Candiru (virus)
Candiru (virus)
Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Bunyaviridae), responsable, au Brésil, de syndromes fébriles et algiques entrant dans le cadre des fièvres à phlébotomes.
Ce virus entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant quatre à cinq jours.
Sigle CDUV
[D1]
capillariose pulmonaire l.f.
pulmonary capillariasis
Parasitose due au Nématode Calodium aerophilum (autrefois dénommé Capillaria aerophila).
Cette parasitose n'a été observée qu'en Russie, au Maroc et en Iran. Le tableau clinique de la maladie associe une toux avec expectorations parfois hémoptoïques, de la fièvre, une dyspnée. Une hyperéosinophilie sanguine est constante. La constatation d'œufs dans l'expectoration ou dans les selles permet le diagnostic. Une guérison spontanée est fréquente.
[D1,K1]
Caraparu (virus)
Caraparu (virus)
Virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus, qui appartient au "groupe C" des Bunyaviridae, entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.
Sigle CARV
[D1,D3]
Caroli (maladie de) l.f.
Dilatation segmentaire des gros canaux biliaires intra-hépatiques, qui restent en communication avec l’arbre biliaire.
C’est une malformation rare, se manifestant parfois seulement à l’âge adulte, par des douleurs, une fièvre, un subictère ; il n’y a ni gros foie, ni cirrhose. Elle se complique souvent d’une lithiase intra-hépatique. Elle peut être associée à une malformation rénale (rein en éponge) ou bien une fibrose hépatique congénitale dans 25 à 50 % des cas : son pronostic est alors beaucoup plus grave.
J. Caroli, médecin hépatologue français (1958)
[L1]
Carrington (maladie de) l.f.
Carrington-Liebow’s syndrome
Pneumopathie chronique à éosinophiles, de cause inconnue, qui se complique d'asthme.
Elle est observée surtout chez la femme d'âge moyen. Elle se révèle par de la toux, de la dyspnée volontiers asthmatiforme, fréquemment accompagnée de symptômes systémiques : fièvre, frissons, asthénie, anorexie et amaigrissement pouvant durer plusieurs semaines ou mois.
L'examen radiologique du thorax révèle habituellement des infiltrats périphériques symétriques et bilatéraux, ce qui est un aspect évocateur. Le liquide de lavage broncho-alvéolaire est riche en polynucléaires éosinophiles. La biopsie pulmonaire élimine une vascularite et met en évidence l'infiltration tissulaire par les éosinophiles.
Il faut éliminer un syndrome de Lœffler et une pneumopathie éosinophilique parasitaire ou médicamenteuse avant de retenir ce diagnostic. Cette affection est corticosensible, mais parfois corticodépendante.
C. B. Carrington et A.A. Liebow, anatomopathologistes américains (1966) ; W. Löffler, médecin interniste suisse (1932)
[K1]
Castelman (maladie de) l.f.
Castelman’s disease
La maladie de Castleman (MC) ou hyperplasie angio-folliculaire est une maladie lymphoproliférative bénigne de forme localisée ou multicentrique rare, dont les manifestations cliniques sont hétérogènes, allant d'une adénopathie latente asymptomatique à des épisodes récurrents d'adénopathies diffuses avec de graves symptômes systémiques.
La forme localisée ou unicentrique atteint l’abdomen, le thorax ou les nœuds (ganglions) périphériques. Elle est de découverte fortuite, il n’y a pas de syndrome inflammatoire. Elle n’est pas associée au virus HHV8.
La forme multicentrique est symptomatique avec fièvre, asthénie, amaigrissement. Biologiquement, il existe une anémie inflammatoire, une gammapathie monoclonale, une hypoalbuminémie. Elle peut être associée à une affection auto-immune et/ou au virus HHV8 et/ou à un syndrome POEMS (polynévrite, organomégalie, endocrinopathie, gammapathie monoclonale, hyperpigmentation cutanée). La forme systémique est fréquemment associée à une immunosupression et/ou une infection par le HIV.
Histologiquement, on distingue une forme hyaline vasculaire et une forme plasmocytaire.
