maltase acide l.f.
acid maltase
Enzyme de type -1,4-glucosidase dont le pH optimum d'action est acide, présent dans les lysosomes des cellules, qui effectue la dégradation dans les lysosomes du glycogène tissulaire.
L'absence congénitale de cette maltase acide est décrite comme une glycogénose généralisée de type II ou maladie de Pompe.
→ glycogénose de type II, Pompe (maladie de)
maltase acide (déficit en) l.m.
acid maltase deficiency
Myopathie métabolique congénitale définie par un déficit enzymatique en maltase acide (alpha-1,4-glucosidase acide) avec accumulation de glycogène dans les lysosomes musculaires (myopathie vacuolaire) par défaut de transformation du glycogène en glucose.
D'hérédité autosomique récessive (gène localisé sur le chromosome 17, locus en 17q23), elle comporte trois formes cliniques : infantile (maladie de Pompe), avec hypotonie généralisée rapidement progressive, d'évolution fatale avant l'âge de deux ans par insuffisance cardiaque et respiratoire ; juvénile, avec myopathie d'aggravation progressive débutant après deux ans, d'évolution fatale le plus souvent avant l'âge de 20 ans ; adulte, avec myopathie lentement progressive apparaissant après l'âge de 20 ans, souvent entre 30 et 40 ans, d'évolution plus favorable.
J-C. Pompe, anatomopathologiste néerlandais (1932)
Étym. lat : maltum ; all. maltz :malt, orge germé ; -ase : suffixe désignant une enzyme
Syn. maladie de Pompe, déficit en alpha-1,4-glucosidase acide, maladie de surcharge en glycogène de type II
→ glycogénose de type II, Pompe (maladie de)
manganèse n.m.
manganese
Élément de numéro atomique 25, et de masse 55. Métal dur, voisin du fer, présent dans divers minerais.
C'est un oligo-élément indispensable à la vie, dont le corps humain contient environ 30 mg.
Le besoin alimentaire est de l'ordre de 3 mg/j. Il est localisé essentiellement dans les cellules associé à des protéines enzymatiques, comme l'arginase, certaines peptidases, certaines déshydrogénases décarboxylantes. Sa carence entraîne un retard de croissance, une débilité et une atrophie testiculaire.
Le manganèse bioxyde, utilisé dans la fabrication de piles électriques et aussi comme pigment minéral de tuiles et céramiques, siccatif de peintures et vernis, comme élément purificateur du verre, est responsable de troubles de la mémoire, céphalées , troubles psychiques, irritabilité, paresthésies avant l’installation de troubles extra-pyramidaux conduisant à un véritable syndrome parkinsonien.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 39 du RG) avec un délai de un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes.
Étym. le manganèse fut préparé à partir de la « magnésie noire » (dioxyde de manganèse)
Symb. Mn
[C1,E2]
Édit. 2018
manie l.f.
mania
La manie est un état révélateur d’un dérèglement de l’humeur manifesté par une excitation psychique et motrice euphorique.
La crise maniaque est reconnaissable par la présentation souvent inadaptée (logorrhée, jeux de mots, fuite des idées ), le comportement inhabituel de la personne (hypersexualité, dépenses inconsidérées, décisions incongrues), les symptômes psychiques (tachypsychie, hypersyntonie à l’environnement, euphorie ), moteurs (hyperactivité), somatiques(sensation de chaleur, réduction du temps de sommeil sans sensation de fatigue ). Le malade éprouve un agréable sentiment de bien-être et un optimisme que rien ne peut altérer.
L’état maniaque génère des conduites à risques : il peut être cause d’accident plus ou moins grave. L’hyperactivité de l’état maniaque est improductive en raison de la fuite des idées ce qui distingue cet état de l’hypomanie (forme mineure de manie ).
