Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1829 résultats 

oculométrie n.f.

eye tracking device

technique d’enregistrement des mouvements oculaires.

→ oculomètre

Édit. 2017

œstradiol n.m.

œstradiol.

Hormone stéroïde dont le cycle A est phénolique, principal œstrogène de la femme jeune sécrétée par la thèque interne des follicules ovariens, par le placenta, et même par les testicules chez l'homme, et les corticosurrénales dans les deux sexes.
L’oestradiol, est biosynthétisé par les cellules de la granulosa dans les follicules ovariens par aromatisation des androgènes issus de la thèque interne de l’ovaire. Cette biosynthèse est sous le contrôle de la folliculine hypophysaire (FSH) et de ses récepteurs sur les cellules de la granulosa, dont le nombre augmente sous l’influence de l’œstradiol. Celui-ci freine la sécrétion de FSH et de l’hormone lutéotrope (LH) par rétrocontrôle négatif, jusqu’à un seuil critique au-dessus duquel il stimule au contraire, par rétrocontrôle positif, la libération de la LH en pic pré-ovulatoire qui déclenche l’ovulation. Il est ensuite sécrété par le corps jaune pendant la phase lutéale du cycle. Il induit la croissance de l’endomètre et assure la trophicité des organes sexuels chez la femme. Il est utilisé dans le traitement hormonal substitutif après la ménopause.
Dans le sexe masculin l’œstradiol a un effet spécifique sur la maturation osseuse, au point que les états de résistance aux œstrogènes sont responsables de gigantisme. Le déséquilibre œstro-androgénique (par excès d’imprégnation œstrogénique ou défaut de production d’androgènes) est responsable de gynécomastie.
L’œstradiol peut être dosé dans le sérum par technique radio-immunologique ou par électro-chimioluminescence. Seules les techniques radio-immunologiques sont utilisables chez l’homme et chez l’enfant, en raison d’une sensibilité insuffisante des dosages par électro-chimio-luminescence. Chez la femme, les concentrations usuelles d’œstradiol varient beaucoup en fonction de l’âge et de la période du cycle menstruel : < 30 pg/mL avant la puberté ; 12 à 165 pg/mL en phase folliculaire ; 85 à 500 pg/mL en phase ovulatoire ; 44 à 210 pg/mL en phase lutéale ; < 54 pg/mL après la ménopause. Chez l’homme, la concentration sérique d’œstradiol est normalement très faible : < 45 pg/mL
Le dosage de l’œstradiol est utilisé pour l’exploration des stérilités, lors des fécondations
in vitro, pour le diagnostic d’une puberté précoce chez la fillette ou d’une féminisation chez l’homme.

Syn. estradiol

Symb. E 2

→ œstrogène, folliculostimuline, LH, thèque interne, granulosa, aromatisation, gynécomastie, de Graaf (follicule de), Sertoli (cellule de), androstènedione,
acide docosahexaènoïque
, corps jaune, endomètre, gigantisme, androgènes, gynécomastie

[O4]

Édit. 2018

Ombrédanne (opération d') l.f.

Ombrédane procedure

Technique d'orchidopexie où le maintien du testicule abaissé dans le scrotum est obtenu par passage de celui-ci dans la loge testiculaire opposée à travers le raphé médian.

L. Ombrédanne, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1871-1956)

Édit. 2017

opération de Codivilla l.f.

Codivilla’s procedure

Technique de transfert du muscle jambier postérieur (tibialis posterior) à travers la membrane interosseuse tibiopéronière sur le dos du pied pour restaurer une dorsiflexion active du pied.

A. Codivilla, chirurgien orthopédiste italien (1905)

[I2]

Édit. 2017

opération de Conill (opération de) l.f.

Conill procedure

Technique chirurgicale de cure des prolapsus génitaux féminins.
Elle réalise un avivement plus ou moins haut des parois vaginales par excision muqueuse, puis un adossement qui ferme l'orifice vulvaire plus ou moins complètement après mise en place de quelques larges sutures. Son intérêt tient à sa rapidité d'exécution sous anesthésie locale ou locorégionale.

