aide grossissante l.f.
magnifying glass
Optique agrandissant une image.
Les principales aides grossissantes sont la loupe, le système microscopique, le système télescopique, l’agrandisseur électronique.
[B3,P2]
Édit. 2017
aide visuelle l.f.
visual helps
Appareil ayant pour objet d’aider, de près et/ou de loin, le sujet malvoyant, en permettant le grossissement de l’image ou l’élargissement du champ visuel selon l’affection en cause.
Pour une atteinte centrale, on a le choix, entre des loupes, des systèmes microscopiques, télescopiques, des téléloupes ou des agrandisseurs électroniques. Pour une atteinte tubulaire du champ visuel, on a le choix entre un objectif à grand angle ou une lentille de paysagiste. Pour une hémianopsie, entre des systèmes catoptiques ou des prismes (l’un et l’autre décevants).
L’adaptation du sujet est souvent délicate.
Syn. aides visuelles optiques, aides optiques
[B3,P2]
Édit. 2017
Alice au pays des merveilles (syndrome d') l.m.
Alice in wonderland Syndrome
Variété de métamorphopsie caractérisée, chez le jeune, par une combinaison d'hallucinations visuelles, d'anomalies de l'image du corps et de distorsion de l'espace et du temps, souvent associée à des céphalées.
Pour la plupart des auteurs, il s'agit d'accès migraineux juvéniles avec électro-encéphalogramme normal. Ils doivent être différenciés notamment de l'épilepsie occipitale bénigne, qui associe les deux troubles, avec ses pointes occipitales très nombreuses à l'EEG, en réaction à l'ouverture des yeux.
→ transformation corporelle (illusion paroxystique de)
[H1]
Édit. 2017
aliénation parentale (syndrome d') l.f.
parental alienation syndrome
Désordre psychologique atteignant l’enfant lorsque l’un des parents effectue sur lui de manière implicite, un « lavage de cerveau » visant à détruire l’image de l’autre parent.
Lorsque l’opération réussit, l’enfant rejette ou diabolise ce parent qu’il aimait auparavant et fait indissolublement corps avec le parent aliénant, conformément au désir de celui-ci.
R. A. Gardner, psychiatre américain (1998)
Étym. lat. alienus, étranger
[E,H3,O1]
Édit. 2017
amorçage n.m.
priming
1) En biologie moléculaire, initiation de la synthèse d'un brin d'ADN par la synthèse d'une amorce d'ARN.
2) En ophtalmologie, facilitation à court terme d'une tâche de reconnaissance visuelle par exposition préalable à une image identique ou de même catégorie.
3) En psychologie cognitive, l’amorçage désigne une famille de paradigmes expérimentaux dans lesquels la présentation préalable d’un stimulus (l’amorce) facilite le traitement d’un stimulus ultérieur (la cible).
Il y a effet d’amorçage lorsque le traitement de la cible (par exemple sa reconnaissance ou sa dénomination) a été facilité par la présentation préalable de l’amorce.
Syn. indiçage
[C3,H4,P2,Q1]
Édit. 2017
amorphosynthèse n.f.
amorphosynthesis
Incapacité de constituer l'image mentale tridimensionnelle d'un objet, alors que la perception de ses constituants élémentaires est préservée (obs.).
Étym. gr. amorphos, de a : privatif ; morphê : forme
[H1]
Édit. 2017
ampliphotographie n.f.
photofluorography
Technique de radiophotographie consistant à photographier l'écran secondaire d'un amplificateur de luminance.
L'image de cet écran secondaire est reprise par le système optique d'une caméra spéciale fournissant des clichés de format 7x7cm ou 10x10cm. Cette technique présente plusieurs avantages : diminution importante de la dose de rayonnement reçue par le patient, d'environ 7 à 8 fois par rapport à un cliché réalisé par la technique standard écran-film; facilité d'emploi, ayant permis la création d'unités mobiles de dépistage et de médecine du travail; économie de film et facilité de manipulation et d'archivage de ce petit format.
Le rendu sur film tend à être abandonné au profit d'images purement numériques.
[B2, B3]
Édit. 2020
anéchogène adj
anechoic
En échographie, se dit d’une structure qui ne réfléchit pas les ultrasons sous forme d’échos.
