hibernome n..m.
hibernoma
Tumeur sous-cutanée, rare, bénigne, composée de graisse brune, siégeant le plus souvent dans l'aisselle et la région scapulaire, reconnaissable histologiquement par l'aspect particulier des cellules adipeuses tumorales.
L'aspect macroscopique est celui d'un lipome mais des particularités histologiques évoquent la graisse immature ou graisse brune. Elle tire son nom de cette graisse semblable, présente chez les animaux hibernants, l’ours en particulier. Le traitement est chirurgical.
La survenue de l’hibernome au cours des néoplasies endocrinnes de type 1 a été signalée.
Étym. lat. hibernus : de l’hiver
Syn. lipome à cellules granuleuses
[F5,O4]
Édit. 2015
hibernome malin l.m.
malignant hibernoma
Variété très rare de liposarcome développée aux dépens de la graisse brune, reconnaissable histologiquement à l'aspect particulier des cellules adipeuses tumorales.
[F2]
hidradénocarcinome à cellules claires l.m.
clear cell hidradenocarcinoma, malignant clear cell hidradenoma
Tumeur cutanée rare, d'origine glandulaire sudorale dont l'aspect histologique simule l'hidradénome à cellules claires, mais qui présente, en outre, des atypies cellulaires et une nette tendance à l'infiltration des tissus environnants.
Étym. gr. hidros : sueur ; aden : glande ; carcinôma : excroissance de chair
→ hidradénome à cellules claires
[P2,F2]
hidradénome n.m
syringoma, hidradénoma
Tumeur cutanée bénigne d'origine sudorale résultant de la prolifération et de la dilatation de la partie excrétrice intradermique des canaux sudorifères, siégeant soit sur les paupières (hidradénomes des paupières), soit sur la face antérieure du thorax et de l'abdomen (hidradénomes éruptifs de Darier et Jacquet) et se présentant comme de petites élevures à surface lisse et de teinte ivoirine.
Il s'agit de tumeurs intradermiques dans lesquelles s'observent de petites formations kystiques et des cordons cellulaires pleins de type basal. Les éléments kystiques sont délimités par une double rangée de cellules aplaties et contiennent une substance amorphe, P.A.S. positive. Il s'agirait, d'après certains auteurs, de formations dérivées des glandes sudorales eccrines, tandis que d'autres les rattachent aux glandes apocrines. Ces lésions persistent indéfiniment.
Étym. gr. hudor : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
Syn. syringome
[P2,F5]
hidradénome éruptif de Darier et Jacquet l.m.
syringoma, syringadenoma multiplex
Variété d'hidradénome consistant en un ensemble de nombreuses petites élevures jaunâtres sur la face antérieure du tronc, apparaissant par poussées successives chez des sujets jeunes et souvent après la puberté, persistant indéfiniment.
L'examen histologique révèle la présence dans le derme d'assez nombreux amas de cellules épithéliales dont certaines ont une différenciation glandulaire nette.
J. Darier, membre de l'Académie de médecine et L. Jacquet, dermatologues français (1887)
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur
[J1,F5]
Édit. 2015
hidradénome papillifère l.m.
hidradenoma papilliferum
Tumeur bénigne siégeant presque électivement dans la région périnéovulvaire sous forme d'un petit nodule intradermique, parfois exophytique ou ombiliqué .
L'examen histologique montre une tumeur encapsulée sans connexion épidermique, consistant en une cavité kystique dans laquelle de nombreuses villosités délimitent des lacunes étroites et allongées. Les villosités se composent d'un axe conjonctif mince tapissé d'une rangée de cellules cylindriques de type apocrine et munies d'un noyau ovalaire et clair. En fait, des lésions identiques peuvent s'observer dans la région anale, sur le mamelon, voire le prépuce. L'excision chirurgicale supprime facilement cette lésion.
Étym. gr. hidros : sueur ; adên : glande ; ôma : tumeur ; lat. papilla : mamelon ; ferre : porter
[J1,F5]
hidroacanthome n.m.
hidroacanthoma simplex
Tumeur cutanée bénigne, dont l'aspect clinique rappelle celui de la verrue séborrhéique et qui est constituée histologiquement d'îlots intraépidermiques bien délimités contenant des cellules rondes et basophiles et correspondant aux images décrites dans l'épithélioma intraépidermique.
Tout comme le porome eccrine intraépidermique de Holubar, l'hidroacanthoma simplex en est une variété.
