Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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circulation rénale l.f.

renal circulation

Système circulatoire comportant l'apport au rein du sang artériel, la circulation à l'intérieur du parenchyme, puis le retour du sang dans le système veineux général.
Cette circulation est particulièrement complexe liée à la structure néphronique. Le flux sanguin rénal chez l'adulte est de l'ordre de 1 litre minute, soit environ un cinquième du débit cardiaque.
L'artère rénale nait de l'aorte au niveau du bord supérieur de la deuxième vertèbre lombaire. Elle se divise habituellement aux abords du parenchyme rénal en cinq branches, dites segmentaires, qui n'ont pas d'anastomose entre elles. Ces branches donnent naissance aux artères interlobaires qui pénètrent dans les colonnes de Bertin et cheminent entre les pyramides rénales jusqu'à la jonction corticomédullaire. Les artères interlobaires se prolongent par les artères arciformes ou arquées. Celles-ci donnent naissance aux artères interlobulaires qui traversent le cortex en direction de la capsule et qui se divisent en de très nombreuses petites branches qui constituent l'artériole efférente du glomérule. Du pôle vasculaire de chaque glomérule nait une artériole afférente de longueur variable suivant le siège du glomérule. Certaines de celles-ci plongent dans la médullaire et s'unissent au réseau veineux. Elles donnent naissance aux "vasa recta".
Le système veineux suit l'arbre artériel et lui emprunte sa nomenclature, il aboutit à la veine rénale. Il faut signaler l'existence d'un système veineux superficiel sous capsulaire qui rejoint les veines interlobaires et qui peut se dilater donnant naissance aux "étoiles de Verheyen". Il existe de larges anastomoses veinoveineuses près de la surface externe des calices.
Le système lymphatique est double, l'un superficiel capsulaire, l'autre profond lui-même divisé en un réseau cortical, le plus important et un réseau médullaire.

cortex rénal, médullaire rénale, néphron

[M1,C2]

cœur fœtal l.m.

fetal heart

Organe formé par la réunion des deux tubes cardiaques au 22e jour de la vie embryonnaire.
Il est caractérisé par la présence d’un shunt droit-gauche, la communication interauriculaire et surtout canal artériel qui anastomose à plein canal la branche gauche de l’artère pulmonaire avec la crosse de l’aorte, de sorte que les cœurs droit et gauche fonctionnent en parallèlle avec des débits différents. Il est aussi caractérisé par la richesse fibreuse du myocarde et donc un manque de compliance tel que le débit cardiaque baisse avec la fréquence cardiaque sans augmentation compensatrice du volume d’éjection systolique. Il est enfin caractérisé par une dominance vaginale telle que tous les stimulus, notamment l’hypoxémie, se traduisent par un ralentissement du rythme. L’exclusivité de son énergie vient du glucose car il n'est pas capable comme le cœur adulte de métaboliser les acides gras désaturés à longues chaînes. Son activité contractile commence au 23e jour, et elle est perceptible à l'échographie qui pourra aussi préciser, vers la 22e semaine d'aménorrhée, les éventuelles malformations du cœur fœtal. La grande variabilité d'un cycle à l'autre de la fréquence du cœur fœtal est un signe de bonne vitalité. Elle est enregistrée par un capteur à effet Doppler, le cardiotocographe.

[A1,K2,O6]

Coffey (technique de) l.f.

Coffey's procedure

Technique d'implantation de l'uretère dans le côlon sigmoïde après passage du conduit dans un tunnel sous-muqueux antireflux confectionné de l'extérieur du côlon à travers la musculeuse, sans suture bord à bord de l'anastomose.
La technique de Coffey a été l'une des premières utilisées et de ce fait l'usage a fait de "l'opération de Coffey" un synonyme d'urétérosigmoïdostomie. Elle crée une "trompe" urétérale intracôlique qui peut être siège d'un granulome inflammatoire.

