Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Semon (loi de) l.m. (obsolète)

Semon’s law

Justification de la position du larynx en fonction du niveau de l’atteinte anatomique.

F. Semon, Sir, otorhinolaryngologiste britannique (1849-1921)

Sherrington (loi de) l.f.

Sherrington's law

Loi selon laquelle, quand le muscle agoniste se contracte, le muscle antagoniste homolatéral se relâche et inversement.
Cette loi est essentielle, comme la loi de Hering, pour comprendre la physiologie et la pathologie des troubles oculomoteurs. La conduite de l'examen clinique en dépend.

C. S. Sherrington, Sir, neurophysiologiste et pathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de Médecine en 1932 (1857-1952) ; E. Hering, physiologiste allemand (1861)

Hering (loi de)

Starling (loi de) l.f.

Franck-Starling’s law (or mechanism)

Loi exprimant la variation de la puissance contractile d'un muscle en fonction de son étirement : la puissance contractile augmente progressivement avec l’élongation jusqu’à une certaine valeur à partir de laquelle elle diminue malgré la poursuite de l’étirement.
Applicable à toute fonction musculaire, cette loi exprime principalement la relation entre la dilatation du cœur et sa force de contraction. C’est donc, une des principales lois cardiologiques régissant l’hémodynamique, car elle exprime la relation entre la dilatation du cœur et sa force de contraction. Selon cette loi, lorsque l’afflux de sang et la pression augmentent dans un ventricule cardiaque, celui-ci tend à se dilater et l’élongation des fibres myocardiques déclenche une force contractile accrue nécessaire à l’expulsion dans l’aorte de la totalité du sang reçu : il existe donc une relation directe entre le volume diastolique du ventricule (c'est-à-dire la longueur de ses fibres myocardiques) et la force contractile de la systole suivante. Cet accroissement possible de la force de contraction ventriculaire a toutefois une limite qui définit la défaillance myocardique aigüe.

E. H. Starling, physiologiste britannique, membre de l’Acadmie de médecine (1915) ; O. Frank, physiologiste allemand (1903)

Syn. loi du coeur

contraction musculaire

Stokes (loi de) l.f.

L’énergie d’un photon étant inversement proportionnelle à sa longueur d’onde, la longueur d’onde

de la radiation émise par fluorescence est supérieure à celle de la radiation excitatrice.
En cas de fluorescence il y a une perte d’énergie entre l’excitation par le photon incident et
l’émission secondaire. Le photon d’émission, moins énergétique, a donc une longueur d’onde
supérieure à celle du photon d’excitation (λ décalé vers le rouge). La distance séparant les
maxima des spectres d’excitation et d’émission, mesurée en longueur d’onde est appelée
« déplacement de Stokes » (angl. Stokes shift) ; il est caractéristique d’un fluorochrome et, en cas
de fluorescence intrinsèque (primaire), il est caractéristique de l’atome ou la molécule excitée.
Un déplacement inverse peut s’observer (anti Stokes) en particulier dans l’excitation
biphotonique. Dans ce cas deux photons incidents, agissant ensemble, ont au total une énergie
double pour une longueur d’onde donnée ; ils provoquent l’émission d’un seul photon d’énergie
supérieure et donc de longueur d’onde inférieure : le déplacement de Stokes est inversé et une
excitation dans l’infrarouge donnera une émission décelable dans le spectre visible.

G. G. Stokes, Sir, mathématicien et physicien britannique  (1853)

rayonnement de fluorescence, microscopie biphotonique

tangence (loi de) l.f.

tangential law

Loi de formation de l'image radiologique : le contour de celle-ci est net lorsque le rayon directeur se trouve tangent à la paroi de l'organe.
Cette loi s'applique aux éléments anatomiques de densité importante comme paroi du crâne, sinus ou os en général, mais également aux tissus mous de faible densité comme poumon, plèvre, cœur ou organes creux.

Tarnier (loi de) l.f.

Tarnier's law

Loi selon laquelle l'accouchement par les voies naturelles est impossible s'il existe un kyste de l'ovaire prævia d'un volume supérieur à celui d'un œuf de poule.
Au-delà de cette taille, le kyste de l'ovaire est à l'origine d'une dystocie de progression du fœtus, à moins que le kyste ne se rompe.

