ganglion spiral l.m.
ganglion spirale (TA)
cochlear ganglion
Amas cellulaire constitué par les corps cellulaires des fibres afférentes du nerf cochléaire.
Il est situé dans la columelle dont il épouse la forme en spirale. Il est le ganglion de la partie cochléaire du nerf vestibulocochléaire.
Syn. ganglion de Corti, ganglion spiral de la cochlée
ganglion splanchnique thoracique l.m.
ganglion thoracicum splanchnicum (TA)
thoracic splanchnic ganglion
Renflement ganglionnaire sur le nerf grand splanchnique, souvent présent à son origine au niveau de la 10ème ou 11ème vertèbre thoracique.
D'existence presque constante à droite, il est rare à gauche.
Anc. dénom. ganglion de Lobstein
J. Lobstein, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1777-1835)
ganglion sublingual l.m.
ganglion sublinguale (TA)
sublingual ganglion
Ganglion parasympathique situé entre la glande sublinguale et le nerf lingual auquel il est appendu.
Il reçoit des fibres parasympathiques provenant du noyau salivaire supérieur, qui cheminent par le nerf intermédiaire de Wrisberg, la corde du tympan et le nerf lingual. Ces fibres assurent l’innervation sécrétoire de la glande sublinguale.
G. G. Valentin, anatomiste suisse, membre de l’Académie de médecine (1810-1883) ; P. Blandin, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1798-1849)
Syn. ganglion de Valentin, ganglion de Blandin
ganglion submandibulaire l.m.
ganglion submandibulare (TA)
submandibular ganglion
Ganglion rattaché au système parasympathique céphalique, appendu au nerf lingual, contre la face latérale du muscle hyoglosse.
Il reçoit quelques fibres du plexus sympathique de l’artère linguale mais surtout des fibres parasympathiques venues du noyau salivaire supérieur par les nerfs intermédiaire et facial, la corde du tympan et le nerf lingual. Les fibres postganglionnaires se distribuent à la glande submandibulaire et à son conduit excréteur.
J. Meckel, anatomiste allemand (1714-1774)
Syn. anc. ganglion sous-maxillaire de Meckel
ganglion supérieur du nerf vague l.m.
ganglion superius nervi vagi (TA)
superior ganglion of vagus nerve
Ganglion sensitif du nerf vague situé dans le foramen jugulaire.
Il serait surtout constitué par les corps cellulaires des protoneurones sensitifs branchiaux (muqueuses du larynx et du laryngo-pharynx)
Syn. anc. ganglion supérieur du nerf pneumogastrique, ganglion jugulaire
ganglion terminal l.m.
ganglion terminale (TA)
terminal ganglion
Ensemble des cellules ganglionnaires annexées au nerf terminal et formant le ganglion de Locy.
W. A. Locy, docteur en sciences américain (1905)
Syn. anc. ganglion de Locy
ganglion trigéminal l.m.
ganglion trigeminale (TA)
trigeminal ganglion
Volumineux ganglion sensitif du nerf trijumeau, en forme de croissant, dans la concavité duquel la racine sensitive s’épanouit en formant le plexus triangulaire.
De sa convexité naissent les trois branches du nerf : le nerf ophtalmique, le nerf maxillaire et le nerf mandibulaire. La racine motrice croise sa face profonde. Il est situé sur l’apex de la partie pétreuse de l’os temporal, dans la cavité trigéminale formée par un dédoublement de la dure mère. Il est constitué par les corps cellulaires des protoneurones sensitifs des trois branches du nerf.
J. Gasser, anatomiste autrichien (1723-1765)
Syn. anc. ganglion de Gasser, ganglion semi-lunaire du nerf trijumeau.
ganglion tympanique l.m.
ganglion tympanicum, intumescentia tympanica (TA)
tympanic ganglion, tympanic enlargement
Minuscule ganglion situé sur le trajet du nerf tympanique au cours de sa traversée du canalicule tympanique.