R. C. Coffey, chirurgien américain (1911 et 1919)

urétérosigmoïdostomie

[M2]

colle biologique l.f.

biological glue

Substance à base de collagène ou de fibrine utilisée en chirurgie pour faciliter la réunion ou la fixation d’éléments de petite taille.
Elle sert p. ex. en microchirurgie pour l’anastomose des nerfs et des vaisseaux de petit calibre, pour compléter une suture ou p. ex. en chirurgie articulaire pour fixer une fracture ostéochondrale

[G3,N2]

corps genouillé l.m.

corpus geniculatum
geniculate body
Noyaux pairs inférieurs du thalamus appartenant au diencéphale et formant le métathalamus.
Ces deux corps ovalaires sont situés sous le pulvinar, au bord postérolatéral du mésencéhale. L'un, médian (appelé aussi noyau géniculé médian ou corps genouillé interne), est relié au colliculus inférieur (ou tubercule quadrijumeau postérieur) par le bras conjonctival inférieur et postérieur. C'est un centre de relais des voies auditives. L'autre, latéral (appelé aussi noyau géniculé latéral ou corps genouillé externe), est relié au colliculus supérieur (ou tubercule quadrijumeau antérieur) par le bras conjonctival antérieur et supérieur. C'est un centre de relais des voies visuelles. La bandelette optique s'y termine et il entretient l'anastomose entre la terminaison des cellules ganglionnaires de la rétine et les fibres nerveuses qui constitueront les radiations optiques.

Syn. corps géniculé, noyau géniculé

occipitopariétale (voie), occipitotemporale (voie), voies auditives, voies optiques

[H5]

Édit. 2015

Cunéo (opérations de) l.f.p.

Cunéo procedures

1°Opération pratiquée dans l’exstrophie de la vessie. Elle consiste à fabriquer une vessie avec une anse d’intestin grêle exclue et à y implanter les uretères (iléocystoplastie).
Le nouveau réservoir est abouché au périnée entre le rectum et sa gaine.
2° Résection du rectum par voie combinée, abdominale et périnéale, avec conservation du sphincter.
Le temps périnéal, par une longue incision sur un des côtés de l’anus, permet l’ablation et l’anastomose colorectale. Opération pratiquée en cas de cancer du rectum.

B. Cunéo, chirurgien français, membre de l’Académie nationale de médecine (1873-1944)

[M2,L2]

déférentographie n.f.

deferentography

Exploration radiologique consistant à opacifier le canal déférent en injectant dans la lumière du canal une substance opaque aux rayons X au moyen d'une aiguille ou d'un fin cathéter.
Cet examen permet d'opacifier la totalité du canal déférent, l'ampoule déférentielle, la vésicule séminale, le canal éjaculateur homolatéral, et d'apprécier le passage ou non du produit de contraste dans l'urèthre postérieur et la vessie, affirmant alors la perméabilité de la voie séminale en aval du point de ponction. Cet examen est généralement fait au cours d'une exploration chirurgicale du contenu scrotal pour azoospermie excrétoire, avant de réaliser une anastomose épididymo-déférentielle.
Il diffère de la vésiculographie par ponction sous échographie transrectale ou par voie transpérinéale. Ces techniques sont actuellement moins utilisées car l’imagerie dans ces domaines s’adresse plutôt à l'échographie avec sonde à haute fréquence et à l'IRM avec antenne de surface endorectale.

Étym. lat. defero : je porte, graphein : écrire

dérivation digestive du suc pancréatique l.f.

pancreatic enteric diversion

Dans le cadre de la transplantation pancréatique, dérivation vers le tube digestif de la sécrétion exocrine du pancréas, généralement par anastomose duodéno-iléale latérolatérale ou sur anse en Y.

conversion digestive

dérivation urinaire du suc pancréatique l.f.

pancreatic urinary diversion

Dans le cadre de la transplantation pancréatique, dérivation de sa sécrétion exocrine vers la voie excrétrice urinaire, habituellement par anastomose duodéno-vésicale.

conversion digestive

duodénojéjunostomie n.f.

duodeno-jejunostomy

Création par voie chirurgicale d'une anastomose entre le duodénum et le jéjunum.

endoscopie n.f.

endoscopy

Etude des viscères creux et des cavités closes du corps à l’aide d’un endoscope par les voies naturelles ou par voie percutanée.
Ce geste peut être à visée diagnostique et/ou thérapeutique : sclérose ou ligature de varices œsophagiennes, résection de tumeurs, gastrostomie, anastomose gastro-intestinale, kystogastrostomie et duodénostomie, sphinctérotomie, mise en place de prothèse biliaire ou pancréatique, extraction de lithiases, dilatations variées…

cœlioscopie, endoscope

[B3]

Édit. 2020

entérocystoplastie n.f.

