détergent adj et n.m.
detergent
Substance ayant la propriété de détacher des impuretés adhérant à un tissu ou un support.
Un détergent est un composé tensioactif, ayant un pôle hydrophile et une chaîne grasse hydrophobe, capable de solubiliser sous forme micellaire l'impureté qui se trouvait adsorbée sur la surface à nettoyer.
On en distingue plusieurs types: les uns anionique (savons, sels biliaires ou détergents sulfoniques de synthèse ou syndets), les autres cationiques (saponiums et acylpyridiniums, ammoniums quaternaires), amphotères (bétaïnes, imidazolines) et les derniers non-ioniques (composés aliphatiques du polyéthylène-glycol, alcanolamines). Le pouvoir détergent est facilité par la présence d’un ion de même signe que la matière à détacher par substitution. Ces substances peuvent exercer un effet perméabilisant sur les membranes lipoprotéiniques. Elles sont utilisées en cosmétologie et en pharmacie. Elles ont un pouvoir irritant sur la peau en cas d’utilisation intensive.
Étym. lat. detergere : nettoyer
→ saponium, saponine, détersif
déviation phonétique l.f.
phonetic deviation
Déviation linguistique orale caractérisée par la modification phonétique (sonorisation, affrication, pseudodiphtongaison, etc.) d'un ou de plusieurs phonèmes.
Elle signe l'existence d'un trouble arthrique.
Syn. paraphasie phonétique
diabète n.m.
diabetes
Affection caractérisée par une polyurie et une polydipsie.
Théoriquement diabète signifie traversée de l'organisme, et le terme a été appliqué au passage du glucose dans les urines, c’est-à-dire au « diabète sucré ». La polyurie et la polydipsie sont aussi des signes du diabète hydrique ou hydrurique, dit « diabète insipide ». Lorsque ce signe est la conséquence d'une altération des reins, on parle de diabète rénal ; lorsqu'il s'agit d'un trouble de l'hypophyse, on parle de diabète hypophysaire. Le diabète calcique est une hypercalciurie liée à une insuffisance tubulaire rénale avec une absorption intestinale excessive de calcium. Mais dans le langage médical courant « diabète » sans qualificatif est synonyme de diabète sucré.
Étym. gr. diabêtês : qui traverse
diagnostic prénatal l.m.
prenatal diagnosis
Ensemble des procédés permettant, au début d'une grossesse, d'apprécier le développement du fœtus, sa morphologie par l’échographie, ses constantes biologiques, etc.
1) Ce diagnostic utilise l'amniocentèse, le prélèvement du sang fœtal, le prélèvement de villosités choriales, etc. pour étude directe, microscopique ou immunologique.
2) Il permet p. ex. le dépistage de maladies génétiques (chromosomiques, métaboliques ou autres), et peut faire prendre éventuellement une décision d'interruption thérapeutique de la grossesse. Plus d'une centaine de maladies familiales sont accessibles à différents moyens de diagnostic anténatal.
3) Le dépistage anténatal des anomalies chromosomiques est proposé systématiquement en France aux femmes enceintes âgées de 38 ans ou plus, aux femmes ayant donné naissance à un enfant anormal, lors des grossesses où un signe d'appel échographique est détecté, aux femmes d'un couple ou d'une famille où une maladie génétique est connue, etc.
diaphragme continu (signe du) l.m.
Levin’s sign
Sur un cliché thoracique de face, visibilité de la face supérieure de la coupole diaphragmatique sur toute sa longueur, traduisant un pneumo-médiastin ou un pneumopéritoine.
Chez le sujet normal, l'image de la coupole est effacée au contact du cœur (signe de la silhouette).
En cas de pneumo-médiastin, l'air peut s'interposer entre la coupole et le cœur, entraînant la visibilité du diaphragme sur toute son étendue. Un aspect analogue est réalisé par un pneumopéritoine libre soulignant la face inférieure de la coupole, à condition que le sujet soit radiographié en orthostatisme.
B. Levin, médecin radiologue américain (1973)
Étym. gr. diaphragma : séparation, cloison
Syn. signe de Levin
diastème n.m.
diastema (TA)
diastema
Espace interdentaire agrandi congénital ou acquis.
Cette disposition fréquente serait à rattacher aux neurocristopathies. Dans la croyance populaire elle serait le signe d’une nature heureuse.
Syn. diastématie
discographie n.f.
discography
Exploration radiographique comportant l’injection d’une substance de contraste iodée dans le nucleus pulposus d’un disque intervertébral pour évaluer son altération.
