Gubler (taches de) l.f.p.
Taches bleu ardoisé situées sur la face interne des joues au niveau de l’orifice du canal de Sténon, liées à l’élimination salivaire du sulfure de plomb, manifestation rare du saturnisme.
Observées surtout en cas de mauvaise hygiène bucco-dentaire, elles ne réflètent ni l’ancienneté ni l’intensité de l’intoxication causale.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17p13.1, codant pour une protéine qui joue un rôle essentiel dans la vision normale.
Cette protéine se trouve dans les cellules photo réceptrices de la rétine. Il existe deux types de cellules photoréceptrices : les bâtonnets pour la vision de faible intensité, les cones pour la lumière de forte intensité et les couleurs.
Des mutations de ce gène entraînent la dystrophie des cones et des bâtonnets et l’amaurose congénitale de Leber.
A. Gubler, médecin pharmacologue français, membre de l’Académie de médecine (1821-1879)
Syn. CORD6, CYGD, guanylate cyclase 2D, membrane (retina-specific), GUC1A4, GUC2D, GUC2D_HUMAN, LCA1, RCD2, retGC, RETGC-1, RETGC1, retinal guanylyl cyclase 1, rod outer segment membrane guanylate cyclase, ROS-GC, ROS-GC1, ROSGC
→ dystrophie des cônes et des bâtonnets, Leber (amaurose congénitale de)
Hallgren (syndrome d') l.m.
Hallgren’s syndrome
Syndrome associant une rétinite pigmentaire, une cataracte présénile, une surdité congénitale et une ataxie vestibulo cérébelleuse avec déficience mentale.
Il comporte un nystagmus horizontal, une héméralopie dans l’enfance et une cécité à la cinquantaine. Actuellement, considérée comme un syndrome de Usher de type III, l’affection est autosomique récessive liée à la mutation du gène CLRN1 (protéine clarine1, autrefois USH3A), localisé en 3q-21q25 codant pour la protéine USH3A intervenant dans le développement et la maintenance de l’oreille interne et de la rétine(MIM 276900).
B. Hallgren, généticien et psychiatre suédois (1958) ; C. H. Usher, ophtalmologiste britannique (1914)
Syn. syndrome otoneurorétinien
[P2,Q2]
Édit. 2015
HER2 acr. angl. pour Human Epidermal Growth Factor Receptor-2
Protéine codée génétiquement chez les humains par un proto-oncogène appelé HER2/neu.
Le terme HER2/neu ou ErbB-2, CD340 signifie récepteur pour les facteurs de croissance épidermiques humains. L’amplification ou la surexpression de ce gène joue un rôle majeur dans la pathogénèse et la progression de certaines formes agressives de cancer du sein. De plus il s’est révélé un marqueur biologique important et un enjeu thérapeutique pour cette affection. Sa surexpression est un critère de sensibilité à l’action thérapeutique du tastuzumab : un anticorps monoclonal recombinant qui agit sur les récepteurs HER2/neu (également appelé ErbB2). Le gène codant pour la protéine HER2 a été localisé en 17q21.
C. R. King, biologiste américain (1985)
[O5,C1]
immunologie inverse l.f.
reverse immunology
Procédé permettant de prédire et d’identifier des peptides immunogènes à partir de la séquence de la protéine produite par le gène d’intérêt chez un patient donné.
La présentation d’un peptide à la surface des cellules présentatrices d’antigènes, ou des cellules tumorales, nécessite des étapes successives de protéolyse, transport et liaison aux molécules du complexe majeur d’histocompatibilité de classe I (CMH-I). Des algorithmes de prédiction des sites de coupure de la protéine par les protéasomes et d’autres des séquences peptidiques susceptibles de se lier aux molécules du CMH d’un patient donné ont été développés en utilisant des données déjà validées. On identifie ainsi de nouveaux épitopes à partir de séquences d’antigènes connus ou de nouveaux antigènes potentiels à partir de données génomiques. Les mutations tumorales sont en effet la source de néoantigènes à identifier dans un but thérapeutique.