E. Zuckerkandl, anatomiste austro-hongrois (1849-1910)
Syn. anc. paraganglion tympanique, glande tympanique, paraganglion de Zuckerkandl
ganglion vestibulaire l.m.
ganglion vestibulare (TA)
vestibular ganglion
Ganglion sensoriel de la partie vestibulaire du nerf vestibulo-cochléaire, situé dans le méat acoustique interne, près de la trifurcation de cette partie vestibulaire.
Il est formé par les corps cellulaires des protoneurones affectés à l’équilibration labyrinthique. On lui décrit deux parties : une partie supérieure qui reçoit le nerf utriculo-ampullaire, le nerf utriculaire, le nerf ampullaire antérieur et le nerf ampullaire latéral ; une partie inférieure qui reçoit le nerf ampullaire postérieur et le nerf sacculaire.
A. Scarpa, anatomiste et chirurgien italien, membre de l'Académie de médecine (1747-1832)
Syn. anc. ganglion de Scarpa
ganglions cœliaques l.m.p.
ganglia coeliaca (TA)
coeliac ganglia
Ganglions nerveux viscéraux prévertébraux, pairs, situés sur la face antérieure de l’aorte en regard de l’origine du tronc cœliaque.
Ils sont en forme de croissant à concavité supérieure. Ils participent au plexus cœliaque. Chacun d’eux reçoit par son extrémité latérale le nerf grand splanchnique, par son extrémité médiale une branche terminale du nerf vague droit, par sa concavité quelques filets du nerf phrénique droit (pour le ganglion cœliaque droit uniquement) et par sa convexité quelques filets du nerf petit splanchnique. Leurs très nombreux filets efférents contribuent à la formation du plexus cœliaque.
Syn. anc. ganglions semi-lunaires
ganglions intermédiaires l.m.p.
ganglia intermedia (TA)
intermediate ganglia
Ganglions supplémentaires interposés entre deux ganglions du tronc sympathique.
Ce type de formation résulte le plus souvent du dédoublement d’un des ganglions adjacents du tronc sympathique. Le type en est le ganglion vertébral.
ganglions rénaux l.m.p.
ganglia renalia (TA)
renal ganglia
Petites masses nerveuses situées de chaque côté de l’aorte en arrière de l’origine des artères rénales.
Elles sont distinctes des autres ganglions du groupe aortico-rénal auquel elles appartiennent Syn. anc. ganglion rénal postérieur de Hischfeld
L. Hirschfeld, anatomiste allemand (1816-1876)
genou du nerf facial l.m.
2 – genu nervi facialis (TA)
geniculum of facial nerve
Premier changement de direction du nerf facial dans son trajet dans le canal facial, entre sa portion labyrinthique et sa portion tympanique.
Le nerf présente à ce niveau un renflement ganglionnaire, le ganglion géniculé et il donne naissance au nerf grand pétreux.
genu of facial nerve
Boucle complexe décrite par les fibres issues du noyau du nerf facial autour du noyau du nerf abducens.
glomus jugulaire de Guild l.m.
glomus jugulare (TA)
jugular body, tympanic body
Nappe de cellules paraganglionnaires qui s’interpose entre le bulbe supérieur de la veine jugulaire interne et la paroi osseuse de la fosse jugulaire.
Elle représenterait une disposition aberrante de quelques éléments du ganglion tympanique. Il contient des chimiorécepteurs.
S. R. Guild, otologiste américain (1941)
hémorragie n.f.
hemorrhage
Saignement entraînant parfois une perte importante de sang.
On distingue les hémorragies artérielles où le sang coule à flot par saccades, les hémorragies dites capillaires où le sang coule «en nappe» et les hémorragies veineuses où l'écoulement, qui peut être très important, n'est pas pulsé. Le débit dépend de la pression dans le vaisseau, de la surface de la brèche et de la fluidité du sang (inverse de la viscosité en régime de Poiseuille).
