Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

359 résultats 

dos du nez

dorsum nasi (TA)

dorsum of nose

Bord antérieur libre de la pyramide nasale.
Il s’étend de l’échancrure nasale au bout du nez. Sa forme et son profil variables permettent la classification morphologique des nez.
Syn. arête du nez

dyschromatopsie d'axe l.f.

axis dyschromatopsia

Toute dyschromatopsie acquise à l'exclusion des chromatopsies et des troubles corticaux colorés.
On distingue suivant la classification de Verriest les dyschromatopsies d'axe bleu-jaune (tritan, tétartan et mixte), rouge-vert (protan et deutan) et sans axe. On parle également d'axe scotopique lorsque la vision des couleurs tend vers l'achromatopsie.

G. Verriest, ophtalmologiste belge (1963)

Étym. gr. dus : difficulté ; khroma : couleur ; opsis : vue

daltonisme

dysplasie du col utérin l.f.

cervical dysplasia

Ensemble des lésions du col utérin caractérisées par une modification d'architecture de l'épithélium malpighien par troubles de la différenciation cellulaire dont témoignent des anomalies nucléaires.
Etape intermédiaire entre l'épithélium normal et le cancer intraépithélial, elle présente plusieurs degrés de gravité. Elle est légère quand elle intéresse le tiers inférieur de l'épithélium, moyenne quand elle atteint ses deux tiers, sévère quand elle dépasse ses deux tiers, et c’est un cancer in situ quand tout l'épithélium est modifié. Elle succède à une anomalie du processus de réépithélialisation par métaplasie atypique. Récemment élaborée sur le concept de néoplasie intraépithéliale et de ses différents degrés, la classification de Bethesda distingue les lésions de l'épithélium malpighien de bas grade, comprenant les dysplasies légères et les infections à papilloma virus, et celles de haut grade, incluant les dysplasies moyennes, et sévères et les carcinomes in situ.

Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner

dysplasie spondylo-épimétaphysaire l.f.

spondylo-epimetaphyseal dysplasia

Groupe de nombreuses affections congénitales comportant une petite taille (par défaut de croissance des vertèbres), une brièveté des membres (du fait de l’altération des métaphyses des os longs) et des anomalies articulaires (par atteinte des épiphyses).
Les très nombreuses variantes cliniques sont associées à des altérations de gènes différents, la plupart codant pour les collagènes. Certaines formes ont une transmission autosomique dominante mais la plupart sont récessive. Elles sont classées dans le groupe 11 de la classification internationale des maladies osseuses constitutionnelles (2007).

Étym. gr. sphondulos : vertèbre

dyspnée cardiaque l.f.

cardiac dyspnea

Oligopnée avec tachypnée (dite improprement «polypnée superficielle») dont l'importance et les circonstances de survenue fournissent un moyen simple et efficace d'apprécier le retentissement fonctionnel d'une insuffisance cardiaque connue.
La classification de la NYHA (New York Heart Association) distingue quatre stades selon le degré de dyspnée du
patient :
stade I - Insuffisance cardiaque minime, dyspnée pour des efforts inhabituels seulement,
stade II - Insuffisance cardiaque modérée, dyspnée pour des efforts moyens,
stade III - Insuffisance cardiaque moyenne, dyspnée pour des efforts minimes,
stade IV - Insuffisance cardiaque sévère, dyspnée permanente.
La dyspnée d'effort est le maître symptôme de l'insuffisance cardiaque gauche : elle correspond à une élévation de la pression capillaire pulmonaire. Son aspect le plus grave est l'œdème aigu du poumon avec son accès de dyspnée paroxystique.
La dyspnée de décubitus avec orthopnée, ne permettant au malade de dormir qu'en position semi-assise, annonce habituellement le passage au stade IV.
La blocpnée d'effort est l'équivalent de l'angine de poitrine.
L'asthme cardiaque est une forme d'insuffisance cardiaque gauche entraînant un bronchospasme d'effort.
La dyspnée permanente des épanchements péricardiques abondants est soulagée par la classique position génupectorale.

