huileux au niveau de la cornée en juxtalimbique sur la membrane de Bowman ou très proches.
Le trouble du métabolisme phényl-alanine/tyrosine produit du pigment noir : ochronotique qui colore les urines comme de l'encre noire si on les laisse à l'air et à la lumière.
Le locus du gène HGD est en 3q13.33. L’affection est autosomique récessive (MIM 203500). Le diagnostic prénatal est éventuellement possible par dosage dans le liquide amniotique de métabolites dont l’hydroxyphényl-lactate.
→ ochronose, homogentisique (acide), HGD gene
[R1,Q2]
Édit. 2017
alcénoxyphosphatide n.m.
alkenoxyphosphatide
Substance analogue aux glycérophospholipides phosphatidiques dans laquelle l'acide gras fixé sur le C1 du glycérol est remplacé par un aldéhyde gras lié par une liaison éther éthylénique : R-CH=CH-O-CH2-.
Les alcénoxyphosphatidyléthanolamines sont particulièrement abondantes dans le cerveau et le cœur. On donne à ces phospholipides le nom de plasmalogènes parce qu'ils libèrent un aldéhyde par une hydrolyse ménagée ; reconnaissables en histologie par la coloration rouge qu'ils donnent avec la fuchsine bisulfitée, dite réaction de Feulgen.
Syn. alkénoxyphosphatide
[C1]
Édit. 2017