Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fièvre boutonneuse des îles Flinders l.f. 

Flinders Islands spotted fever, Thai tick typhus

Rickettsiose éruptive due à Rickettsia honei, observée dans les îles Flinders, en Australie ainsi qu'en Asie du sud-est (Thaïlande, Népal).
La maladie est parfois sévère ; elle associe une escarre d'inoculation, une fièvre élevée, des céphalées, des myalgies et arthralgies, des adénopathies, un rash maculopapuleux parfois purpurique. Une thrombopénie est parfois observée. Cette rickettsiose s'observe principalement en été (décembre, janvier) dans les îles Flinders (au sud de l'Australie), en Tasmanie, en Australie même ainsi qu'en Thaïlande et au Népal. Le vecteur semble être, dans le sud de l'Australie, la tique Aponomma hydrosauri qui constitue également le réservoir du germe ; dans l'est de l'Australie, il pourrait s'agir d'un Haemaphysalis et en Thaïlande d'un Ixodes.

Syn. typhus à tiques de Tasmanie, typhus à tiques de Thaïlande

→ Rickettsia honei

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre boutonneuse d'Extrême-Orient   l.f.  

far-eastern spotted fever

Rickettsiose transmise par tiques, répandue en Sibérie orientale, en Chine du nord (notamment en Mongolie) et au Japon.
Cette maladie, due à Rickettsia heilongjiangensis, se traduit par une escarre d'inoculation ("tache noire"), une fièvre et un rash généralisé. Elle survient en été. Les vecteurs en seraient des tiques Haemaphysalis concinna et Dermacentor sylvarum.

→ Rickettsia heilongjiangensis

[D1,D4]

Édit. 2018

fièvre exanthématique sud-africaine à tiques l.f.

tick-bit fever

Maladie infectieuse due à Rickettsia pyiperii, transmise par la tique Amblyoma hoebraeum, caractérisée par un état fébrile d’une durée de dix jours comportant des signes neurologiques.

Syn. fièvre de dix jours de Prétoria

→ Rickettsia, tique

[D1,D2,H1]

Édit. 2018

fièvre de la vallée du Rift l.f.

Rift Valley fever

Arbovirose due à un virus du genre Phlebovirus (famille des Phenuiviridae), transmis par des moustiques.
Il s'agit d'une maladie touchant les ruminants (avortements) et parfois l'Homme, chez lequel elle peut se compliquer d'hémorragies et d'atteintes oculaires, sévissant essentiellement en Afrique subsaharienne.

→ Phenuiviridae, Phlebovirus, fièvres hémorragiques virales

[D1,]

Édit. 2018

fièvre de Pontiac l.f.

Pontiac fever

Syndrome pseudogrippal traduisant une légionellose à Legionella pneumophila, transmise par une source d’eau contaminée.
Son pronostic est plus bénin que celui de la maladie des légionnaires proprement dite, bien qu’elle survienne surtout chez les sujets âgés ou immunodéprimés.

→ légionellose

[D1]

Édit. 2018

fièvre éruptive l.f.

eruptive fever

Maladie infectieuse fébrile caractérisée par la présence d’une éruption cutanée à caractères spécifiques : rougeole, rubéole, scarlatine, etc.

[D1,J1]

Édit. 2018

fièvre fluviale du Japon l.f.

tsutsugamushi

Maladie infectieuse due à Orientia tsutsugamushi, transmise à l’Homme par la morsure de larves d’acariens.
Elle se manifeste par un état fébrile, une éruption cutanée maculeuse généralisée, une polyadénopathie, des signes digestifs (diarrhée), des troubles de la conscience. Son pronostic est grave en l’absence de traitement (tétracyclines). Le réservoir de germes est constitué de divers acariens. La fièvre fluviale du Japon s’observe en Asie du Sud-Est.

Syn. fièvre des broussailles, typhus des broussailles, scrub typhus

[D1,D2]

Édit. 2018

fièvre hémorragique avec syndrome rénal l.f.

haemorrhagic fever with renal syndrome

Maladie infectieuse aigüe associant fièvre, céphalées, douleurs diffuses, troubles visuels, rash cutané, manifestations hémorragiques et parfois œdème pulmonaire, insuffisance rénale, syndrome méningé.
Le taux de mortalité est faible en Europe. L’agent causal  le virus Hantaan, est un virus du genre Hantavirus. La contamination humaine se fait par voie respiratoire à partir de poussières contaminées par des excréments de rongeurs. Cette infection s’observe surtout dans le quart Nord-Est de la France chez des sujets exerçant une profession les mettant en contact avec la forêt et chez les agriculteurs. Le diagnostic est clinique et biologique (thrombopénie, présence d’IgM spécifiques). Des formes plus graves se rencontrent en Asie.

