temps de relaxation T1 l.m.
T1 relaxation time
En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation longitudinale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Après cette impulsion, la "repousse" de la magnétisation longitudinale se fait de façon exponentielle, selon la relation : Mz = Mzo (1-e -1/T1) où Mzo représente la valeur maximale de la magnétisation longitudinale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T1, la relation devient : Mz = Mzo (1-1/2,72) soit Mz=0,63.
Avec Mzo le temps de relaxation T1 est donc le temps au bout duquel la magnétisation longitudinale a récupéré 63 % de sa valeur. Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu. Elle varie en fonction du champ et est d'autant plus élevée que le vecteur Bo est plus important. T1 est extrêmement long (plusieurs minutes) pour les solides (dont le type est l'os compact) qui, de ce fait, ne donnent pas de signal et apparissent en noir. Il est long (de l'ordre de 1,5 à 3 secondes) pour l'eau et les "liquides purs» (gris foncé); court pour les solutions protéiniques (quelques centaines de millisecondes) ; très court pour les graisses qui auront donc un signal élevé (blanc) dans cette pondération.
Sur les séquences pondérées en T1, les tissus donnent un signal d'autant plus élevé que leur T1 est plus court. Ce sont ces différences de T1 qui sont à l’origine du contraste de l'image.
IRM sagittale du genou pondérée en T1
J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)
Syn. temps de relaxation spin-réseau (obsolète)
→ Bloch (équations de), relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
temps de relaxation T2 l.m.
T2 relaxation time
En IRM, constante de temps propre à chaque tissu, caractérisant la relaxation transversale des protons de ce tissu, placés dans un champ magnétique uniforme (Bo) après qu'ils aient été excités par une impulsion électromagnétique de fréquence appropriée (fréquence de Larmor).
Pendant la relaxation qui suit cette impulsion, la magnétisation transversale selon Mxy diminue rapidement, de même que le signal de précession libre (ou signal FID) qu'elle induit. La décroissance de ce signal se fait de façon exponentielle, suivant la relation : Mxy = Mxyo .e –t/T2 où Mxyo est la valeur maximale de la magnétisation transversale et e la base des logarithmes népériens (e # 2,72). Au temps t = T2, la formule devient Mxy = Mxy1/2,72 = 1/2,72 soit Mxy = 0,37 Mxyo. T2 est donc le temps au bout duquel la magnétisation transversale n'a plus que 37 % de sa valeur initiale (et en a donc perdu 63 %). Ce temps est, pour une valeur donnée du champ magnétique, une constante propre à chaque tissu.
La décroissance rapide du signal de précession libre n'est pas seulement le fait du T2 tissulaire ; elle est liée également aux inhomogénéités du champ magnétique. Pour distinguer le temps de relaxation de la FID du T2 propre à chaque tissu, on désigne le premier par T2* (appelé T2 "astérisque" ou T2 "étoile"). Le T2 vrai des tissus ne peut s'étudier qu'à l'aide des séquences d'écho de spin où, après l'impulsion d'excitation de π/2, les spins des protons sont remis en phase par une série d'impulsions deπ qui permettent de recueillir plusieurs échos. L'amplitude maximale de ceux-ci décroît d'écho en écho et la courbe qui relie ces amplitudes décroissantes est une exponentielle dont la constante de temps est le T2 vrai.
Les valeurs de T2 sont plus courtes que celles de T1. Les solides ont un T2 extrêmement court, trop court pour que l'on puisse recueillir un signal (cas de l'os compact) : ils apparaissent en noir. L'eau et les "liquides purs" ont des T2 longs (plus courts cependant que leurs T1, de l'ordre de 145 millisecondes) : ils sont blancs. Les solutions protéiniques et les graisses ont des T2 courts, qui s'expriment en millisecondes (alors que leurs T1 s'expriment en centaines de millisecondes).
Les séquences pondérées en T2 donnent un signal d'autant plus élevé que T2 est plus long ; ce sont les différences de T2 qui font le contraste de l'image.
