cellules souches à potentiel étendu l.f
expanded potential stem cell (EPSC)
Cellules souches dérivées du blastomère à 8 cellules ou obtenues par conversion de cellules souches embryonnaires ou de cellules pluripotentes induites, capables de se différencier à la fois en cellules de l’ensemble des organes de l’embryon et en cellules de ses annexes (placenta, sac vitellin).
A la différence des cellules souches embryonnaires et des cellules souches pluripotentes induites qui sont pluripotentes, les EPSC sont totipotentes. Elles ont été obtenues chez la souris en cultivant des oeufs fertilisés au stade initial de 4 à 8 cellules à la différence des cellules embryonnaires obtenues au stade plus avancé de blastocyte (50 à 100 cellules). Il a été également possible de reprogrammer des cellules embryonnaires et des cellules pluripotentes induites en EPSC.
cellule T auxiliaire l.f.
helper T cell
Cellule Th dérivée du thymus coopérant avec les cellules B et d'autres cellules T au cours du développement d'une réponse immunitaire.
La coopération cellulaire s’effectue par interaction membranaire directe ou par l’intermédiaire de cytokines. La plupart des lymphocytes auxiliaires expriment le corécepteur CD4, certaines le corécepteur CD8. Selon le profil de cytokines produites après stimulation antigénique, on distingue les lymphocytes Th1, producteurs d’interféron γ qui interviennent dans la défense contre les virus et les parasites intracellulaires, et les lymphocytes Th2, producteurs d’IL-4, qui interviennent dans certaines réactions de défense contre les parasites et dans les réactions allergiques à anticorps de classe IgE. Cette polarisation de la production de cytokines n’apparaît que dans certains types de réponses immunitaires ou de réactions inflammatoires chroniques.
Sigle Th
cellulite bactérienne l.f.
bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
[J1,D1]
cellulite sclérodermiforme extensive bénigne de Touraine, Golé et Soulignac l.f.
Infiltration diffuse du tissu sous-cutané, effaçant les plis et les reliefs musculaires, donnant au visage et au cou un aspect bouffi et une consistance dense, comme injecté de paraffine.
Réunion sous un même nom de deux syndromes, la sclérodermie œdémateuse de Hardy et le sclérœdème de Buschke, dont la distinction est en fait souvent très difficile.
L'évolution se fait rapidement selon une progression descendante s'étendant vers les membres supérieurs et respectant habituellement les mains, puis en général vers la guérison sans séquelles. Certaines formes peuvent être associées à un diabète, d'autres à une gammapathie monoclonale IgG kappa.
A. Touraine et L. Golé, dermatologues français, membres de l'Académie de médecine (1935 et 1937) ; A. Buschke, dermatologue allemand (1900) ; A. Hardy, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1877)
[J1]
centre anticancéreux l.m.
Etablissement public ou privé spécialisé dans le dépistage, le traitement et la recherche en matière de cancérologie.
Ces centres sont très souvent des établissements privés à but non lucratif participant au service public, la plupart d’entre eux sont liés par convention avec un centre hospitalier général ou régional.
[E,F2]
centre d'examens de santé l.m.
Centre où sont accueillies les personnes non malades désirant subir un examen de santé.
En France la plupart de ces centres sont géré par des Caisses d’assurance maladie. Aucun soin n’y est donné.
[E]
centre tendineux du diaphragme l.m.
centrum tendineum diaphragmatis (TA)
central tendon of diaphragm
Lame tendineuse très résistante, allongée transversalement, échancrée en arrière et occupant la partie centrale du diaphragme.
Son contour découpé lui donne un aspect trifolié : la foliole antérieure est la plus grande, la foliole gauche la plus petite. A l’union des folioles antérieure et droite se trouve l’orifice diaphragmatique de la veine cave inférieure. Il représente l’entrecroisement des tendons intermédiaires des faisceaux musculaires digastriques qui constituent le muscle diaphragme, ce qui explique la présence de faisceaux tendineux organisés.
J. van Helmont, médecin et chimiste belge (1577-1644)
Syn. anc. centre phrénique, miroir de van Helmont
[A1]
centre tendineux du périnée l.m.
[A1]
centreur lumineux l.m.
light pointer
Dispositif optique, solidaire du tube radiogène, émettant un faisceau lumineux qui matérialise le rayon principal.
Il permet de centrer celui-ci à la fois sur la région à examiner et sur le film.
→ collimateur, diaphragme de tube radiologique.
[B2,B3]
centroblaste n.m.
Cellule B activée en division située dans la zone sombre des centres germinatifs, n'exprimant pas de BCR
(B Cell Receptor : récepteur membranaire des lymphocytes B) et faisant l'objet de mutations somatiques au niveau des segments génétiques codant les domaines VH et VL (domaines aminoterminaux variables ou domaines V des chaînes lourdes et légères, respectivement VH et VL).
[A2]
céramide-dihexoside n.m.
ceramide-dihexoside
Sphingosidolipide dans lequel le céramide est lié par le C1 à un dihexoside.
Le plus abondant des céramide-dihexosides est le céramide-lactoside, précurseur anabolique des autres sphingosidolipides.
Syn. dihexosylcéramide, diosidocéramide.
[C1]
céramide-monohexoside n.m.
ceramide-monohexoside
Sphingolipide dans lequel le céramide est lié à une molécule d'hexose.
Le principal céramide-monohexoside du cerveau est le galactocérébroside ou β-galactosido-céramide. Dans toutes les membranes cellulaires des tissus animaux, on trouve de très petites quantités de glucocérébroside ou β-glucosidocéramide.