→ complexe majeur d'histocompatibilité, protéasome
infarctus cérébral l.m.
cerebral infarction, stroke, encéphalomalacia
Nécrose circonscrite d’un territoire encéphalique, secondaire à une oblitération artérielle ou à une hypoperfusion sévère et prolongée, traduite par des tableaux neurologiques déficitaires d’installation brutale de gravité variable.
La lésion d’infarcissement est définitive alors que l’œdème qui lui est associé est réversible. La zone infarcie après une obstruction artérielle a un aspect grisâtre sans distinction entre les substances grise et blanche. Après la levée de l'obstacle artériel, en raison de la mise en jeu de suppléances, la lésion peut apparaître rouge. L'obstruction vasculaire n'est pas toujours décelée au voisinage de l'infarctus en raison du délitement d'une embolie ou du défaut de suppléance d'une oblitération située à distance.
Les principales causes d’infarctus cérébral sont les cardiopathies emboligènes (rétrécissement mitral, fibrillation auriculaire, communication interauriculaire) et l'athérome des artères cervicales à destination encéphalitique. Beaucoup moins fréquentes sont les anomalies structurelles des artères (dysplasie fibromusculaire, moyamoya), les dissections artérielles spontanées ou traumatiques, les diverses artérites (Horton, Takayashu, ….) et certaines affections génétiques ((hémocystinurie, maladie de Fabry). Les contraceptifs oraux, la drépanocytose, les polyglobulies, les déficits en inhibiteurs de la coagulation (antithrombine III, protéine C, protéine S) constituent des facteurs favorisants.
Selon le siège de l'obstacle et le jeu des suppléances, le tableau clinique des infarctus peut réaliser :
- un ictus apoplectique (coma et hémiplégie massive) dans les thromboses de la carotide interne ;
- une hémiplégie proportionnelle, avec troubles arthriques, voire aphasie sous-corticale, dans les infarctus sylviens profonds ;
- une hémiplégie brachiofaciale avec, en fonction de l'hémisphère lésé, aphasie de Broca ou de Wernicke, apraxie ou syndrome de l'hémisphère mineur, dans les infarctus sylviens superficiels ;
- une monoplégie crurale dans les infarctus du territoire de la cérébrale antérieure ;
- une hémianopsie latérale homonyme et éventuellement une hémianesthésie thalamique dans ceux de la cérébrale postérieure ;
- un syndrome cérébelleux ou divers syndromes alternes (de Wallenberg notamment), dans les atteintes du tronc cérébral.
Le scanner met en évidence l'infarctus après 24 à 48 heures, sous la forme d'une zone d'hypodensité. L'IRM le manifeste comme un hypersignal en T2.
Dans les deux cas, l'utilisation d'une méthode de contraste révèle la rupture de la barrière sang-encéphale. La tomographie d'émission de positons (PET) a pu montrer le contraste entre l'effondrement du métabolisme oxydatif dans la zone infarcie et le maintien du débit circulatoire régional (perfusion de luxe).
L'évolution des infarctus cérébraux est défavorable dans 20 à 30% des cas : aggravation des troubles neurologiques (transformation hémorragique, œdème, engagement) ou complications intercurrentes. Sinon, une régression débute après quelques semaines, mais elle reste limitée. Après six mois, les déficits sont généralement définitifs. Interviennent aussi les risques de récidive et ceux liés à l'état cardiovasculaire. Les infarctus cérébraux représentent la troisième cause de mortalité après les cancers et les cardiopathies
La prévention des infarctus cérébraux nécessite le dépistage et le traitement des causes énumérées ci-dessus. Elle justifie l’intérêt accordé aux accidents ischémiques transitoires (AIT) souvent prémonitoires, révélateurs d’un athérome des vaisseaux cervicaux. Qu'ils soient de nature hémodynamique (rétrécissement serré avec débordement des suppléances par le polygone de Willis et les anastomoses corticales) ou liés à la migration de thrombus formés sur une plaque ulcérée, les AIT peuvent se traduire en clinique par une amaurose transitoire ou des troubles visuels, une hémiparésie, une hémi-paresthésie, une aphasie lors des sténoses de l'une ou de l'autre carotide, des vertiges, une diplopie, une chute ("drop attack") dans l'athérome des artères vertébrales.