Étym. gr. dyspnoia : dyspnée

blocpnée, polypnée, ventilation-fréquence (diagramme)

dystrophie musculaire des ceintures l.f.

limb girdl muscular dystrophy (LGMD)

Maladie héréditaire caractérisée par une atrophie congénitale de certains muscles des ceintures scapulaire ou pelvienne, à transmission dominante ou récessive.
Une classification de ces dystrophies dominantes (LGMD 1A, B, C) et récessives (LGMD 2A, B, C, D, E, F, G, H, I) peut être faite en fonction de la localisation du gène muté et de la protéine déficiente. Par exemple, la dystrophie 1A touche la myotiline dont le gène est en 5q31 ; la dystrophie 1C touche la cavéoline 3 en 3p25 ; la dystrophie sévère de l’enfant 2D (“ SCARMD ”) touche l’adhaline ou α-sarcoglycane ; la dystrophie 2A touche la calpaïne 3 en 15q15.

J. N. Walton, Sir, et F. J. Nattrass, neurologues britanniques (1954)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. myopathies des ceintures, Walton et Nattrass (myopathie de)

échelle du coma de Glasgow n.f.

Glasgow's coma scale

Échelle d'évaluation clinique de l'état de conscience utilisée après un traumatisme cranio-encéphalique et au cours d’un coma, permettant d’apprécier rapidement l’état initial et d’en suivre l’évolution.
Une cotation est attribuée à la meilleure réponse obtenue dans l'étude de trois paramètres :
- "E", ouverture des yeux (4 : spontanée ; 3 : au bruit ; 2 : à la douleur ; 1, absente) ;
- "V", réponse verbale (5, orientée ; 4, confuse ; 3, inappropriée ; 2, incompréhensible ; 1, absente) ;
- "M", réponse motrice (6, obéit ; 5, flexion adapté ; 4, flexion orientée ; 3, flexion réflexe ; 2, extension réflexe ; 1, absente).

La somme de ces constations définit un score qui varie de 3 à 15 (E+V+M). Le pronostic est d’autant plus grave que le score est bas. 15 correspond à un état lucide, de 14 à 10 à une somnolence ou à un coma léger, de 9 à 7 à un coma de plus en plus profond, 3 à un coma probablement irréversible. Cette classification est simple dans son application. Les corrélations sont bonnes entre observateurs différents. Ce test rapide, utile pour une orientation en urgence, ne dispense pas d’un examen neurologique complet. Il comporte une variante adaptée à l’enfant de moins de 5 ans ; une autre a été complétée par l’étude des réflexes du tronc cérébral.

G. Teasdale et B. Jennett, neurochirurgiens britanniques (1974 et 1979)

Étym. Glasgow : ville d’Ecosse

Syn. Glasgow (score de)

échelle originelle de Glasgow complétée par les réflexes du tronc cérébral, échelle de Glasgow-Liège , échelle de Glasgow pédiatrique

[G1, H1]

Édit. 2019

ectomorphie n.f.

Type d’individu qui, dans la classification de Sheldon.

Sheldon (classification de)

[N1]

Édit. 2019

embryogenèse n.f.

embryogenesis (TE)

embryogenesis

Phase de développement de l’embryon, qui va, en principe, de la fécondation au 48ème jour qui suit la conception (horizons I à XIX de Streeter – stades Carnegie 1 à 23).
Ce processus peut s'accomplir selon des schémas très divers. L'embryogenèse peut être naturelle et dans ce cas elle s'effectue dans le gamétophyte femelle porteur du zygote et l'embryon est donc parasite ; elle sera suivie par l’organogenèse (au sens restreint) de la période fœtale. Elle peut être réalisée artificiellement en culture in vitro à partir d'un zygote ou encore d'une cellule somatique, on parle alors d'embryogenèse somatique ; elle est à l’origine de l’embryon préimplantatoire qui correspond aux horizons I à IV de Streeter et aux stades Carnegie1 à 4.
La classification de Streeter distingue deux périodes dans l’embryogenèse : la période pré-embryonnaire (horizons I à XII – stades Carnegie 1 à 12) et la période embryonnaire proprement dite (horizons XIII à XIX – stades Carnegie 13 à 21).