La forme hyaline vasculaire dite forme classique est caractérisée par des centre germinatifs anormaux comportant des vaisseaux à paroi épaissie, une modification du réseau des cellules dendritiques folliculaires, des lymphocytes du manteau agencés concentriquement en bulbe d’oignon, une vascularisation inter-folliculaire marquée.
La forme plasmocytaire, le plus souvent multicentrique, est caractérisée par des zones inter-folliculaires comportant une hyperplasie vasculaire, une plasmocytose importante, des centres germinatifs hypertrophiques, la présence de cellules plasmocytaires et plasmoblastiques polyclonales. Le marquage HHV8 est souvent retrouvé au niveau des plasmoblastes.
Il existe des formes mixtes.
B. J. Castelman, anatomopathologiste américain (1954) ; N. Dupin, dermatologue français (2000)
→ POEMS
[D1,K1]
cathétérisme infecté l.m.
CVC-associated bloodstream infection (BSI), Intravascular-device BSI, catheter-related BSI
L’infection sur cathéter veineux central (CVC) peut être d’origine externe ou endogène.
L’origine externe est due au personnel de soins qui peuvent apporter des bactéries des mains ou du rhinopharynx, ou à une antisepsie insuffisante de la plaie d’insertion.
L’origine endogène est fonction du site de l’intervention, indépendante des mesures d’asepsie effectuées par le personnel.
Les signes de l’infection sur cathéter sont essentiellement : une fièvre supérieure à 38°C, l’inflammation du site d’insertion, la présence de micro-organismes dans le cathéter et d’autres sites : sang périphérique, plaie d’insertion.
L’infection est favorisée par: l’âge : âges extrêmes, prématuré et vieillard. (3,9 pour 1000 j et 0,9 pour 1000j chez l’adulte), l’immuno-déficience (4,7 pour 1000 j en cas de sida), la nutrition parentérale, la nature du biomatériau (le PVC est thrombogène, le polyuréthane et le silicone fixent moins les bactéries ; les cathéters plus hydrophobes fixent mieux les bactéries hydrophobes (flore cutanée, Staphylocoques à coagulase négative, Corynébactéries…) et les plus hydrophiles favorisent l’adhésion des bacilles à coloration de Gram négative, le staphylocoque doré, les entérocoques, le plus souvent d’origine endogène. La capacité du cathéter à fixer les protéines plasmatiques est aussi un facteur de risque, et à un moindre degré, leur pouvoir pro-inflammatoire.
La prévention des infections des cathéters veineux centraux est difficile en raison de leur caractère multifactoriel. La formation du personnel est indispensable, les mesures d’asepsie sont nécessaires mais pas suffisantes (infections endogènes). Les propositions préventives ne sont que palliatives : un manchon évitant le contact avec le tissu sous-cutané est peu efficace, la tunnellisation évite le contact avec le tissu sous-cutané, les anticoagulants peuvent prévenir la thrombose et l’occlusion du CVC (l’héparine et les héparines de bas poids moléculaire ne semblent apporter aucun bénéfice et pourraient même augmenter la formation de biofilm de Staphylococcus aureus) ; par contre, le citrate de sodium à concentration supérieure à 0,5% inhibe la formation de biofilms de Staphylococcus. aureus et Staphylococcus epidermidis, de même que l’EDTA sodique. Une concentration inférieure à 0,5 % favorise la formation de biofilm de S. aureus. L’usage de CVC revêtus d’antiseptiques (chlorhexidine et argent) ou d’antibiotiques (minocycline-rifampicine) présente un intérêt certain pour les uns, médiocre pour les autres.
En cas d’infection, l’ablation du cathéter est indispensable. Il faudra attendre la guérison pour réintroduire un CVC.
Il convient d’interdire de déboucher un cathéter obstrué par un thrombus avec un fibrinolytique ou par surpression, d’utiliser un guide passé dans la lumière du cathéter contaminé pour en installer un autre.
→ cathéter
[B3,K4,D1]
Catu (virus)
Catu (virus)
Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.
Sigle CATUV
[D1]
cellulite bactérienne l.f.
bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
[J1,D1]
Chagas (maladie de) l.f.