V. Conill Serra, Don, gynécologue espagnol (1957)

→ prolapsus génital, prolapsus utérin

[O3]

Édit. 2019

opération de Coron l.f.

Coron's operation

Technique chirurgicale ancienne du traitement de l'incontinence urinaire, amarrant de part et d'autre le col de la vessie aux crêtes iliopectinées.

[M2]

Édit. 2017

opération de Credé l.f.

Credé's procedure

Vaginoplastie par clivage rectovésical : la cavité ainsi obtenue est tapissée par des lambeaux pédiculés de peau des grandes lèvres.
Cette technique est actuellement pratiquement abandonnée dans le traitement de l'absence congénitale de vagin.

C. S. F. Credé, gynécologue allemand (1819-1892)

→ vaginoplastie

[O2, O3]

Édit. 2018

opération du cavalier l.f.

talo-calcaneus fixation, Judet’s procedure

Procédé technique de fixation talo-calcanéenne par « remise en selle » de l’os talus sur le calcanéum (calcaneus) dans le cadre de la chirurgie correctrice du pied chez l’enfant, en particulier en cas de pied plat valgus persistant.
La fixation est faite par une ou deux vis passant du col de l’os talus vers le calcaneus par le sinus tarsi pour ne pas léser les surfaces articulaires. Après l’ablation des vis la fibrose résiduelle est sensée maintenir la correction.

H. Judet et J. Judet, chirurgiens orthopédistes français (1966)

[I2]

Édit. 2017

ophtalmoscope laser à balayage l.

scanning laser ophthalmoscope (SLO)

Système ophtalmoscopique permettant d'obtenir une image de la surface rétinienne grâce à l'illumination par un faisceau laser mobile.
Comme son nom l'indique, ce dispositif est avant tout destiné à fournir une image du fond d'œil. Plusieurs innovations techniques permettent d'obtenir par cette technique des résultats en net progrès par rapport aux systèmes classiques. Il en résulte plusieurs avantages.
- L'illumination de la rétine par un faisceau laser réalisant un balayage type télévision (Webb - 1980) permet d'obtenir à la fois une forte illumination (concentration de la lumière laser) mais sans risque (le point laser, d'environ 10 micromètres de diamètre, "vole" sur la rétine et ne séjourne jamais sur un endroit quelconque).
- La stabilisation du faisceau de retour par son passage inverse dans le système (vibrant ou tournant) qui génère le balayage confère une considérable sensibilité du système (capacité de détecter quelques photons).
- Il y a possibilité d'utiliser plusieurs lasers, donc de réserver l'un d'entre eux à la réalisation de l'image rétinienne (p. ex. en infrarouge, n'entraînant aucune sensation visuelle pour le sujet) et d'utiliser un ou plusieurs autres faisceaux lasers pour produire des stimulations rétiniennes, que l'expérimentateur peut ensuite déplacer à volonté sur la rétine examinée. Stratégie d'exploration des images, électrophysiologie fine trouvent ici un remarquable champ d'applications.
- La confocalité permet, sur le faisceau de retour, la sélection du niveau d'observation de l'image choisie grâce à une filtration spatiale par un diaphragme conjugué du point d'éclairement rétinien. On peut donc réaliser de véritables coupes tomographiques débouchant sur des reconstructions tridimensionnelles.

R. H. Webb, ophtalmologiste américain (1980)

→ tomographie en cohérence optique

Édit. 2017

optogénétique n.f.

optogenetics

Science consistant à insérer un gène codant pour une protéine photosensible dans des cellules afin d’ inhiber ou activer des fonctions biologiques par exposition à la lumière.
Les cellules cibles sont le plus souvent des cellules du système nerveux. Le gène est inséré en utilisant un virus comme vecteur. Les cellules sont exposées directement ou la lumière acheminée via des fibres optiques lorsqu’on s’intéresse à des zones profondes. Cette technique en plein développement a été utilisée pour améliorer la vision chez des souris atteintes de rétinite pigmentaire. L’insertion d’un gène codant pour une protéine photosensible dans les cellules de la rétine restaure partiellement la vision.

