Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

178 résultats 

syndrome pyramidal l.m.

pyramidal tract syndrome

Ensemble de troubles moteurs et réflexes produits par des lésions de la voie motrice principale, soit unilatéraux (hémiplégie), soit bilatéraux (paraplégie), qui comprend des signes négatifs (déficit moteur central, abolition des réflexes cutanés abdominaux, notamment) et positifs, "de libération" (exagération du tonus et des réflexes ostéotendineux, signe de Babinski, syncinésies, réflexes de défense).
La sémiologie clinique est assez constante :
- déficit moteur sévère et massif (lésions aigües) ou plus modéré, qui doit parfois être mis en évidence par l'épreuve des bras tendus et par celles de Barré (sujet à plat ventre, jambes relevées à angle droit) ou de Mingazzini (patient sur le dos, cuisses et jambes à angle droit), avec atteinte possible du facial inférieur en cas de paralysie faciale centrale ;
- modifications du tonus et des réflexes ostéotendineux (hypotonie et abolition de ces réflexes dans les lésions aigües ou, bien plus souvent, hypertonie spastique, élastique, élément fondamental associé à l'exagération de la même réflectivité, diffusée, polycinétique) ;
- altérations des réflexes cutanés, avec disparition des réflexes cutanés abdominaux et réflexe cutané plantaire en extension (signe de Babinski), d'une grande valeur sémiologique ;
- syncinésies globales ou de coordination, exprimant la libération d'une "motilité nouvelle", par ex. flexion combinée de la cuisse et du tronc lorsque le malade essaie de s'asseoir (J. Babinski) ;
- réflexes de défense, observés dans les lésions sévères, pouvant à l'extrême constituer un triple retrait permanent (paraplégie en flexion, dite cutanéoréflexe).
Un déficit limité, brachiofacial ou même chéiro-oral, peut traduire une lésion corticale.

Rainville (épreuve de) l.f.

Rainville’s maneuver

Epreuve audiométrique consistant à rechercher le niveau d’assourdissement, par voie osseuse, nécessaire pour faire disparaître la perception d’un son, à son seuil de détection, par voie aérienne sur la même oreille.
Il s’agit d’un test monaural réalisé avec un bruit masquant, de bande étroite, envoyé par voie osseuse, tandis que le son test, envoyé par voie aérienne, est un son pulsé. Il permet de déterminer le seuil auditif par voie osseuse, impossible à connaître en utilisant un assourdissement classique, lorsqu’une surdité de transmission importante existe du côté habituellement assourdi.

M. J. Rainville, audiologiste français (1955)

surdité, audiométrie

réaction n.f.

reaction

1) Au sens large, réponse à une action par une action contraire.
2) En médecine, modification (cellulaire, tissulaire, organique) produite par une cause morbide, un remède, une modification du milieu intérieur ou extérieur, et qui, en principe, tend à en contrebalancer les effets.
3) En physiologie, toute réponse à un stimulus.
4) En psychologie et psychopathologie, concept qui implique que tout évènement surgissant dans l'environnement affectif ou matériel d'un sujet ou d'un groupe est suivi de conséquences instaurant un état psychique adapté ou non à la situation nouvelle.
Généralisée par A. Meyer (1909) aux États-Unis, cette notion s'est ensuite avérée insuffisante pour rendre compte de la complexité des interactions psychobiologiques et environnementales.
La méthode des évènements de vie lui a conféré un regain d'intérêt, particulièrement dans la compréhension des états dépressifs, mais c'est surtout dans la pathologie relative au stress et au traumatisme psychique que le concept trouve sa principale application en même temps que ses limites.
5) En chimie, interaction de corps chimiques ayant pour résultat la formation d'autres composés.
6) En mécanique, force déclenchée par une autre force agissante et s'opposant à elle.
7) Résultat de toute méthode chimique, biochimique, sérologique, physiologique, etc., utilisée à des fins diagnostiques et, par extension, la méthode elle-même.
8) Immunologie :  réaction antigène-anticorps, réaction de précipitation, réaction d’agglutination etc.
Synonymes incertains : épreuve, méthode, procédé, technique, test, etc.