Cette technique permet d'apprécier l'état de dégénérescence du disque et de préciser le niveau du conflit disco-radiculaire lorsque l'injection reproduit la douleur ressentie par le malade au cours des crises de sciatique (signe de la douleur réveillée).
La discographie peut être le premier temps d'une injection thérapeutique de glucocorticoïdes (nucléorthèse) ou de papaïne (nucléolyse).
L’imagerie par résonance magnétique a réduit les indications de cette exploration.
dissection aortique l.f.
aortic dissection
Anévrisme disséquant de l'aorte, affection rare mais gravissime résultant d'une hémorragie intramurale en rapport avec le clivage longitudinal de la paroi aortique au sein de la média (tunique moyenne) du vaisseau.
Provoquée par l'hématome au sein d'une paroi artérielle fragilisée par une altération congénitale ou acquise de la média, la dissection se développe à partir d'une brèche de l'intima (porte d'entrée) et s'étend vers l'aval et, éventuellement, vers l'amont par progression hélicoïdale, sans jamais devenir totalement circonférentielle. Deux cylindres s'individualisent, d'où un aspect angiographique à double chenal. L'hypertension artérielle et le syndrome de Marfan (par dégénérescence kystique de la paroi) sont d'importants facteurs prédisposants. La rupture aortique au cours des premiers jours de l'évolution fait courir un risque mortel qui justifie l'intervention chirurgicale. La symptomatologie est dominée par la douleur intense, dorsale ou simulant l'infarctus du myocarde, mais migrant au cours de l'évolution. L'hypertension artérielle est habituelle, par contre un collapsus annonce le plus souvent la rupture de l'anévrisme entraînant un hémothorax, un hémopéricarde, un hémomédiastin ou un hémopéritoine. L'abolition d'un ou plusieurs pouls est un signe essentiel, de même que l'apparition soudaine d'un souffle diastolique.
La classification de De Bakey, entre autres, en trois types permet d'estimer les possibilités de traitement: type I, dissection étendue à l'aorte ascendante et au-delà ; type II, dissection limitée à l'aorte ascendante ; type III, dissection limitée à l'aorte descendante.
M. E. DeBakey, chirurgien américain (1965)
Étym. lat. dissectio : séparation comme après une coupure
dissection de la carotide interne l.f.
dissecting internal carotid aneurysm
Clivage de la paroi de l’artère par un hématome au niveau de la média.
La classification en dissections traumatique ou spontanée est difficile car les antécédents traumatiques sont inconstants ou douteux et les deux dissections ont une présentation identique. L’hématome survient habituellement en zone de transition histologique (terminaison du bulbe) et peut ou non communiquer avec la lumière artérielle. L’étendue de la dissection est variable en longueur et en diamètre. Affection survenant en moyenne vers 40-50 ans, la dissection peut être observée aussi dans l’adolescence. Elle associe des signes ischémiques, cécité monoculaire transitoire ou durable et des signes locaux : céphalées typiquement orbito-frontales ipsilatérales, cervicalgies latéro-cervicales irradiant à l’angle de la mâchoire, dysphagie douloureuse, acouphènes pulsatiles, signe de Claude Bernard-Horner, larmoiement, souffle cervical. L’artériographie permet le diagnostic.
distance interpédiculaire (mesure de la) l.f.
interpedicular distance (measure of)
Sur une radiographie de face du rachis, mesure de la distance séparant le bord interne des pédicules vertébraux.
Des tables indiquent les chiffres normaux aux différents segments du rachis chez l'adulte et l'enfant. Au niveau lombaire, la distance augmente normalement de haut en bas; l'inverse témoigne d'un canal lombaire étroit. Un élargissement localisé doit faire rechercher un processus expansif intracanalaire (signe de Elsberg-Dyke).
C. A. Elsberg, neurochirugien et C. G. Dyke, médecin radiologue américains (1934)
distance nuque-mur l.f.
occiput to wall distance
Le sujet étant debout, l'occiput, le dos, les fesses et les talons appuyés au mur, distance régnant entre la nuque et le mur.
Ce signe mesure la raideur de la colonne cervicale dans la spondylarthrite ankylosante.
Forestier
Doege-Potter (syndrome de) l.m.
Doege-Potter’s syndrome
Accidents hypoglycémiques organiques sévères liés à une tumeur mésenchymateuse, fibroblastique le plus souvent.
Parfois il s’agit d’une tumeur musculaire, voire d’un lymphome malin.