Les lymphorragies par lésions de vaisseaux lymphatiques (curages ganglion
Il existe dans les vaisseaux un équilibre entre la pression et le produit de la tension par la courbure de la paroi (inverse du rayon, loi de Laplace). Diminuant la tension des fibres musculaires des parois vasculaires, les vasoplégiques abaissent les pressions veineuses et artérielles réduisant ainsi les saignements. Comme les plaies artérielles sont maintenues béantes par la tension des fibres musculaires, la vasoplégie réduit la surface de la brèche et diminue aussi le saignement. La baisse de cette tension joue sur le régime circulatoire : des parois artérielles détendues amortissent plus vite le régime pulsatoire, ce qui réduit encore le saignement. Enfin les processus de coagulation diminuent la fluidité du sang et finissent par arrêter une hémorragie d'importance moyenne.
Le traitement d'urgence, immédiat, d'une hémorragie externe peut se faire par compression locale ou aux points de compression artérielle à la racine des membres. S'il n'est pas possible de maintenir la compression, la pose d'un garrot (hémorragie artérielle d'un membre) est, faute de mieux, une solution provisoire. La mise en position couchée tête basse, jambes levées, favorise le retour du sang veineux vers le cœur et remet en circulation le volume sanguin contenu dans les membres inférieurs (1 L chez l'adulte), ce qui repousse le délai fatal : le temps de demi-survie dépend de l'importance du débit de saignement. Pour une hémorragie abondante il est de l'ordre d'une vingtaine de minutes (dans les statistiques, toutes choses égales d'ailleurs, ce délai suit une loi de probabilité logarithmiconormale en fonction du temps).
En chirurgie, selon le diamètre du vaisseau, on utilise l’électrocoagulation, la forcipressure (pinces de Kocher, etc.) ou la ligature du vaisseau qui saigne. Des applications de solutions dites hémostatiques, peuvent favoriser la constitution du caillot en cas de saignement en nappe. Le traitement d'une hémorragie interne est plus difficile car le site n'est souvent pas accessible directement : il faut alors recourir d'urgence à la chirurgie, à l'embolisation, à la sonde de Blakemore pour les varices œsophagiennes ou éventuellement à l'endoscopie si le site est abordable.
La compensation d'une hémorragie de grande abondance doit se faire précocement par perfusion de liquide «de remplissage», puis par transfusion pour maintenir une circulation efficace et éviter le désamorçage du cœur, ce qui retarde l'apparition du choc.
Étym. gr. haïma : sang ; rhêgnumi : je jaillis
→ embolisation pulmonaire, garrot, hématémèse, hémoptysie, Laplace (loi de), logarithmiconormale (distribution), pantalon anti-G, pression, tension, solution de remplissage, saignement périopératoire,
[G2]
kyste de Tarlov l.m.
Tarlov cyst
Forme particulière de kyste des méninges spinales.
C’est une lésion fréquente découverte en IRM lombo-sacrée dans 13% des cas chez 1000 patients. Il s’agit d’une dilatation formée dans la gaine d’une racine nerveuse, le plus souvent au niveau S2 et S3. Le kyste se trouvant à la jonction entre le ganglion spinal et la racine dorsale, sa particularité est de contenir des fibres nerveuses dans sa paroi. Son origine serait liée à la pression intra-dure-mérienne due à l’âge ou post traumatique. Il peut être responsable de radiculopathie. Son diagnostic se fait par IRM sacrée, myélographie ou scanner sacré.
I. M. Tarlov, neurochirurgien américain (1948)
Syn. kyste périradiculaire, kyste sacré, kyste des racines nerveuses sacrées
larmes de crocodile (syndrome des) l.m.
crocodile tears syndrome
Apparition d'un larmoiement abondant, le plus souvent unilatéral, survenant lors de la mastication ou du simple réflexe gustatosalivaire, observé dans certaines paralysies faciales périphériques en voie de régression ou au stade des séquelles.
