folliculostimuline n.f.
follicle stimulating hormone
Hormone antéhypophysaire qui stimule la croissance du follicule ovarien chez la femme et les cellules de Sertoli des tubes séminifères du testicule chez l'homme.
C'est une glycoprotéine constituée de 1 chaîne alpha identique à celles des autres gonadotropines, et de 1 chaîne bêta spécifique.
E. Sertoli, anatomiste et physiologiste italien (1865)
Syn. gonadotropine A, folliculotropine, antéhypophyse, follicule ovarien, cellules de Sertoli, tubes séminifères
Sigle angl. FSH
[O4]
Édit. 2018
formes actives de l'oxygène l.f.p.
reactive oxygen species
Dérivés de l’oxygène de nature soit radicalaire comme l’anion superoxyde (O2-) et le radical hydroxyl ( OH-), soit moléculaire comme le peroxyde d’hydrogène (H2O2) et le singulet d’oxygène ( 1O2), responsables du stress oxydatif lorsqu’ils sont produits en excès.
La réduction (apport d’électrons) de l’oxygène moléculaire donne naissance à l’anion superoxyde lequel donne, en présence de superoxyde dismutase, du peroxyde d’hydrogène, lequel perd sa toxicité par transformation en eau en présence de catalase. Le peroxyde d’hydrogène peut être partiellement réduit en radical hydroxyl. Le singulet d’oxygène est un état excité de la molécule d’oxygène. Il est formé par actions des ions hypochlorite sur le peroxyde d’hydrogène.
Les formes actives de l’oxygène sont rendues chimiquement très réactives par la présence d'électrons de valence non appariés.
Les formes actives de l’oxygène sont produites dans les mitochondries durant le processus de phosphorylation oxydative. Elles sont également produites dans les cellules phagocytaires par oxydation de NADPH (nicotinamide adénine dinucléotide phosphate hydrogène) en présence de NAPDH oxydase et jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les agents infectieux. Elles interviennent aussi dans le vieillissement cellulaire.
Il existe des processus de défense vis-à-vis des formes actives de l’oxygène lorsqu’elles sont produites en excès, réalisant le stress oxydatif. Ces processus de défense sont de 2 types. Le premier est d’ordre enzymatique avec la superoxyde dismutase et la catalase qui détruisent respectivement l’anion superoxyde et le peroxyde d’hydrogène. En outre, les dérivés de l’oxygène sont captés par des « éboueurs » (scavengers) comme l’acide ascorbique, le gluthation réduit, l’α-tocophérol et les caroténoïdes.
Abrév. FRO
→ anion superoxyde, superoxyde-dismutase, peroxyde d'hydrogène, singulet d'oxygène, stress oxydatif, peroxyde d'hydrogène, NADPH, acide ascorbique, glutathion-réductase, tocophérol, caroténoïde
[C1, C3]
Édit. 2019
formestane n.m.
formestane
Stéroïde synthétique, Inhibiteur de l’aromatase de seconde génération.
De part son action anti-œstrogène, il est indiqué dans le traitement de cancer du sein des femmes ménopausées, dans ses formes relativement agressives ou évoluées, dont les cellules sont porteuses de récepteurs d’ œstrogènes. Utilisé essentiellement en intra-musculaire ayant une faible disponibilité orale, il est actuellement retiré du marché.
→ cancer du sein, anti-aromatases.
[F2, G5, O5]
Édit. 2018
fovéola l.f.
foveola/e (TA)
foveola
Endroit le plus mince de la fovéa centralis, où la rétine ne comporte pratiquement plus que des cônes.
Le diamétre est d’environ 0,2 à 0,4mm. Il y a environ 2.500 cellules de cônes.
Syn. fovéola de la macula
→ rétine
[P2]
Édit. 2018
FOXC2 gene sigle angl. pour forkhead box
Gène situé sur le locus chromosomique 16q24.1, codant pour un facteur de transcription qui lie des régions spécifiques de l’ADN et contrôle l’activité de nombreux gènes.
Ce facteur joue un rôle dans plusieurs processus de développement tels que la formation des veines, la croissance des poumons, yeux, reins, voies urinaires, système cardiovasculaire et dans le transport des cellules immunes dans les vaisseaux lymphatiques.