Chagas’ disease
Parasitose due à Trypnanosoma cruzi sévissant dans plusieurs pays d’Amérique latine où elle constitue un problème sanitaire majeur.
L’affection, commune à l’Homme et à différents mammifères, en particulier domestiques, est transmise par les déjections de punaises de grande taille (Triatoma, Rhodnius, Panstrongylus), mais il existe aussi une transmission congénitale et des risques de transmission transfusionnelle. Très récemment, on a également signalé des contaminations par ingestion de jus de fruits (papayes, notamment) de préparation artisanale et souillés par les déjections de triatomes infestés. Comme la contamination est fréquente au niveau de la conjonctive oculaire, un signe précoce (signe de Romaña) est l’existence d’un œdème palpébral unilatéral avec des adénopathies satellites. Les formes inapparentes sont fréquentes. Dans les formes aigues, la maladie de Chagas se manifeste par de la fièvre, des atteintes viscérales, cardiaques surtout (myocardites), mais aussi digestives, nerveuses (pouvant aller jusqu’à la démence) puis, dans les formes plus anciennes, par des dilatations du tube digestif avec survenue de méga-œsophage ou de mégacôlon). Le diagnostic est sérologoque et surtout parasitologique. Le traitement repose sur le nifurtimox et le benznidasole.
C. Chagas, médecin brésilien, membre de l'Académie de médecine (1909) ; C. Romaña, médecin argentin (1935) ; Caryn Bern, épidémiologiste américaine (2015)
Syn. trypanosomose américaine
→ trypanosomose humaine américaine
[D3,D2,D4]
Chagres (virus)
Chagres (virus)
Virus à ARN du genre Phlebovirus (famille des Bunyaviridae) connu du Panama.
Chez l'Homme, le virus Chagres est responsable de fièvre avec frissons, céphalées, myalgies, vomissements et asthénie, d'évolution bénigne. Ses vecteurs sont des phlébotomes.
Sigle CHGV
[D1]
Chandipura (virus)
Chandipura (virus)
Virus à ARN du genre Vesiculovirus (famille des Rhabdoviridae) responsable d'atteintes neurologiques en Inde.
Les infections par le virus Chandipura se traduisent par une fièvre accompagnée de céphalées, de myalgies, d'arthralgies, de vomissements, puis, souvent, par la survenue d'une atteinte cérébrale (œdème cérébral et atteinte vasculaire, entraînant quadri- ou hémiparésie, aphasie, convulsions) pouvant aboutir au décès, surtout chez les enfants. Ce virus se manifeste par épidémies en Inde mais sa présence a aussi été détectée en Afrique. Des phlébotomes des genres Phlebotomus et Sergentomyia en sont les vecteurs et probablement les réservoirs naturels.
Sigle CHPV
[D1]
Charcot (triade symptomatique de) l.f.
Charcot’s symptomatic triad
1) Triade spécifique de l’angiocholite lithiasique.
Succession pendant une courte période d’une douleur biliaire (colique hépatique), de fièvre pseudo palustre et d’ictère.
2) Triade de signes évocateurs de sclérose en plaque :
nystagmus, tremblement intentionnel, parole saccadée.
Charcot-Gombault’s infarctus
J-M. Charcot, membre de l'Académie de médecine et A. Gombault, neurologues français (1876)
→ infarctus de Charcot-Gombault
[L1,H1]
Chikungunya (virus)
Chikungunya (virus)
Virus à ARN du genre Alphavirus (famille des Togaviridae) entraînant, chez l'Homme, une maladie aiguë fébrile avec de violentes polyarthralgies, tableau évoquant la dengue.
L'infection par ce virus est caractérisée par un début brutal avec fièvre, frissons, céphalées, photophobie, adénopathies, rash, nausées, vomissements, asthénie et surtout intenses arthralgies inflammatoires. La maladie dure, le plus souvent, de 5 à 7 jours dans les cas bénins mais des douleurs articulaires invalidantes peuvent persister plusieurs semaines ou mois (voire années). Au cours d'épidémies récentes survenues hors du continent africain, des complications plus ou moins sévères ont été observées, susceptibles de conduire au décès : manifestations hémorragiques (épistaxis, gingivorragies), insuffisance respiratoire, méningo-encéphalite, hépatite aiguë, décompensation cardio-vasculaire. Une infection survenant lors d'une grossesse peut entraîner une transmission materno-fœtale du virus (risque de méningo-encéphalite chez le nouveau-né).