IRM sagittale du genou pondérée en T2 après saturation du signal de la graisse
J. Larmor, Sir, physicien irlandais (1897) ; F. Bloch, physicien américain, prix Nobel de physique de 1952 (1946)
Syn. temps de relaxation spin-spin
→ Bloch (équations de), écho, écho de spin, précession libre, relaxation
[B2,B3]
Édit. 2018
test de lavage rénal l.m.
wash out test
Au décours d'une urographie intraveineuse, épreuve consistant à étudier la dilution de l'image pyéloca
Normalement on doit obtenir une disparition rapide et symétrique du produit de contraste; la persistance de l'image d'un côté est en faveur d'une sténose de l'artère rénale, parfois responsable d'une hypertension artérielle.
Cette technique, peu fiable, est actuellement abandonnée au profit de l'angiographie numérisée qui visualise directement la sténose.
Syn. test de rinçage rénal
thematic apperception test (TAT) l. angl m.
Épreuve projective dont le matériel consiste en une série d'images représentant des scènes à un ou plusieurs personnages, et de signification ambigüe. Les images renvoient à des conflits universels comme p. ex. les problématiques sexuelles et agressives.
Devant chaque image, le sujet est invité à imaginer une histoire. Il doit donc réaliser un compromis entre les éléments de contrôle conscient (l'histoire doit être logique et cohérente) et la pression des fantasmes réactivés par chaque situation.
La démarche interprétative s'appuie sur le modèle théorique freudien. Il s'agit dans un premier temps d'apprécier la construction du récit et son contenu manifeste, puis de décoder le contenu latent du récit en référence au contenu latent de l'image, afin d'analyser les mécanismes ayant permis ou non le passage du contenu latent au contenu manifeste.
Christiana D. Morgan et H. A. Murray, psychologues américains (1935)
transformation corporelle (illusion paroxystique de) l.f.
body transformation paroxysmic illusion
Troubles somatognosiques paroxystiques portant sur l'image du corps dans son entier ou limitée à l'image distale d'un membre : variations de qualité telles que poids, volume, taille, densité, mais pouvant également concerner la reconnaissance des objets ou de l'espace environnant.
Sont observés p. ex. : l'impression d'être petit alors que tout parait très grand autour du patient ; des modifications corporelles avec illusion de laideur, survenant dès lors que celui-ci fixe son regard sur lui-même.
Il s'agit en règle de manifestations épileptiques, principalement temporales, critiques ou post-critiques. Certaines auras somatosensitives au cours de migraines comportent de telles impressions de transformation corporelle d'un membre ou de la moitié du corps, associées à des hallucinations visuelles, à une distorsion de l'espace et du temps, et à de fréquentes céphalées. Ce syndrome d'Alice au pays des merveilles doit être différencié notamment de l'épilepsie occipitale bénigne, qui associe les deux troubles, avec ses pointes occipitales très nombreuses à l'EEG, en réaction à l'ouverture des yeux.
Les relations avec la dépersonnalisation décrite en psychiatrie, dans sa forme aigüe, paraissent au moins très proches.
vidéothérapie n.f.
videotherapy
Emploi d'enregistrements audiovisuels dans un but psychothérapique.
Les progrès technologiques réalisés ont permis de dépasser le stade des enregistrements à visée seulement didactique. La restitution de l'image ainsi permise réalise un moyen privilégié dans de nombreuses psychothérapies individuelles, familiales et de groupe (vidéogroupe).
Quel que soit le cadre d'intervention, psychothérapie d'inspiration analytique, thérapie comportementale, psychodrame, etc., et sous réserve d'une position neutre de la caméra, cette technique revêt un intérêt évident.
Il convient cependant de tenir compte d'une possible valorisation excessive de conflits narcissiques et d'investissements de l'image de soi, ou, a contrario, d'effets éprouvants mal assumés.
→ psychanalyse et psychothérapie, thérapie comportementale
voies optiques secondaires et accessoires l.f.p.
secondary visual tracts
Voies visuelles connectées avec des structures cérébrales assurant les réactions réflexes, automatiques et inconscientes.