Étym. gr. embruon : qui naît à l’intérieur de

Syn. embryogénie

embryon, gamétogenèse, sporogenèse, stades Carnegie, horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), période pré-embryonnaire, période embryonnaire, fœtus, fœtogenèse, organogenèse, période fœtale

[A4]

Édit. 2019

endomorphie n.f.

Types d’individus qui, dans la classification de Sheldon, correspondent au bréviligne, au pycnique ou au digestif.

Syn. endomorphisme

Sheldon (classification de), pycnique

[H4, Q1]

Édit. 2019

épidermolyse bulleuse congénitale et héréditaire l.f.

congenital hereditary epidermolysis bullosa

Variété d'épidermolyse bulleuse dont une vingtaine de sous-types ont été dénombrés et qui se classent en épidermolyses bulleuses intra-épidermiques, jonctionnelles et dermolytiques ou dystrophiques, cette classification se faisant selon le niveau où se produit le clivage dans la zone de jonction dermo-épidermique.
Le siège intra-épidermique du décollement correspond aux formes simples ou non cicatricielles. Les épidermolyses bulleuses les plus fréquentes sont l', l'épidermolyse bulleuse jonctionnelle létale d'Herlitz et l'épidermolyse bulleuse récessive dystrophique d'Hallopeau-Siemens.

G. B. Dowling et R. H. Meara, dermatologues britanniques (1954) ; G. Herlitz, pédiatre suédois (1935) ; F. H. Hallopeau dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1890), H. W. Siemens, dermatologue allemand (1921)

Herlitz (épidermolyse bulleuse jonctionnelle létale d')

[J1]

Édit. 2020

épilepsie (épidémiologie de l') l.f.

epidemiology of epilepsy

Affection ubiquitaire, mais inégalement répartie selon l'âge (taux très élevés aux deux extrêmes de la vie, surtout chez le sujet âgé), le sexe (fréquence supérieure chez l'homme) et dans certains pays (plus souvent dans ceux en cours de développement et en milieu tropical, où le rôle des infections et surtout des parasitoses, certes non exclusif, peut être souligné).
En fait, des biais (notamment l'absence de confirmation par l'EEG et de respect des critères de la classification internationale) sont nombreux, entravant le recueil des cas, leur diagnostic, leur interprétation et suscitant des réserves sur la validité des résultats enregistrés.
L'incidence des premières crises a été évaluée autour de 70/100 000 habitants, celle de l'épilepsie à 40/100 000. La prévalence se situe à 7-8/1 000 habitants, avec d'importantes variations. Selon le type des crises, les proportions seraient les suivantes : généralisées, 40 à 60 % ; partielles, 32 à 52 % ; d'origine indéterminée, 10 %. Après une première crise, le risque de récurrence serait de l'ordre de 51 %.
Un ratio standardisé entre 2,3 et 3,5 montre une surmortalité par causes directes (crise ou état de mal), indirectes (accident, suicide), par des affections épileptogènes (cancers p. ex.) ou d'origine médicamenteuse.
Parmi les facteurs de risque, les mieux identifiés et les plus fréquents sont les retards mentaux, les infections du système nerveux central (et les parasitoses en milieu tropical), l'alcool, les accidents vasculaires cérébraux et les prédispositions géniques. C'est envers ceux-ci que la prévention pourrait se montrer efficace.