Ce phénomène, qui correspondrait à un défaut de réparation d'une lésion située en amont du ganglion géniculé, serait lié à une génération anormale du nerf facial dont les fibres destinées aux glandes salivaires seraient orientées vers la glande lacrymale. Il peut aussi s'associer aux larmes des syncinésies palpébrales paradoxales. Il doit être distingué de l'ectropion paralytique observé en phase paralytique aigüe.
F. A. Bogorad, neuropathologiste russe (1928)
Syn. syndrome de Bogorad
lymphadénite dermatopathique l.f.
dermatopathic lymphadenitis
Prolifération intraganglionnaire bénigne de lymphocytes B et T et d'histiocytes dont le cytoplasme est chargé de dépôts d'hémosidérine, de mélanine ou d'inclusions lipidiques, observée surtout dans des aires ganglionnaires superficielles, faisant suite aux multiples effractions cutanées induites par un grattage chronique et aboutissant à une hyperplasie du cortex profond et superficiel du ganglion dont l'architecture générale est conservée.
Le lymphome à petites cellules en est le principal diagnostic différentiel : d'où parfois la nécessité d'une analyse immunophénotypique de l'infiltrat et/ou de la recherche de clonalité par biologie moléculaire.
E. Hurwitt, dermatologiste américain (1942)
Syn. lymphadénite dermopathique, réticulose lipomélanique de Pautrier-Woringer (1933) (obs.)
→ hémosidérine, mélanine, lymphome à petites cellules
[F1]
Édit. 2018
lymphome à cellules du manteau l.m.
mantle cell lymphoma
Variété de lymphome malin non hodgkinien affectant les lymphocytes B de la région du nœud (ganglion) lymphatique dénommée zone du manteau.
Le lymphome à cellules du manteau affecte principalement les adultes autour de 65 ans avec une nette prédominance masculine (rapport M/F = 4/1). Au moment du diagnostic, la majorité des patients sont atteints d’une forme disséminée de la maladie.
Ce lymphome est caractérisé par une translocation chromosomique t(11;14)(q13;q32) qui juxtapose le gène codant pour la cycline D1 (CCND1) au gène codant pour la chaîne lourde des immunoglobulines (IgH), entraînant une expression anormalement élevée de la cycline D1, qui intervient dans le contrôle du cycle cellulaire. Le diagnostic est posé à partir d'une biopsie ganglionnaire révélant la présence de cellules tumorales porteuses de la translocation t(11 ;14).
On reconnaît deux sous-variétés, cliniquement et immunologiquement différentes, de lymphome du manteau : l’une sans mutation de la chaîne lourde des immunoglobulines et SOX11+ de pronostic réservé et l’autre avec la mutation de IGHV et SOX11-; cette dernière variété, indolente, se particularise par une atteinte médullaire, sanguine et splénique sans localisation ganglionnaire ; elle peut évoluer vers une forme plus agressive.
Ana Mozos, hématopathologiste espagnole (2009) ; Birgitta Sander, anatomo-pathologiste suédoise (2016)
→ lymphome malin non hodgkinien, SOX11
lymphome folliculaire l.m.
follicular lymphoma
Lymphome non hodgkinien de type B, fréquent, représentant 22% de tous les lymphomes non hodgkiniens.
Le mot « folliculaire » se rapporte à la façon dont les cellules du lymphome se regroupent en amas dans un ganglion lymphatique ou d'autres tissus. C'est le lymphome indolent le plus courant. Le lymphome folliculaire apparaît habituellement chez les adultes de 50 ans ou plus, d’emblée dans plusieurs territoires ganglionnaires. Le lymphome s'est souvent propagé à la moelle osseuse et à la rate. Un lymphome folliculaire se transforme parfois en un lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) qui évolue rapidement (agressif)
Dans près de 90 % des lymphomes folliculaires, on observe un remaniement du gène Bcl-2 et une translocation entre les chromosomes 14 et 18, t (14;18). Ces changements font qu'une grande quantité d'une protéine appelée Bcl-2 est produite ; celle-ci entrave la mort naturelle des cellules (apoptose).