- La voie photique ou rétino-hypothalamique met en rapport les cellules rétiniennes avec les noyaux suprachiasmatiques situés sur la ligne médiane, dans le diencéphale entre le thalamus et le mésencéphale. Cette voie transmet directement aux noyaux les impulsions des bâtonnets. Ce système, très réactif à la lumière, véritable horloge biologique assure la régulation et la synchronisation des rythmes circadiens. Par ses relations avec l’épiphyse il agit sur la sécrétion de la mélatonine.
- La voie rétino-tectale ou colliculaire, oculomotrice, met en rapport les cellules rétiniennes avec les tubercules quadrijumeaux antérieurs (colliculi superiores) en arrière du mésencéphale. Le colliculus est connecté au corps géniculé latéral (CGL) par les bras conjonctivaux. Cette voie a un rôle dans l’oculo-motricité : coordination des mouvements de la tête et des yeux, et dans la fixation du regard : saccades, mouvement de poursuite. Une voie directe vers le prétectum stabilise également l’image sur la rétine, contrôle l’ouverture de la papille et intervient dans le réflexe photomoteur.
- Parmi les systèmes optiques accessoires le pulvinar a un rôle important : ses noyaux inférieurs reçoivent des axones du tractus optique, du CGL et sont connectés avec le colliculus supérieur, l’aire visuelle occipitale striée et par son intermédiaire avec l’aire occipito-pariétale impliquée dans la détection du mouvement. Il a un rôle dans l’attention visuelle, la coordination du regard avec les mouvements du corps et la reconnaissance visuospatiale. Trois autres petits noyaux (dits terminaux) près du colliculus supérieur, en relation avec le tractus visuel, ont également un rôle dans la stabilisation de l’image au cours des mouvements de la tête et du cou ; chacun d’eux est impliqué dans une des trois directions de l’espace.
→ tubercules quadrijumeaux, pulvinar, noyau suprachiasmatique, prétectum, mouvement de fixation, mélatonine
Worth Black (amblyoscope de) l.m.
Worth Black’s amblyoscope
Ancêtre du synoptophore constitué de deux tubes rendus solidaires par une articulation verticale permettant de tester des sujets présentant une déviation strabique allant de 60° de convergence à 20° de divergence.
La mire placée à l'extrémité de chacun des tubes est réfléchie par un miroir dont l'image est observée dans l'oculaire ; la puissance de chaque oculaire est calculée pour que l'image observée dans le miroir soit vue à l'infini. L'accommodation est ainsi relâchée. Une vis permet d'adapter l'angulation entre les deux tubes à la déviation strabique. Les divers amblyoscopes dérivent de l'appareil de Worth.
C. A. Worth, ophtalmologiste britannique (1869-1936) ; N. M. Black, ophtalmologiste américain (1906)
xéroradiographie n.f.
xeroradiography
Procédé de radiographie utilisant comme récepteur la variation de charge électrique des différents points d'une plaque au sélénium.
La plaque métallique, recouverte de sélénium et préalablement chargée positivement, conserve après exposition aux rayons X, une image électrostatique latente révélée par saupoudrage de particules de charges négatives, puis transcrite sur papier photographique. On obtient ainsi une image riche en détails avec majoration des effets de bord. Cette technique a été très utilisée en mammographie, puis progressivement abandonnée parce qu'elle nécessitait des doses de rayons X supérieures à la radiologie conventionnelle ou numérisée.
Étym. gr. xeros : sec
[B2]
lentille électrostatique l.f.
Lentille formée d'électrodes métalliques percées suivant leur axe commun d'un trou circulaire permettant le passage du faisceau d’électrons, et portées à des potentiels fixes ou réglables.
L'optique électronique ou plus généralement l'optique corpusculaire s'intéresse aux trajectoires d'électrons libres accélérés, et à tous les procédés permettant de guider ces particules dans un espace où règne un vide poussé. Elle utilise différentes méthodes de calcul (analytiques, ou sur ordinateur) ou des méthodes analogiques.