Ces tumeurs sont grosses allant de 1 à 20 kg, de topographie intra ou juxtathoracique mais aussi rétro- et intrapéritonéale. L'hypoglycémie apparaît relativement tardivement au cours de l’évolution de la tumeur. La présence de l'hypoglycémie signe une dédifférenciation de la tumeur fibroblastique qui est en fait un fibrosarcome de bas grade. L'hypoglycémie disparaît avec l'ablation de la tumeur. Il y a un risque de récidive et de greffe locale élevé.
K. W. Doege, chirurgien américain (1930); R. P. Potter, médecin radiologiste américain (1930) ; T. M. Roy, pneumologue américain (1992)
douleur morale l.f.
moral grief, psychical pain
Sentiment pénible durable, associant tristesse, souffrance mentale et pessimisme, indépendamment des circonstances extérieures.
Rencontrée dans les états anxieux et dépressifs, cette douleur psychique est intense dans la mélancolie dont elle est un signe essentiel (J. Séglas). La conviction désespérée d'un désastre personnel mérité (voire touchant les siens), imminent, inéluctable, s'accompagne alors de très forts sentiments d'autodépréciation et de culpabilité, sans qu'il y ait conscience du pathologique. Notamment, le patient se vit comme n'étant plus capable d'aimer, ni de s'émouvoir ("anesthésie affective") et il se le reproche.
Cette souffrance extrême et peu soutenable s'accompagne habituellement d'une angoisse très vive. Le risque suicidaire est élevé.
J. Séglas, médecin aliéniste français (1895)
Étym. lat. dolor : douleur
Syn. hyperthymie douloureuse
douleur provoquée l.f.
tenderness
En sémiologie, manœuvre par laquelle l'examinateur cherche à susciter la douleur du patient en lui faisant reproduire le geste dont il se plaint, en pratiquant une manœuvre ou une palpation superficielle ou profonde de la région incriminée, etc.
P. ex. le signe de Lasègue est caractéristique de la névralgie sciatique.
La douleur provoquée, désagréable pour le sujet, est un élément d'information diagnostique souvent indispensable ; elle ne préjuge pas de la nature de la lésion et son siège ne correspond pas toujours à l'origine anatomique de la lésion.
Ch-E. Laségue, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1816-1883)
Étym. lat. dolor : douleur
drusen de la tête du nerf optique l.m.p.
drusen of the disk
Formations profondes intrapapillaires vésiculeuses soulevant la papille et donnant parfois un aspect œdémateux.
Elles sont bilatérales dans 80% des cas, parfois présentes à la naissance mais le plus souvent acquises, elles évoluent en se calcifiant, en devenant plus superficielles et ophtalmoscopiquement plus évidentes. Dans les cas douteux il faut rechercher l'autofluorescence et une hyperfluorescence nodulaire tardive et diffuse en angiographie. Il n'y a pas de signe fonctionnel mais on peut trouver un élargissement de la tache aveugle et des hémorragies péripapillaires. Histologiquement il s'agit de concrétions hyalines en avant de la lame criblée dans le tissu glial, elles seraient dues au ralentissement du flux axonal dans un nerf optique au canal scléral trop étroit et secondaires à une concentration de mitochondries rejetées hors des cellules. Leur fréquence est estimée à 1/20.000. L’affection est autosomique dominante. La pénétrance et l'expressivité sont variables.
Étym. terme de géologie d’origine allemande, pluriel de druse : cavité minérale tapissée de cristaux
dysplasie fibreuse des os l.f.
fibrous dysplasia (polyostotic)
Trouble du développement du squelette caractérisée par la présence de lacunes d’aspect estompé, et par la présence d’inclusions de tissu fibreux réalisant des îlots plus ou moins nombreux de substance osseuse non lamellaire, plus ou moins minéralisée.
Les os atteints sont déformés, les diaphyses incurvées, la localisation à la partie proximale du fémur entraîne une coxa vara. Une fracture, fréquente, peut en être le premier signe. L’atteinte du crâne et de la face, pouvant déformer le visage, se traduit par une densification qui peut être responsable de compressions nerveuses. Les lésions peuvent être monoméliques ou monostotique (côtes, fémur, tibia, maxillaire, humérus). La dégénérescence sarcomateuse est rare. La maladie, qui n’a pas de caractère familial, est secondaire à une mutation somatique du gène GNAS1, locus en 20q13, codant pour une sous unité d’une protéine G (guanine nucleotide protein alpha subunit). Associée à des taches café au lait et à des troubles endocriniens (puberté précoce), elle réalise le syndrome d’Albright (ou Mac Cune-Albright).