Aucun écho n’étant enregistré par la sonde, l’image reste noire. C’est le cas des liquides homogènes.
P. ex l’urine est anéchogène.
Étym. gr. an- privatif ; êkhô écho ; génos origine
Ant. hyperéchogène
[B2, B3]
Édit. 2020
angiodysplasie colique l.f.
angiodysplasia of the bowel
Lésion unique ou multiple des tissus constituant les tuniques des vaisseaux de la paroi du côlon, siégeant préférentiellement au niveau du cæcum et du côlon droit, et caractérisée histologiquement par des ectasies vasculaires localisées dans la muqueuse et la sous-muqueuse.
La musculeuse et la séreuse ne sont jamais touchées.
À l’examen endoscopique l'image est celle de vaisseaux tortueux et dilatés, avec aspect en rayons de miel des capillaires muqueux interrompus par des agglomérats de vaisseaux dilatés. Les angiodysplasies coliques ont une pathogénie inconnue, survenant presque toujours après 60 ans. Elles entraînent fréquemment des hémorragies digestives d'abondance variable parfois occultes et sources d'anémie ferriprive. Le traitement peut être endoscopique.
Édit. 2017
Étym. gr. aggeion : vaisseau
[K4,L1]
angiokératome tumoral l.m.
solitary papular angiokeratoma
Néoformation papuleuse ou nodulaire hyperkératosique ou parfois verruqueuse, de grande taille, de 15 à 50 mm ou plus, apparaissant souvent après un traumatisme, à évolution rapidement extensive dont l’aspect vasculaire noirâtre peut faire craindre un mélanome ou une maladie de Kaposi.
Elle est souvent unique quoique, surtout sur les membres inférieurs, de nombreuses tumeurs puissent survenir simultanément. L'image histologique consiste en une ectasie importante des vaisseaux papillaires, associée à une acanthose avec papillomatose et une hyperkératose de l'épiderme sus-jacent. Le traitement de choix est l'excision chirurgicale.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; kéras : corne
Syn. angiokératome circonscrit næviforme
→ mélanome, Kaposi (maladie de)
[A3,F2,F5,J1,K4]
Édit. 2017
angiome cellulocapillaire l.m.
cellulocapillaire angioma
Angiome tubéreux dont l'image histologique montre une prolifération de cellules endothéliales entre lesquelles s'observent de nombreuses lumières vasculaires correspondant à des capillaires néoformés plus ou moins matures ou à des capillaires normalement constitués.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
[A3,K4]
Édit. 2017
angiome endothélio-capillaire l.m.
capillary angioma
Angiome tubéreux dont l'image histologique comporte des plages de cellules jeunes et de cellules endothéliales prolifératives entre lesquelles se situent de nombreuses petites lumières vasculaires, représentant des capillaires plus ou moins matures.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur ; endo+thêlê : membrane de revêtement ; lat. capillus : cheveu
Syn. angiome cellulocapillaire, angioréticulome lobulé immature du nourrisson
[A3,K4,O1,Q2]
Édit. 2017
angle d'anomalie l.m.
angle of anomaly
Différence entre l'angle objectif et l'angle subjectif du strabisme.
Cet angle peut être calculé à partir de la mesure des angles au Syn.optophore. On peut également le mettre directement en évidence par la méthode des postimages de Héring. On peut encore utiliser la méthode du visuscope. À l'aide de cet appareil, l'opérateur projette directement sur la fovéola d'un œil l'étoile du visuscope tandis que le sujet fixe de l'autre œil une cible, par ex. le centre de la croix de Maddox ; si le sujet ne voit pas l'étoile du visuscope superposée à l'image de la cible fixée de l'autre œil, il y a un angle d'anomalie.
K. E. Hering, physiologiste allemand (1868)
→ Synoptophore, Hering (loi de), Hering (test de) , visuscope, haploscopie, haploscope
[P2]
Édit. 2017
angle pontocérébelleux (tumeurs de l') l.f.p.
pontocerebellar angle tumors
Groupe de néoformations variées, dominé par le neurinome de l'acoustique, lequel représente 80 à 95% de celles-ci.