S. Tarnier, obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1828-1897)

tout ou rien (loi du) l.f.

All-or-None relationship

Loi très générale à laquelle obéit la réponse d'une cellule vivante à une excitation quelle qu'en soit la nature : au-dessous d'un certain seuil d'excitation, il n'y a pas de réponse (contraction pour le muscle, influx pour le nerf), au-dessus du seuil la réponse est toujours la même et ne dépend pas de l'intensité du stimulus.
D'abord mise en évidence sur la fibre musculaire du cœur par Bowditch (1871) puis par Gotch (1902) pour la fibre nerveuse cette loi, généralisée par Andrian et Lucas, est une conséquence du concept d'élément individualisable : par ex. la vie d'un individu répond à la loi du tout-ou-rien (il est vivant ou mort). D'une manière générale, à l'échelle quantique toute description de la Nature répond à cette loi. Leibnitz l'avait pressenti dans sa thèse de philosophie sur le «principe d'individualisation» (1663), qu'il développa avec la théorie des nombres binaires et des Monades : avec 0 (le Néant) et 1 (Dieu) on peut écrire tous les nombres en numération binaire et donc décrire toute la Nature. Leibnitz trouvait là une démonstration de la création du Monde par Dieu à partir du Néant.
De fait la numération binaire (un, 1 ; deux, 10 ; trois, 11 ; quatre, 100 ; cinq, 101 ; etc.) est à la base du fonctionnement des ordinateurs électroniques (0, pas de courant, 1, passage du courant) et de celui du cerveau, formé de réseaux de cellules nerveuses répondant à la loi du Tout ou Rien. Cette loi implique aussi que toute action pharmacologique, toxique ou autre n'est efficace qu'au-dessus d'un certain seuil. Autrement dit l'hypothèse d'un effet proportionnel à la dose de toxique n'est pas acceptable pour les très faibles doses (hypothèse LNT).

H. P. Bowditch, physiologiste américain (1871); F. Gotch, neurophysiologiste britannique (1902); E. D., Adrian, baron,électrophysiologiste britannique, prix Nobel de médecine de 1932 (1914) et K. Lucas, neurophysiologiste britannique (1879-1916) ; G. W. Leibniz, philosophe allemand (1646-1716) ; F. Haber, chimiste allemand, prix Nobel de chimie de 1918

bit, Haber (loi de),  information, LNT hypothèse, toxique

van't Hoff (loi de) l.f.

van’t Hoff law

Loi selon laquelle la pression osmotique est proportionnelle à la concentration des substances dissoutes dans le solvant.
La pression osmotique P obéit à la même loi que celle des gaz parfaits (PV = n R T) et la pression osmotique globale est la somme des pressions osmotiques partielles de chacune des espèces de molécules dissoutes. Comme la concentration est proportionnelle au nombre de molécules dissoutes par unité de volume, la pression osmotique est proportionnelle à la concentration du corps dissous.

J.H. van’t Hoff Jr, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911)

gaz parfait, pression, pression oncotique, pression osmotique, pression partielle

[B1]

Édit. 2019

van't Hoff-Arrhenius (loi de) l.f.

van’t Hoff-Arrhenius law

Loi selon laquelle la production calorique d'un système chimique et donc d'un être vivant, augmente lorsque la température interne s'élève.
D'où la loi empirique, dite du Q10 : très grossièrement, la quantité de chaleur produite, Q, double lorsque la température s'élève de 10°C.
Cette loi se vérifie bien chez les pœcilothermes ; elle est d'application plus difficile chez les homéothermes du fait de la régulation thermique. Mais elle joue chez les malades fébriles : lorsque la température augmente de 1°C la production calorique, donc le métabolisme, augmente de 9,5% environ. Comme la nutrition n'apporte en général pas une quantité suffisante d'énergie chez les malades fébriles, ils puisent dans leurs réserves et deviennent cachectiques si la situation se prolonge. Il est donc nécessaire d'augmenter la ration calorique pour, sinon compenser, du moins atténuer les effets de la fièvre, quelle qu'en soit la cause.