L’épisode maniaque dure spontanément quelques mois : il signe l’existence d’une maladie bipolaire qui évoluera avec des accès du même type et des accès dépressifs. Certaines manies sont sous formes cliniques particulières : manie furieuse, manie délirante, manie hallucinatoire.
Cette pathologie ne doit pas être confondue avec des états mentaux à type de syndrome frontal causés par une pathologie tumorale, vasculaire, endocrinienne ( syndrome de Cushing)
Le traitement de la manie repose sur l’isolement ( mise au calme pour réduire les stimulations ) et les médications antimaniaques (sels de lithium et antipsychotiques de deuxième génération).
Historiquement le terme manie désignait l’aliénation mentale brutale (Hippocrate) d’évolution cyclique (Galien). Pinel a repris ce terme (1800) pour désigner une « excitation nerveuse par lésion d’une ou plusieurs fonctions de l’entendement avec des émotions gaies ou tristes, extravagantes ou furieuses ». Esquirol (1838) a séparé manie (« exaltation de la sensibilité, de l’intelligence et de la volonté ») et monomanies ou délires partiels exprimant une passion exaltée (lypémanie, érotomanie, dipsomanie..)
P.Pinel,psychiatre français (1800), J.E.Esquirol, psychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1772-1840)
Étym. lat. mania : folie
→ lypémanie, virage maniaque, syndrome frontal, maladie bipolaire, logorrhée, syntonie, hypomanie, Cushing (troubles psychiques du syndrome de), lithium, antipsychotique, lypémanie, érotomanie, dipsomanie
[H3]
Édit. 2019
mannosidose n.f.
mannosidosis
Maladie métabolique congénitale, autosomique récessive, qui fait partie des glycoprotéinoses, caractérisée cliniquement par une mucopolysaccharidose avec retard mental sévère et biochimiquement par une accumulation dans les histiocytes de polyosides riches en mannose provenant de l'hydrolyse incomplète de la fraction glucidique des glycoprotéines, conséquence d'un défaut de mannosidase dans les lysosomes.
On distingue les -mannosidoses, par déficit en α-mannosidase, les plus fréquentes, où s'accumulent des polyosides plus ou moins ramifiés et les -mannosidoses par déficit en beta-mannosidase, très rares, où l'accumulation se limite à des di- et trihexosides et dont le gène MANBI a été localité en 4q22-25.
Deux formes d’α-mannosidose ont été distinguées :
- le type I, infantile, d’apparition très précoce, se traduit par un retard mental rapidement progressif et des modifications osseuses comme on en rencontre dans les dysostoses multiples. S'y associent souvent des surinfections bactériennes, une surdité, une hépatomégalie et une cataracte. L'évolution est létale entre 3 et 10 ans d'âge ;
- le type II, juvénile ou adulte se traduit également par un retard mental, une surdité et des anomalies osseuses. Des paraplégies spastiques et des pancytopénies sont possibles. Les examens biochimiques montrent que l'accumulation dans les histiocytes de polyosides riches en mannose provenant de l'hydrolyse incomplète de la fraction glucidique des glycoprotéines est liée à un déficit en mannosidase dans les lysosomes.
Actuellement on distingue 1- les formes bénignes, lentement progressives, 2- les formes modérées, 3- les formes sévères précoces (correspondant à l’ancien type I)
L’affection est à transmission autosomique récessive. Le locus du gène MAN2B1codant pour la mannosidase acide a été localisé sur le chromosome 19 (19cen-q13.1). On en connaît plusieurs mutations. Un diagnostic prénatal est possible..
mantelet (irradiation en) l.f.
mantel field
En radiothérapie, champ de forme complexe, défini par H. Kaplan, pour irradier le médiastin, les adénopathies axillaires, cervicales et susclaviculaires dans la maladie de Hodgkin.
Des briques de plomb d'épaisseur définie, protègent le cœur, les têtes humérales, les sommets des poumons, la glande thyroïde et le larynx.