J. L. Smith, ophtalmologiste et J. Coburn, dermatologue britanniques (1956)
Étym. gr. hidros : sueur ; acantha : épine ; ôma : tumeur
→ verrue séborrhéique, épithélioma intraépidermique, porome eccrine intraépidermique de Holubar
[J1,F5]
Édit. 2015
hidrocystome eccrine l.m.
hidrocystoma, eccrine hidrocystoma
Tumeur bénigne, d'origine sudorale eccrine, souvent unique, localisée principalement aux paupières et aux joues.
Elle se présente comme une petite élevure claire, translucide, légèrement bleutée et s'accentue sous l'effet de la chaleur. Au microscope, on observe une cavité kystique intradermique, uniloculaire, apparemment vide et délimitée par une ou deux rangées de cellules. Des cas à lésions multiples ont été décrits.
Étym. gr. hidros : sueur ; kustis : vessie
[J1,P2,F5]
histidine-décarboxylase n.f.
histidine decarboxylase
Enzyme catalysant la décarboxylation de l'histidine en histamine.
Cet enzyme à pyridoxal-phosphate est présent chez les bactéries et dans certains tissus animaux, comme les mastocytes, les cellules argentaffines de l'intestin et les neurones histaminergiques.
[C1,C2]
histiocyte "bleu de mer" l.m.
“sea-blue" histiocyte
Grande cellule histiocytaire à noyau excentré, à cytoplasme riche en granules lipidiques colorés en bleu-vert par le Giemsa, contenant des sphingomyélines et d'autres phospholipides acides tels que l'acide bislysophosphatidique.
Ce type de cellules s'observe dans la moelle osseuse, le foie et la rate, dans le syndrome des histiocytes "bleu de mer", dyslipoïdose héréditaire, maladie de Niemann-Pick ; mais aussi dans beaucoup d'autres affections hémato
[F1]
Édit. 2015
histiocytofibrome n.m.
dermatofibroma, histiocytoma
Tumeur cutanée bénigne fréquente, apparaissant chez l'adulte, surtout chez la femme, siégeant principalement sur les membres inférieurs, peut-être favorisée par des traumatismes, une inflammation ou une hémorragie, se présentant comme un petit nodule intradermique arrondi, dur, à surface lisse, de teinte rouge-brun qui fait saillie sur la peau environnante, parfois entouré d'un halo pigmenté.
Ce nodule, qui occupe le derme moyen et profond, se compose de cellules histiocytaires ovalaires ou en croissant, à disposition tourbillonnante. L'épiderme sus-jacent est fréquemment acanthosique avec parfois une hyperplasie basaloïde, parfois une pigmentation d'hémosidérine (histiocytofibrome pigmenté) et parfois une surcharge de corps gras (xanthome ou fibroxanthome).
Étym. gr histion : toile, tissu ; kutos : cellule ; ôma : tumeur ; lat. fibra : fibre
Syn. dermatofibrome, fibrome en pastille, histiocytome, sclerosing hemangioma, noduli cutanei, dermatofibroma lenticulare, fibroma simplex, fibroma durum, nodular subepidermal fibrosis
[J1]
histiocytome éruptif généralisé l.m.
generalized eruptive histiocytoma
Variété rare d'histiocytomes survenant chez l'adulte et consistant en d'innombrables papules couleur de la peau normale ou bleu-rouge, disséminées sur le visage, le tronc, la partie proximale des membres et les muqueuses, qui régressent spontanément en laissant des macules pigmentées.
L'image histologique comporte un infiltrat monomorphe de cellules histiocytaires envahissant la moitié supérieure du derme. L'affection pourrait être rapprochée du stade histiocytaire du nævoxanthendothéliome ou d'une xanthomatose disséminée.
R. K. Winkelmann et S. A. Muller, dermatologistes américains (1963)
[J1]
histiocytome fibreux inflammatoire l.m.
inflammatory fibrous histiocytoma
Tumeur mésenchymateuse maligne, bien que le caractère de malignité n'apparaisse pas dans cette appellation, proche de l'histiocytosarcome primitif et de l'histiocytome fibreux malin, mais dont l'image histologique comporte de nombreuses cellules xanthomateuses à cytoplasme clair, abondant, granuleux et à noyau atypique, ainsi qu'une composante inflammatoire souvent importante.
