caisson hyperbare l.f.
hyperbaric chamber
Caisson permettant d'amener un sujet à une pression supérieure à la pression atmosphérique.
Ces caissons sont en général utilisés pour la recompression lors des accidents de plongée, pour les traitements par l'oxygène hyperbare ou pour l'entraînement des plongeurs.
Comme la quantité des gaz dissous dans le sang, notamment l'O2, augmente avec la pression, ce qui facilite le transport de l'O2, de grands caissons ont été équipés en salle d'opération pour la chirurgie cardiaque (cette technique est actuellement abandonnée).
[G2]
caissons (maladie des) l.f.
caisson disease, decompression sickness
Affection liée à une décompression brutale de la pression atmosphérique avec libération des gaz en surpression dissous dans le sang selon la loi de Henry, réalisant un « accident de désaturation ».
Elle se traduit par des symptômes précoces, bénins, cutanés ou ostéo-articulaires liées à des embolies gazeuses intra-osseuses qui peuvent se traduire en cas de répétition par des nécroses osseuses, ou des accidents beaucoup plus graves comme des accidents vasculaires cérébraux ou médullaires, ou des embolies pulmonaires. Elle nécessite une recompression rapide suivie d'une décompression lente.
Syn. barotraumatisme
[N1]
canalicule biliaire l.m.
Structure intrahépatique permettant le drainage de la bile dès qu'elle est sécrétée par les hépatocytes, limitée directement par les membranes cytoplasmiques de deux hépatocytes contigus au niveau de leur pôle biliaire hérissé de microvillosités
L'ensemble des canalicules biliaires forme un réseau anastomotique d'un diamètre moyen de 0,5 à 1,25 µm, qui communique avec les ductules ou cholangioles biliaires par le passage de Hering.
[A1,L1]
Édit. 2015
cancer du testicule l.m.
Les cancers du testicule sont essentiellement des tumeurs germinales (95% des cas) parmi lesquelles on distingue deux grandes catégories : les tumeurs séminomateuses (dites séminomes) qui apparaissent aux dépens de l’épithélium germinal des tubes séminifè
Les tumeurs non germinales : sont rares (moins de 5 %) : il peut s’agir de tumeurs du stroma et des cordons sexuels (tumeur à cellules de Leydig et tumeur à cellules de Sertoli), les tumeurs para-testiculaires (épididyme, déférent, albuginée) et les tumeurs secondaires (lymphome malin, leucémie, métastase).
L’incidence des cancers du testicule augmente, en France. Inférieure à 1500 en 1990, elle est actuellement de 2300 (projection InVS 2011). La mortalité qui lui est liée, en revanche diminue passant de près de 200 en 1990 à 86 en 2011 (données InVS). Quelle qu’en soit la forme histologique, les tumeurs germinales touchent des hommes plutôt jeunes (séminomes 25 à 55 ans, tumeurs non séminomateuses 35 ans). La cryptorchidie est un facteur de risque.
Le signe révélateur le plus fréquent est la découverte d’un gros testicule. Avant tout traitement, le dosage des marqueurs tumoraux :α-fœtoprotéine, β HCG et LDH est indispensable de même qu’un bilan d’extension à la recherche de métastases principalement ganglionnaires essentiellement lombo-aortiques et pulmonaires. La classification de Peckham distingue 4 stades.
L’orchidectomie, indispensable au diagnostic, est le premier temps thérapeutique. Le traitement dépend de la forme histologique et de l’extension. Il peut s’agir d’un curage lombo-aortique, d’une radiothérapie à laquelle les séminomes sont particulièrement sensibles et/ou d’une chimiothérapie très efficace dans toutes ces formes de tumeurs qu’elle guérit souvent même lorsqu’elles sont métastasées.
M. J. Peckham, oncologue et urologue britannique (1985)
Syn. carcinome testiculaire
→ carcinome embryonnaire, choriocarcinome, dysembryome, séminome, Peckham (classification de), tumeurs germinales du testicule, tératome du testicule, cryptorchidie, α foetoprotéine, β HCG, LDH, Peckham (classification de)
[F2,M2,M3]
candidose septicémique et disséminée l.f.