Facilité si les signes cochléovestibulaires sont mineurs ou absents et si l'image radiologique du conduit auditif est normale, le diagnostic différentiel avec le neurinome doit être porté devant les affections suivantes : méningiome, anévrisme, neurinome de la Vèmepaire ou d'un nerf mixte, cholestéatome dit aussi kyste épidermoïde. Ce dernier, relevé principalement chez l'adulte jeune, peut être situé dans d'autres régions (supra- ou rétrosellaire, ventriculaires).
Ce diagnostic est aidé notamment par la notion d'une localisation légèrement différente par rapport au conduit auditif interne, confirmée par l'imagerie. Il peut surtout hésiter au cas d'un méningiome qui, cependant, se distingue surtout par une survenue tardive de la surdité, l'absence d'élargissement du conduit auditif interne et par des calcifications anormales ou des images de condensation du rocher.
[H1,H5]
Édit. 2017
angle subjectif l.m.
subjective angle of deviation
Angle dont il faut déplacer objectivement le stimulus d'un des deux yeux pour obtenir la superposition subjective de deux images visuelles.
Si le sujet strabique a une diplopie binoculaire, ce qui est rare, l'angle subjectif est l'angle perçu dans le regard à l'infini par le sujet strabique entre les deux images de la cible fixée.
Cette mesure se fait le plus souvent au synoptophore : on présente la mire devant l'œil fixateur en plaçant le bras à zéro degré ; on mesure ensuite à quel angle il faut placer l'autre bras du synoptophore pour que la mire présentée à l'autre œil soit superposée à celle de l'œil fixateur.
Si l'angle objectif égale l'angle subjectif, la correspondance rétinienne est normale. Si l'angle subjectif est égal à zéro, la correspondance rétinienne est anormale harmonieuse ; cela nécessite un angle objectif petit. Si l'angle subjectif est inférieur à l'angle objectif, la correspondance rétinienne est anormale et dysharmonieuse.
On peut également mesurer l'écart au test de Giessen : le sujet est placé devant la croix de Maddox ; un verre rouge très sombre est mis devant l'œil fixateur qui ne lui permet de voir, colorée en rouge, que la lumière au centre de la croix de Maddox ; l'autre œil fixe cette même lumière ; lumière rouge et lumière blanche font leur image sur la fovéa ; en l'absence d'angle subjectif, elles sont donc superposées ; en revanche, s'il y a un angle subjectif, la lumière rouge est décalée par rapport à la lumière blanche.
[A1,P2]
Édit. 2017
angoisse de séparation l.f.
separation anxiety
Manifestations plus ou moins importantes d'angoisse lorsque l'enfant est mis en présence d'un étranger en l'absence de sa mère.
Apparaissant vers l'âge de huit mois, elles traduisent l'installation d'une image intériorisée de la mère, dont la confrontation avec la perception de l'étranger vient signifier l'absence maternelle, source de l'angoisse. Toute séparation est ressentie comme un abandon sans retour, laissant l'enfant dans un vide intérieur très inquiétant. Ce n'est que peu à peu, grâce au retour de la mère, qu'il acquiert la certitude que cette perte n'a été que provisoire, qu'elle reviendra.
[H3,H4]
Édit. 2017
angoisse du psychotique l.f.
anxiety of the psychotic patient
Angoisse souvent désorganisatrice, non régulée par des mécanismes de défense névrotiques (conversion, déplacement, etc.), plus marquée dans les psychoses aigües et lors des phases évolutives des psychoses chroniques.
Dans les états psychotiques aigus inauguraux, l'angoisse traduit la soudaineté du bouleversement et les fluctuations de l'expérience du patient. L'effraction brutale de la psychose, par l'indistinction de soi et du monde qu'elle entraîne, donne une tonalité particulière à cette angoisse que rien ne limite et qui va du vécu de morcellement à celui de néantisation.
Dans les poussées processuelles y compris schizophréniques, ces effets peuvent être moins sensibles quand des aménagements ont pu être trouvés.