Syn. xanthosarcome inflammatoire
histiocytome fibreux malin l.m.
malignant fibrous histiocytoma
Décrite comme une tumeur mésenchymateuse maligne représentant probablement le sarcome des tissus mous le plus fréquent, cette entité n’existe plus en tant que telle dans la classification actuelle.
Les techniques d’immunohistochimie et de biologie moléculaires ont permis d’établir qu’une partie de ces sarcomes pouvaient être classés parmi d’autres types histologiques (ex : liposarcome dédifférencié, léiomyosarcome peu différencié, ...).
Il subsiste néanmoins des sarcomes pour lesquels il n’est pas identifié de ligne de différenciation ; ils sont dénommés « sarcome indifférenciés à cellules pléomorphes » (« undifferentiated pleomorphic sarcoma », UPS). Ce sont des sarcomes de l’adulte et du sujet âgé, généralement de haut grade histopronostique, de profil génomique complexe (nombreux gains et pertes de segments chromosomiques plus ou moins importants) et agressifs (potentiel évolutif local et métastatique important).
→ sarcomes des tissus mous, histiocytosarcome, sarcome cutané
[F2]
Édit. 2018
histiocytose éruptive bénigne l.f.
benign eruptive histiocytoma
Ensemble de tumeurs bénignes dont l'origine ou la prédominance histiocytaire est généralement admise et qui ont été décrites sous les noms de nævoxanthoendothéliome, xanthogranulome juvénile, ou granulome juvénile à cellules géantes.
Étym. gr. histion : toile, kutos : cellule
Syn. nævoxanthoendothéliom, granulome juvénile à cellules géantes
[F5,O1]
histiocytose sinusale avec adénomégalie l.f.
Syndrome caractérisé cliniquement par des adénomégalies multiples, donnant dans leur localisation cervicale, un cou proconsulaire et déformant les aires axillaires et inguinales.
Le volume de ses adénopathies contraste avec le bon état du sujet. Elles s’accompagnent d’une élévation thermique, d’une accélération de la vitesse de sédimentation et d’une leucocytose modérée. Une histiocytose sinusale considérable constitue l’anomalie histologique essentielle. Elle ne modifie pas l’architecture folliculaire du nœud lymphatique. Point remarquable, les histiocytes parfois réunis en cellules géantes avalent en grand nombre des lymphocytes qui paraissent ne pas souffrir de cette situation nommée empéripolèse (vcn) Cette image est aisée à reconnaître et aide beaucoup au diagnostic des formes extra nodales. Ce syndrome affecte surtout les enfants, en particulier noirs. Bien que les auteurs qui ont décrit cette entité en présument l’origine infectieuse, probablement virale, la cause n’a pas été identifiée. L’évolution est longue mais favorable.
J. Rosai et R. F. Dorfman, anatomopathologistes américains (1969)
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
Syn. maladie de Rosai-Dorfman
[K4,O1]
Édit. 2015
histiocytoses non réactionnelles l.f.p.
Histiocytoses regroupant les histiocytoses Langerhansienne et les histiocytoses non Langerhansiennes d’essence tumorale, dont l’exceptionnelle histiocytose maligne, souvent confondue avec le lymphome anaplasique à grandes cellules possédant une translocation t(2;5) assez caractéristique.
Étym. gr. histion : tissu, kutos : cellule
→ histiocytose, histiocytose langerhansienne
[F1,F2,F5]
histiocytoxanthome n.m.
Histiocytome dont l'aspect histologique comporte, en plus des fibroblastes, des cellules volumineuses, mono- ou multinucléées à cytoplasme abondant et souvent spumeux, dans lequel des techniques appropriées révèlent la présence d'inclusions lipidiques.
Syn. histiocytome xanthomisé, xanthohistiocytome
[J1]
histocompatibilité n.f.
histocompatibility
Degré de similitude des caractères antigéniques des tissus d'un donneur et d'un receveur déterminant l'acceptation ou le rejet des allogreffes.
Les gènes les plus importants dans le contrôle de l’histocompatibilité sont les gènes de classe I et de classe II du complexe majeur d’histocompatibilité. Cependant il existe des réactions de rejet ou des réactions de greffon contre l’hôte lors des greffes de tissu ou de cellules-souches pratiquées entre frère et sœur génétiquement identiques au niveau du locus HLA. Ceci démontre l’existence d’autres facteurs contrôlant l’histocompatibilité. Certains d’entre eux ont été identifiés sous le nom d’antigènes mineurs d’histocompatibilité. L'existence d'une bonne histocompatibilité entre donneur et receveur est l'un des éléments de succès d'une transplantation d'organes.