H. L. Jaffé et L. Lichtenstein, anatomopathologistes américains (1942)
Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner
Syn. maladie de Jaffé-Lichtenstein
dystrophie cone-rod l.f.
cone-rod dystrophy
Groupe d’affections rétiniennes qui apparaissent souvent dans l’enfance et s’aggravent ultérieurement, pouvant être isolées ou intégrées dans des syndromes intéressant d’autres organes.
Le premier signe est une baisse de l’acuité visuelle et une photophobie. Surviennent ensuite une dyschromatopsie, des scotomes au centre du champ visuel puis une cécité nocturne et une perte de la vision périphérique puis totale.
Il existe plus de 30 types de dystrophie cone-rod qui se différencient par leur origine génétique et leur modalité de transmission.
[P2]
Édit. 2017
dystrophie de cornée tourbillonnante l.f.
whorl-like cornea dystrophy
Opacités cornéennes superficielles en tourbillon, pointillées, de couleur brune.
Ces opacités constituent un des signes de la maladie de Fabry. Le signe peut également être retrouvé chez les femmes vectrices. Les opacités sont atténuées et mieux vues en rétro-illumination.
B. Fleischer, ophtalmologiste allemand (1910)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie cornéenne en tourbillon de Fleischer, cornea verticillata, cornée verticillée, moustaches de chat (dépôts cornéens en)
dystrophie flavimaculée de l'adulte l.f.
adult onset reticular flavimaculatus dystrophy
Dystrophie rétinienne flavimaculée du pôle postérieur d'aspect un peu réticulé et d'évolution lente avec altération choriorétinienne atrophique caractéristique en périmaculaire et maculaire.
La maladie évolue sans signe fonctionnel durant plusieurs décennies; elle a été initialement décrite avec les formes pures de fundus flavimaculatus, mais les taches flavimaculées du pôle postérieur qui entourent la macula et semblent non évolutives vont provoquer une atrophie choriorétinienne périmaculaire de la région temporale qui va progressivement encercler la fovéola, et faire disparaître l’épithélium pigmenté, la choriocapillaire et les cellules visuelles en trois ou quatre décennies. L'ERG a des réponses photopiques légèrement altérées et l'EOG est normal. En angiographie pas de silence choroïdien, effet fenêtre au niveau des taches flavimaculées, et atrophie aréolaire en temporal de la macula dans les formes moyennement évoluées. L’affection est autosomique dominante ou autosomique récessive.
K. B. Stargardt, ophtalmologiste allemand (1909)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie à taches jaunâtres du pôle postérieur, Stargardt flavimaculée tardive (maladie de)
dystrophie musculaire facioscapulo-humérale l.f.
facioscapulohumeral muscular dystrophy
Myopathie de la face et de l'épaule sans myotonie débutant dans l'adolescence.
Forme fréquente de dystrophie musculaire, plus tardive que la maladie de Duchenne et d'évolution très lente. Son diagnostic est à la fois clinique et génétique.
En clinique, elle débute par des atteintes des muscles : de la face (occlusion incomplète des yeux pendant le sommeil, signe le plus précoce, apparaissant le plus souvent vers trois ou quatre ans, rire transversal, inexpressivité faciale), de la ceinture scapulaire (grand pectoral, grand dentelé avec "scapula alata"), périhuméraux (atrophie du biceps et du triceps, contrastant avec des avant-bras normaux ou hypertrophiques:" avant-bras de Popeye"). Une extension tardive se fait aux muscles du tronc. L'atteinte des membres inférieurs est tardive. L'asymétrie n'est pas rare. L'EMG et la biopsie musculaire contribuent à distinguer cette dystrophie musculaire de certaines amyotrophies spinales donnant lieu à un phénotype voisin.
La variabilité phénotypique, mais également de sévérité, est grande. Dans une même famille, des formes peuvent être frustes, voire méconnues, d'autres au contraire extensives.
Il reste qu'une activité généralement subnormale jusqu'à 30 ou 40 ans et une espérance de vie non significativement modifiée peuvent donner à cette affection une fausse réputation de bénignité.
La transmission est autosomique dominante, liée à une délétion de l'extrémité télomérique du bras long du chromosome 4 en 4q35, mais avec une hétérogénéité génétique et une expression très variable. La situation des myopathies scapulopéronières, auparavant tenues pour des variantes de la dystrophie musculaire facioscapulohumérale, semble désormais autonome, avec une liaison possible au chromosome 12. Le diagnostic présymptomatique de la dystrophie musculaire facioscapulohumérale doit être très prudent et porté par une consultation génétique expérimentée.