H. S. Kaplan, médecin radiothérapeute américain (1962)
Étym. bas lat. mantellum, diminutif de mantum : mante, cape sans manches
marasme n.m.
marasmus
Dénutrition profonde par sous-alimentation au cours d'une longue maladie ou d'une pénurie alimentaire (famine, anorexie mentale).
La perte de poids très considérable porte surtout sur le tissu adipeux. L'albuminémie est augmentée ainsi que la cortisolémie, par contre l'insulinémie est basse ce qui différencie ce syndrome des autres types de malnutrition, notamment du kwashiorkor.
Étym. gr. marasmos : consomption (marainein : se consumer, dépérir)
Syn. cachexie
→ cachexie, émaciation, kwarshiorkor
Marfan-like avec anomalie du tissu conjonctif l.m.
Marfan-like tissue disorder
Maladie de Marfan sans l'atteinte oculaire où les anomalies osseuses, cardiaques et cutanées persistent.
La dissection aortique est possible. L’affection est autosomique dominante (MIM 154705).
Catherine Boileau, généticienne et biologiste française (1990)
Marfan (maladie de) l.f.
Marfan’s disease
Maladie du tissu conjonctif avec malformations squelettiques, oculaires et cardiovasculaires.
Parmi les lésions squelettiques on note : une dolichosthénomélie avec une taille élevée et une arachnodactylie, une cyphose ou cyphoscoliose, des déformations thoraciques en carène ou en entonnoir, une hyperlaxité ligamentaire modérée. Les lésions pulmonaires peuvent s'accompagner de pneumothorax. Les lésions cardiovasculaires peuvent comporter prolapsus et insuffisance mitrale, dissection aortique, anévrysme de l'aorte abdominale. La rupture aortique est la complication la plus grave.
Les lésions oculaires sont habituelles ; la microphakie, l’ectopie et la luxation cristallinienne sont accompagnées d’iridodonésis ; il existe souvent des sclères bleues et une myopie axiale. Certaines associations sont parfois signalées telles que la rétinite pigmentaire, le colobome choroïdien, la persistance de l'artère hyaloïde, le staphylome myopique, les stries angioïdes, la mégalocornée, le kératocône et la microphtalmie.
Les porteurs à minima sont fréquents et 85% des cas sont familiaux ; la prévalence est de 4 à 6 pour 100 000 habitants. De nombreuses mutations ont été localisées, sans corrélation entre leur localisation et le phénotype. Le locus du gène (MFS1) est en 15q21.1, il s'agit d'une mutation du gène de la fibrilline (FBN1 ou MFS1). Un deuxième gène, MFS2 a été localisé en 3p24.2-25, codant pour le récepteur 2 du TGF bêta : TGFbetaR2 (Transforming Growth Factor beta-Receptor 2). La néomutation surviendrait dans 15 p. cent des cas. L’affection est autosomique dominante (MIM 154700).
A. B. Marfan, pédiatre français, membre de l’Académie de médecine (1896) (1858-1942), E. Achard, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1860-1944), O. W. Madelung, chirurgien allemand (1846-1926)
Syn. syndrome de Marfan-Achard, syndrome de Marfan-Madelung
→ dolichosténomélie, arachnodactylie, ectopie du cristallin, pectus excavatum
[O1,Q2]
Marinesco-Sjögren (syndrome de) l.m.
Marinesco-Sjögren syndrome
Affection rare, de transmission autosomique récessive, débutant dans l'enfance caractérisée par l’association d’une ataxie cérébelleuse de Friedreich, d’une cataracte congénitale, d’un retard staturopondéral, d’une arriération mentale, parfois des signes extrapyramidaux, d’une neuropathie sensitivomotrice et des crises épileptiques.
La maladie comporte une microcéphalie et parfois un épicanthus, un nystagmus, un strabisme, une paralysie de la verticalité. La cataracte bilatérale se révèle vers l'âge de 2 à 3 ans. Les cheveux sont fins et clairsemés et les dents anormales. D’autres signes peuvent être observés, tels que dysarthrie, faiblesse musculaire par atrophie neurogène, cyphoscoliose et hypogonadisme.