[D1,M1,D2]

Édit. 2018

fièvre jaune l.f.

yellow fever

Arbovirose sévère due au virus amaril (virus à ARN du genre Flavivirus) dont le tableau clinique complet est celui d'une hépato-néphrite hémorragique.
Les tableaux cliniques peuvent être très variés, depuis des cas inapparents ou frustes jusqu'à des cas mortels, le plus souvent par hépatite aiguë, insuffisance rénale ou myocardite. L'évolution dure habituellement de 8 à 12 jours. En cas de guérison, celle-ci est totale ; seule persiste alors une immunité définitive.
La fièvre jaune sévit par cas sporadiques, par petites épidémies (quelques cas groupés) ou, plus rarement de nos jours, par d'importantes épidémies (plusieurs centaines de cas) en milieu urbain ou péri-urbain. La répartition géographique actuelle de la fièvre jaune recouvre une grande partie de l'Afrique et de l'Amérique intertropicales. Il existe plusieurs cycles épidémiologiques, notamment un  cycle selvatique impliquant des singes et des moustiques forestiers (différents Aedes en Afrique, Aedes aegypti, des Haemagogus et des Sabethes en Amérique), et un cycle urbain, interhumain dans lequel la transmission est assurée par Aedes aegypti.
Il n'existe aucun traitement étiologique. La prévention repose sur le contrôle des vecteurs domestiques et la vaccination. Cette vaccination antiamarile est la seule vaccination obligatoire (OMS) dans les régions endémiques (présence de la maladie) ou réceptives (présence des vecteurs potentiels et prévention contre l’introduction du virus). Officiellement, elle confère une protection durant dix ans.

Syn. typhus amaril

→ vaccin fièvre jaune, Flavivirus

[D1,D4,M1,L1]

Édit. 2018

fièvre récurrente l.f.

relapsing fever

Maladie infectieuse causée par des bactéries du genre Borrelia (famille des Spirochaetaceae), caractérisée par une alternance de périodes fébriles et de phases d’apyrexie.
Parmi ces borrélioses, on distingue la fièvre récurrente cosmopolite à poux, due à Borrelia recurrentis et les fièvres récurrentes sporadiques à tiques, dues, selon les régions, à diverses espèces de Borrelia.

→ Borrelia, Borrelia recurrentis, Borrelia duttoni, borréliose, fièvre récurrente cosmopolite à poux, fièvre récurrente sporadique à tiques, Spirochaetaceae

[D1,D4]

Édit. 2019

filaire loa-loa l.f.

loa-loa

Nématode responsable de la parasitose appelée loase, qui est une filariose cutanéodermique, et dont les microfilaires sont émises dans le sang avec une périodicité diurne.
La maladie est transmise par la piqûre d'un taon, ou tabanidé, ou Chrysops. La filaire adulte est un ver rond, ou nématode, vivant dans le tissu sous-cutané et dont la présence se caractérise par la survenue de cordons érythémateux palpables sous la peau, d'un œdème fugace dit de Calabar, (surtout au membre supérieur), et de passages sousconjonctivaux. L'Homme est le seul réservoir de cette helminthiase qui sévit dans les zones forestières humides d'Afrique de l'Ouest et du centre

Étym. Calabar : ville du Nigéria

→ loase, larva migrans cutanée

[D1,D4]

Édit. 2018

filament intermédiaire l.m.