→ rétinite pigmentaire

[Q1,C3,P2]

Édit. 2017

optophonie n.f.

pepp show

Technique d’audiométrie destinée à l’enfant, consistant à le conditionner.

→ audiométrie

Édit. 2017

oscillographie n.f.

oscillography

Technique qui enregistre des oscillations.

Édit. 2017

oscillométrie n.f.

oscillometry

Technique d’étude et de mesure de la pression artérielle et de l’amplitude des battements artériels réalisée à l’aide d’un appareil nommé oscillomètre qui permet non seulement de chiffrer la tension artérielle systolique (maximale) et diastolique (minimale), mais aussi de mesurer l’amplitude des oscillations de l’aiguille de l’appareil de mesure (indice oscillométrique).

Édit. 2017

ostéoclasie n.f.

osteoclasia, osteoclasis

1) Processus de résorption de la trame osseuse auquel participent les ostéoclastes.
2) En orthopédie, manœuvre forcée de correction du squelette, utilisée en particulier chez le jeune enfant pour corriger un pied bot en s’aidant souvent d’un levier (technique aujourd’hui abandonnée).

Étym. gr. osteon : os ; klastos : brisé

Édit. 2017

ostéomyoplastie n.f.

osteomyoplasty

Intervention chirurgicale sur l’os et les muscles adjacents en vue d’améliorer la fonction et de favoriser l’application d’un appareillage ou l’adaptation d’une prothèse.
Ce terme regroupe des interventions très diverses selon le segment osseux intéressé, le plus souvent au membre inférieur, et selon les corrections à traiter : malformation congénitale  des membres, amputation, séquelle de traumatisme, résection osseuse pour cancer de l’os, infection osseuse, lésion d’origine vasculaire.
Certaines techniques sont relativement simples comme le matelassage distal d’un moignon osseux d’amputation par suture entre les muscles antérieurs et postérieurs (Weiss). D’autres sont plus complexes comme la technique de Van Nes de correction des grandes inégalités du membre inférieur : raccourcissement fémoral et rotation de 180° du segment inférieur de manière à placer l’articulation tibio-tarsienne au niveau du genou du côté opposé ; ainsi retournée celle-ci permettra, après appareillage,  un mouvement de flexion-extension du segment distal.

J. A. Weiss, chirurgien américain (1947) ; R. Dederich, chirurgien allemand (1966) ; C. P. Van Nes, chirurgien néerlandais (1950)

Étym. gr. osteon : os ; mus : souris, muscle ; plassein : modeler

→ Van Nes (opération de)

Édit. 2017

oxygène hyperbare en radiothérapie l.m.

hyperbaric oxygen

Technique de radiothérapie (abandonnée) dans laquelle le patient était irradié dans un caisson sous pression (3 atmosphères) d'oxygène.
L'objectif était d'accroître la concentration de l'oxygène dissous dans le plasma sanguin pour oxygéner mieux les cellules hypoxiques.

→ effet oxygène

Édit. 2017

Palmer (manœuvre de) l.f.

Palmer's manœuvre

Technique consistant à imprimer une pression sur les lèvres du col grâce aux valves du spéculum : l'issue de sang peut être un signe de cancer de l'endocol.

R. Palmer, gynécologue français (1904-1985)

pancréas divisum l.m.

pancreas divisum

Absence de fusion du segment ventral et du segment dorsal du pancréas, anomalie relativement fréquente puisqu'elle est retrouvée sur 5% environ des cholangio-pancréatographies rétrogrades endoscopiques.
Cette technique permet d'en faire le diagnostic en montrant le canal du segment ventral fin et court alors que l'opacification de la papille accessoire montre un canal de Santorini drainant tout le segment dorsal. Le pancréas divisum est considéré comme une simple variante anatomique sans conséquence, mais certains auteurs pensent qu'elle peut être responsable de poussées de pancréatite aigüe en raison d'une hyperpression dans le canal dorsal en amont d'une sténose de la papille accessoire : d'où les propositions de sphinctérotomie endoscopique ou chirurgicale de cette papille.

Papanicolaou (coloration de) l.f.