enterocystoplasty

Remplacement total ou partiel de la vessie par un segment d'intestin isolé vascularisé, conservant ou rétablissant la continuité de la voie excrétrice urinaire.
Le segment d'intestin utilisé peut être sigmoïdien, colique, iléal, iléocæcocolique. De taille très variable, il est isolé du tube digestif (dont la continuité est rétablie) avec son méso qui lui assure une vascularisation normale. Il peut être utilisé dans sa forme initiale ou détubulé.
L'entérocystoplastie d'agrandissement, la plus anciennement utilisée, s'adapte au tissu vésical restant pour reconstituer un réservoir de capacité suffisante. L'entérocystoplastie de remplacement ou de substitution reconstitue l'ensemble d'une vessie après cystectomie ou prostatocystectomie totale. Elle suppose une double réimplantation urétéro-intestinale et une anastomose entérocervicale ou uréthrale. Un segment plus ou moins long de l'un ou des deux uretères peut être remplacé dans le même temps (entéro-urétérocystoplastie).

détubulation intestinale, entéroplastie urinaire, cystectomie, prostatocystectomie

[L2, M2]

Édit. 2020

entérotomie n.f.

enterotomy

Incision de l’intestin grêle.
Permet une anastomose entre deux segments digestifs, l’ablation d’une tumeur, ou l’évacuation des gaz (voire des matières) en cas d’occlusion.

[L2]

Édit. 2020

espace suprasternal l.m.

spatium suprasternale (TA)

suprasternal space

Espace situé au-dessus de l’incisure jugulaire du sternum.
Il est limité en avant par le fascia cervical superficiel, en arrière par le fascia cervical moyen et latéralement par l’adhérence du fascia cervical moyen au bord antérieur du fascia du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien. Cet espace contient du tissu cellulo-graisseux, la partie inférieure des veines jugulaires antérieures et leur anastomose transversale, les vaisseaux et les nœuds lymphatiques de la voie jugulaire antérieure.

W. Grüber, anatomiste russe né en Bohême (1814-1890)

Syn. anc. espace sus-sternal de Grüber

[A1]

Édit. 2018  

exentération orbitaire n.f.

exenteration

Ablation de tout le contenu orbitaire.
Chirurgie mutilante consistant à enlever tout le contenu de la cavité orbitaire dans le sac périosté qui l'entoure. Pratiquée avec ou sans conservation des paupières, elle peut être élargie aux structures voisines (parois osseuses, sinus) selon l'importance de l'extension tumorale. La cavité orbitaire est ensuite recouverte par épithélialisation spontanée, par greffe de peau mince ou par lambeaux cutanés. La reconstruction de la cavité sera effectuée à distance de l'exentération : mise en place de piliers (titane) sur le rebord orbitaire pour y fixer ensuite une épithèse amovible, comblement de la cavité par transposition du muscle temporal ou d'un lambeau cutanéomusculaire micro-anastomosé. Les indications d'exentération sont rares : tumeur orbitaire ne pouvant bénéficier d'un traitement conservateur, tumeur oculaire (mélanome) ou palpébrale (épithéliomas baso ou spinocellulaires envahissant l'orbite, tumeur sinusienne maligne propagée à l'orbite).

[P2]

Édit. 2018  

Fallot (tétralogie de) l.f.

Fallot’s tetralogy

Cardiopathie congénitale cyanogène comportant 4 composantes, qui constituent la plus fréquente des malformations congénitales cyanogènes du cœur, sur les quatre composants originaux, trois seulement sont déterminants : sténose pulmonaire (généralement infundibulaire) ; communication interventriculaire ; dextroposition de la racine de l’aorte; le 4ème composant (hypertrophie ventriculaire droite) n’est qu’une conséquence des trois autres.
La malformation constitue une maladie plus ou moins sévère selon la gravité de la cyanose. La communication entre les circulations pulmonaires et générales et l'inversion du flux dans le sens droite-gauche du fait du shunt explique la cyanose. Celle-ci, associée au souffle systolique éjectionnel de la sténose pulmonaire, au cœur «en sabot» sur la radiographie, avec de petites artères pulmonaires et l'hypertrophie du ventricule droit sur l'électrocardiogramme oriente le diagnostic qui est à confirmer par l'échocardiographie transthoracique.
Sa correction chirurgicale est une des plus belles conquêtes de la chirurgie du cœur. Bien que la tétralogie de Fallot ne se complique pas d'insuffisance cardiaque, d'autres accidents évolutifs (malaises hypoxiques, abcès du cerveau, thromboses artérielles cérébrales) en rendent le pronostic hasardeux et justifient soit l'anastomose aortopulmonaire palliative (opération de Blalock-Taussig) en cas de mauvaise tolérance chez le nourrisson, soit la réparation chirurgicale complète, lorsque les conditions sont devenues favorables.