A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)

évènement vital vécu et personnalité

réflexe d'orientation conditionné l.m.

conditioned reflex of orientation

Test comportemental, basé sur le réflexe d’orientation vers une source sonore conditionné par une récompense visuelle, utilisé chez l’enfant de un à trois ans pour déterminer la valeur de l’audition.
En pratique, l’enfant est assis entre deux haut-parleurs disposés à 1,5 mètre et à 45° à droite et à gauche de lui, reliés chacun à un audiomètre délivrant une stimulation sonore calibrée et surmontés d’un système de projection de dessins ou de diapositives ludiques.
Dans un premier temps, on provoque alternativement, à plusieurs reprises et de façon aléatoire dans l’un des haut-parleurs une stimulation sonore et l’apparition simultanée d’une stimulation visuelle du même côté. L’enfant tournera sa tête du côté ainsi stimulé. Une fois l’enfant conditionné, on envoie le bruit seul. L’enfant, s’il perçoit le son, tourne sa tête du côté stimulé pour être récompensé par l’apparition d’une image.
Cette épreuve est binaurale, c’est-à-dire qu’elle interroge les deux oreilles en même temps en champ libre. Elle permet de déterminer le seuil d’audition à 15-20 dB près dans la zone des fréquences conversationnelles sans pouvoir préciser le côté.
L’interprétation des réponses reste très difficile chez certains enfants en retard psychomoteur ou intellectuel ou présentant des troubles du comportement.

Sigle ROC

repas gras (épreuve du) l.f.

Boyden's meal

Étude radiographique, après cholécystographie par voie orale, de la contraction progressive de la vésicule biliaire provoquée par l'ingestion d'une quantité déterminée d'aliments gras (crème fraiche et jaune d'œuf) ; les clichés échelonnés permettent également de suivre l'opacification des conduits cystique et cholédoque.
Ce repas gras et glacé est parfois remplacé par un simple sérum glacé ou par une préparation commercialisée du codex.
La cholangiographie par voie intraveineuse, mais surtout l'échographie et l'IRM s'étant progressivement substituées à la cholécystographie orale, cette épreuve a perdu son intérêt.

E. A. Boyden, anatomiste américain (1926)

Boyden (repas de)

résistance capillaire (épreuve de) l.f.

capillary resistance test

Épreuve paraclinique étudiant les conditions de création d’un purpura expérimental.
Elle consiste à appliquer sur le bras pendant cinq minutes un brassard exerçant une compression sans arrêter la circulation artérielle, puis à noter le nombre de pétéchies apparues à la suite de cette compression.

réveil (test de) l.m.

recovery test

Procédé d'évaluation des fonctions intellectuelles supérieures et de la coordination psychomotrice au décours d'une anesthésie générale ou locorégionale.
L'anesthésie réduit temporairement les performances des fonctions cognitives et de coordination des appareils sensoriels et moteurs dépendant du système nerveux central. On apprécie le réveil par des tests cliniques simples ou par des épreuves plus complexes. Ces tests peuvent aider à autoriser la sortie après une anesthésie ambulatoire. Cliniquement, on étudie la station debout, la marche en ligne droite et la posture avec une épreuve de Romberg.
Le score d'Aldrete, de 0 à 10 (calqué sur celui d'Apgar) comporte 5 items : pression artérielle, ventilation, motricité, conscience, coloration cutanée, cotés chacun de 0 à 2. La sortie de la salle de réveil est autorisée si le score est supérieur à 8.
Adaptés des tests utilisés en psychologie, les tests psychomoteurs ne sont employés que pour des recherches scientifiques. On utilise :
- l'étude de la rapidité de réaction, barrer une lettre donnée dans un texte écrit, temps de réaction visuelle, test de traçage (test de Trieger-Newman) ;
- le simulateur de conduite ;
- l'étude des saccades oculaires (par électrooculographie) ;
- la stabilométrie (équitest simplifié).
Après une anesthésie générale les tests sont perturbés pendant 90 à 180 minutes, voire plus. L'effet résiduel des médicaments dépend du patient (âge, antécédents) et de la nature des médicaments.