Papanicolaou staining

Technique de coloration cellulaire par une préparation complexe à base d'hématoxyline de Harris et d'orange GG, surtout utilisée pour les frottis cervicovaginaux, en vue d'étudier la morphologie et l'affinité tinctoriale du cytoplasme des cellules prélevées.
Elle permet d'apprécier l'état d’imprégnation hormonale et de déceler d'éventuelles cellules cancéreuses.

G. N. Papanicolaou, anatomopathologiste américain (1883-1962)

→ hématoxyline, frottis cervicovaginal de dépistage

[F2, O3]

Édit. 2018

pariétographie n.f.

parietography

1) Technique radiographique destinée à visualiser la paroi d'un organe creux, en particulier estomac ou vessie, soit entre deux couches d'air l'une externe (pneumopéritoine) l'autre intraluminale (par insufflation), soit en associant un pneumopéritoine à une opacification de la cavité.
2) Étude d'une paroi viscérale par artériographie sélective.
Ces techniques, de mise en œuvre compliquée, sont actuellement remplacées par l'imagerie de la scanographie et de l'IRM.
Une pariétographie peut apparaître spontanément au cours d'un pneumopéritoine pathologique (signe de Rigler).

Parma (incidence de) l.f.

Parma's method, lateral projection of the TMJ

Technique de radiographie unilatérale de l'articulation temporomandibulaire.
Le film est au contact de l'articulation à radiographier et le tube radiogène au plus près possible du crâne du côté opposé ; ce procédé, actuellement abandonné en raison de l'importance de l'irradiation cutanée locale, est avantageusement remplacé par d'autres techniques radiologiques.

→ ATM

PDCA sigle angl. m. pour Plan Do Check Act

«Roue» de la mise en œuvre du processus de qualité dans les entreprises (préparer, réaliser, vérifier, améliorer) permettant à leurs dirigeants de prendre conscience du coût de la non-qualité.
Cette démarche, qui se développe dans les établissements de santé, s'oppose à celle des économistes en ce sens qu'elle ne s'appuie pas sur des données financières mais sur la considération du résultat technique à obtenir et à maintenir au cours de la production.

W. E. Deming, physicien et mathématicien américain (1950)

→ qualité (amélioration continue de la)

peeling n.angl.m.

skin peeling n.m.
Acte dermatologique ancien mais toujours d'actualité qui consiste à appliquer un agent chimique caustique pour détruire plus ou moins profondément les couches de l'épiderme, parfois du derme, et provoquer une exfoliation de ces couches.
Ce traitement, basé sur la possibilité de limiter et de contrôler la destruction cutanée, sera suivi d'une reconstitution de la peau à partir des follicules pilosébacés et des papilles dermiques. Il existe trois niveaux de peelings selon la profondeur de la destruction cutanée recherchée : peeling superficiel, réalisé aux acides de fruits, par ex. acide glycolique, à la résorcine ou à l'acide trichloracétique à 20 ou 30%; peeling moyen atteignant la limite dermo-épidermique utilisant l'acide trichloracétique à 30 ou 35%; peeling profond, réalisé avec du phénol, atteignant le derme superficiel. Des complications sont possibles : dyschromie, cicatrices, surtout en cas de technique inadéquate.

→ exfoliation

Peham-Amreich (opération de) l.f.

Peham-Amreich’s operation

Technique d'hystérectomie vaginale.
Elle comporte les temps suivants :
incision circulaire et curviligne du vagin, libération de la vessie en avant après désinsertion de la paroi antérieure du vagin, ouverture du cul-de-sac de Douglas après désinsertion de la paroi postérieure du vagin, ligature en bloc puis section des ligaments utéro-sacrés et des ligaments de Mackenrodt, ligature séparée de l'artère utérine, ouverture du cul-de-sac vésico-utérin, ligature des pédicules annexiels, exérèse de l'utérus, fermeture péritonéale.

H. von Peham et I. A. Amreich, gynécologues autrichiens (1930)

pelvimétrie par IRM l.f.

MRI pelvimetry

Technique IRM permettant d'obtenir une mesure précise du pelvis sans exposition aux radiations ionisantes. Les parties molles maternelles et fœtales sont en outre visibles.

→ radiopelvimétrie

[B2,B3]

Édit. 2018

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