De nombreuses variétés de mutation de ce gène provoquent le lymphœdème avec distichiasis et le lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural
→ lymphœdème avec distichiasis, lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural
[A4, P2, Q1]
Édit. 2018
frottis n.m.
smear
Étalement d'un produit en une mince couche sur une lame de verre en vue de l'observation microscopique des microorganismes ou des cellules qu'il contient.
Le frottis est généralement séché, fixé et coloré avant examen microscopique.
[B3, O3, A2]
Édit. 2019
frottis vaginal régressif l.m.
regressive vaginal smear
Aspect du frottis vaginal de la femme enceinte qui, par l’apparition des cellules basales ou parabasales annonçait, soit la mort fœtale, soit le dépassement du terme.
[B3, O3, A2]
Édit. 2019
fructose-1,6-diphosphate-aldolase n.f.
fructose-1,6-bisphosphate aldolase
Enzyme présent dans toutes les cellules catalysant le clivage du fructose-1,6-diphosphate en phosphoglycéraldéhyde et phosphodihydroxyacétone.
Cette réaction réversible constitue dans l'autre sens une aldolisation, qui crée une liaison C-C entre les deux trioses pour la synthèse d'un hexose.
[C1, C2]
Édit. 2019
fuseau mitotique l.m.
mitotic spindle, central spindle
Réseau de filaments fins reliant chaque centriole dans une cellule en voie de division.
Cette structure, dont l'élaboration commence dès le début du processus mitotique, accompagne la transformation du réseau de chromatine nucléaire en chromosomes, lesquels vont s'attacher aux filaments du fuseau et migrer depuis la plaque équatoriale située au centre de celui-ci jusqu'aux centrioles pour donner deux cellules filles. le fuseau ne fixe pas les colorants histologiques : il est dit achromatique.
Syn. appareil fusorial, fuseau achromatique (terme ancien)
fuseau neuromusculaire l.m.
neuromuscular spindle, muscle spindle
Organe propriocepteur de la tension musculaire, ovoïde, formé de fibres spécialisées, situé à l'intérieur du muscle, solidaire de celui-ci, en particulier de ses mouvements d'étirement, et qui se trouve à l'origine du réflexe myotatique.
Cet organite allongé mesurant quelques millimètres comporte principalement : un groupement de cellules striées dites intrafusoriales, innervées par des motoneurones α issus de la corne antérieure de la moelle, au voisinage des motoneurones γ ; des fibres sensitives naissant surtout de la partie équatoriale du fuseau, articulées sur un mode monosynaptique ; une capsule conjonctive.
Les afférences issues des fuseaux neuromusculaires gagnent la moelle par des fibres sensitives primaires (groupe Ia), myélinisées, de grand diamètre, à conduction rapide. Elles dirigent leurs prolongements vers la colonne de Clarke, d'où part le faisceau spinocérébelleux dorsal ou direct de Flechsig. Avant de se terminer dans ce "nucleus dorsalis", des collatérales ont fait synapse avec les neurones du muscle où est née la stimulation.
Le fonctionnement des récepteurs est soumis à une régulation : une fibre musculaire incluse dans le fuseau et innervée par des fibres γ, accroit son excitabilité par sa contraction et la diminue par son relâchement. Le niveau d'excitabilité des neurones moteurs α est donc fortement influencé par la boucle de régulation γ. Le tonus musculaire et notamment le réflexe myotatique sont liés à ces activités.
J. A. Clarke, neuroanatomiste et physiologiste britannique (1851) ; P. E. Flechsig, neuroanatomiste et neuropathologiste allemand (1876)
→ boucle
fusion cellulaire l.f.
cell fusion
Processus consistant à mettre en présence le contenu de deux ou plusieurs cellules animales ou végétales, éventuellement après protoplas
La fusion cellulaire s'accompagne en général de l'élimination de tout ou partie du matériel génétique nucléaire de l'un des deux individus, et permet d'induire des recombinaisons au niveau des génomes chromoplastiques et mitochondriaux.
Syn. fusion somatique, hybridation cellulaire, hybridation somatique
Gábor (fonction de) l.f.
Gábor’s function
Fonction utilisée pour décrire le profil de sensibilité à la luminance des champs récepteurs de cellules du système visuel.
La même fonction est utilisée pour créer des cibles caractérisées par un profil de luminance similaire à celui des champs récepteurs.