Le traitement des infarctus cérébraux a progressé avec l’organisation de centres spécialisés, d’unités permettant, dans les trois premières heures de leur évolution, une revascularisation précoce par thrombolyse, un traitement anti ischémique, une prise en charge thérapeutique immédiate
Le traitement symptomatique vise à maintenir l’équilibre hydro-électrolytique, à réduire l'œdème cérébral, à prévenir les fausses routes et les complications de décubitus. Les séquelles justifient une kinésithérapie et de l’orthophonie.
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
Syn. ramollissement cérébral, accident vasculaire cérébral, encéphalomalacie, ictus, apoplexie
→ accident ischémique transitoire, moyamoya
infarctus cérébral (anatomo et physiopathologie, étiologie) l.m.
cerebral infarct (anatomo and physiopathology, etiology)
Ischémie cérébrale appelée aussi ramollissement ou encéphalomalacie, génératrice d'une nécrose circonscrite irréversible et d'un œdème qui peut rester réversible.
L'obstruction vasculaire n'est pas toujours décelée au voisinage de l'infarctus : délitement d'une embolie, ischémie de mécanisme hémodynamique révélant une faille dans les dispositifs de suppléance en face d'une oblitération vasculaire située à distance.
L'aspect grisâtre de l'infarctus efface la distinction entre substance grise et substance blanche. Habituel dans une obstruction veineuse (phlébite cérébrale), le ramollissement rouge peut aussi se produire fréquemment à la levée de l'obstacle lors des infarctus par oblitération artérielle, avec appel à des suppléances. La tomographie d'émission de positons (PET) a pu montrer le contraste entre l'effondrement du métabolisme oxydatif dans la zone infarcie et le maintien du débit circulatoire régional (perfusion de luxe).
Sont principalement en cause les cardiopathies emboligènes (rétrécissement mitral, fibrillation auriculaire, communication interauriculaire) et l'athérome des artères cervicales à destination céphalique. C'est dire l'importance de l'enregistrement du rythme cardiaque (Holter), de l'échographie cardiaque et de l'examen des vaisseaux du cou (Doppler, échotomographie). Des anomalies structurelles des artères (dysplasie fibromusculaire, moya moya), des dissections artérielles spontanées ou traumatiques, diverses artérites (Horton, Takayashu, etc.), certaines affections génétiques ((hémocystinurie, maladie de Fabry, CADASIL) interviennent exceptionnellement.
Les contraceptifs oraux, la drépanocytose, une polyglobulie, les déficits en inhibiteurs de la coagulation (antithrombine III, protéine C, protéine S) constituent des facteurs favorisants.
Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.
iron regulatory element l. angl.
Séquence de l'ARNm impliquée dans l'adaptation au statut en fer de nombreuses protéines participant au métabolisme martial telles que la ferritine, la transferrine ou encore son récepteur.
Sur cette région de l'ARNm se fixe de façon spécifique une protéine (IRE-binding protein) analogue à l'aconitase. La structure spatiale de cette protéine, et par conséquent son affinité pour l'ARNm, diffèrent selon qu'elle est ou non liée à un atome de fer.
Sigle : IRE
KCNE1 gene sigle angl. pour potassium voltage-gated channel subfamily E regulatory subunit 1
Localisé en 21q22.12, ce gène code une protéine qui règle l’activité d’un canal constitué de protéines produites par le gène KCNQ1.
Quatre sous-unités alpha faites par KCNQ1 forment la structure de chaque canal. Une sous-unité bêta produite par le gène KCNE1 lie le canal et régule son activité. Ces canaux sont actifs au niveau de l’oreille interne et du myocarde. Dans l’oreille, les canaux maintiennent la balance ionique nécessaire à une audition normale. Dans le myocarde les canaux sont impliqués dans la recharge musculaire qui suit chaque contraction afin de maintenir un rythme cardiaque régulier. La protéine KCNE1 est aussi produite dans les reins, les testicules, l’utérus où elle règle probablement l’activité d’autres canaux.
Les mutations de ce gène sont à l’origine des syndromes de Jervell et Lange-Nielsen et du QT long.