L’affection est autosomique récessive (MIM 248800) ; dans 50 p.cent des cas il y a des mutations du gène SIL1, locus en 5q31, impliqué dans le repliement des protéines ; celles-ci ne sont pas fonctionnelles et s’accumulent dans les cellules.
G. Marinesco, neurologue roumain (1931), K. G. T. Sjögren, psychiatre et généticien suédois (1950)
Syn. cataracte et oligophrénie, Torsten Sjögren (syndrome de)
→ ataxie de Friedreich, épicanthus, nystagmus, dysarthrie
[H1, H3, I2, I4, J1, O1, O4, P2, P3, Q3]
Édit. 2019
marisque n.f.
skin tag
Boursouflure cutanée de la marge anale, située au niveau des plis radiés, reliquat fibreux d'une thrombose externe ou d'une procidence hémorroïdaire, soit isolée, soit sous forme d'une couronne d'excroissances.
Habituellement indolore et sans valeur pathologique, la marisque peut être réhabitée par une nouvelle thrombose et parfois le siège d'inconvénients mineurs (difficulté de toilette locale, prurit). Aux pôles antérieur et postérieur de l'anus une marisque peut recouvrir l'extrémité d'une fissure anale participant au complexe fissuraire. Dans la maladie de Crohn, les marisques œdématiées et ulcérées peuvent participer aux lésions anales de l'affection.
Étym. lat. marisca : sorte de figue
Marituba (virus)
Marituba (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Bunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant quatre à cinq jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des mammifères forestiers.
Sigle : MTBV
marqueurs non invasifs de la fibrose hépatique l.m.p.
La fibrose anatomo-pathologique, élément pronostique essentiel dans les maladies chroniques du foie, justifie l’utilisation de marqueurs fournis initialement par la ponction biopsie et, depuis vingt ans, par des marqueurs non invasifs.
La classification métavir, fournie par la biopsie, comprend cinq grades : F0 (absence de fibrose), F1 (fibrose minime), F2 (fibrose caractérisée par des septas fibreux en pont reliant deux espaces portes ou un espace porte et une veine sus-hépatique) ; F3 (pré-cirrhogène avec une fibrose arciforme ne dessinant pas encore une fibrose annulaire), F4 (cirrhose histologique c'est-à-dire une fibrose annulaire qui entoure des nodules de régénération). La fibrose F2 est considérée comme « significative », grade à partir duquel un traitement est habituellement proposé alors que pour les grades 0 et 1, une surveillance est conseillée
Par extension, la classification a été proposée pour des marqueurs non invasifs qui permettent de réduire les indications de biopsie du foie en raison de ces risques et de ces effets indésirables. Elle peut être un obstacle à l’accès aux soins car les malades craignant cet examen peuvent ne pas consulter les hépatologues. Par ailleurs, la biopsie ne fournit pas toujours des fragments exploitables : il faut qu’ils aient une taille suffisante (plus de 10 à 15 mm de longueur) et contiennent un nombre satisfaisant d’espaces portes analysable (plus 10). Dans l’hépatite C la fibrose est surtout péri-portale.
Les marqueurs non invasifs de fibrose hépatique sont de deux ordres : un algorithme de marqueurs biologiques et une méthode physique : l’élastométrie impulsionnelle ou Fibroscan®. Plus d’une vingtaine d’algorithmes biologiques sont utilisables. les marqueurs non invasifs de fibrose ont surtout été validés dans l'hépatite chronique C. La Haute autorité de santé a retenu quatre marqueurs non invasifs de fibrose : les trois algorithmes biologiques que sont le fibrotest, le fibromètre et l’hépascore et l’élastométrie impulsionnelle. Depuis fin 2016, le traitement de l'hépatite C est disponible chez tous les patients virémiques qui le souhaitent, sans restriction de stade de fibrose. Néanmoins, une évaluation de la fibrose reste nécessaire pour diagnostiquer les fibroses sévères et les cirrhoses, qui doivent être suivies même après éradication virale afin de dépister le carcinome hépatocellulaire.