Candida septicemia
Étym. lat. candica : blanc
[D2,D1]
canthus n.m.
canthus, palpebral canthus
Extrémité du bord libre des paupières formant, du côté nasal, le canthus interne et, du côté temporal, le canthus externe.
Syn. commissure palpébrale, angle des paupières, angle palpébral
[A1,P2]
Édit. 2015
capsule adipeuse périrénale l.f.
capsula adiposa perirenis (TA)
perinephric fat ; perirenal fat capsule
Lame cellulo-graisseuse molle s’étendant entre le rein et le fascia rénal.
Elle est surtout développée le long des bords, sur la face postérieure et au pôle inférieur du rein. Elle est traversée par de multiples travées conjonctives qui unissent la capsule fibreuse du rein au fascia rénal. Ce fascia sépare la capsule adipeuse du rein du corps adipeux pararénal.
Syn. anc. graisse périrénale
[A1,M1]
Édit. 2015
capsule de Glisson l.f.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)
[A1,L1,]
Édit. 2015
capsule de Glisson réfléchie l.f.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)
→ capsule fibreuse périvasculaire du foie
[A1,L1]
Édit. 2015
capsule fibreuse du foie l.f.
tunica fibrosa hepatis (TA)
fibrous capsule of liver
Gaine conjonctive qui recouvre la totalité de la superficie du foie.
Elle s’invagine au niveau du hile du foie, entraînée à l’intérieur de l’organe par les ramifications des éléments vasculo-bilio-nerveux du pédicule hépatique. Elle constitue la capsule fibreuse périvasculaire du foie.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)
Syn. anc. capsule de Glisson (proprement dite), gaine glissonienne
→ capsule fibreuse périvasculaire du foie
[A1,L1]
Édit. 2015
capsule fibreuse périvasculaire du foie l.f.
capsula fibrosa perivascularis hepatis (TA)
perivascular fibrous capsule of liver
Portion de la gaine fibreuse propre du foie qui occupe le hile et se trouve entraînée à l’intérieur de l’organe par les ramifications des éléments vasculaires-biliaires et nerveux du pédicule hépatique auxquels elle forme une gaine périvasculo-biliaire.
Sa description, faite par Walæus, a été complétée par Couinaud qui a décrit un certain nombre d’épaississements de la gaine vasculo-biliaire à la face inférieure du foie: la plaque hilaire, la plaque vésiculaire, la plaque ombilicale et la plaque arantienne. Ces différents épaississements sont en continuité les uns avec les autres ainsi qu’avec l’enveloppe fibreuse du foie. Leur connaissance est à l’origine d’une meilleure approche chirurgicale des éléments du pédicule hépatique dans le hile et à l’intérieur du foie. Ces travaux ont permis une meilleure connaissance de la segmentation hépatique et le développement de la chirurgie du foie.
F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677) ; Walæus (Jean de Wale), anatomiste néerlandais (1641) ; C. Couinaud, chirurgien et anatomiste français (1954)
Syn. anc. capsule de Glisson réfléchie
[A1,L1]
Édit. 2015
carbamylation n.f
Addition non enzymatique d’un groupement « carbamoyl » (CONH2) sur les groupements aminés des protéines et des peptides à partir d’acide isocyanique aboutissant à la formation d’un produit de carbamylation (« carbamylation-derived product »<
L’acide isocyanique provient en majorité de l’urée qui se dissocie spontanément en cyanate (1%) et ammoniaque. Le cyanate est transformé en acide isocyanique qui réagit avec les groupements aminés voisins. Sa production est donc augmentée dans l’insuffisance rénale chronique où ces composés carbamylés sont un facteur d’aggravation de la maladie. Une seconde voie de formation est la transformation enzymatique du thiocyanate, provenant de l’alimentation, par la myéloperoxydase en présence de H2O2. Ces produits comme les produits glyqués et carbonylés appartiennent à la catégorie des dérivés obtenus par modifications post-traductionnelles non enzymatiques. Ils modifient la structure et l’antigénicité des protéines et altèrent leurs fonctions. Ils contribuent au vieillissement moléculaire des protéines qui est un facteur du vieillissement cellulaire.