Syn. delayed rectifier potassium channel subunit IsK ; IKs producing slow voltage-gated potassium channel beta subunit Mink ; ISK ; JLNS2 ; LQT5 ; minimal potassium channel ; mink ; potassium channel, voltage gated subfamily E regulatory beta subunit 1 ; potas
→ KCNQ1 gene, Jervell et Lange-Nielsen (syndrome de), syndrome du QT long
[Q2,K2,P1 ]
kinésine n.f.
kinesin
Protéine cytoplasmique qui joue un rôle dans le déplacement d'organites à l'intérieur de la cellule le long des microtubules.
Cette protéine de masse moléculaire 380 kDa est hétérotétramérique, possédant 2 chaînes lourdes et 2 chaînes légères ; la tête globulaire à l'extrémité NH2-terminale des chaînes lourdes constitue le domaine moteur, se déplaçant de façon antérograde sur la tubuline grâce à de l'ATP ; la queue, reliée à la tête par un domaine central en -hélice, porte les chaînes légères et le site de fixation des organites à transporter. La kinésine est aussi désignée par le sigle MTBP (microtubule binding protein).
Étym. gr. kinesis : mouvement
klotho n.f.
klotho
Protéine hormonale régulatrice du vieillissement, douée d’activité enzymatique de glucuronidase ou glucosidase, dont une mutation (chez le rat) entraîne un vieillissement rapide.
Le gène klotho code pour une glycoprotéine transmembranaire du rein présente aussi dans l'urine. Cette protéine inhibe la synthèse de vitamine D active et agit sur l'homéostasie du calcium.
Étym. Klôthô (grec) ou clotho (latin) la première des trois Moires ou Parques qui, dans les mythologies grecques et latines, règlent la vie humaine : Klôthô préside à la naissance et tient la quenouille où s’enroule le fil de l’existence.
lactadhérine n.f.
lactadherin
Protéine globulaire du lait, considérée comme facteur de protection contre l'infection infantile à rotavirus, présente dans l'épithélium de la glande mammaire mais exprimée aussi dans les cellules musculaires lisses de la média aortique.
Faite de 378 acides aminés, sa fonction normale est inconnue mais elle contient plusieurs domaines caractéristiques. La partie N-terminale contient un domaine EGF-like et également une séquence RGD indiquant un lien avec la membrane cellulaire. Dans la partie C-terminale, existent deux domaines avec forte homologie de séquences avec les domaines C1 et C2 fonctionnellement importants dans les facteurs de coagulation C et VIII. Ces similitudes et l'expression de la lactadhérine par les cellules musculaires lisses vasculaires soulèvent l'hypothèse d'une fonction régulatrice de cette protéine dans la coagulation ou dans la fibrinolyse.
glissière à leucine l.f.
leucine-zipper, leu-zipper
Domaine hydrophobe d'une protéine formé par l'accolement de deux séquences peptidiques constituées de leucines, dont les alignements sont comparables aux deux bords d'une fermeture à glissière, dite aussi fermeture éclair, et qui stabilisent un repliement de la protéine.
Ces domaines fonctionnels en trois dimensions sont observés dans les protéines ayant une forme d’hélice, contenant des répétitions régulières de résidus leucine, facilitant la dimérisation.
Les protéines pourvues de glissière à leucine sont fréquemment observées dans les facteurs de transcription. Dans des protéines dimériques contenant deux hélices alpha, ces motifs permettent la formation d'un pont entre les leucines évoquant une sorte de fermeture éclair.
Cette structure se trouve dans des protéines qui se lient aux ADN des noyaux cellulaires, comme p. ex. les proto-oncogènes c-jun ou c-fos.
Syn. fermeture éclair à leucine
→ dimérisation, leucine, transcription, proto-oncogène
[C3]
Édit. 2018
L1CAM gene sigle angl. pour cell adhesion molecule
Localisé en Xq28, ce gène code la production de la protéine L1 présente dans l’ensemble des neurones, qui intervient dans le développement et l’organisation des cellules, la formation de la myéline et celle des synapses.
Les mutations de ce gène entraînent le syndrome L1 en modifiant la structure de la protéine L1 et interrompant sa production
Syn. CAML1, CD171, HSAS1, MASA, HSAS, MIC5, S10, SPG1
→ Bickers et Adams (syndrome de), syndrome L1
LMX1B gene sigle angl. pour LIM homeobox transcription factor 1 beta
Gène, situé sur le locus chromosomique 9q33.3, codant pour une protéine qui se lie à des régions spécifiques de l’ADN et régule l’action d’autres gènes.