Les hépatopathies non alcooliques sont une cause de maladie de foie parmi les plus fréquentes pour lesquelles l'évaluation de l'inflammation qui caractérise l'hépatite stéatosique non alcoolique et surtout la fibrose sont importantes. Compte tenu de la prévalence élevée dans la population, il n'est pas possible de biopsier tous ces patients. Les marqueurs non invasifs par élastographie hépatique (fibroscan avec une sonde M ou XL spécialement développée chez les obèses) associée à différents tests sériques: NALD fibrosis score, FIB4, ELF, fibromètre S ... la plupart disponibles sur internet, sont utilisés. Les endocrinologues et nutritionnistes peuvent aussi apprécier la fibrose de la graisse blanche, bon reflet de la fibrose hépatique par la mesure à l'aide de l'Adiposcan, placé au niveau de la graisse située près de l'ombilic.
Les marqueurs non invasifs de fibrose peuvent aussi être utilisés dans les hépatites chroniques B et par extension aux autres maladies de foie avec moins de recul et de certitude quant à la fiabilité.
→ hépatite C, fibrotest, fibromètre, hépascore, élastomètrie, classification métavir, fibroscan®, hépatite stéatosique non alcoolique
[B3, L1, R1, R2]
Édit. 2019
Marshall-Smith (syndrome de) l.m.
Marshall-Smith syndrome, frontodigital syndrome
Maladie osseuse congénitale comportant une dysmorphie faciale, des anomalies des extrémités et de divers segments osseux, une avance des noyaux d’ossification, une hypotonie et une hypertrichose du tronc.
L’hypoplasie de l’étage inférieur de la face contraste avec la saillie frontale ; la branche verticale de la mandibule (ramus mandibulae) est hypoplasique, les yeux sont saillants, les sclérotiques bleues, les narines antéversées. Les os du crâne – voûte et base- sont condensés. Les doigts sont courts, parfois en syndactylie, les premières er deuxièmes phalanges sont élargies, tubulaires sur les radiographies. Des anomalies du bassin et des vertèbres sont possibles. Les troubles respiratoires peuvent entraîner un décès précoce. L’affection est sporadique. La mutation du gène NF1X, localisé en 19p13.3 a été décelée en 2010 (V. Malan). Le syndrome est très voisin, sinon identique, à celui décrit par Marshall en 1958.
R. E. Marshall et D. W. Smith, pédiatres américains (1970), D. Marshall, ophtalmologiste américain (1958) ; Valérie Malan, pédiatre généticienne française (2010)
Syn. syndrome frontodigital
Martin-Bell (syndrome de) l.m.
Martin-Bell’s syndrome, fragile X syndrome
Affection congénitale associant une profonde arriération mentale avec troubles caractériels, des anomalies de la face (macrocéphalie, face allongée, grandes oreilles), une hyperlaxité articulaire et une hypertrophie des organes génitaux externes affectant surtout les garçons (1 sur 2 à 4000 naissances selon les auteurs) et transmis par les femmes qui peuvent être atteintes de formes moins graves (1 sur 7000).
De transmission héréditaire dominante, de pénétrance variable, lié à l’X, il est reconnu au caryotype sur le site fragile du chromosome X (interface des bandes q27.3-q28). Plusieurs gènes sont en cause notés de A à E : le gène FRAXA en q27.3 présente une répétition anormale de triplets CGG en biologie moléculaire (Southern blot et amplification génique), dont la longueur conditionne la gravité de la maladie. Le gène FRAXE est situé dans la région Xq28.