Sur le plan histologique on reconnaît trois grades selon l'apparence des cellules observées au microscope et le nombre de grandes cellules (centroblastes) par champ à fort grossissement:
- le grade 1 : de 0 à 5centroblastes
- le grade 2 : de 6 à 15 centroblastes
- le grade 3 : plus de 15 centroblastes
Les lymphomes folliculaires de grade 1 et de grade 2 sont souvent d'évolution lente. Les lymphomes folliculaires de grade 3 sont ceux qui évoluent le plus rapidement et doivent être traités comme des lymphomes de haut grade de malignité.
Il existe de nombreuses options de traitement pour le lymphome folliculaire. Même si ce lymphome évolue lentement, les traitements standards n'ont pas l'habitude de guérir le lymphome folliculaire. Dans beaucoup de cas, le lymphome folliculaire réapparaît après avoir été traité ; il réagit souvent à un autre traitement et permet une rémission. La radiothérapie est le traitement de choix dans les formes localisées ; la chimiothérapie
associée aux anticorps monoclonaux est réservée aux formes disséminées ou pour les rechutes.
F. Morschhauser, hématologiste français (2018)
[F1, G5]
Édit. 2020
lymphome malin non hodgkinien l.m.
non Hodgkin’s lymphomas (NHL)
Prolifération maligne de la lignée lymphocytaire ou histiocytaire qui se développe le plus souvent dans un nœud (ganglion) lymphatique.
Sigle : LMNH
→ Ann Arbor (classification), Tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016)
médiastin n.m.
mediastinum (TA)
mediastinum
Région située à la partie médiane de la cavité thoracique, entre les deux poumons revêtus de leurs plèvres respectives ; la complexité du médiastin justifie un développement particulier d’anatomie topographique.
En forme de pyramide tronquée à base inférieure, il est délimité en arrière par le massif vertébral, en avant par la face postérieure du plastron sterno-costal, en haut par le défilé cervico-thoracique qui marque la jonction entre la cavité thoracique et la base du cou, et en bas par la portion centrale de la face supérieure du diaphragme.
Avec les auteurs classiques français sera retenue la division du médiastin en deux régions secondaires, le médiastin antérieur et le médiastin postérieur séparés par un plan frontal passant en avant de la bifurcation trachéale.
Le médiastin antérieur est occupé, dans sa partie antérieure, en haut par le thymus (ou par son vestige adipeux) contenu dans sa loge et en bas par le péricarde qui recouvre le cœur. Ces organes sont séparés de la paroi antérieure sterno-costale par un tissu celluleux lâche traversé par les ligaments sterno-péricardiques supérieur et inférieur, et qui contient en haut les vaisseaux thoraciques internes et les nœuds lymphatiques parasternaux, et, en bas, les nœuds lymphatiques diaphragmatiques inférieurs. Entre le péricarde et la paroi thoracique s’insinuent les récessus costaux médiastinaux de la plèvre. Dans le tissu celluleux qui unit de chaque côté la plèvre médiastinale au péricarde cheminent les nerfs phréniques et les vaisseaux péricardiaco-phréniques accompagnés des nœuds lymphatiques diaphragmatiques supérieurs. En arrière du thymus et au-dessus du cœur se trouvent les gros troncs vasculaires artériels et veineux : un premier plan veineux avec les veines brachio-céphaliques et la veine cave supérieure accompagnées des nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs ; un deuxième plan artériel constitué de l’aorte ascendante et des deux tiers antérieurs de l’arc de l’aorte d’où naissent le tronc brachio-céphalique et l’artère carotide commune gauche, et du tronc pulmonaire qui, comme l’aorte ascendante, est presque antérieurement contenu dans le péricarde dont la tunique séreuse forme le sinus transverse du péricarde, derrière le pédicule artériel du cœur. Des nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs sont situés en avant de l’arc de l’aorte