Appelée facteur de transcription, cette protéine joue un rôle important durant le développement embryonnaire précoce des membres, reins et yeux. Des mutations de ce gène entraînent l’ostéo-onychodysplasie.
Syn. LIM homeo box transcription factor 1, beta, LIM homeobox transcription factor 1, beta, LMX1.2, LMX1B_HUMAN, MGC138325, MGC142051, NPS1
→ ostéo-onychodysplasie, ostéo-onychodysostose
loricrine n.f.
loricrin
Protéine de 315 acides aminés présente dans l'épiderme humain, faisant partie de l'enveloppe des kératinocytes.
La structure de cette protéine est extrêmement riche en glycine (environ 50 %), en sérine et cystéine. Elle comporte aussi des ponts intra-chaînes de epsilon-gamma-glutamyl-lysine, dont la synthèse dépend d'une transglutaminase et qui donne à la molécule une conformation en rosette avec des boucles riches en glycine.
macrocéphalie, lipomes multiples et hémangiomes l.f.
macrocephaly, multiple lipomas and hemangiomata
Hémangiomes caverneux multiples avec macrocéphalie et pseudoœdème papillaire.
Dans cette affection sont associés : un syndrome de Sotos (grande taille et macrocéphalie avec retard de fermeture de fontanelle), un retard psychomoteur, une myopathie et des taches café au lait sur le pénis, des lipomes multiples, des polypes hamartomateux intestinaux. A l’examen oculaire, on peut observer un anneau de Schwalbe proéminent et des nerfs intra-cornéens. L’affection est autosomique dominante (MIM 117550, Gendiag 5175), Certains des patients développent une hypotonie, un retard mental et psychomoteur. Le gène responsable, (PTEN), sur le chromosome 10q (10q23.2), est suppresseur de tumeur, il code pour une protéine tyrosine-phosphatase ; la mutation inactive la fonction de la protéine. Une mutation sur le même gène est responsable de la maladie de Cowden. L’affection est autosomique dominante (MIM 153480).
G. A. Bannayan, anatomopathologiste américain (1971) ; J. Zonana, pédiatre et généticien américain (1976) ; H. D. Riley Jr. et W. R. Smith, pédiatres américains (1960) ; R. H. Ruvalcaba, Selma A. Myhre et D. W. Smith, pédiatres américains(1980)
Étym. gr. makros : grand ; kephalê : tête ;lipos : graisse ; aima : sang ; angeion : vaisseaux
Syn. Bannayan-Zonana (syndrome de), macrocéphalie-pseudoœdème papillaire et multiples hémangiomes, Bannayan-Riley-Ruvalcaba (syndrome de) (BRB), Ruvalcaba-Myhre-Smith (syndrome de), gigantisme cérébral-polypose et taches génitales
→ Sotos (syndrome de), hamartomes multiples (syndrome des), Cowden (maladie de)
macrothrombocytopénie n. m.
macrothrombocytopoenia, inherited giant platelet disorders, IGPDs, MHY9-related disease
Hémopathie congénitale caractérisée par des troubles de la coagulation sanguine liée à une thrombopénie et à une formation anormale des plaquettes, à transmission autosomique dominante par altération du gène MYH9 (MYosin Heavy chain 9) dont le nombre des mutations, l’expressivité variables et l’association à l’atteinte d’autres organes a donné lieu à l’isolement de plusieurs formes cliniques.
Les plaquettes, peu nombreuses de 30000 à 100000, ont un volume comparable à celui des hématies ; la perte de leur fonction provoque une tendance hémorragique. Des troubles associés peuvent dominer le tableau clinique : néphropathie interstitielle, surdité et cataracte congénitale, ces complications pouvant être constatées d’emblée ou lors de l’évolution..