P. E .M. Smith, neurologue britannique (2021)

Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprend

[E1, H1]

Édit. 2020

épiphysiolyse n.f.

slipped epiphysis, epiphysiolysis

1) Destruction de l'épiphyse d'un os long (peu utilisé dans ce sens).
2) Séparation de l'épiphyse d'un os long de la métaphyse sous-jacente par lésion du cartilage physaire, avec ou sans déplacement secondaire de l’épiphyse (glissement épiphysaire).
L'épiphysiolyse peut être aigüe, d'origine macro-traumatique : c'est le décollement épiphysaire traumatique, que la classification de Salter-Harris permet de stadifier.
Elle peut être aussi plus progressive, d’origine micro-traumatique: c'est le cas habituel de l'épiphysiolyse fémorale supérieure ou coxa vara des adolescents.

R. B. Salter et W. R. Harris, chirurgiens orthopédistes canadiens (1963)

Étym. gr. epiphusis : épiphyse ; lusis : séparation

[I2, O1]

Édit. 2020

espèce   n.f.

species

Unité taxinomique fondamentale de la classification des êtres vivants.
Classiquement, une espèce représente l'ensemble des individus interféconds et ne se reproduisant pas avec les individus d'une autre espèce. En pratique, cette définition biologique n'est que rarement utilisable ; de plus, elle ne peut s'appliquer que pour des organismes à reproduction sexuée. Dès lors, l'espèce désigne l'ensemble des individus très proches, non distinguables morphologiquement ; en microbiologie, il s'agira de micro-organismes présentant les mêmes caractères métaboliques ou antigéniques. L'espèce est désignée par une dénomination latine binominale (dénomination linnéenne).

espèces-jumelles, spécifique

[D2]

Édit. 2018  

fente nasolabiopalatine l.f.

cleft lip and palate

Division verticale de la lèvre supérieure qui s'étend parfois au maxillaire.
La fente résulte embryologiquement de la mauvaise soudure des bourgeons nasal interne, nasal externe et maxillaire ou de l'absence de fermeture des fentes faciales 1, 2 ou 3 de la classification de Tessier. Elle peut être soit isolée (bec de lièvre ou gueule de loup), soit orbitomaxillaire (fentes 3, 4, 5), soit associée à d'autres fentes latérofaciales (fentes 6, 7 et 8), soit associée à des fentes orbitocrâniennes (fentes 9, 10 et 11). Selon Gorlin il existe plus de 200 syndromes associatifs avec la fente nasolabiopalatine.

P. Tessier, chirurgien plasticien français (1976) ; R. J. Gorlin, odontologue et généticien américain (1968)

Syn. bec de lièvre

fente labiopalatine, et kystes muqueux de la lèvre inférieur, fistules de la lèvre inférieure (syndrome des), fissure labiopalatine et fissure labiale, fente labiopalatine, kyste paramédian muqueux de la lèvre inférieure, ptérygium poplité et anomalies digitogénitales, ptérygion poplité dominant (syndrome du)

[Q2,P1,P2,P3]

Édit. 2018 

fentes faciales de Tessier l.f.p.

Tessier's facial clefts

Classification des fentes faciales, ou fissures, prenant l'orbite comme point de référence anatomique, sans tenir compte de l'embryologie ou de l'étiologie, et qui comprend 15 fentes numérotées de 0 à 14.
Certaines de ces fentes sont à l'origine de malformations ophtalmologiques. Fente 0-14 (médianes) : hypertélorisme. Fente3 (orbitomaxillaire interne) : altération des voies lacrymales et microphtalmie. Fente 4 (orbitomaxillaire médiane) : rebord orbitaire et plancher de l'orbite. Fente 5 (orbitomaxillaire externe) : tiers moyen de la paupière inférieure, microphtalmie. Fente 6 (intermaxillozygomatique) : associée aux fentes 7 et 8 pour le syndrome de Treacher-Collins-Franceschetti. Fente 7 (temporo-zygomatique) : syndrome de Treacher-Collins-Franceschetti et microsomie hémifaciale. Fente 8 (fronto-zygomatique) : syndrome de Treacher-Collins-Franceschetti et de Goldenhar. Fente 9 (orbitaire supéro-externe) : tiers externe paupière et angle supéroexterne de l'orbite, microphtalmie. Fente 10 (prolongement de la fente 4) : colobome paupière supérieure, ablépharie, colobome irien. Fente 11 (prolongement de la fente 3) : colobome tiers interne palpébral, hypertélorisme.