On peut se servir d'électrons issus d'une surface émissive pour obtenir l'image de cette surface sur un écran fluorescent, ou bien utiliser ces électrons accélérés sous quelques dizaines ou centaines de kilovolts pour former l'image d'un objet extrêmement mince, de quelques dizaines ou de quelques centaines de nanomètres (1 nm = 10-9 m), placé sur le trajet du faisceau. Tous les efforts se portent alors sur le pouvoir séparateur des instruments et sur la mise au point de « lentilles » électroniques ayant des aberrations aussi faibles que possible.
Les microscopes électroniques à très haute résolution permettent de voir des détails de l'ordre du dixième de nanomètre.
→ microscope électronique, microscope électrostatique
[B1]
Édit. 2017
prothèse totale de hanche l.f.
total hip arthroplasty
Dispositif remplaçant les composantes céphalique et acétabulaire de l'articulation coxofémorale.
Chaque composante peut être scellée (cimentée) ou enfoncée à force, impactée (sans ciment). Les couples de friction sont variés : métal/polyéthylène, céramique/polyéthylène, céramique d'alumine/céramique d'alumine ou, plus rarement, métal/métal. Certaines prothèses, dites à double mobilité, comportent deux surfaces de glissement concentriques, dans le but d'accroître la stabilité.
La prothèse totale de hanche, de plus en plus fiable, constitue le traitement ultime des pathologies destructrices de hanche: coxarthrose, altération post-traumatique, ostéonécrose de la tête fémorale....
.
Prothèses de hanche normales cimentée et sans ciment
R. et J. Judet, orthopédistes français, implantèrent en 1946 la première prothèse totale de hanche (1946)
Sigle PTH
→ prothèse, coxarthrose, ostéonécrose aseptique de la tête fémorale
[I2]
Édit. 2019
colorations en endoscopie digestive l.f.
staining in digestive endoscopy
Les examens endoscopiques du tube digestif sont effectués en lumière blanche et la détection des zones dysplasiques planes est limitée, malgré la qualité croissante de l’image, justifiant l'utilisation de colorations.
Dans de nombreuses indications (bilan d’extension d’un carcinome épidermoïde de l’œsophage, détection des zones dysplasiques d’un
endobrachyœsophage, dysplasie sur gastrite atrophique, détection des adénomes duodénaux et de des adénomes coliques en cas de polypose adénomateuse familiale, ou en cas de maladie chronique inflammatoire des intestins ou contrôle après mucosectomie fragmentaire…), il est nécessaire d'utiliser une des techniques de coloration disponibles qui sont la chromoscopie utilisant des colorants chimiques ou la chromoscopie par méthodes optiques et électroniques.
Quelle que soit la technique utilisée, l’analyse minutieuse de la muqueuse digestive en lumière blanche est indispensable avant d’utiliser la chromoendoscopie. Les principaux colorants chimiques disponibles sont l’indigo-carmin, le lugol et l’acide acétique. Ils sont utilisables par tous et de faible prix. Ils ont l’inconvénient d’être consommateur de temps, en particulier dans les indications pour lesquelles des biopsies par quadrants sont recommandées. L’indigo-carmin est le plus utilisé toutes indications confondues, c’est un colorant de surface qui ne pénètre pas en profondeur. Le lugol est absorbé par les zones normales riches en glycogène ; il existe un risque de bronchospasme et la pulvérisation doit s’arrêter 5 cm sous la bouche de Killian.
Parmi les techniques de chromoscopie optiques et électroniques, le narrow band imaging (NBI), dont sont équipées les colonnes Olympus, est facilement accessible. Le NBI, également appelée imagerie spectrale en bandes étroites, est basé sur la sélection de certaines longueurs d’ondes dans le spectre de la lumière blanche. Ainsi, la sélection du bleu (415 nm) et du vert (540 nm), qui correspondent aux longueurs d’ondes spécifiques de l’hémoglobine, permet de rehausser les structures vasculaires au sein de la muqueuse. Les NBI de nouvelle génération paraissent supérieures à la lumière blanche pour détecter les polypes plans difficiles à voir. D’autres systèmes existent parmi lesquels le Fuji Intelligent Color enhancement ® (FICE) ou l’image i-scan. Ces examens diminuent significativement le temps de l’examen par rapport à l'emploi de colorants chimiques.