Le gène responsable MYH9, situé en 22q12.13, code pour la protéine MYHIIA ( d’une chaîne lourde de la myosine II A non musculaire) ; elle est exprimée dans certaines cellules sanguines, polynucléaires, monocytes, plaquettes. La protéine, instable, précipite sous forme de particules (corps de Döhle) et le cytosquelette est désorganisé. Les divers variants alléliques vont donner des formes cliniques qui ont été isolées :
- Le syndrome de Sebastian, le moins grave, se traduit par une simple tendance hémorragique : épistaxis, ecchymoses, métrorragies ; les inclusions cytoplasmiques sont petites.
- Le syndrome de May-Hegglin présente de grosses inclusions intraleucocytaires et souvent une cataracte et des atteintes cochléaire et rénale.
- Le syndrome de Fechtner est caractérisé par une néphropathie importante et l’absence de cataracte.
- Le syndrome d’Epstein a une faible tendance hémorragique, une absence d’inclusions cytoplasmiques mais l’attreinte rénale et la surdité peuvent être sévères.
Parmi les autres macrothrombocytopénies, diagnostic différentiel des précédentes, on peut citer : la thrombocytopénie autoimmune chronique, où moins de 10% des plaquettes sont augmentées de volume, non héréditaire, identifiée par la recherche des anticorps spécifiques, le syndrome de Bernard-Soulier, le syndrome de Jacobsen, le syndrome des plaquettes grises.
Sebastian et Fechtner sont les noms des familles atteintes de ces syndromes et décrits respectivement par A. Greinacher et L. C. Peterson
A. Greinacher, immunologiste et hématologue allemand (1990) ; R. May, médecin interniste allemand (1909) ; R. Hegglin, médecin interniste suisse (1945) ; C. J. Epstein, pédiatre américain (1972) ; (1972), LoAn C. Peterson, anatomopathologiste américaine (1985) ; Jean Bernard, membre de l'Académie de médecine et J. P. Soulier, hématologues français (1948) ; Petrea Jacobsen, médecin généticienne danoise (1973) ; K. G. P. Döhle, anatomopathologiste allemand (1892)
Étym. gr. macros : grand ; thrombos : caillot ; cutos : cellule ; poenia : pauvreté ;
Syn. MHY9 (syndrome)
→ Epstein (syndrome), Fechtner (syndrome), May-Hegglin (syndrome) Sebastian (syndrome), Bernard-Soulier syndrome, Jacobsen (syndrome de), plaquettes grises (syndrome des), Döhle (corps de)
MAP acr. angl.
1) Sigle pour Mitogen Activated Protein, protéine cellulaire dont la phosphorylation est provoquée par des agents mitogènes et qui est impliquée dans les processus du cycle mitotique.
2) Sigle pour Microtubule Associated Protein, protéine cellulaire associée aux microtubules ; certaines MAP, dites « motrices », telles que les kinésines et les dynéines, servent au transport des organites intracellulaires, et d'autres dites « de structure », sont impliquées dans la stabilité et l'assemblage des microtubules.
maturase n.f.
maturase
Protéine enzymatique produite par un ARNm mosaïque et qui a la propriété de catalyser l'excision de l'intron qui participe à son codage.
Cette protéine a été décrite dans les mitochondries de levure.
McKusick- Kaufman (syndrome de) l.m.
McKusick- Kaufman syndrome, MKKS
Syndrome malformatif congénital comportant une cardiopathie congénitale, un hydro ou hématocolpos, une hexadactylie postaxiale et des anomalies viscérales multiples.
La cardiopathie congénitale peut être une communication interventriculaire ou interauriculaire, un canal artériel, une tétralogie de Fallot ou autre ; il peut s’y associer, une atrésie ou une imperforation anale, une maladie de Hirschprung et des malformations urogénitales ; hydrométrocolpos par atrésie vaginale ou imperforation hyménéale chez la fille, chyptorchidie et hypospadias chez le garçon. Un mamelon surnuméraire est fréquent, parfois retrouvé isolé dans des cas familiaux. L’affection est autosomique récessive ; sa fréquence est de un pour cent chez les Amish. Le gène MKKS est localisé en 20p12. La protéine MKKS a un rôle dans le repliement d’autres protéines (protéine chaperonne), dans le transport des protéines dans la cellule et dans le développement des organes. Une autre mutation du gène intervient dans le syndrome voisin de Bardet-Bield.