Le virus a été isolé du sang d’une malade en Tanzanie en 1953. Très répandu dans toute l'Afrique sub-saharienne et en Asie (sous-continent indien et Asie du Sud-est), le virus Chikungunya sévit par épidémies pouvant toucher des milliers ou dizaines de milliers de personnes, en milieu rural comme en milieu urbain. Il a donné lieu à une vague épidémique dans les îles de l'Océan Indien en 2005-2006. En Europe, à la suite de l'implantation d'Aedes albopictus, une émergence du virus Chikungunya fut observée en Italie (Emilie-Romagne) en 2007 et des cas isolés ont été contractés en France ; le risque d'une endémisation en Europe méditerranéenne ne peut être écarté. Le virus a également étendu son aire de répartition à l'Océanie en s'implantant en Nouvelle Calédonie. En Afrique, le virus Chikungunya infecte surtout des singes, réservoirs naturels. Il est transmis par des moustiques du genre Aedes. Les vecteurs responsables de la transmission à l'Homme sont Ae. aegypti et Ae. albopictus.
Que ce soit pour désigner le virus ou la maladie, on ne doit pas dire « le Chikungunya » ou encore moins « la Chikungunya ». Pour désigner ce virus, on doit dire "virus Chikungunya" et pour l'infection ou la maladie, on doit parler d’ « infection à virus Chikungunya".
étym. : origine swahili : "qui entraîne une posture courbée", (secondaire à l'intensité des arthralgies)
Abrév. internationale : chik
[D1]
chimio-embolisation hépatique l.f.
chemoembolization
Thérapeutique qui associe une chimiothérapie locale intraartérielle et une embolisation pour une lésion hépatique.
Le principe de la chimio-embolisation est de réaliser une chimiothérapie au contact de la tumeur après avoir placé une sonde par voie fémorale dans l'artère hépatique puis d'occlure temporairement cette artère en injectant des agents embolisants de façon à augmenter le temps de contact des substances chimiothérapiques. La chimio-embolisation entraîne une nécrose hépatique à l'origine de fièvre, de douleurs et de perturbations du bilan hépatique prédominant pendant les trois jours qui suivent la chimio-embolisation. Elle s'emploie essentiellement dans le traitement des tumeurs primitives malignes hépatiques p. ex. le carcinome hépatocellulaire.
[G5,L1 ]
chloramphénicol n.m.
chloramphenicol
Antibiotique à large spectre, longtemps utilisé dans le traitement de la fièvre typhoïde et des infections neuroméningées.
N’est plus commercialisé en France par voie générale. Était responsable d’aplasie médullaire.
[G3]
choc toxique staphylococcique l.m.
toxic shock syndrome
Syndrome associant un état de choc, une fièvre et une éruption scarlatiniforme, dû à l'exotoxine (entérotoxine F) du Staphylococcus aureus, survenant chez des patients ayant un foyer staphylococcique et, en particulier, chez des femmes utilisant des tampons vaginaux.
L'éruption, qui évolue en 8-15 jours vers une desquamation en grands lambeaux, est fréquemment associée à un œdème des extrémités, à une langue framboisée et à une conjonctivite. L'atteinte viscérale, notamment digestive, musculaire, rénale, hépatique, etc., est responsable d'une mortalité d'environ 10%. Les hémocultures sont négatives. Le traitement associe antibiothérapie antistaphylococcique, suppression du foyer initial, traitement du choc.
J. K. Todd, pédiatre américain (1978)
→ choc septique, défaillance multiviscérale, toxémie
[G1,D1]
choléra n.m.
cholera
Infection intestinale grave causée par Vibrio cholerae, caractérisée par des diarrhées profuses (selles à grains riziformes), des vomissements, des symptômes généraux de déshydratation et de collapsus (période algide) en l'absence de fièvre.