et de l’artère carotide commune gauche. Le nerf vague droit descend entre l’artère et la veine subclavières droites, détache le nerf laryngé récurrent droit au bord inférieur de l’artère subclavière et descend en arrière du tronc brachio-céphalique pour gagner le médiastin postérieur par la face latérale droite de la trachée. Le nerf vague gauche descend sur la face latérale de l’artère carotide commune gauche puis sur la face antéro-latérale de l’arc de l’aorte où il fournit, sous l’arche, le nerf laryngé récurrent gauche dans l’angle formé par le ligament artériel et l’arc de l’aorte, au contact du nœud lymphatique de l’anse du nerf laryngé récurrent gauche. Le nerf phrénique droit descend en arrière et en dehors de la veine brachio-céphalique droite puis sur la face latérale de la veine cave supérieure pour gagner, plus en arrière, la face antérieure du pédicule pulmonaire droit et descendre verticalement sur la face latérale du péricarde jusqu’au diaphragme qu’il aborde sur le côté antéro-latéral de la veine cave inférieure. Le nerf phrénique gauche croise la face antéro-latérale de l’arc de l’aorte, un peu en avant du nerf vague, accompagné de quelques nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs, puis il descend sur la face latérale gauche du péricarde, un peu éloigné du pédicule latéral gauche et, par un trajet oblique en avant et à gauche, il atteint le diaphragme en arrière de l’apex du cœur. Les nerfs des plexus cardiaques antérieur et postérieur sont sur les faces correspondantes de l’arc de l’aorte sous lequel se loge le ganglion cardiaque supérieur.
Le médiastin postérieur contient de très nombreux organes. La trachée et les bronches, que certains rattachent au médiastin antérieur en raison de leurs rapports avec les autres éléments vasculo-nerveux des pédicules pulmonaires, sont en réalité à la limite des deux médiastins et décrits avec le médiastin postérieur en raison des relations étroites entre la trachée, l’œsophage et les nerfs du médiastin postérieur. La trachée se divise en deux bronches principales droite et gauche à hauteur de la cinquième vertèbre thoracique ou un peu au-dessous. Elle est accompagnée sur sa face antéro-latérale droite par les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs gauches. La bifurcation trachéale est en arrière de l’artère pulmonaire droite. Les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs sont sous la bifurcation trachéale. Les pédicules pulmonaires sont dans le plan antérieur du médiastin postérieur avant d’atteindre le hile des poumons. L’œsophage, avec le nerf laryngé récurrent gauche et les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs sur son bord gauche, descend en arrière de la trachée, de la bifurcation trachéale puis du péricarde par lequel il entre en rapport avec le sinus oblique du péricarde et l’oreillette gauche ; il est accompagné par les nœuds lymphatiques médiastinaux postérieurs. Le tiers postérieur de l’arc de l’aorte, qui donne là l’artère subclavière gauche, croise d’avant en arrière la trachée, le nerf laryngé récurrent gauche, l’œsophage et le conduit thoracique pour se continuer, au flanc gauche de la quatrième vertèbre thoracique, par l’aorte thoracique descendante. Le plan vasculaire le plus profond du médiastin postérieur est constitué par les veines azygos, le conduit thoracique derrière l’œsophage, les nœuds lymphatiques prévertébraux, les pédicules vasculaires intercostaux. Le nerf vague droit gagne le médiastin postérieur entre, en dehors, l’arc de la veine azygos et, en dedans, la trachée, gagnant, en arrière du pédicule pulmonaire droit, le flanc postéro-droit de l’œsophage sur lequel il s’applique jusqu’au diaphragme. Le nerf vague gauche gagne le médiastin postérieur en arrière du pédicule pulmonaire gauche et longe le flanc antéro-gauche de l’œsophage jusqu’au diaphragme.