Virginia Apgar, anesthésiologiste américaine (1953) ; J. A. Aldrete, anesthésiologiste mexicain (1970) ; N. D. Trieger et M. G. Newman, stomatologues américains (1969)

Apgar (score d'), stabilométrie, Trieger-Newman (test de)

Schwabach (épreuve de) l.f.

Schwabach’s test

Epreuve d’acoumétrie mesurant, à l’aide d’un diapason, le temps de conduction osseuse qui est allongé dans les surdités de transmission.

D. Schwabach, otologiste allemand (1885)

acoumétrie

scintigraphie myocardique l.f.

cardiac scintigraphy

Méthode d’exploration de la vitalité du myocarde étudiant la fixation par celui-ci d’un isotope radioactif à l’aide d’une gamma caméra à scintillation.
Le traceur utilisé est un émetteur de rayonnement gamma ayant un tropisme particulier pour le myocarde ; plusieurs sont utilisés, le plus fréquent étant le 201thallium. Les images sont enregistrées dans un seul plan (scintigraphie planaire) ou par un procédé de coupes tomographiques (tomoscintigraphie), soit au repos, soit après un effort. Le but de la scintigraphie myocardique est de déceler et de délimiter les zones mal ou non irriguées par suite d’un infarctus du myocarde.
L'examen est le plus souvent réalisé à l'occasion d'une épreuve d'effort (ou d'un test pharmacologique) afin de démasquer une éventuelle ischémie et d'apprécier sa réversibilité. Il peut être utilisé dans un but de dépistage d'une insuffisance coronarienne ou, plus souvent, pour apprécier son retentissement et guider la stratégie thérapeutique, mais également en cancérologie pour recherche de tumeur cardiaque.

Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire

Syn. scintigraphie cardiaque

scintigraphie, scintigraphie des cavités cardiaques

[B2, B3, K1]

Édit. 2020

sensibilité d'une épreuve l.f.

sensitivity of a test

1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété de l’instrument de mesure dont la plus petite variation entraîne une modification du résultat.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés positifs parmi ceux qui sont effectivement malades.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus sensible qu’elle donne moins de faux négatifs.

sensibilité (indice de), spécificité (d'une épreuve)

Shelley (test de) l.m.

Shelley's test

Épreuve biologique encore appelée test de dégranulation des basophiles humains (TDBH), consistant à mettre en présence in vitro des polynucléaires basophiles d'un sujet et des allergènes potentiels, p. ex. pneumallergènes, médicaments.
La dégranulation des basophiles témoigne d'une sensibilisation du sujet sur le mode anaphylactique. Sa fiabilité est discutée.

W. B. Shelley, dermatologiste américain (1962)

Shelley (test de)

signe du créneau l.m.

crenated outline

Anomalie du spirogramme, au cours d’une épreuve de ventilation maximale, témoignant d’une obstruction bronchique ou bronchiolaire.    
Le décalage vers le haut du tracé dessine un créneau.

ventilation maximale, spirogramme

sisi-test acr. angl.pour Sound Intensity Shift Index

Epreuve d’audiométrie tonale supraliminaire.
Elle étudie chez un patient la capacité d’appréciation de brèves variations d’intensité sonore pour différentes fréquences.

audiométrie

Smyth (test de sensibilité à l'ocytocine de) l.m.

Smyth’s oxytocin sensitivity test

Epreuve de sensibilité du myomètre gravide à l’ocytocine, induisant ou non des contractions utérines, préfigurant le succès éventuel d’un déclenchement artificiel du travail.