Syn. monohexosylcéramide
[C1]
céramide-polyhexoside n.m.
ceramide-polyhexoside
Chacun des sphingosidolipides dans lesquels un céramide est lié à une chaîne polyhexosidique.
Syn. polyhexosylcéramide
[C1]
céramide-tétrahexoside n.m.
ceramide-tetrahexoside
Sphingolipide dans lequel le céramide est lié à une molécule de tétrahexoside.
Dans les membranes cellulaires, on trouve un céramide-tétrahexoside neutre, le globoside. D'autres céramide-tétrahexosides sont des précurseurs anaboliques de sphingolipides de groupes sanguins comme le paragloboside.
Syn. tétrahexosylcéramide, tétraosidocéramide
[C1]
céramide-trihexoside n.m.
ceramide-trihexoside
Sphingolipides dans lequel la sphingosine porte un résidu d'acide gras et un trihexoside glucose-galactose-galactose.
Les céramide trihexosides sont normalement présents dans la membrane plasmique de nombreux types cellulaires. Ils s'accumulent dans différents tissus au cours de la maladie de Fabry, par suite d'un défaut d'αlpha-galactosidase A empêchant le clivage du dernier galactose.
J. Fabry, dermatologiste allemand (1898)
Syn. globotriaosylcéramide, Gb3, trihexosylcéramide, CD77, GL-3
→ Fabry (maladie de), sphingolipide, sphingosine, galactosidase
[C1, C3]
Édit. 2018
cercle artériel du cerveau l.m.
circulus arteriosus cerebri (TA)
cerebral arterial circle
Cercle vasculaire situé à la base du cerveau, autour de la selle turcique ; il anastomose le système carotidien et les artères vertébrales.
Il est formé : en avant, par les deux artères cérébrales antérieures unies par l’artère communiquante antérieure ; latéralement par la terminaison de l’artère carotide interne et l’artère communiquante postérieure ; en arrière par les deux artères cérébrales postérieures qui s’écartent l’une de l’autre.
T. Willis, anatomiste et médecin britannique (1664)
Syn. anc. polygone de Willis, hexagone de Willis
[A1,H5]
Édit. 2015
cercles tendineux de Lower l.m.p.
R. Lower, anatomiste britannique (1669)
→ anneau fibreux droit / gauche du cœur
[A1,K2]
Édit. 2015
cercle veineux de Haller l.m.
A von Haller, physiologiste, anatomiste, chirurgien et botaniste suisse (1708-1777)
[A1,P2]
Édit. 2015
cérexine n.f.
cerexin
Lipopeptide antibactérien produit par Bacillus polymyxa, constitué d'un acide gras -hydroxylé et d'un polypeptide contenant 9 acides aminés en majorité de la série D.
Une dizaine de céréxines ont été décrites : l'acide gras à 10 ou 11 carbones peut être à chaine linéaire ou ramifiée iso ou anteiso.
[C1]
cérumen n.m.
cerumen, wax
Substance de couleur jaune brunâtre constituée par le mélange des sécrétions des glandes cérumineuses et sébacées, de la desquamation de l’épithélium du conduit auditif externe, des poils et des particules externes.
Les corps gras du cérumen sont constitués de glycérides (stéarine, oléine), de cérides et de savons.
Étym. lat. cera : cire
[J1,P1]
céruminome n.m.
ceruminoma
Syn. adénocarcinome cérumineux
→ adénocarcinome cérumineux, cylindrome des glandes cérumineuses
[F2]
cervicite ponctuée l.f.
spotted cervicitis, strawberry cervix
Etat inflammatoire du col utérin caractérisé par un semis de points rouges.
Syn. colpite ponctuée
[O3,D1]
cervicocystopexie n.f.
cervicocystopexy
Traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d’effort chez la femme.
Elle consiste à suspendre l’urètre et le col de la vessie à des structures antérieures pour reconstituer l’angle urétrocervical. Le choix des structures anatomiques antérieures et du matériel utilisé pour la suspension varie selon que la technique est celle de Burch, de Goebell-Frangenheim-Stoeckel, de Marshall-Marchetti-Krantz, de Pereyra ou de Marion.
J. C. Burch, gynécologue américain (1961) ; R. Goebell, chirurgien allemand (1873-1939), P. Frangenheim, chirurgien allemand (1876-1930) et W. Stoeckel, gynécologue allemand (1871-1961) ; V. T. Marshall, A. A. Marchetti et K.E. Krantz, urologues américains (1949) ; A. J. Pereyra, urologue américain (1959) ; G. Marion, urologue français (1933)
[M2]
cervicocystopexie antérieure l.f.
Intervention visant la cure de l'incontinence d'effort de la femme par fixation de la face antérieure du col et de la vessie à la paroi hypogastrique, soit directement (technique de E. Perrin), soit par l'intermédiaire de bandelettes aponévrotiques (technique de L. Léger).
Ces interventions, d'efficacité incertaine et trop peu fiables à long terme, sont abandonnées aujourd'hui.
É. Perrin, chirurgien urologue français (1944) ; L. Léger, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1946)
[M2]
cervicopexie utérine l.f.
uterine cervicopexy
Fixation chirurgicale du col utérin à une formation aponévrotique, tendineuse ou périostée de voisinage, p. ex. le ligament prévertébral du promontoire, pour le traitement du prolapsus cervical secondaire à une hystérectomie subtotale.
[O3]