Considérée par S. Freud comme une réaction d'alarme archaïque surgie de l'intérieur de soi, cette angoisse se produit, selon J. Lacan, chaque fois que l'image spéculaire, le double imaginaire, se trouve désarrimée et se présente au sujet dans un fonctionnement autonome, inducteur d'investissements délirants terrifiants de certaines parties du corps.
→ angoisse
[H3,H4]
Édit. 2017
anorexie mentale l.f.
anorexia nervosa
Prédominant largement dans le sexe féminin et survenant en dehors de toute évidence d’affection somatique ou psychiatrique, l’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire conduisant à une perte pondérale prolongée d’au moins 10% qu’accompagne typiquement une aménorrhée.
L’affection est fréquente chez la jeune fille (on considère qu’une femme sur 40 a fait l’objet d’un épisode anorectique). Elle s’observe typiquement chez un sujet intellectualisé et brillant, souvent dans un milieu familial protecteur. Elle débute parfois par une aménorrhée complète et muette, ailleurs par les modifications progressives du mode alimentaire (dans quelques situations à la suite de remarques de l’entourage sur une éventuelle adiposité) : éviction des aliments les plus caloriques, réduction quantitatif de l’apport alimentaire parfois masqué par des vomissements provoqués. En dépit de l’état de minceur puis de maigreur, les sujets restent actifs, performants, quand même affectés de frilosité, sécheresse cutanée, altérations des phanères… Une potomanie, une augmentation de la pilosité sont fréquents. Biologiquement se marquent progressivement des signes de dénutrition : baisse des taux des protides, de la retinol binding protein (RBP), des lymphocytes, parfois hypokaliémie et alcalose. L’aménorrhée est liée à une mise au repos centrale de l’activité ovarienne dont témoigne la baisse de l’estradiol et des gonadostimulines ; se réduisent les taux circulants d’hormones thyroïdiennes T3 et souvent T4, sans accroissement de la TSH ; les concentrations du cortisol sont accrues dans le sang et les urines.
La prise en charge est souvent le fait d’équipes spécialisées (où contribuent somaticiens, psychologues, nutritionnistes). Elle recommande ordinairement un isolement relatif vis-à-vis du milieu familial, favorise la maturation psychologique des patients. Elle tient compte de la dysperception par les sujets de leur image corporelle. La durée de l’épisode anorectique est souvent de nombreux mois.
Plus rare et sévère est la situation des anorexies nerveuses qui se prolongent plusieurs années ou décennies, ou s’installent chez des sujets plus âgés parfois en couple et parents. Les vomissements itératifs, les prises de médications diurétiques ou laxatives sont sources de kaliopénie, à risque de troubles gravissimes du rythme cardiaque (torsades de pointe). Le décès peut survenir aussi du fait de la dénutrition, de l’immunodéficience, de suicides.
Même guéries, les anorexies prolongées ont favorisé la raréfaction osseuse, compromettent la fertilité. A leur décours la constitution d’une surcharge pondérale n’est pas rare.
Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit
→ délire localisé, hystéro-anorexie
[H4, L1, O4, R2]
Édit. 2020
arbre de vie du cervelet l.m.
arbor vitae cerebelli (TA)
arbor vitae of cerebellum
Image arborescente visible sur la coupe sagittale du cervelet.
arcade d'Osborne l.f.
Osborne ligament
Épaississement fibreux du fascia qui unit les deux chefs proximaux huméral et ulnaire du muscle flexor carpi ulnaris (anciennement muscle cubital antérieur) à l’entrée du canal ulnaire, sous l'épicondyle médial du coude.
Cette structure se tend lors des mouvements de flexion du coude et peut être à l’origine d'une compression du nerf ulnaire. Elle est parfois doublée (12% des cas) d’un faisceau musculaire inconstant, le muscle épitrochléo-anconéen (m. anconeus epitroclearis) dont elle serait le reliquat fibreux. L’arcade est sectionnée dans le traitement chirurgical du syndrome du canal ulnaire au coude.
G. V. Osborne, chirurgien britannique (1957)
→ compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire, instabilité du nerf ulnaire au coude
[A1, H1, I2]
Édit. 2019
artefact n.m.
artefact, artifact
En imagerie, image anormale créée par la technique, sans signification diagnostique, mais pouvant gêner l'interprétation.