A côté des techniques de chromoscopie, l’endomicroscopie confocale permet l’étude de la muqueuse digestive à l’échelon cellulaire au cours d’une endoscopie à l’aide de microscopes miniaturisés. Il est possible de combiner l’endomicroscopie confocale et d’autres modalités comme le NBI. En cas d’utilisation de l’endomicroscopie confocale , la muqueuse digestive doit être marquée par une molécule fluorescente et illuminée par une source laser. L’utilisation de cette technique est limitée en particulier en raison de son coût.
→ dysplasie, cancer de l'œsophage, endobrachyœsophage, gastrite, polypose adénomateuse familiale, endomicroscopie, microscopie confocale
[L1]
Édit. 2019
aphantasie n.f.
aphantasia
Incapacité de créer une image mentale.
Les sujets atteints d’aphantasie n’activent pas les zones visuelles du cerveau lorsqu’ils essaient de former une image mentale. Un symptôme de la maladie est la difficulté à reconnaître les visages et, ainsi, à identifier une personne connue.
Elle est considérée comme un symptôme isolé, ne correspondant pas à une anomalie structurale ou fonctionnelle identifiée . Ces symptômes, plus fréquents sans doute que l'on ne l'estime, restent souvent longtemps cachés, par l'incapacité de ceux qui en sont porteurs de décrire un manque. Une recherche en IRM fonctionnelle sur les connexions cortex préfrontal/ cortex occipital pourrait peut être utile.
F. Galton , Sir, statisticien, anthropologue, psychologue, sociologue, britannique (1880)
Étym. gr. a privatif; phantasia: imagination
[H1]
Édit. 2019
abdomen sans préparation (cliché d') l.m.
abdominal plain film
Radiographie de l'abdomen sans produit de contraste couvrant du diaphragme au petit bassin inclus.
Ce grand cliché, irradiant et peu sensible, était autrefois très utilisé.
Ses indications ont fortement diminué depuis la TDM et l’échographie.
Il reste utile en médecine d'urgence : suspicion de perforation digestive (mise en évidence d’un pneumopéritoine), syndromes occlusifs (voir illustration): hernie étranglée, occlusion du grêle, volvulus du sigmoïde…, suspicion de corps étranger ingéré, suspicion de complication majeure d’une maladie chronique inflammatoire des intestins (perforation, colectasie…).
Il n’a plus d’indications dans les douleurs abdominales, les masses abdominales, les pathologies vésiculaires, la pancréatite aigüe, la pancréatite chronique, les traumatismes de l’abdomen… La TDM lui est nettement supérieure en cas de suspicion de calcul urinaire.
ASP : occlusion de l'intestin grêle: niveaux hydroaériques
Sigle ASP
[B2, L1, L2]
Édit. 2020
acanthokératolyse n.f.
acanthokeratolysis
Image histologique marquée par une condensation du cytoplasme autour du noyau des cellules du corps muqueux de la peau et de la couche granuleuse, à laquelle s’associent une acantholyse qui se fait dans la partie supérieure de l’épiderme et une cytolyse.
L’étude en microscopie électronique montre qu’elle résulte d’un trouble de l’agencement des tonofilaments qui se regroupent en une sorte d’écorce périnucléaire et en mottes intra-cytoplasmiques, ce qui explique la cytolyse, et que l’acantholyse est due à une rupture du complexe fonctionnel des desmosomes-tonofilaments. Lorsqu’il y a hyperplasie de la couche cornée, l’aspect histologique correspond à l’hyperkératose épidermolytique. De telles images se voient dans l’hamartome verruqueux ou épidermique ou acanthokératolytique, l’acanthome épidermolytique, la kératodermie épidermolytique (ou acanthokératolytique) de Voerner, l’érythrodermie congénitale ichtyosiforme bulleuse.
Ingrun Anton-Lamprecht, dermatologiste allemande (1974)
Syn. dégénérescence granuleuse de Lapière, dégénérescence épidermolytique
[A2,J1]
Édit. 2016
accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.
depression after cerebral stroke
Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC), souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.