intermediate filament

Structure protéique fibreuse, stable, de 8 à 12 nanomètres, taille intermédiaire entre le microtubule et le microfilament, avec lesquels elle constitue le système des protéines fibreuses de la cellule ou cytosquelette.
Ses propriétés biochimiques et biophysiques expliquent ses fonctions sur la forme de la cellule, la distribution des organites intracellulaires, y compris le noyau, les contacts intercellulaires et les interactions entre la surface cellulaire, le cytoplasme et le noyau. Dans les cellules épithéliales, les filaments intermédiaires sont constitués de kératine et répondent aux tonofilaments ou tonofibrilles ; ceux-ci forment un réseau intracytoplasmique résistant au niveau des jonctions intercellulaires reliant les cellules épithéliales entre elles. Dans les cellules d’origine mésodermique, les filaments intermédiaires sont souvent constitués de vimentine.
Leur accumulation peut donner naissance à des entités histologiques : corps de Mallory, amas neurofibrillaires de la maladie d'Alzheimer. l'immunocytochimie, à l'aide d'anticorps monoclonaux permet de les identifier, et, par leur distribution, de mieux classer certaines tumeurs peu différenciées (par ex. présence de kératine dans les carcinomes et les mésothéliomes, de desmine dans les tumeurs musculaires lisses et striées, de vimentine dans les tumeurs mésenchymateuses, de filaments gliaux dans les tumeurs gliales, de neurofilaments dans les tumeurs neuronales.

F. B. Mallory, anatomopathologiste américain (1903-1904) ; A. Alzheimer, neuropathologiste allemand (1906)

→ kératine, vimentine, corps de Mallory,  maladie d'Alzheimer, desmine

[ C1, C3]

Édit. 2019

fissure anale l.f.

anal fissure

Ulcération superficielle, longitudinale, au niveau des plis radiés de l'anus, caractérisée par des douleurs rythmées par la défécation et une contracture du sphincter interne.
La fissure anale, le plus souvent unique, polaire, postérieure sauf chez la femme et n'atteint pas la ligne pectinée. Elle est ovalaire à large pôle inférieur cutané. Dans sa forme évoluée, elle peut être surmontée, au pôle externe par une marisque et prolongée au pôle interne par une papille hypertrophiée (complexe fissuraire). Le fond de la fissure atteint les fibres circulaires du sphincter interne.
Son extrémité inférieure peut être œdémateuse et recouverte d'un petit condylome ou fibrome "sentinelle".
La traduction clinique de la fissure anale est la douleur déclenchée par la défécation. La contracture du sphincter interne et l'intensité de la douleur rendent l'exploration difficile sans anesthésie locale ou régionale. La fissure anale peut se compliquer d'une infection sous-fissuraire et sur les berges de la lésion.
Le traitement est basé sur la leïomyotomie (section partielle du sphincter interne) dans la majorité des cas.
Le problème diagnostique est de savoir distinguer la fissure anale, lésion bénigne souvent en rapport avec des difficultés de la défécation, des autres fissurations de la région : cancer de l'anus à forme fissuraire, maladie de Crohn, fissurations ou ulcérations vénériennes.
L'examen anatomopathologique des fissures anales excisées est impératif.

B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)

Étym. lat, fissura : fente, crevasse 

→ condylome, cancer de l'anus, maladie de Crohn

[L1]

Édit. 2019

fistule artérioveineuse l.f.

arteriovenous fistula

Communication anormale, congénitale ou acquise, entre une artère et une veine, court-circuitant le réseau capillaire normal.
Elle peut être traumatique ou infectieuse ou encore créée chirurgicalement en vue d’une hémodialyse.
Elle tire sa gravité, si elle est volumineuse, de ses conséquences hémodynamiques possibles, et du risque de greffe septique. Une fistule artérioveineuse unique peut être traitée soit par intervention chirurgicale, soit par obturation à l’aide d’une technique de cardiologie interventionnelle. Les fistules artérioveineuses multiples appartiennent avec les anévrismes cirsoïdes, certains angiomes, la maladie polyanévrismale, à un groupe nosologique de frontières incertaines.

Étym. lat. fistula : canal

→ fistule artérioveineuse pour hémodialyse

[A3,M1]

Édit. 2018

fistule artérioveineuse pulmonaire l.f.