La période d’incubation est de quelques heures à cinq jours. La transmission se fait par l’eau, les aliments crus contaminés, le contact avec des personnes infectées ou des porteurs
L’entérotoxine sécrétée par le vibrion cholérique est responsable de la plupart des symptômes de la maladie.
Endémique dans certains pays (Inde, Pakistan), cette infection peut provoquer aussi des épidémies quelquefois très graves. La transmission peut se faire par l’eau et par des aliments crus contaminés, par des personnes infectées et des porteurs de germes ou encore par des mouches.
→ toxine cholérique, Vibrio cholerae, Vibrio, vaccin anticholérique
[D1]
Coltivirus
Coltivirus
Genre de virus à ARN de la famille des Reoviridae.
Ce genre a été créé pour le virus de la fièvre à tiques du Colorado et ses variants, qui possèdent un génome constitué de 12 fragments. Il comprend également le virus Eyach. Ces virus sont transmis par tiques Ixodidae.
[D1]
contrôle sanitaire aux frontières l.m.
Surveillance de l’état sanitaire des personnes et des biens pénétrant sur le territoire national en vue de prévenir l’introduction de maladies transmissibles et de leurs vecteurs.
1) Ces mesures sont mises en œuvre en application du règlement sanitaire international (RSI) et du code de la santé publique, elles sont exercées aux postes frontières terrestres, maritimes ou aériens où elles concernent les véhicules, navires, aéronefs en provenance de zones infestées par les maladies soumises au RSI peste, choléra et fièvre jaune.
2) Ce contrôle est assuré par les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales mais peut être confié à d’autres services de police, les douanes, etc.
3) L’action de ces services recouvre l’alerte épidémiologique en cas d’apparition d’une maladie en cours de transport, le contrôle administratif des documents de bord et individuels, la surveillance des denrées et objets transportés par les voyageurs.
→ maladie contagieuse, maladie quarantenaire
[E3]
cowpox virus l.m.
cowpox virus
Virus à ADN, appartenant à la famille des Poxviridae, genre Orthopoxvirus, présent chez de nombreuses espèces animales : rongeurs, bovins, chat.
Transmise à l’Homme, le plus souvent à partir du bétail, cette zoonose se traduit par une ou plusieurs macules inflammatoires qui se transforment, en 7 à 12 jours, en vésicules puis en pustules, associées à des poly-adénopathies et parfois à de la fièvre. La guérison est obtenue après plusieurs semaines d’évolution. Le diagnostic repose sur la clinique et sur les examens de laboratoire : examen des prélèvements cutanés en microscopie électronique, culture, biologie moléculaire.
[D1]
Coxiella
Coxiella
Genre de bactéries appartenant à l’ordre des Rickettsiales, à développement intracellulaire obligatoire, très résistantes dans le milieu extérieur.
Coxiella burnetii, qui porte aussi le nom de Rickettsia burnetii, est responsable de la fièvre Q dont la transmission à l’Homme s’effectue, le plus souvent, par voie aérienne, parfois par morsure de tique.
→ fièvre Q
[D1]
Coxiella burnetii
Coxiella burnetii
Bactérie appartenant au groupe des Rickettsiales, à développement intracellulaire obligatoire, très résistantes dans le milieu extérieur.
Très résistante dans le milieu extérieur, Coxiella burnetii infecte de très nombreux animaux, notamment des rongeurs qui en constituent le réservoir principal. Chez l'Homme, elle est responsable de la fièvre Q. Sa transmission à l’homme à partir des animaux domestiques s’effectue, le plus souvent, par voie aérienne, parfois par morsure de tique.
→ fièvre Q
[D1]
coxiellos e n.f.
coxiellosis
Infection par une bactérie du genre Coxiella.
En pratique, il s'agit de la fièvre Q
→ fièvre Q
[D3]
crises comitiales fébriles familiales l.f.p.
familial febrile seizures 3B
Variété de crises comitiales déclenchées par une fièvre, en relation avec une mutation du gène SCN9A.
[Q2,H1]
Édit. 2017