V. A. McKusick, médecin interniste et généticien, membre de l'Académie de médecine (1964), R. L. Kaufman, médecin généticien américain (1971), G. Bardet, ophtalmologiste français (1920, A. Biedl, anatomopathologiste et endocrinologue austrohongrois (1922)
Syn. syndrome de Kaufman
→ Bardet-Bield (syndrome de), chaperonne, MKKS gene
MC4R gene sigle angl. pour melanocortin 4 receptor
Gène localisé en 18q21.32, codant pour une protéine qui est un récepteur lié à la membrane et qui appartient à la famille des récepteurs de la mélanocortine.
Cette protéine agit, sous la médiation de protéines G, en collaboration avec l’hormone adrénocorticotrope et la mélanotropine (MSH).
La mutation de ce gène est à l’origine de l’obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4
→ protéine G, obésité par déficit du récepteur de la mélanocortine 4, récepteur de mélanocortine 4, mélanotropine, hormone adrénocorticotrope
ménine n.f.
menin
Protéine intranucléaire ayant un rôle de suppresseur de tumeur dans les cellules glandulaires endocrines, dans la constitution du cytosquelette et dont les mutations sont responsables des néoplasies endocriniennes multiples de type 1.
Régulatrice de la prolifération cellulaire par interaction avec des facteurs de transcription, elle intervient dans l’apoptose. Constituée de 610 acides aminés, elle est codée par le gène MEN1 (Multiple Endocrine Neoplasia 1) en 11q13 (Biström). Ses mutations, ponctuelles, souvent de type non-sens ou par délétion donnent une protéine tronquée, inactive, les cellules se divisent alors sans contrôle et développent des tumeurs des glandes endocrines : parathyroïdes, pancréas, hypophyse, et aussi corticosurrénales, thyroïde, thymus. Ces mutations, autosomiques dominantes, étant ponctuelles mais très nombreuses, l’expression est très variable d’une famille à l’autre. La prédominance de l’atteinte duodéno-pancréatique avec gastrinomes multiples et récidivants constitue de syndrome de Zollinger-Ellison.
Camilla Byström, médecin généticienne suédoise (1988)
→ néoplasie endocriniennes multiple de type 1, Zollinger-Ellison (syndrome de),
MLKL sigle angl. pour Mixed Lineage Kinase domain Like 1
Protéine intracellulaire contenant un domaine de type kinase mais dépourvu d’activité kinasique.
Après phosphorylation par RIPK3, la protéine MLKL forme un homotrimère qui est transporté à la membrane cellulaire. Elle y induit une entrée massive d’ions Ca2+ et des altérations membranaires induisant la nécroptose.
→ protéine kinase, RIPK, nécroptose
MRP2 sigle angl. pour Mutidrug Resistance Protein 2
Protéine exprimée au pôle apical des hépatocytes, appartenant à la famille des transporteurs d’anions organiques (Organic Anion Transporter, OAT)
Dans le foie, la protéine MRP2 assure la plus grande partie de l’excrétion de la bilirubine conjuguée dans les canalicules biliaires. Des mutations de cette protéine sont responsables du syndrome de Dubin-Johnson.
Syn. ABCC2, CMOAT1
→ transporteurs d'anions organiques, Dubin-Johnson (sydrome de)
MT-TL1 gene, sigle angl. pour mitochondrially encoded tRNA leucine 1 (UUA/G)
Gène situé sur les paires de base 3,230 to 3,304 de l’ADN mitochondrial codant pour une protéine transfert ARN (tRNA)qui aide à l’assemblage des blocs d’acides aminés en protéines fonctionnelles ; dans ce cas précis il s’agit d’une protéine spécifique tRNAleu(UUR).
Des mutations de ce gène sont à l’origine de l’encéphalomyopathie, acide lactique et accidents vasculaires cérébraux, le syndrome de Leigh, le diabète et surdité d’origine mitochondriale, l’épilepsie myoclonique à fibres rouges en lambeau, l’ophtalmoplégie progressive externe
→ encéphalomyopathie, acide lactique et accidents vasculaires cérébraux, Leigh (syndrome de), diabète et surdité d'origine mitochondriale, épilepsie myoclonique à fibres rouges en lambeau, ophtalmoplégie progressive externe