pulmonary arteriovenous fistula

Communication anormale entre les circulations artérielle et veineuse pulmonaires court-circuitant le sang désoxygéné sans que son oxygénation se soit faite, créant un shunt droit-gauche.
Il existe des observations familiales. Les formes localisées sont les plus fréquentes. Les formes diffuses s'intègrent dans le cadre de la maladie de Rendu-Osler.
Révélée dans la moitié des cas avant l'âge de 15 ans, sa triade est faite de cyanose, polyglobulie, hippocratisme digital. L'hypoxie peut être sévère. Le diagnostic repose sur une opacité dense, homogène, arrondie ou ovoïde souvent dans la moitié inférieure du thorax. La tomodensitométrie avec injection vasculaire permet d'affirmer le diagnostic.
Les complications sont l'hypoxémie chronique, les accidents vasculaires cérébraux, l'abcès du cerveau, mais aussi les hémoptysies, l’hémothorax, l’endocardite.
Le traitement s'impose dans les formes compliquées, dans les formes localisées en cas d'hypoxie sévère, et en cas de lésions sous-pleurales : l'embolisation, l'exérèse chirurgicale ou l'association des deux selon les cas s'en partagent les modalités.
Anc. dénom. angiome pulmonaire, hémangiome caverneux, anévrisme artérioveineux pulmonaire

H. Rendu, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1896) ; W. B. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l’Académie de médecine (1901)

Étym. lat. fistula : canal

[A3,K1,K2]

Édit. 2018

fistule colovésicale l.f.

colovesical fistula

Fistule faisant communiquer le côlon avec la vessie.
Elle résulte le plus souvent de l'inflammation d'un diverticule ou d’un cancer du côlon sigmoïde ou encore d’une maladie de Crohn.

Étym. lat. fistula : canal

→ fistule sigmoïdovésicale, Crohn (maladie de), côlon sigmoïde

[A3,M2,L1]

Édit. 2018

fistule (signe de la) l.m.

fistula sign, fistula test

Vertige rotatoire, nystagmus et déviation posturale déclenchés par une variation de pression dans le conduit auditif externe.
Il traduit une communication anormale entre l’oreille moyenne et l’oreille interne.
Lorsque, lors de la compression, le nystagmus bat vers l’oreille testée, s’inversant à la décompression, il s’agit d’une fistule par érosion de la paroi du canal semi-circulaire latéral osseux par ostéite ou cholestéatome (signe de Lucae).
Lorsque le nystagmus, lors de la compression, bat vers l’oreille opposée, il s’agit d’une fistule de la fenêtre ovale d’origine traumatique, d’une hyperlaxité du ligament annulaire de l’étrier d’origine syphilitique (signe d’Hennebert) ou d’autre nature, d’une maladie de Menière.
Cette distinction classique reste assez schématique et n’est pas toujours respectée dans les faits.

C. Hennebert, otorhinolaryngologiste belge (1909) ; J. C. A. Lucae, otorhinolaryngologiste allemand (1881) ; P. Menière, otorhinolaryngologiste français (1861)

Étym. lat. méd. fistula : tuyau

Syn. Lucae (signe de).

→ cholestéatome, Lucae (signe de), Hennebert (signe de), Menière (maladie de)

[P1]

Édit. 2018

réflexe de fixation l.m.

fixation reflex

Réflexe d’apparition très précoce, dès les premiers jours de la vie (regard ¨surpris¨ de van Heule).
On le recherche avec une lumière douce (pour éviter la fermeture brutale des paupières), puis avec un objet contrasté ou coloré. Toutefois, le visage maternel constitue le meilleur moyen de le provoquer. Cette recherche peut être facilitée en faisant appel à la méthode de la motricité libérée de Grenier, ou à la méthode de Bullinger (chez l’enfant infirme moteur).
Le réflexe de fixation peut être normal, retardé (retard de maturation visuelle), absent (suspicion d’une atteinte sévère, de la fonction visuelle ou neurologique), ou anormal (mouvements anormaux des yeux, nystagmus, photophobie).
L’absence ou l’altération du réflexe de fixation doit toujours impliquer un bilan ophtalmologique (clinique et électrophysiologique), ainsi qu’un bilan neurologique et neuroradiologique.
Gène, situé sur le locus chromosomique 17q21.2, codant pour une protéine de la famille des récepteurs intracellulaires appelée immunophillines.
Leur propriété principale est l’isomérisation de peptidyl-prolyl cis-trans. La plupart d’entre elles sont impliquées dans des évènements de conjugaison et d’échanges. Leur rôle est important dans des processus correctifs de molécules complexes tel que le collagène.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome de Bruck, la maladie de Kuskokwim, l’osteogenesis imperfecta.

R. Vanheule, pédiatre belge (1982) ; A. Grenier, pédiatre français (2000) ; A. Bullinger, psychologue suisse (2004)

Syn. arthrogryposis-like syndrome, Bruck syndrome 1, Kuskokwim disease

→ Bruck (syndrome de), Kuskokwim (maladie de), l'osteogenesis imperfecta

[O1,P2]

Édit. 2018

signe du flacon d'Erlenmeyer l.m.