C.N. Smyth, obstétricien et pharmacologue britannique (1955)

Soskin (test de) l.m.

Soskin’s test

Epreuve d’induction des règles par la prostigmine autrefois proposée pour le diagnostic précoce de grossesse, l’injection n’entraînant alors aucun saignement.

S. Soskin, endocrinologue canadien (1940)

spécificité d'une épreuve l.f.

1) Dans les sciences de la vie et en médecine, propriété d’un instrument de mesure qui ne varie qu’avec tel phénomène observé ou recherché et est donc doué d’un certain pouvoir discriminant.
2) En épidémiologie, pour un test ou une mesure, proportion de sujets classés négatifs parmi ceux qui sont effectivement atteints de la maladie.
Par exemple, une épreuve biologique de dépistage d’une maladie est d’autant plus spécifique qu’elle donne moins de faux positifs.

sensibilité d'une épreuve

stimulation lumineuse intermittente l.f.

intermittent photic stimulation

Épreuve d'activation pratiquée lors d'un électroencéphalogramme de routine à l'aide d'un stroboscope délivrant une lumière intermittente à des fréquences d'éclairs variables.
Elle est utilisée pour mettre en évidence une photosensibilité.

Sigle SLI

substance libératrice de l'hormone corticotrope l.f.

Polypeptide sécrété par un centre nerveux situé dans l’hypothalamus, qui règle la sécrétion d’hormone corticotrope.
Le test qu CRH est une épreuve de stimulation consistant en l’injection intraveineuse de 100µg de CRH ovin synthétique. Normalement, les taux plasmatiques s’élèvent d’au moins 50% pour l’ACTH et 20% pour le cortisol.

R. Guillemin, médecin endocrinologue américain, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1977 et B. Rosenberg, médecin endocrinologue américain (1955) ; M. Saffran, médecin canadien, A.V. Schally, médecin américain, tous deux prix Nobel de médecine en 1977, B. G. Benfey, médecin canadien (1955)

Syn. corticolibérin

[O4,H1]

suc gastrique l.m.

gastric juice

Liquide sécrété par les glandes en tubes de l'épithélium gastrique, agent essentiel de la digestion.
Chez l'Animal, la méthode de choix pour le recueillir à l'état pur est le petit estomac de Pavlov. Chez l'Homme, on le recueille par tubage après administration d'un repas d'épreuve ou après injection d'histamine, qui stimulent sa sécrétion. Ses principales caractéristiques sont : liquide clair, inodore, légèrement visqueux, franchement acide. L'acidité libre (acide chlorhydrique) à jeun est normalement comprise entre 0 et 1 g/L ; l'acidité totale (acide chlorhydrique lié aux protéines, phosphates et carbonates, plus l'acidité libre) ne dépasse pas 1,8 g/L. Le suc gastrique contient aussi des enzymes, la pepsine notamment, et une mucine, sécrétée par de très nombreuses cellules de la paroi gastrique, dont le rôle physiologique est de protéger la muqueuse contre l'autodigestion et de constituer un gradient pour la neutralisation de l'acide chlorhydrique au contact de la muqueuse. Accessoirement, le suc gastrique contient de l'histidine, une cathepsine, le labferment (ou chymosine), pouvant coaguler le lait, et une lipase gastrique de faible activité. On estime à 1 500 mL la quantité moyenne de suc gastrique sécrétée en 24 heures par un homme normalement alimenté ; elle peut varier entre 1 et 2,5 litres.

syndrome du cœur irritable l.f.

irritable heart syndrome

Terme qui désigne un dysfonctionnement neurovégétatif somatoforme affectant le système cardiovasculaire, et dont les troubles sont attribués à une atteinte physique par le patienCataniat (J.M. da Costa, 1871).
Les plaintes sont fréquemment profuses mais imprécises, en particulier : palpitations, inadaptation à l'effort, précordialgies atypiques, lipothymies, instabilité rythmique et tensionnelle, anomalies de la repolarisation s'effaçant souvent à l'inspiration profonde, voire à l'épreuve d'effort.
Il s'agit plutôt de sujets jeunes et de personnalités névrotiques, surtout anxieuses et phobiques.