P. Tessier, chirurgien plasticien français (1976) ; E. Treacher Collins, ophtalmologiste britannique (1900) ; A. Franceschetti, ophtalmologiste suisse (1944 et 1949) ; M. Goldenhar, médecin américain (1952)

[Q2,P2,P3]

Édit. 2018

fibroathérome n.m.

fibroatheroma

Type V dans la classification de l'athérosclérose, désignant la plaque mûre, prête, si elle se rompt, à entrer dans le cycle des complications.
En mettant en premier la fibrose, ce mot a l'avantage de signaler la prééminence constante et large de la sclérose sur l'athérome dans la composition de la lésion. Le fibroathérome stratifié contient plusieurs cœurs lipidiques superposés séparés par des couches concentriques de sclérose. Cette structure incite à penser qu'une telle plaque résulte d'incrustations répétées de matière hématique (thrombus, hématome), à l'occasion d'épisodes itératifs de rupture.

H. C. Stary, anatomopathologiste américain (1989)

Syn. plaque d'athérosclérose simple

lésions d'athérosclérose (classification des), rupture de plaque, fibrolipidique

[K4]

Édit. 2018 

Fibrotest® n.m.

Test diagnostique non invasif d’évaluation de l’importance de la fibrose hépatique.
Initialement conçu pour les patients atteints d’hépatite chronique virale C, il combine les dosages de cinq marqueurs : l'alpha2 macroglobuline, l'haptoglobine, l'apolipoprotéine A1, la bilirubine totale et les gamma-glutamyl transférases avec un ajustement à l'âge et au sexe. Une formule mathématique permet le calcul du fibrotest qui varie de 0 à 1. Pour faciliter l’interprétation visuelle le résultat est accompagné d’un graphique en couleurs avec trois classes de gravité croissante.
 
Le test de fibrose varie entre 0.00 et 1.00 avec une prédiction des stades selon la classification Métavir. La corrélation de l’estimation de la fibrose par le Fibrotest® et l’examen anatomopathologique du foie est dans l’ensemble satisfaisante. Cependant, il ne faut pas retenir uniquement du résultat final mais analyser et tenir compte de chaque composante du test dans l’interprétation de celui-ci. En effet, des causes non liées au virus peuvent le perturber et donc rendre le résultat ininterprétable. Ainsi, la maladie de Gilbert qui élève le taux de bilirubine, une hémolyse qui entraîne une élévation de l’haptoglobine et un syndrome inflammatoire qui provoque une élévation des alpha2 globulines perturbent les résultats.
Il est combiné à l'ActiTest® qui estime l’activité nécrotico-inflammatoire dans les hépatites chroniques en intégrant le dosage de l’ALAT.

hépatite chronique virale C, ActiTest®, Métavir (classification de la fibrose hépatique), marqueurs non invasifs de fibrose hépatique, Fibrotest®

[L1]

Édit. 2018

Fox et Buckley (classification de) l.f.

Classification en cinq stades de gravité croissante des hyperplasies de l’endomètre allant de l’hyperplasie glandulokystique au cancer in situ.

H. Fox et C. H. Buckley, anatomopathologistes britanniques (1985)

hyperplasie de l'endomètre, hyperplasie glandulokystique de l'endomètre, cancer de l'endomètre

[O3]

Édit. 2018

Franceschetti (dysostose mandibulofaciale de) l.f.