J. P. Martin, neurologue et Julia Bell, médecin généticienne britanniques (1943)
Syn. syndrome de l’X fragile
→ retard mental lié au chromosome X fragile. X fragile (chromosome)
MASS (syndrome de) l.m.
MASS syndrome
Affection de type Marfan avec syndrome cardiaque de Barlow (prolapsus de la valvule mitrale) sans luxation cristallinienne ni anévrisme aortique.
Le diamètre aortique est élargi ; l’élasticité cutanée, les vergetures, les anomalies squelettiques comme l’hyperlaxité articulaire, une scoliose, un pectus excavatum sont des symptomes comparables à ceux de la maladie de Marfan. L’affection est autosomique dominante (MIM 157700) liée à une mutation du gène de la fibrilline 1 (FBN1) en 15q15-21.3.
Acr. MASS : valvule Mitrale, anomalie Aortique, modifications Squelettiques, peau (Skin)
McKusick (maladie de) l.f.
McKusick disease, glycogenosis type Ib
Glycogénose de type hépatorénale très voisine de la glycogénose de type I (maladie de von Gierke) due à un déficit en glucose-6-phosphate transférase, enzyme intervenant dans la glycogénolyse et associant une neutropénie et un déficit immunitaire à l’hépatomégalie et à la néphromégalie.
La neutropénie est à l’origine de complications infectieuses souvent sévères ORL et intestinales; elle peut se compliquer d’amylose. L’affection est de transmission autosomique récessive
V. A. McKusick, médecin interniste et généticien américain, membre de l'Académie de médecine (1965), E. von Gierke, médecin allemand (929)
Syn. glycogénose de type Ib
→ glycogénose, glycogénose hépatorénale
McKusick- Kaufman (syndrome de) l.m.
McKusick- Kaufman syndrome, MKKS
Syndrome malformatif congénital comportant une cardiopathie congénitale, un hydro ou hématocolpos, une hexadactylie postaxiale et des anomalies viscérales multiples.
La cardiopathie congénitale peut être une communication interventriculaire ou interauriculaire, un canal artériel, une tétralogie de Fallot ou autre ; il peut s’y associer, une atrésie ou une imperforation anale, une maladie de Hirschprung et des malformations urogénitales ; hydrométrocolpos par atrésie vaginale ou imperforation hyménéale chez la fille, chyptorchidie et hypospadias chez le garçon. Un mamelon surnuméraire est fréquent, parfois retrouvé isolé dans des cas familiaux. L’affection est autosomique récessive ; sa fréquence est de un pour cent chez les Amish. Le gène MKKS est localisé en 20p12. La protéine MKKS a un rôle dans le repliement d’autres protéines (protéine chaperonne), dans le transport des protéines dans la cellule et dans le développement des organes. Une autre mutation du gène intervient dans le syndrome voisin de Bardet-Bield.
V. A. McKusick, médecin interniste et généticien, membre de l'Académie de médecine (1964), R. L. Kaufman, médecin généticien américain (1971), G. Bardet, ophtalmologiste français (1920, A. Biedl, anatomopathologiste et endocrinologue austrohongrois (1922)
Syn. syndrome de Kaufman
→ Bardet-Bield (syndrome de), chaperonne, MKKS gene
médecin de famille l.m.
family doctor
Médecin auquel les membres d’une famille font habituellement appel en cas d’incident de santé, quelle que soit la maladie apparemment en cause.
La relation entre la famille et le praticien est plus fondée sur la confiance et les habitudes que sur la compétence, car le médecin peut être généraliste ou spécialiste, titré ou non.
médecine n.f.
medicine
Discipline dont l’objet est le secours de la vie, le soulagement et la prévention de toutes les souffrances physiques ou mentales de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort.
L’exercice de la médecine fait appel à de nombreux moyens médicamenteux et chirurgicaux, à de multiples procédés d’investigation, qui doivent être adaptés aux attentes de celui qui souffre, assortis d’explications, pratiqués dans le respect de ses croyances et valeurs. En toutes circonstances, les besoins du patient doivent être pris en compte de façon globale.