→ ammoniaque, myéloperoxydase, glyqué, carbonylation
carbonylation n.f
Fixation de dérivés carbonylés (« reactive carbonyl species »), c'est-à-dire possédant une fonction cétone (C=O), tels les dialdéhydes et les composés carbonyl insaturés alpha-bêta, sur les protéines aboutissant à la formation de produits terminaux
Les composés carbonyl réactifs se fixent directement sur les résidus lysine, cystéine et histidine via la formation d’une base de Schiff (produit d'une réaction d’amine primaire avec une cétone ou un aldéhyde). Ils interagissent avec les protéines, les lipides et les acides nucléiques. Les dérivés carbonylés appartiennent à la catégorie des dérivés obtenus par modifications post-traductionnelles non enzymatiques comme les composés glyqués. Ils modifient la structure et l’antigénicité des protéines et altèrent leurs fonctions. Ils contribuent au vieillissement moléculaire des protéines qui est un facteur du vieillissement cellulaire.
→ glyqué
cartilage de croissance l.m.
cartilago epiphysialis (TA)
physis, epiphyseal plate
→ physe
[A1, A2, I2]
Édit. 2019
cataracte, bride orale aberrante et retard de croissance l.f.
cataract, aberrant oral frenula, and growth retardation
Syndrome caractérisé par une petite taille, une cataracte, un épicanthus, un ptosis, une hypermétropie, et un frein aberrant sur le haut de la marge alvéolaire supérieure.
La cataracte est présente dès les premiers mois ou n'apparaît que secondairement dans la première année. L’affection est autosomique dominante (MIM 115645).
Diana Wellesley, généticienne et pédiatre australienne (1991)
[P2,Q2]
cataracte, microcéphalie, arrêt de croissance et cyphoscoliose (syndrome) l.m.
cataract, microcephaly, failure to thrive, kyphoscoliose syndrome
A. B. Scott-Emuakpor, pédiatre d’origine nigériane (1977) ; D. Talwar et S. A. Smith, neuropédiatres américains (1989)
→ syndrome cataracte, microcéphalie, arrêt de croissance et cyphoscoliose
[P2,Q2,H1]
cauchemar n.m.
nightmare
Parasomnie à type de rêve pénible ou effrayant, accompagné d'angoisse, survenant principalement en fin de nuit, pendant un long épisode de sommeil paradoxal, généralement suivi d'un souvenir des éléments qui ont provoqué l'éveil.
Sa survenue sporadique affecterait environ un tiers des enfants, jusqu'à deux tiers des adolescents et un adulte sur quatre. Il est favorisé par certains médicaments comme les bêta-bloquants ou, à l'inverse, par le sevrage de certains hypnotiques. Observés chez le dixième des adultes, souvent indicatifs d'une anomalie de la personnalité, les cauchemars répétitifs sont fréquents également dans la névrose traumatique.
Les cauchemars doivent être différenciés des terreurs nocturnes.
Syn. rêve d'angoisse
→ déambulation paroxystique nocturne
[H]
cavité tympanique l.f.
cavitas tympani (TA)
tympanic cavity
Cavité de l’oreille moyenne située entre le méat acoustique interne en dehors, dont elle est séparée par la membrane du tympan, et l’oreille interne en dedans.
Remplie d’air, elle communique en avant avec le rhinopharynx par la trompe auditive. Elle est prolongée en arrière par l’antre mastoïdien qui s’ouvre sur sa paroi postérieure par l’aditus ad antrum. Elle comporte deux étages : un étage supérieur, le récessus épitympanique traversé de dehors en dedans par la chaîne des osselets ; un étage inférieur (cavité tympanique proprement dite) prolongé au-dessous de la membrane du tympan par le récessus hypotympanique. La muqueuse tapisse l’ensemble des parois et des osselets et forme des replis ou poches dans la partie supérieure de la cavité.