J. Dausset immunologiste français (1958), prix Nobel de médecine de1980
→ complexe majeur d'histocompatibilité, HLA
[Q1,A2]
Édit. 2015
histocytologique adj.
Relatif à l’étude des cellules et des tissus.
[A2]
histogenèse n.f.
histogenesis
Partie de l’anatomie pathologique qui étudie le développement des cellules ou des tissus à partir des éléments constitutifs normaux.
[A3]
Histoplasma capsulatum capsulatum
Histoplasma capsulatum capsulatum
Micromycète dimorphique ayant chez l’Homme une forme levure, bourgeonnante, de 2 à 4µ de diamètre, généralement située dans les cellules du système réticuloendothélial.
En culture sur milieu de Sabouraud, à température ordinaire, il se présente sous forme mycélienne. Cette espèce est responsable de l’histoplasmose à petites formes (maladie de Darling). Une sous-espèce voisine, Histoplasma capsulatum duboisii, est l’agent de l’histoplasmose africaine à grande forme.
S. T. Darling, bactériologiste et anatomopathologiste américain (1906)
[D2]
HLA sigle angl. m. pour Human Leucocyte Antigens
Le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de l’Homme, encore appelé système HLA est un système multigénique, multi-allélique d’expression codominante formé par un ensemble de gènes localisés sur un segment du bras court du chromosome 6 (bande p21.3).
Ce locus comporte plus d’une centaine de gènes s’étendant sur une zone d’environ 4000 kb. Les gènes de classe I comprennent les locus A, B et C dont les produits sont exprimés sur le plupart des cellules et les locus E et G d’expression plus restreinte. Les gènes de classe II comprennent entre autres les locus A et B des gènes DP, DR, DQ et DM. Les gènes de classe III codent des protéines membranaires ou solubles telles que les protéines de stress (hsp 70, le TNF a et ß, les composants du complément C2, C4A, C4B et le facteur B). Le polymorphisme allélique est très élevé (plus de 106 combinaisons alléliques).
En clinique, la détermination du système HLA est effectuée essentiellement dans deux circonstances. Dans le domaine de la transplantation, elle contribue à la sélection du donneur apparenté ou non apparenté le plus compatible. Dans la pratique médicale courante, elle participe à l'analyse de facteurs de risque dans la mesure où la fréquence de certaines allèles est en effet supérieure à la normale au cours de certaines maladies comme le diabète de type I, la myasthénie, la spondylarthrite ankylosante, etc. La détermination des gènes de prédisposition contribue à l'essor de la médecine prédictive.
J. Dausset, immunologiste français, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine de 1980 (1958)
→ complexe majeur d'histocompatibilité (CMH)
[Q1]
Édit. 2015
Hodgkin (localisations cutanées de la maladie de) l.f.p.
skin lesions of Hodgkin's disease
Manifestations rares d’un lymphome hodgkinien caractérisées par des papules, des nodules, des plaques infiltrées ou des lésions ulcérées, uniques ou multiples, qui siègent habituellement sur le tronc, en particulier la face antérieure du thorax, plus rarement le cou et le cuir chevelu.
L'examen histologique, parfois d'interprétation difficile, montre un infiltrat polymorphe au sein duquel sont présentes de nombreuses cellules de Reed-Sternberg qui, bien que non spécifiques, sont indispensables au diagnostic.
[F1]
Édit. 2015
Hoffbrand (anémie pernicieuse juvénile) de type II l.f.
juvenile megaloblastic anaemia type II
Anémie mégaloblastique infantile réunissant tous les éléments de la maladie de Biermer avec atrophie et achlorhydrie gastriques et absence de facteur intrinsèque.
Cette affection est caractérisée par l’existence d’anticorps facteur intrinsèque et anti-cellules pariétales gastriques. Elle comporte souvent des insuffisances endocriniennes d’origine immunologiques.
A. V. Hoffbrand, hématologiste britannique (1971) ; Olga Imerslund, pédiatre norvégienne (1959) ; R. G. Gräsbeck, biochimiste finlandais (1959)
→ Imerlund-Gräsbeck (syndrome d')
[F1]
Édit. 2015