Les connaissances des causes de nombreuses maladies offrent la possibilité de proposer aux personnes en bonne santé, des moyens de dépistage précoce, de préventions hygiéno-diététique et vaccinale auxquelles s’ajoutent des missions sociales telles que la médecine du travail et la lutte contre les addictions.
L’exercice de la médecine nécessite les diplômes prévus par l’article L 4131-1 du code de la santé publique et l’inscription au tableau du conseil départemental de l’Ordre des médecins. A côté des médecins, dont les activités peuvent être spécialisées, il existe d’autres acteurs de santé qui sont les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les infirmiers.
Les coûts de la médecine ont conduit à l’organisation de l’assurance maladie, système national de solidarité et de répartition, complété par les mutuelles, dites « complémentaires santé ».
Étym. lat. medicus ; de la racine indo-européenne med- : mesurer, prescrire des mesures
→ maladie, médecin, médecine d'urgence, classification des maladies, nosologie, prévention, vaccin, sécurité sociale, mutuelle, Ordre des médecins, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmier
médianécrose kystique idiopathique l.f.
cystic medial necrosis
Affection artérielle lentement progressive, intéressant l’aorte ascendante, thoracique et abdominale, les gros vaisseaux du cou, parfois les coronaires, les artères rénales mésentériques et iliaques, qui consiste en une lyse quasi totale ou en une fragmentation, des lames élastiques de la média artérielle, surtout dans sa partie interne, avec formation de fentes, de kystes remplis d’une substance anhiste, riche en mucopolysaccharides acides, sans réaction inflammatoire.
Cette disparition de la charpente élastique de la média s’accompagne d’une désorientation de ses cellules musculaires. La perte de cohérence de la média prédispose à une rupture de l’intima qui peut être le point de départ d’un hématome intramural qui clive la média et qui peut entraîner une dissection artérielle. La médianécrose est souvent associée à des malformations vasculaires cardiaques, la maladie de Marfan p. par exemple
Étym. lat. medialis : milieu ; gr. nekrosis : mortification ; kustis : cavité, kyste : idios : praticulier ; pathê : affection
médicament de confort l.m.
not essential considered drug
Médicament estimé d’importance secondaire.
Bien que ces médicaments aient reçu l’autorisation de mise sur le marché, leur prise en charge par les organismes d’assurance maladie est discutée. Sont ainsi considérés les antiasthéniques, les somnifères légers, etc.
Cette locution est sans signification médicale ni administrative précise.
médication n.f.
médication
1) Emploi d’agents thérapeutiques afin de traiter une maladie donnée (par exemple une médication antidiarrhéique).
2) Expression plutôt péjorative pour désigner un ou plusieurs médicaments qui ne jouissent pas d’une bonne considération.
Étym. lat. medicatio : emploi d’un remède
mégalérythème épidémique l.m.
erythema infectiosum, erythema contagiosum, fifth disease
Maladie infectieuse due au parvovirus B 19 touchant l’enfant, associant une fébricule et une éruption maculopapuleuse œdémateuse et figurée, à évolution descendante et survenant par petites épidémies hivernales et printanières.
Le diagnostic repose sur la sérologie.
Étym. gr. mégas : grand ; erythros : rouge ; haima : sang
Syn. cinquième maladie, erythema infectiosum
mégavertèbre n.f.
megavertebra
Corps vertébral dont les diamètres antéropostérieur et transversal sont augmentés par rapport à ceux des vertèbres adjacentes.
Cet aspect est caractéristique d'une maladie de Paget, surtout s'il s'y associe une condensation de la périphérie des corps vertébraux atteints (aspect en cadre) ou de leur totalité (vertèbre d'ivoire).
J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académiede médecine (1877)
Étym. gr. mégas : grand ; lat. vertebra, de vertere : tourner