A. Fallot, anatomopathologiste français (1888) ; A. Blalock, chirurgien thoracique, membre de l’Académie de médecine et Helen Brooke Taussig, pédiatre cardiologue  américains (1945)

Blalock-Taussig (anastomose de), trilogie de Fallot

[K2,O1]

Édit. 2018

fistule artérioveineuse pour hémodialyse l.f.

arterio-venous fistula and hemodialysis

Anastomose artérioveineuse créée chirurgicalement, le plus souvent à l'avant-bras entre l'artère radiale et une veine superficielle, en vue du traitement par hémodialyse périodique.
Cette technique  a remplacé le shunt artério-veineux de Quinton-Scribner. Elle a considérablement amélioré la technique de l'hémodialyse en facilitant la connection entre le dialyseur et le patient grâce à la facilité de la ponction itérative de la veine artériolisée. En cas d'obstruction des vaisseaux de l'avant-bras la fistule peut être réalisée soit au bras soit exceptionnellement au membre inférieur.

M. J. Brescia et J. E. Cimino, néphrologues américains (1966) ; W. E. Quinton, technicien médical et B. H. Scribner, néphrologue américains (1960)

Étym. lat. fistula : canal

hémodialyse périodique, Scribner (shunt de), fistule artérioveineuse

[A3,M1]

Édit. 2018

fistule œsotrachéale congénitale l.f.

congenital oesotracheal fistula

Communication entre la trachée et l'œsophage par un conduit anormal.
Embryologiquement, vers la quatrième semaine, le diverticule respiratoire apparaît, puis le septum oesophagotrachéal sépare progressivement le primordium respiratoire en avant, et l'oesophage en arrière. La fistule est le plus souvent associée à l’atrésie de l’œsophage. La fistule œsotrachéale peut exister sans atrésie de l’œsophage mais cette forme ne représente que 4 % des anomalies congénitales de l’œsophage. Il s’agit d’anomalies rares diagnostiquées habituellement en période néonatale. La révélation à un âge plus tardif est exceptionnelle.
La fistule siège dans deux tiers des cas au niveau thoracique, dans les autres cas à l'étage cervical. Elle est soit isolée, soit associée à une atrésie de l'œsophage. Dans ce dernier cas, il peut exister deux fistules à des niveaux différents. Le diagnostic doit être fait dans les minutes qui suivent la naissance ; il repose sur l'introduction systématique d'une sonde digestive qui bute sur l'obstacle ou par l'injection d'air à la seringue suivie d'une radiographie thoracique. L'injection de quelques mL d'air par une sonde supposée placée dans l'estomac ne donne pas le bruit hydroaérique caractéristique à l'auscultation du creux épigastrique.. Si le diagnostic n’est pas posé à la naissance et seulement lors des premières tétées, les voies aériennes sont alors inondées par le liquide dégluti, créant une situation quasi irréversible. Dès que le diagnostic de l’atrésie de l’œsophage est effectué, une sonde est mise en place dans la bouche de l’enfant afin d’aspirer en permanence sa salive. Le nourrisson est nourri par voie intraveineuse ou par gastrostomie. L’intervention chirurgicale a pour but de fermer la fistule trachéo-œsophagienne associée à l’atrésie et de raccorder les deux culs de sac œsophagiens pour reconstituer un tube continu (réalisation de l’anastomose).
Dans les fistules isolées, l'association trouble de la déglutition, infections pulmonaires récidivantes et distension gazeuse gastro-intestinale sont les signes habituels. Le diagnostic est porté sur l'opacification de l'œsophage prouvant la fistule et la bronchofibroscopie montrant l'orifice fistuleux cathétérisable. Le seul traitement est la fermeture chirurgicale de la fistule, qui doit être réalisée le jour de la naissance ou à J1.
Edit 2018

Étym. lat. fistula : canal

Syn. fistule trachéo-oesophagienne congénitale

atrésie de l'œsophage.

[L1,K1,O1,Q2]

fossette sus et rétropleurale de Sébileau l.f.