Étym. lat. accidens : ce qui survient
→ accident vasculaire cérébral
[H1,H3,K4]
Édit. 2016
acné nécrotique de Boeck l.f.
acne necrotica
Dermatose caractérisée par des poussées de papules folliculaires recouvertes de croûtes très adhérentes et dont l'image histologique comporte une nécrose du follicule pileux avec thrombose des vaisseaux sous-jacents.
Elle n'appartient probablement pas au cadre de l'acné véritable ; son étiologie est inconnue et son traitement difficile.
C. Boeck, dermatologiste norvégien (1889)
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
Syn. acne varioliformis (Hebra) (obs.), acné nécrotique miliaire (Sabouraud) (obsolète), acne frontalis (obsolète)
[J1]
Édit. 2017
acquisitions parallèles en IRM l.f.
parallel imaging
Technique IRM d'acquisition des images consistant à utiliser la grande sensibilité d'antennes de surface en réseau phasé comme paramétrage du codage spatial de l’image, en association avec la réduction du nombre de lignes du plan de Fourier dans le but de réduire le temps d’acquisition, ou, à temps égal, d'augmenter la qualité des images.
[B2,B3]
Édit. 2020
acuité visuelle l.f.
visual acuity
Capacité de distinguer de petits détails et la forme des objets, très élevée dans la seule partie centrale de la rétine.
Elle est mesurée en clinique à l'aide d'optotypes représentant des lettres ou des images familières pour les enfants.
Il est classique de distinguer plusieurs types d'acuité :
- l'acuité morphoscopique ou de reconnaissance : capacité de lire une lettre, un symbole ou une image ;
- la résolution spatiale : capacité de détecter la présence d'un motif répétitif sans signification, le plus souvent un réseau de barres alternées blanches et noires ou un damier ;
- le minimum visible ou acuité de détection : capacité de détecter le plus petit objet visible, variante du précédent, rarement utilisé ;
- le minimum de décalage, ou acuité Vernier ou hyperacuité : capacité de détecter le plus petit décalage entre deux lignes ;
- le minimum séparable : capacité de détecter la plus petite distance qui permet de distinguer deux points ou deux lignes.
Dans la pratique clinique, seule l'acuité morphoscopique fovéale est mesurée. L'acuité s'exprime en dixièmes d'une norme établie à l'unité (soit 10/10 ou 1) dans les pays de tradition latine. Les pays anglo-saxons utilisent une fraction fondée sur le mètre (6/6) ou le pied (20/20). On peut enfin utiliser la dimension angulaire du plus petit objet reconnu. La norme a été établie à une valeur d'une minute d'arc, correspondant à 30 cycles par degré ou 10/10. La résolution spatiale est très supérieure à l'acuité morphoscopique, s'élevant jusqu'à 60 cycles par degré pour un sujet normal dans les meilleures conditions d'éclairement. On peut aussi mesurer l'acuité visuelle sur toute la surface de la rétine. Elle chute rapidement en dehors de la zone fovéale. Au-delà de 10 degrés d'excentricité, elle conserve une valeur proche de 1/10 (1,0 log ARM) jusqu'à la proximité de l'ora serrata.
Étym. lat. acutus : aigu, pointu
[P2 ]
Édit. 2017
image d'addition l.f.
addition image
En sémiologie radiologique, définit une image en saillie par rapport au contour normal d'un os, d'un organe plein ou d'un viscère creux préalablement opacifié, sans préjuger de sa nature.
Elle répond sur un os à une excroissance ; sur un viscère plein à une bosse ou une voussure ; sur un organe creux, à une niche creusée dans la paroi, à un ulcère, un diverticule ou même à un trajet fistuleux, emplis par le produit de contraste.
[B2]
Édit. 2020
adénome hypophysaire à prolactine l.m.
prolactine pituitary adenoma
Bien que la prolactine (PRL) ait été l’hormone antéhypophysaire la plus tardivement identifiée, les adénomes à prolactine constituent la variété la plus fréquente et médicalement la mieux maîtrisée des tumeurs hypophysaires, réduisant spectaculairement leurs conséquences sur les troubles menstruels et l’infertilité.