La Terminologia Anatomica retient une division topographique beaucoup plus complexe qui ne parait pas répondre aux grandes données de la description classique plus conforme aux besoins de la clinique médicale et de la radiologie. Nous ne la mentionnons que pour mémoire : médiastin antérieur, médiastin inférieur, médiastin moyen, médiastin postérieur et médiastin supérieur.
nerf accessoire l.m.
nervus accessorius (TA)
accessory nerve
Nerf crânien appartenant à la onzième paire.
Son origine apparente se fait par deux groupes de racines : 1 – la racine crâniale ou partie vagale qui émerge du sillon dorso-latéral de la moelle allongée au-dessous de l’émergence du nerf vague ; 2 – la racine spinale ou partie spinale qui émerge du cordon latéral de la moelle spinale. Il sort du crâne par le foramen jugulaire et se divise rapidement en deux rameaux : 1 – un rameau interne qui rejoint le pôle supérieur du ganglion inférieur du nerf vague et qui véhicule les fibres motrices du larynx ; 2 – un rameau externe qui se rend aux muscles sterno-cléido-mastoïdien et trapèze. Ce nerf comporte donc en réalité deux segments distincts : 1 – un segment crânien dont l’origine réelle, le noyau laryngé, prolonge vers le bas le noyau ambigu du nerf vague et qui va constituer le rameau interne du tronc du nerf accessoire ; 2 – un segment spinal, céphalogyre, dont l’origine réelle est un noyau antéro-latéral de la corne ventrale de la moelle spinale et qui, après un court trajet intracrânien paradoxal au cours duquel il est unit à l’autre segment, va constituer le rameau externe du tronc du nerf accessoire.
T. Willis, anatomiste et médecin britannique (1621-1675)
Syn. anc. nerf spinal ; nerf accessoire de Willis
nerf auriculo-temporal l.m.
nervus auriculotemporalis (TA)
auriculotemporal nerve
Branche sensitive du tronc terminal postérieur du nerf mandibulaire.
Elle sort de la région infra-temporale par la boutonnière rétro-condylienne ; elle traverse la partie haute de la loge parotidienne, se recourbe vers le haut et en avant du méat acoustique externe, derrière les vaisseaux temporaux superficiels ; elle se distribue aux téguments de la face latérale du crâne par de nombreux rameaux temporaux superficiels. Elle donne auparavant quelques filets à l’articulation temporo-mandibulaire, le nerf du méat acoustique externe, les rameaux de la membrane du tympan et les nerfs auriculaires antérieurs. Elle véhicule les rameaux parotidiens pour l’innervation sécrétoire de la glande parotide venue du noyau salivaire inférieur, noyau parasympathique du nerf glosso-pharyngien par l’intermédiaire de sa branche tympanique, le nerf petit pétreux et le ganglion otique dans lequel se fait le relais préviscéral. Le nerf auriculo-temporal fournit en outre des rameaux communicants pour le nerf facial.
→ nerf du méat acoustique externe, rameaux de la membrane du tympan, rameaux parotidiens du nerf auriculo-temporal, rameaux communicants pour le nerf facial (du nerf auriculo-temporal), nerfs auriculaires antérieurs
nerf cardiaque cervical moyen l.m.
nervus cardiacus cervicalis medius (TA)
middle cervical cardiac nerve
Rameau efférent du ganglion cervical moyen du tronc sympathique cervical.
Il descend le long des vaisseaux artériels pour atteindre le plexus cardiaque profond.
A. Scarpa, anatomiste et chirurgien italien, membre de l'Académie de médecine (1752-1832)
Syn. anc. nerf cardiaque moyen du sympathique ; nerf cardiaque de Scarpa