Syn. anc. caisse du tympan
[A1,P1]
Édit. 2015
cellule musculaire lisse vasculaire l.f.
vascular smooth muscle cell
Cellule présente dans les artères et les veines, allongée, fusiforme, de petite taille, à noyau central ovalaire indenté.
Elle se présente sous deux phénotypes, soit contractile, au cytoplasme pauvre en ergatoplasme mais riche en myofilaments ancrés sur la membrane plasmique par de nombreux corps denses, soit sécrétant collagènes, élastine, glycosaminoglycanes, de même aspect cellulaire mais avec peu de myofilaments et un ergastoplasme développé. Ce dernier type peut migrer, se multiplier et acquérir des propriétés de phagie vis à vis des lipoprotéines de faible densité, devenant une cellule spumeuse. La cellule musculaire lisse est entourée d'une membrane basale discontinue. Au cours de la genèse des parois vasculaires, le phénotype, d'abord sécrétant, assure la construction de la média par ses sécrétions, puis devient contractile et assure la contractilité de la paroi ; au cours du vieillissement, la média contient progressivement de plus en plus de cellules musculaires lisses de type sécrétant des collagènes et devient scléreuse.
[A2,K4]
cellule musculaire lisse viscérale l.f.
visceral smooth muscle cell
Cellule allongée, fusiforme, de petite taille, aux extrémités pointues parfois bifides, elle ne contient qu'un seul noyau au centre de son cytoplasme occupé, dans sa quasi-totalité, par des myofilaments parallèles au grand axe de la cellule, avec des corps denses d'ancrage.
Ces myofilaments n'ont pas de striations, d'où l'adjectif lisse, et sont formés essentiellement d'actine et de myosine. L'ergastoplasme, peu développé, est enveloppé dans un sarcolemme lui-même entouré d'une membrane basale.
[A2,L1]
cellulite bactérienne l.f.
bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
[J1,D1]
cellulite cervicale l.f
cervical cellulitis
Diffusion de micro-organismes dans le tissu cellulaire (ou tissu conjonctif cellulo-adipeux de soutien) du cou, entraînant une nécrose étendue.
Elle se produit lorsque les mécanismes de défense ne sont pas parvenus à contenir une infection bactérienne locale, ici surtout bucco-dentaire, mais aussi cutanée, ganglionnaire, pharyngée, d’origine traumatique ou non traumatique. Elle est favorisée par les traitements anti-inflammatoires non stéroïdiens. Elle peut succéder aussi à une cellulite commune localisée périmandibulaire ou péri-maxillaire. Il s’agit d’une inflammation extensive du tissu conjonctif cervical (on parle de cellulite diffuse) dont on redoute la diffusion médiastinale (cellulite cervico-médiastinale).
La flore en cause est variable avec des associations possibles de germes anaérobies et aérobies impliquant surtout des streptocoques. Cliniquement des signes généraux intenses s’associent à une dysphagie, un trismus, une dyspnée, des douleurs cervicales et dans les cas d’évolution rapide, d’emphysème cervico-facial et thoracique. La forme suppurée est aussi appelée phlegmon du cou.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
→ cellulite cervico-médiastinale
[J1,D1]
cellulite disséquante du cuir chevelu l.f.
→ folliculite disséquante du cuir chevelu
[J1,D1]
centre utérin d'émission l.m.
uterine pace maker area
Selon la théorie de Caldeyro-Barcia, zone de départ électrique de la contraction utérine située dans une corne utérine.
Normalement, un seul centre fonctionne, en général le droit. Chez quelques femmes, les deux centres initient des contractions et, agissant chacun selon un rythme propre, peuvent interférer, ce qui peut occasionner une incoordination de la motricité.
R. Caldeyro-Barcia, physiologiste uruguayen (1921-1996)
[O3]
cercle veineux de Haller l.m.
A von Haller, physiologiste, anatomiste, chirurgien et botaniste suisse (1708-1777)
[A1,P2]
Édit. 2015