J.M. Da Costa, cardiologue américain (1871)

Syn. battements de cœur chez les jeunes gens, battements de cœur hystériques, hyperkinesis cordis, syndrome d'effort, asthénie neurocirculatoire, névrose cardiaque

[K2,H4]

syndrome du QT long l.m.

Syndrome héréditaire, caractérisé par un allongement de l'intervalle QT sur l'électrocardiogramme associé à un risque élevé de torsades de pointe ou de fibrillation ventriculaire pouvant entraîner syncopes et mort subite.
La prévalence de la maladie est estimée à environ 1/2 500 naissances.
Le syndrome peut être découvert, le plus souvent avant l’âge de 40 ans, à l'occasion d'un malaise, voire d'une syncope ou simplement de l’examen d’un électrocardiogramme systématique. Sa première manifestation peut être une mort subite. Sa découverte implique la recherche de l’anomalie chez les membres de la famille du malade.
Le critère diagnostic est l’existence d’un espace QT corrigé suivant la formule de Bazett (QT corrigé = QT/racine carré de l'espace RR précédent) supérieur à 440 millisecondes, associé à des anomalies de l’onde T, après élimination des autres causes d’allongement de QT. Quand QT est faiblement prolongé, le score de Schwartz (reposant sur l'aspect de l'électrocardiogramme, les antécédents de syncopes et les antécédents familiaux) ainsi que l’allongement de QT à l’issue d’une épreuve d’effort, sont utiles au diagnostic.
Elle peut être isolée ou associée à d’autres anomalies malformatives : syndrome de Romano-Ward, syndrome de Jervell-Lange-Nielsen, syndrome d’Andersen-Tawil, syndrome de Timothy.
Tous les gènes impliqués, identifiés à ce jour, codent pour des sous-unités de canaux ioniques ou pour des protéines impliquées dans la modulation des courants ioniques. Les mutations de ces gènes (KCNQ1, KCNH2, KCNE1, KCNE2, CACNA1c, CAV3, SCN5A, SCN4B) ont pour conséquence un allongement de la durée du potentiel d'action. La transmission est autosomique dominante. La variante la plus fréquente de la maladie est due à des mutations du gène KCNQ1 qui concerne environ la moitié des patients
La prise en charge doit toujours débuter avec un traitement par bêtabloquants sauf contre-indications valables. Si le patient présente encore des syncopes, une dénervation sympathique cardiaque gauche doit être réalisée et l’implantation d’un cardioverteur-défibrillateur implantable doit être envisagée.

G. Celano, Lia Crotti, médecins italien (2008)

Réf. Orphanet, G. Celano, Lia Crotti, P. Schwartz (2008)

KCNQ1gene, KCNH2 gene, KCNE1gene, KCNE2 gene, CACNA1c gene, CAV3 gene, SCN5A gene, SCN4B gene, Timothy (syndrome de) Romano-Ward (syndrome de), Jerwell et Lange-Nielsen (syndrome de), Andersen-Tawil (syndrome d'), Schwartz (score de)

[K2, Q3]

Édit. 2019

syndrome vestibulaire l.m.

vestibular syndrome

Ensemble de symptômes et de signes observés au cours des atteintes du nerf vestibulaire, des voies vestibulaires ou du récepteur vestibulaire.
Il est caractérisé par des vertiges, des troubles de l’équilibre au repos et à la marche et, à l’examen clinique, par un nystagmus oculaire spontané dit «à ressort », une déviation des index à la manœuvre des bras tendus et un déséquilibre latéralisé à l’épreuve de Romberg ou à celle du piétinement aveugle. On recherchera des modifications de la réflectivité vestibulaire aux épreuves caloriques, rotatoires, positionnelles. Dans les atteintes périphériques du labyrinthe et du nerf vestibulaire, le syndrome vestibulaire est dit harmonieux, complet ou parcellaire. La chute et la déviation des index se font dans le même sens que celui de la secousse lente du nystagmus. Dans les atteintes centrales, le syndrome vestibulaire est au contraire volontiers fragmentaire, incomplet et dysharmonieux.