D. Gábor, physicien britannique, prix Nobel de physique en 1971
gaine épithéliale externe du poil l.f.
outer root hair sheath
Invagination de l'épithélium de surface formant l'assise cellulaire la plus périphérique du follicule pileux.
Faite de plusieurs assises de cellules polyédriques claires, car riches en glycogène, elle est bordée en dehors par la membrane vitrée ou gaine conjonctive péripilaire et, en dedans, par la gaine épithéliale interne dans sa portion basse en dessous de l'abouchement du canal sébacé.
Syn. gaine folliculaire externe, trichilemme
→ Henle (gaine de), Huxley (gaine de)
galactosamine n.f.
galactosamine
Osamine, sucre aminé présent dans de nombreuses combinaisons polyosidiques, glycoprotéines, glycolipides et glycosaminoglycannes le plus souvent sous forme acétylée, N-acétyl-galactosamine : mucopolysaccharides tels que les chondroïtine-sulfates, gangliosides, substances des groupes sanguins.
La biosynthèse de la galactosamine se fait par isomérisation de l'UDPglucosamine N-acétylée en UDPgalactosamine N-acétylée. La galactosamine libre est une amine toxique pour les cellules hépatiques.
galanine n.f.
galanin
Neurotransmetteur peptidique de 30 acides aminés qui est sécrété par les fibres sympathiques au voisinage des cellules bêta des îlots de Langerhans et qui inhibe la sécrétion d'insuline.
Elle est présente dans les neurones supra-optiques de l'hypothalamus, surtout colocalisée avec la vasopressine.
galectine n.f.
galectin
Lectine animale de type S, c'est-à-dire caractérisée par une fonction thiol nécessaire à sa structure active.
Dans la famille des galectines, on connaît la galectine-1, homodimère de protéines de 14 kDa, capable de lier spécifiquement les bêta-galactosides, qui a surtout été étudiée dans le thymus, où elle est abondante et où sa sécrétion par les cellules épithéliales permet la maturation des thymocytes. Elle se fixe sur plusieurs glycoprotéines membranaires, telles que la laminine, la fibronectine, les protéines CD45 et CD43.
gamète non réduit l.m.
unreduced gamete
Chez les Eucaryotes, gamète ayant la même garniture chromosomique que les cellules de la diplophase de l'individu qui l'a engendré.
Il résulte généralement d'une perturbation de la gamétogénèse, les chromosomes pouvant avoir ou non subi la recombinaison génétique.
Les gamètes non réduits se trouvent notamment chez les hybrides interspécifiques et chez les polyploïdes. La fécondation issue de deux gamètes non réduits produit un individu polyploïde.
Syn. somagamète, diplogamète
gamétocytes n.m.p.
gametocytes
Cellules présexuelles des sporozoaires, à partir desquelles se forment, chez l’hôte définitif (et par réduction chromatinienne), les gamètes qui permettent la reproduction sexuée de ces parasites.
gamétocytogénèse n.f.
gametocytogenesis
Production de gamétocytes chez les sporozoaires (Plasmodium, Toxoplasma gondii).
Ces cellules présexuelles, apparaissent chez l’hôte intermédiaire et donnent naissance aux gamètes chez l’hôte définitif, après réduction chromatinienne.
gamma-hydroxybutyrate l.m.
gamma hydroxybutyrate
Anesthésique intraveineux qui peut être métabolisé en gamma-aminobutyrique (GABA) et intervient alors comme inhibiteur dans la transmission de l'influx nerveux.
Peu toxique, sans action analgésique, il doit être associé à un analgésique fort et à un curare pour l'usage chirurgical. Il favorise la rentrée du K+ dans les cellules, ce qui abaisse la kaliémie et ralentit l'électroencéphalogramme (qui peut même devenir plat). Il a un effet légèrement hypotenseur mais avec des à-coups hypertensifs en réaction aux stimulus nociceptifs. Il s'élimine lentement, ce qui restreint son utilisation en anesthésie générale. En obstétrique son action ocytocique accroît la fréquence des contractions et favorise la dilatation du col.
Abrév. γ- OH
ganglion n.m.
ganglion (TA)
ganglion
1 – amas de cellules nerveuses situé sur le trajet d’un nerf.
Les ganglions cérébro-spinaux sont situés sur les racines dorsales des nerfs rachidiens ou sur les nerfs crâniens sensitifs. Les ganglions sympathiques sont soit latérovertébraux et participent à la constitution de la chaîne sympathique latéro-vertébrale, soit préviscéraux et participent à la formation des plexus sympathiques viscéraux (p.ex. le plexus solaire). Le terme de ganglion est dorénavant exclusivement réservé aux ganglions nerveux.