Erlenmeyer flask deformity

Aspect radiologique élargi et allongé de l'os métaphysaire qui tranche avec l'aspect plus mince de la diaphyse adjacente, évoquant l'aspect d'un flacon et de son goulot comme celui du flacon d'Erlenmeyer utilisé en laboratoire.
Cette image se voit dans l'ostéodysplasie métaphysaire ou maladie de Pyle.

E. Pyle, chirurgien orthopédiste américain (1931)

→ Pyle (maladie de)

[I2]

Édit. 2018

Flavivirus

Flavivirus
Virus à ARN transmis à l’homme ou aux animaux par des arthropodes, tiques ou moustiques.
Ces virus sont nombreux :
Flavivirus transmis par les tiques : virus du  louping ill, virus des encéphalites à tique, de la fièvre hémorragique d’Omsk, virus de la maladie de la forêt de Kyasanur, etc.
Flavivirus transmis par les moustiques : virus West Nile, virus de l’encéphalite japonaise, virus de l’encéphalite de Saint-Louis, virus de la dengue, virus de la fièvre jaune, etc.

[D1,D2,D4]

Édit. 2018

Fleischer-Grüber (dystrophie de) l.f.

Fleischer-Grüber’s dystrophy

Dystrophie épithéliale de la cornée, dite cornea verticillata, en raison des opacités épithéliales en tourbillons, en comète, la membrane de Bowman étant souvent dédoublée.
L'affection est héréditaire et liée au sexe dans la maladie de Fabry où elle touche les garçons.

B. Fleischer, ophtalmologiste allemand (1910) ; M. Grüber, ophtalmologiste suisse (1946) ; J. Fabry, dermatologiste allemand (1898)

[P2]

Édit. 2018

floride adj.

florid

En pleine floraison, se dit en médecine de la présence de tous les signes d'une maladie, p. ex. le diabète floride.
Le sens a été étendu à l'aspect que présente quelqu'un en bonne santé.
En anglais, par métonymie, le sens a été étendu à l'aspect rubicond de la face et par là floridée a pris le sens de rouge. Cet anglicisme n'est pas acceptable en français ; traduire alors par rouge.

Étym. lat. floridus : en fleur dérivé de flor : fleur

[N1]

Édit. 2018

fluoro-uracile n.m.

fluoro-uracile

Médicament antimitotique de la classe des antimétabolites, de type anti-pyrimidique, utilisé dans la chimiothérapie, notamment des cancers digestifs, de l’ovaire et du sein.
Il s’administre par voie veineuse. Sa prodrogue est la capécitabine qui s’administre par voie orale. Des pommades au 5 FU sont utilisées dans les cancers baso-cellulaires de la peau, ou les états précancéreux tels la maladie de Bowen ou l’érythroplasie de Queyrat.
5 FU et capécitabine ont les mêmes risques de toxicité, hématologique, digestive (nausées, vomissements, diarrhée, mucites), syndrome main-pied, beaucoup plus rarement cardiaques.
Le métabolisme des fluoropyrimidines dépend majoritairement de l’activité de la dihydropyrimidine déshydrogénase (DPD), enzyme clé du métabolisme et de l’élimination des fluoropyrimidines, qui inactive plus de 80 % du 5-FU au niveau hépatique permettant la réduction du 5-FU en 5-fluoro-5,6-dihydrouracile, lui-même hydrolysé puis éliminé. Il existe des variabilités interindividuelles importantes de l’activité de cette enzyme liées à des mutations du gène de la DPD, responsables d’une réduction, avec pour conséquence, une accumulation des métabolites actifs du 5-FU et un risque accru de toxicité aiguë, précoce et grave.

Sigle 5 FU

→ capécitabine, maladie de Bowen, érythroplasie de Queyrat, syndrome main-pied

[F2,G5,L1,O3,O5]

Édit. 2018

folie intermittente l.f.

Manifestations psychiatrique qui peuvent correspondre à la maladie bipolaire ou à une démence.

→ maladie bipolaire, démence

[H3]

Édit. 2018

folie périodique l.f.

maniaco-depressive psychosis

Syn. maladie bipolaire

→ maladie bipolaire

[H3]

Édit. 2018

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