Les prolactinomes constituent environ 40% des tumeurs des tumeurs hypophysaires, sont présents chez un individu sur 1000. Leur expression prédomine dans le sexe féminin où ils sont déterminent typiquement un syndrome aménorrhée-galactorrhée, parfois simplement une anovulation responsable d’infertilité, ou une aménorrhée primaire lorsque l’affection survient à l’adolescence ; la recherche de céphalées typiquement rétro-orbitaires, d’altérations visuelles et de signes d’hypopituitarisme est indispensable. Chez l’homme l’expression est pauvre, se marquant simplement par l’absence de libido, si bien que l’affection se révèle souvent tardivement au stade tumoral de macroprolactinome.
L’affirmation de la maladie est permise par la mesure de la PRL dont la valeur est constamment accrue (> 20 ng/mL) : modérément dans les microprolactinomes, mais avec des concentrations qui peuvent excéder plusieurs milliers lors des macroprolactinomes. En l’absence d’adénome prolactinique, un accroissement de la PRL s’observe aussi du fait d’artéfacts méthodologiques (macroprolactinémies correspondant à l’agrégat de molécules de PRL par des immunoglobulines), ou en raison d’hyperprolactinémies « fonctionnelles » qu’explique la levée du frein de l’hypothalamus sur la sécrétion hypophysaire de PRL (lors de craniopharyngiomes et d’autres atteintes hypothalamiques, de pathologies de la tige pituitaire, de divers processus expansifs hypophysaires…), de l’hypothyroïdie, de situations d’hyperoestrogénie, de prises médicamenteuses (neuroleptiques, antiémétiques…..).
L’IRM identifie la tumeur hypophysaire : microprolactinome de moins de 1 cm de diamètre hypo-intense en T1, hypersignal en T2 se rehaussant après injection de gadolinium ; image de macroprolactinome refoulant l’hypophyse saine, déviant la tige pituitaire, avec parfois expansion suprasellaire s’appuyant sur la chiasma optique, ou envahissement du sinus sphénoïdal ou des sinus caverneux ; voire adénome géant de plus de 3 cm de diamètre, se comportant comme une véritable tumeur cérébrale.
L’enquête ophtalmologique (champ visuel au Goldman, test de Lancaster…) ne se justifie qu’en cas d’appui ou de menace du chiasma ou des sinus caverneux.
L’évaluation des autres axes antéhypophysaires à la recherche d’un déficit, ou d’une hyperproduction hormonale associée (GH, TSH…) est indispensable, de même qu’une réflexion sur le caractère familial de la tumeur hypophysaire ou l’éventualité d’endocrinopathies associées.
L’affection relève essentiellement de thérapeutiques médicales par les agonistes dopaminergiques : surtout sous forme de cabergoline en prise hebdomadaire qui permet la réduction et souvent la normalisation du taux de PRL, la régression des signes cliniques, la réduction voire la disparition de la tumeur. La chirurgie se discute surtout en cas de tumeur mixte, de résistance ou d’intolérance au traitement médical.
Seulement en cas de bon contrôle morphologique et fonctionnel, la grossesse est autorisée traditionnellement avec la prescription de bromocriptine, ou aussi d’un autre dopaminergique (notamment de cabergoline), en interrompant la médication dès le début de la conception, et en assurant une surveillance essentiellement clinique. La médication est parfois maintenue tout au long de la grossesse dans les macroprolactinomes.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. prolactinome
→ adénome hypophysaire, prolactine, dopaminergiques, cabergoline, bromocriptine
[F5, O4]
Édit. 2020
adénome infundibulaire l.m.
infundibular adenoma
Tumeur organoïde bénigne, rare, dérivée de l'infundibulum pilaire, dont l'image histologique correspond à celle du porome folliculaire, mais qui présente en outre une double différenciation kératinisante et glandulaire, tant sébacée qu'apocrine.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
Syn. porome folliculaire à différenciation sébacée et apocrine
→ keratosis follicularia inversa
[A3,F5,J1]
Édit. 2017
adénomes sébacés symétriques de la face l.m.p.