2 – le terme de ganglion utilisé pour désigner les nœuds lymphatiques est désormais obsolète.
ganglion de Gasser (neurinome du) l.m.
gasserian trigeminal ganglion neurinoma
Variété de tumeur bénigne née de cellules de Schwann, bien plus rare que le neurinome de l'acoustique (0,2% des tumeurs intracrâniennes), constituée par le neurinome proprement dit du ganglion de Gasser, s'étendant plutôt vers la région temporale, et par les neurinomes rétrogassériens, se développant dans la fosse postérieure, avec possibilité de formes mixtes.
Le neurinome du ganglion de Gasser se traduit précocement en clinique par une névralgie faciale atypique, généralement peu intense, qui peut manquer ou rester épisodique. Elle est accompagnée de troubles sensitifs objectifs, élément différentiel majeur avec une forme essentielle.
Les clichés standard montrent typiquement un élargissement de la fossette trigéminale ou une érosion de la pointe du rocher. Plus sensible que le scanner, l'IRM visualise bien l'extension de la tumeur et le point de départ du neurinome.
Le traitement est chirurgical.
Syn. ganglion trigéminal
ganglion sensitif d'un nerf spinal l.m.
ganglion sensorium nervi spinalis (TA)
spinal ganglion ; dorsal root ganglion
Renflement fusiforme situé sur la portion distale de la racine dorsale des nerfs spinaux, à l’entrée ou à l’intérieur du foramen intervétébral.
Il est constitué par l’agglomération des corps cellulaires des protoneurones sensitifs somatiques et viscéraux caractérisés par leur aspect en T. Le ganglion sensitif d’un nerf spinal comporterait également quelques cellules vicéro-effectrices.
Syn. anc. ganglion rachidien ; ganglion spinal.
ganglion terminal l.m.
ganglion terminale (TA)
terminal ganglion
Ensemble des cellules ganglionnaires annexées au nerf terminal et formant le ganglion de Locy.
W. A. Locy, docteur en sciences américain (1905)
Syn. anc. ganglion de Locy
ganglioneurome n.m.
ganglioneuroma
Tumeur du système nerveux central ou périphérique correspondant à plusieurs entités, toutes très rares.
Au niveau central, le gangliocytome dysplasique ou maladie de Lhermitte-Duclos de l'adulte, est une tumeur cérébelleuse malformative d'un lobe, formée de lamelles hyperplasiques anormalement riches en neurones dans la couche des grains, qui envoient d'épais prolongements myélinisés vers la surface. Révélé par des signes d'hypertension intracrânienne, son traitement est chirurgical. Le gangliogliome cérébral est une tumeur de l'enfant appelée aussi gangliocytome ou neuro-astrocytome. Il siège principalement dans les hémisphères cérébraux, essentiellement le lobe temporal, mais aussi dans les structures médianes, tronc cérébral ou moelle. Il associe une double composante cellulaire, faite de neurones matures regroupés sans ordre, parfois binucléés, et d'astrocytes accompagnés de microcalcifications, d'infiltrats lymphocytaires et de corps éosinophiles. Les mitoses sont rares. La microscopie électronique peut aider au diagnostic. Souvent révélée par des crises comitiales, la tumeur guérit après exérèse. Quand celle-ci n'est pas possible ou incomplète, une transformation maligne peut survenir. Le gangliogliome desmoplastique de l'enfant vient d'être identifié. Le très exceptionnel ganglioneuroblastome cérébral associe neurones peu matures et neuroblastes.
Au niveau périphérique, il s'agit de ganglioneuromes (ou sympathicocytomes) développés principalement à partir des neurones du système sympathique dans l'abdomen, le thorax, le cou. Ces tumeurs bénignes bien encapsulées, souvent de grande taille, associent de volumineuses cellules ganglionnaires et des filets disposés en faisceaux entrelacés. Leur traitement est chirurgical. La ganglioneuromatose intestinale diffuse est isolée, non intégrée dans le syndrome des néoplasies endocriniennes multiples ni dans la maladie de von Recklinghausen.
J. J. Lhermitte, membre de l'Académie de médecine et P. Duclos, neurologues français (1920)