L. Landouzy, médecin interniste et J. Dejerine, neurologue français, membres de l’Académie de médecine (1884, 1885 et 1886)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. dystrophie musculaire faciohumérale, dystrophie musculaire de Landouzy-Déjerine
dystrophie musculaire pseudohypertrophique de Becker l.f.
Becker's muscular dystrophy
Affection appartenant aux dystrophinopathies musculaires progressives liées au chromosome X.
P.E.Becker, neurologue et généticien allemand (1955)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. myopathie pseudohypertrophique de Becker
→ DMD gene
dystrophie péripapillaire choroïdienne l.f.
peripapillary choroidal dystrophy
Maladie choriorétinienne débutant autour de la papille, progressant le long des vaisseaux temporaux du pôle postérieur, et gagnant lentement la région périmaculaire.
Il s’agit d’une atrophie choriorétinienne qui débute entre 20 et 40 ans sans signe fonctionnel, elle s'étend au pôle postérieur, entoure la macula; puis, vers la cinquantaine, empiète sur la région maculaire, le déficit fonctionnel est alors ressenti et l'acuité visuelle baisse rapidement. L’affection est autosomique dominante ou sporadique.
A. Sorsby, ophtalmologiste britannique (1939)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
syndrome des ecchymoses douloureuses l.m.
painful bruising syndrome, auto-erythrocyte sensitization, psychogenic purpura
Syndrome rare, observé chez des femmes d'âge moyen, caractérisé par la survenue sur les membres, surtout inférieurs, de phénomènes douloureux violents, spontanés, qui précèdent de quelques heures l'apparition d'ecchymoses de plusieurs centimètres de diamètre, siège de douleurs intolérables à la palpation.
Ces symptômes réapparaissent ensuite par poussées, selon la même séquence pendant parfois plusieurs années. L'état général reste bien conservé sans signe objectif.
Les examens biologiques sont normaux et les biopsies cutanées ne montrent que des signes inflammatoires sans particularité.
Dans la majorité des cas, ce syndrome survient chez des femmes porteuses de troubles psychiques et ayant subi de nombreuses interventions chirurgicales. Dans certains cas, une sensibilisation auto-érythrocytaire a pu être mise en évidence chez des femmes qui réagissaient à leurs propres hématies, parfois à des injections d'ADN d'hémoglobine ou de membranes d’hématies.
L'étiologie précise est inconnue et le traitement repose sur la psychothérapie dont les résultats sont inconstants.
Certaines études sur les stigmatisés évoquent ce syndrome.
F. H. Gardner, hématologiste et L. K. Diamond, pédiatre américains (1955)
Étym. gr. ek : hors de ; chumos : suc
Syn. syndrome de Gardner-Diamond
→ ecchymose, purpura psychogénique, Gardner-Diamond (syndrome de)
[H3, J1, K4]
Édit. 2019
éclampsisme n.m.
eclamptism
Phase prodromique de l’éclampsie, avec une accentuation des signes de la pré-éclampsie, l’apparition de signes neurologiques d’hypertension artérielle maligne, des céphalées et des troubles visuels, et parfois d’une douleur épigastrique en barre dite signe de Chaussier.
.
Étym. gr. eklampein, exploser
→ toxémie gravidique, éclampsie, signe de Chaussier
[H1, O3]
Édit. 2019
encéphalopathie infantile l.f.
infantile encephalopathy
Ensemble des séquelles neurologiques et psychiques chroniques, secondaires à des processus encéphaliques développés avant la naissance ou lors de la première enfance.
Parmi les facteurs majeurs, on peut citer : la prématurité, l'anoxie pré- ou néonatale, les traumatismes de l'accouchement (hémorragie méningée, cérébrale, etc.), mais aussi l'ictère nucléaire par incompatibilité Rh (actuellement bien prévenu), certaines affections encéphaliques acquises de la première enfance, surtout infectieuses, enfin le syndrome hémiconvulsions-hyperthermie.
Différents types de séquelles peuvent être individualisées, en fonction de la symptomatologie et de l'évolutivité : infirmité motrice cérébrale, arriération mentale de tous degrés, épilepsie….
Si un enfant ne présente pas de signe de Moro à la naissance (extension et abduction des quatre membres lorsqu'on déprime subitement le matelas), ne marche pas à seize mois et n'ébauche pas de langage à deux ans, une lésion encéphalique doit être recherchée.
J. Aicardi, neuropédiatre français (1965)
→ Aicardi (syndrome d'), infirmité motrice d'origine cérébrale, ictère nucléaire, encéphalopathie familiale progressive avec calcification des noyaux gris centraux et lymphocytose chronique du LCS
[A4, H1, O1]
Édit. 2019