J.H. van’t Hoff Jr, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911) ; S.A. Arrhenius, chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1859-1927)

loi du Q10, pœcilotherme, homéotherme, thermogenèse

[C2]

Édit. 2020

Watson et Crick (loi de) l.f.

Watson and Crick’s law

Loi selon laquelle l'appariement des bases nucléiques se fait entre une base purique (A ou G) et une base pyrimidique (T, C ou U) selon le schéma A-T, A-U, G-C.
Des exceptions à cette loi pourraient exister.

J. D. Watson, biochimiste et généticien américain et F. H. Crick, biochimiste britannique, tous les deux prix Nobel de Médecine de 1962 (1953)

appariement des bases

[O3]

Édit. 2018

Wernich (loi de) l.f.

Wernich's law

Loi selon laquelle l'âge et le nombre des accouchements influent sur l'augmentation progressive du poids et de la taille du fœtus.
Des intervalles courts entre les grossesses modifient plus cette progression que des intervalles longs.

Wolff (loi de) l.f.

Wolff’s law

L’architecture osseuse : l’apposition, la résorption et le remodelage de l’os sont fonction des contraintes mécaniques qu’il subit.
La résistance osseuse est plus forte en compression qu’en tension, elle est augmentée par  l’activité musculaire, diminuée en cas de décharge : d’alitement ou en apesanteur… On peut ainsi constater la résorption des cals hypertrophiques, le modelage des cals angulaires chez l’enfant par apposition dans la concavité et résorption à la convexité, le renforcement du cal des fractures mis sous pression ou en charge etc. Ces adaptations, ces modifications et le remodelage de l’os dépendent également des conditions biologiques et fonctionnelles.

J. Wolff, chirurgien orthopédiste allemand (1892)

Ogino-Knaus (loi d') l.f.

Ogino-Knaus’ rule

Calcul de la période de fécondité féminine fondé sur la durée des cycles menstruels précédents qui permettrait la pratique d’une contraception naturelle.

K. Ogino, gynécologue japonais (1930) ; H. Knaus, gynécologue autrichien (1929)

Édit. 2017

loi binomiale l.f.

binomial distribution

En statistique, la loi binomiale modélise le nombre de réalisations obtenues lors de la répétition indépendante de plusieurs expériences aléatoires identiques.
Par exemple le nombre de fumeurs quotidien dans une classe de lycéens.
Quand le nombre de lycéen est grand, la loi binomiale est proche de la loi normale (loi de laplace-Gauβ) . 

laplace-Gauβ (loi de) , Poisson (loi de)

[E1]

Édit. 2020

van’t Hoff-Arrhenius (loi de) l.f.

van’t Hoff-Arrhenius law

Loi selon laquelle la production calorique d'un système chimique et donc d'un être vivant, augmente lorsque la température interne s'élève.
D'où la loi empirique, dite du Q10 : très grossièrement, la quantité de chaleur produite, Q, double lorsque la température s'élève de 10°C.
Cette loi se vérifie bien chez les pœcilothermes ; elle est d'application plus difficile chez les homéothermes du fait de la régulation thermique. Mais elle joue chez les malades fébriles : lorsque la température augmente de 1°C la production calorique, donc le métabolisme, augmente de 9,5% environ. Comme la nutrition n'apporte en général pas une quantité suffisante d'énergie chez les malades fébriles, ils puisent dans leurs réserves et deviennent cachectiques si la situation se prolonge. Il est donc nécessaire d'augmenter la ration calorique pour, sinon compenser, du moins atténuer les effets de la fièvre, quelle qu'en soit la cause.

J.H. van’t Hoff Jr, chimiste néerlandais, prix Nobel de chimie en 1901 (1852-1911) ; S.A. Arrhenius, chimiste suédois, prix Nobel de chimie en 1903 (1859-1927)

loi du Q10, pœcilotherme, homéotherme

[B1]

Édit. 2019

Gauss (loi de) L.f.

Gaussian distribution

Syn. loi normale

loi normale

[E1]

Édit. 2020

loi normale l.f.

Gaussian distribution

Loi de distribution, de variables quantitatives continues, définie par la moyenne et la variance.

Syn. loi de Gauss

[E1]

Édit. 2020

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