Pringle’s adenoma sebaceum
Lésions multiples du visage représentant un des symptômes de la sclérose tubéreuse de Bourneville ou épiloïa, consistant en petites élevures cutanées indépendantes les unes des autres plutôt que confluentes, fermes, n'apparaissant guère qu'après la deuxième enfance, dont la taille va de celle d'une tête d'épingle à celle d'un pois, souvent très nombreuses, symétriquement distribuées sur les joues, les sillons nasogéniens et mentonnier, ainsi que sur le menton.
On en distingue classiquement trois variétés : blanche, type Balzer-Ménétrier, rouge, type Pringle et dure, fibreuse, type Hallopeau-Leredde.
L'appellation adénome sébacé est en fait erronée car, si certaines lésions comportent une hyperplasie parfois franche des glandes sébacées, il ne s'agit jamais d'adénomes vrais ; de plus, ces glandes peuvent être rares, voire manquer, et les lésions être représentées par la prolifération d'ébauches pilaires ou d'éléments vasculaires et fibreux réalisant l'image d'un acro-angiofibrome ; en outre, certaines d'entre elles ont une structure très proche de celle d'un tricho-épithéliome.
F. H. Hallopeau, membre de l'Académie de médecine et E. Leredde, dermatologistes français (1885)
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,J1,N3]
Édit. 2017
adénome thyroïdien toxique l.m.
toxic adenoma of the thyroid gland, Plummer’s disease
Nodule thyroïdien hyerfonctionnel responsable d’hyperthyroïdie.
Favorisée par la déficience iodée, cette situation résulte le plus souvent de la prolifération monoclonale de cellules affectées par une mutation activatrice du récepteur de la TSH. Le développement lent de la prolifération cellulaire finit par constituer un nodule initialement fonctionnel captant l’iode radioactif, puis progressivement extinctif vis-à-vis de la TSH, enfin hyperfonctionnel ce dont rend compte l’accroissement de la T3 puis de T3 et T4. A ce stade un état thyrotoxique apparaît cliniquement évident, souvent lorsque la taille de l’adénome excède 2 à 3 cm.
L’affirmation de son caractère autonome est traditionnellement obtenue par la scintigraphie thyroïdienne : le captage de l’iode 123 (ou du technétium) s’effectue exclusivement au niveau de la formation nodulaire cliniquement perçue (« image du drapeau japonais »). Une alternative diagnostique est constituée par l’échographie qui fait état d’un nodule typiquement isolé souvent hypoéchogène s’accompagnant d’un accroissement du débit dans l’artère thyroïdienne inférieure et d’une hypotrophie du reste de la thyroïde.
Une telle pathologie qui ne saurait être éradiquée par les thérapeutiques médicales antithyroïdiennes, nécessite le recours au traitement par l’iode rédioactif qui a réduit les indications de la lobectomie. Dans certaines circonstances sont envisageables des traitements locaux (alcoolisation, thermo-ablation, ultrasons…).
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
→ exploration fonctionnelle de la thyroïde, nodule toxique, thyréostimuline, hormones thyroïdienne, hyperthyroïdie.
[F5, O4 ]
Édit. 2020
adénopathie à mycobactéries l.f.
mycobacterial adenopathy
État pathologique d'un nœud lymphatique (ganglion) ou d'un groupe de nœuds secondaire à une infection par une bactérie du genre Mycobacterium.
L'infection peut déterminer, selon sa virulence et les capacités de défense du sujet atteint, de nombreuses images histopathologiques : lésions inflammatoires non spécifiques, lésions folliculaires, lésions caséofolliculaires, lésions fibrocaséeuses lésions fibreuses séquellaires. La réaction se limite parfois à une accumulation d'histiocytes au cytoplasme bourré de corps bactériens. Le diagnostic de mycobactériose est fondé sur l'analyse de l'image histopathologique, aidée de colorations spéciales (Ziehl-Nielsen) et éventuellement de techniques complémentaires (immunocytochimie, hybridation in situ, amplification génique).
Étym. gr. adên : glande ; pathê : maladie
[D1]
Édit. 2020