En radiologie conventionnelle, les artéfacts ont de multiples causes : contraintes mécaniques sur le film, défauts de développement, électricité statique, ombres parasites sur le faisceau RX, etc.
En scintigraphie, ils sont dus essentiellement aux mouvements du malade et aux fluctuations statistiques.
En scanographie, ils relèvent surtout des mouvements des malades, des corps étrangers et prothèses diverses, et du phénomène de volume partiel.
En échographie, en plus du phénomène d'aliasing, on note surtout des échos de répétition et des ombres de réfraction.
En IRM, les causes d'artéfacts sont nombreuses : déplacements du patient ou d'organes mobiles (battements cardiaques, respiration, péristaltisme intestinal, pulsation du liquide cérébrospinal, mouvements oculaires) ; phénomènes de flux ; présence de matériel ferromagnétique (prothèses métalliques, valves de dérivations, clips chirurgicaux, corps étrangers métalliques) ; phénomène d'aliasing ; artéfacts de susceptibilité magnétique, de troncature (artéfact de Gibbs), de déplacement chimique, voire artéfacts liés à des émissions d'ondes de radiofréquences externes (insuffisance de la cage de Faraday).
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
artefact de flux en IRM l.m.
flow artifact
En IRM, perturbation de l'image due au flux pulsatile du sang ou du liquide cérébrospinal. Cet artéfact apparait dans la direction du codage de phase, le plus souvent sous l'aspect d'images-fantômes hyper ou hypo-intenses, parfois comme un déplacement du signal de flux en dehors de la lumière du vaisseau. Sur les IRM médullaires, l’artefact de flux est source d’ images hypointenses dans le LCS à ne pas confondre avec un processus occupant de l’espace sous-arachnoïdien.
[B2,B3]
Édit. 2018
artériogramme n.m.
arteriogram
Image radiologique d’un territoire artériel opacifié par un produit de contraste opaque aux rayons X.
artériographie carotidienne l.f.
carotid arteriography
Exploration radiologique de l'artère carotide interne et/ou de l'artère carotide externe et de leurs territoires, après injection d'un produit de contraste iodé
L'artériographie carotidienne a été longtemps pratiquée par ponction directe de l'artère carotide commune au niveau du cou.
Actuellement elle se fait plutôt par montée d'un cathéter, le plus souvent par voie fémorale (méthode de Seldinger). Le cathéter peut être placé dans l'artère carotide commune pour étudier la bifurcation carotidienne, dans l'artère carotide interne ou dans l'artère carotide externe (artériographie dite sélective), voire dans une branche de l'une de ces artères (artériographie dite supersélective).
Les clichés, autrefois réalisés à l'aide d'un sériographe et traités par soustraction, bénéficient à notre époque d'un système de numérisation de l'image avec soustraction électronique (angiographie numérisée).
Actuellement l'artériographie est rarement purement diagnostique : elle est le plus souvent remplacée dans cette indication par l'angioscanner ou l'angioIRM.
Elle est le plus souvent faite soit pour préciser un détail mal visible sur ces techniques (exemple : l'implantation précise du collet d'un anévrisme, la situation exacte d'un thrombus) , soit comme premier temps d'un acte thérapeutique intravasculaire (embolisation, pose de stents, thrombectomie....)
A. Egas Moniz, neurologiste portugais, membre de l’Académie nationale de médecine, prix Nobel de médecine en 1949 (1927)
Syn. angiographie carotidienne
[B2, B3, K4, B4, H1, H2]
Édit. 2020
artériographie vertébrale l.f.
vertebral arteriography
Exploration radiologique d'une artère vertébrale et de son territoire après injection d'un produit de contraste iodé hydrosoluble, réalisée par montée sélective d'un cathéter dans l'artère vertébrale par voie fémorale (méthode de Seldinger).
L'artériographie vertébrale était, à l'origine, effectuée par ponction directe de l'artère vertébrale au cou, technique très délicate actuellement abandonnée en raison des risques. Les clichés en série étaient traités par soustraction. Sur les installations modernes, un système de numérisation de l'image permet la soustraction électronique (angiographie numérisée).