mandibulofacial dysostosis

Syndrome malformatif facial, secondaire à une anomalie primitive du développement du premier arc branchial comprenant : obliquité en bas et en dehors des fentes palpébrales, atrophie mandibulaire, malaire et zygomatique (dont absence de la partie externe de l'orbite), malformation et implantation basse de l'oreille, suppression de l'angle nasofrontal, macrostomie, palais ogival, mèches de cheveux pré-auriculaires et retard mental.
Selon la classification des formes faciales de Paul Tessier il s'agit des fentes 6, 7 et 8. Lorsque la dysostose mandibulofaciale est complète ou presque elle porte le nom de Franceschetti. Le syndrome est parfois létal et sa pénétrance et son expression sont variables. Au niveau oculaire s'observe également: une microphtalmie, une cataracte, une hypoplasie papillaire, un colobome de la paupière inférieure, une absence localisée de cils, un dermoïde épibulbaire. D'autres anomalies peuvent être observées: appendice prétragien, langue bifide ou lobulée, malpositions dentaires. Les formes à minima, avec atteinte de l’orbite et du malaire, correspondent au syndrome de Treacher Collins. Le locus du gène (MFD1 ou TCOF1) est en 5q32-q33.1. L’affection est autosomique dominante (MIM 154500).

P. Tessier, chirurgien français (1971) ; E. Treacher Collins ophtalmologiste britannique (1900) ; A. Franceschetti, ophtalmologiste et D. Klein, généticien suisses (1949) ; P. Zwahlen, ophtalmologiste suisse (1944)

Étym. gr. dus , indique la difficulté, l’anomalie ; osteon : os

Syn. Franceschetti (syndrome de), Franceschetti-Klein-Zwahlen (syndrome de), Treacher Collins (dysostose mandibulofaciale de), Treacher Collins (syndrome de), Treacher Collins Franceschetti (syndrome de)

Sigle angl. MFD1

neurocristopathie,  macrostomie, colobome, dermoïde épibulbaire

[H3, P1, P2, P3]

Édit. 2019

Fredrickson (classification de) l.f.

Fredrickson classification

Classification des hyperlipidémies.

D. S. Fredrickson, biochimiste américain (1967 et 1971)

hyperlipidémie

[R1]

Édit. 2019

Garden (classification de ) l.f.

Garden’s femoral neck fracture’s classification

Classification des fractures cervicales vraies (transcervicales) du col du fémur.
Type I : fracture transcervicale engrenée, avec peu de déplacement, habituellement en coxa valga.
Type II : fracture transcervicale sans déplacement ou avec un léger déplacement en varus de la tête fémorale.
Type III : fracture transversale avec déplacement modéré en coxa vara, les deux surfaces fracturaires restant en contact.
Type IV : fracture à grand déplacement avec perte de contact des surfaces fracturaires.

R. Garden, chirurgien britannique (1961)

Gleason (classification de) l.f.

Gleason's classification

Classification histopronostique des adénocarcinomes prostatiques universellement adoptée, établie sur des critères architecturaux de la tumeur et donc sur son grade histologique.
Elle aboutit à un résultat additionnant les deux types histologiques prédominants développés au niveau d’une tumeur souvent hétérogène, et proposant une corrélation avec l’extension locorégionale.
Neuf types sont définis et regroupés en cinq grades de malignité. Un score global regroupe les deux structures les mieux représentées.

D. F. Gleason, chirurgien urologue et anatomopathologiste américain (1966)

Gleason (grade de), Gleason (score de)

Gleason (grade de) l.f.

Gleason's grading

Résultat de la classification des adénocarcinomes prostatiques en cinq grades de malignité destinée à établir un histopronostic.
Cette appréciation est faite uniquement sur des critères architecturaux. Cinq grades sont définis, allant des cancers bien différenciés aux tumeurs anaplasiques, et dotés d'un chiffre permettant le calcul du score global.

D. F. Gleason, chirurgien urologue et anatomopathologiste américain (1974)

Gleason (score de)

Gleason (score de) l.f.

Gleason's pattern score

Expression globale du résultat de l'étude histopronostique d'un adénocarcinome prostatique selon la classification de Gleason.
En raison de l'hétérogénéité de la tumeur, les deux plages de structure les mieux représentées, de grade coté de 1 à 5, sont additionnées, obtenant un score global allant de 2 à 10, de gravité pronostique croissante.

D. F. Gleason, chirrugien urologue et anatomopathologiste américain (1974)

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