M. Romberg, neurologue allemand (1846)

Étym. lat. vestis : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

Syn. syndrome labyrinthique

nystagmus, manœuvre des bras tendus, Romberg (signe de), épreuve du piétinement aveugle, épreuve calorique, épreuve rotatoire pendulaire, épreuve positionnelle

système nerveux autonome (atteintes du) l.f.p.

pathology of the autonomic nervous system

La physiopathologie du système nerveux autonome dépend, soit de lésions traumatiques ou dégénératives, soit de troubles nerveux (dysautonomie neurovégétative) morbides (certaines maladies, état de choc), toxiques ou thérapeutiques, notamment au cours de l'anesthésie.
Les signes des atteintes lésionnelles dépendent de la localisation anatomique, les signes biologiques dépendent de la cause.
Atteintes lésionnelles : qu'il y ait ou non quadriplégie, quand les ganglions sympathiques cervicaux sont lésés, les traumatismes du rachis cervical entraînent une vasoplégie d'où un collapsus vasculaire (surtout aux changements de position, lors du ramassage de la victime) et un syndrome de Claude Bernard Horner. Les atteintes vertébrales thoraciques basses ou lombaires entraînent moins de complications immédiates mais laissent des séquelles dans le domaine génito-urinaire (rétention d'urine, impuissance, etc.).
Les dysautonomies congénitales ou acquises peuvent être centrales (syndrome d'atrophies multi-systématisées de Shy et Drager), périphériques (dysautonomie familiale de Riley Day) ou secondaires à des atteintes du système nerveux périphérique (diabète, amyloïdose, porphyrie, alcoolisme).
Signes :
  - 1) Sympathiques : - a)  Stimulation : mydriase (syndrome de Pourfour du Petit), exophtalmie, hypersécrétion nasale, salivaire, sudorale, horipilation, hypertension et tachycardie (épreuve de Valsalva), vasoconstriction cutanée, sécheresse de la peau  ; - b Paralysie : mydriase, enophtalmie, vasodilatation.
  - 2) Parasympathiques : Stimulation : myosis, enophtalmie, sudation, bradycardie, réflexe oculocardiaque.

Cl. Bernard, physiologiste français, membre de l’Académie de médecine (1858 et 1862) ; J.F. Horner, ophtalmologiste suisse (1869) ; F. Pourtour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1727) ; G. M. Shy et G. A. Drager, neurologues américains (1960) ; C. M. Riley et R. L. Day, pédiatres américains (1949)

test à la thyréolibérine l.m.

thyreoliberin stimulation test

Epreuve endocrinienne de stimulation consistant à révéler une hyperprolactinémie par l’injection de TRH ou thyréolibérine, qui provoque la sécrétion normale de TSH par l’antéhypophyse mais aussi par effet paracrine, avec sécrétion excessive de la prolactine.

test au chlorure d'ammonium l.m.

ammonium chloride test

Épreuve fonctionnelle destinée à explorer le contrôle rénal de l'équilibre acidobasique et à préciser l'origine tubulaire proximale ou distale des anomalies observées.
Elle comporte l'administration à jeun d'une charge acide (0,1/Kg de ClNH4) suivie d'un recueil fractionné des urines dans les 8 heures qui suivent, avec mesure sur les échantillons du pH, de l'ammoniurie et de l'acidité titra

[M1]

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