Terme non retenu dans la Terminologia Anatomica

Dépression anguleuse située au-dessus et en arrière du dôme pleural.
Elle est limitée en arrière par le col de la première côte, en dedans par le ligament vertébropleural, en dehors par le ligament costopleural, en dessous c'est le fascia endothoracique plaqué au-dessus de la cupule pleurale, enfin le ligament vertébropleurocostal est au-dessus et en dehors.
Elle contient le ganglion cervicothoracique. L'anastomose qu'envoie le premier nerf thoracique au huitième nerf cervical passe au-dessous du ligament costopleural. Le tronc artériel costocervical croise la face externe du ganglion cervicothoracique et, atteignant le col de la première côte il se divise dans la fossette en artère intercostale suprême et artère cervicale profonde.

P. Sébileau, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1860-1953)

[A1]

Édit. 2018

ganglion cervical supérieur l.m.

ganglion cervicale superioris (TA)

superior cervical ganglion

Volumineux ganglion cervical nerveux du tronc sympathique cervical, allongé sur quatre centimètres devant les deuxième et troisième vertèbres cervicales, derrière l’artère carotide interne.
Il s’anastomose avec les branches antérieures des trois ou quatre premiers nerfs cervicaux, le ganglion supérieur du nerf vague, les nerfs glosso-pharyngien, vague et hypoglosse (nerf jugulaire). Il se prolonge en haut par le nerf carotidien interne. Il fournit les nerfs carotidiens externes pour la carotide externe, des rameaux laryngo-pharyngiens et le nerf cardiaque cervical supérieur.

Syn. anc. ganglion cervical supérieur du sympathique

ganglion inférieur du nerf vague l.m.

ganglion inferius nervi vagi (TA)

inferior ganglion of vagus nerve

Ganglion sensitif du nerf vague situé dans l’espace rétro-stylien, dans l’angle postérieur que forment l’artère carotide interne et la veine jugulaire interne.
Il est croisé en arrière par le nerf hypoglosse. Il serait surtout constitué par les corps cellulaires des protoneurones sensitifs viscéraux. C’est à son niveau que le nerf vague reçoit le rameau interne du nerf accessoire et s’anastomose avec le nerf hypoglosse et le tronc sympathique cervical. C’est également que naissent les rameaux pharyngiens et le nerf laryngé supérieur.

Syn. anc. ganglion plexiforme ; ganglion nodosum (BNA)

ganglion mésentérique supérieur l.m.

ganglion mesentericum superius (TA)

superior mesenteric ganglion

Masse ganglionnaire paire appartenant au plexus coeliaque et située au contact de l’aorte, à droite ou à gauche de l’origine de l’artère mésentérique supérieure.
Ce ganglion reçoit essentiellement des filets du nerf petit splanchnique. Il est anastomosé avec les ganglions coeliaques et aortico-rénaux. Ses branches efférentes forment le plexus mésentérique supérieur qui suit l’artère homonyme et se distribue au même territoire viscéral.

Syn. anc. plexus ganglionné mésentérique supérieur

gastrectomie polaire supérieure l.f.

proximal superior gastrectomy

Gastrectomie partielle réséquant toute la moitié supérieure de l'estomac, la continuité étant rétablie par une anastomose entre l'œsophage et la région antrale.
Cette opération est pratiquée dans les ulcères de la partie haute de l'estomac, plus rarement dans certains petits cancers de la région cardiotubérositaire. Il est nécessaire de la compléter par une pyloroplastie pour éviter une sténose spastique du pylore, du fait de la section des deux nerfs vagues.

L. Deloyers, chirurgien belge, membre de l’Académie de médecine (1964)

Syn. opération de Deloyers

gastrectomie totale l.f.

Ablation de la totalité de l'estomac, indiquée dans les cancers gastriques intéressant le cardia ou le fundus, avec association de curage ganglionnaire des pédicules vasculaires de l'estomac.
Une autre indication est représentée par le syndrome de Zollinger-Ellison, afin de supprimer la sécrétion acide stimulée par le gastrinome. Le rétablissement de la continuité digestive se fait par anastomose œso-duodénale ; la splénectomie est parfois associée.

R. M. Zollinger, membre de l'Académie de médecine et E. H. Ellison, chirurgiens américains (1955)

gastro-entéro-anastomose l.f.

gastro entero-anastomosis

Création chirurgicale d'une anastomose entre l'estomac et l'intestin grêle.

Syn. gastroentérostomie

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