Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1832 résultats 

Rosai et Dorfman (maladie de) l.f.

Rosai and Dorfman’s syndrome, benign sinus histiocytosis with massive lymphadenopathy

Affection rare, bénigne, d’étiologie inconnue, affectant plutôt des enfants d'origine africaine ou vivant dans le Tiers-monde.
Des adénopathies cervicales volumineuses et indolentes s'associent à un syndrome inflammatoire et parfois à des anomalies auto-immunes. L'évolution est souvent spontanément résolutive après des mois ou des années. La biopsie ganglionnaire montre une distension des sinus par des histiocytes volumineux contenant des lymphocytes.
La localisation orbitaire de la maladie survient dans 11% des cas. L’infiltration des paupières est la manifestation la plus fréquente, mais des cas d’ulcérations cornéennes, d’uvéites et d’exophtalmies avec infiltration de la glande lacrymale, ont été décrits.
Le diagnostic repose sur l’histologie (prolifération lymphohistiocytaire) et l’immmunohistochimie (histiocytes positifs pour la PS-100)

P. Destombes, anatomopathologiste français (1965), J. Rosai et R. F. Dorfman, anatomopathologistes américains (1972)

Syn. adénite sinusale cytophagique, histiocytose sinusale avec adénomégalie, syndrome de Destombes-Rosai-Dorfman, syndrome de Rosai, Dorfman et Destombes

→ adénite sinusale cytophagique, histiocytose sinusale avec adénomégalie, Destombes-Rosai-Dorfman (syndrome de), Rosai, Dorfman et Destombes (syndrome de)

Rose (tétanos céphalique de) l. m.

Rose’s tetanus, cephalic tetanos

Cette forme clinique de tétanos fait suite à une plaie faciale avec contracture des muscles de la région cervico-faciale (trismus) du pharynx et du larynx.

E. Rose, chirurgien allemand (1897)

Syn. maladie de Rose-Villar

rotation continue (scanner à) l.m.

→ scanographe à rotation continue

rotation manuelle de la tête fœtale l.f.

manual rotation of the fetal head

Mouvement en arc de cercle imprimé par la main de l'opérateur qui s'appuie sur une ou deux sutures du crâne fœtal, propre à amener sous la symphyse, en position antérieure eutocique, la petite fontanelle tournée vers l'arrière, ce qui fléchit la tête et réduit ses diamètres.

rupture du sinus marginal l.f.

rupture of the marginal sinus

Rupture d'une veine utéroplacentaire au pôle inférieur de l'œuf.

Syn. hématome décidual marginal

→ hématome décidual marginal

rythme biologique circannuel l.m.

Rythme dont la  période est d’environ 1 an.

Étym. lat. circa : environ

rythme cardiaque fœtal sinusoïdal l.m.

sinusoidal fetal heart rate

Aspect ondulant du rythme cardiaque fœtal à larges sinusoïdes évoquant l’existence d’une anémie fœtale, p. ex. lors d’une allo-immunisation rhésus ou d’une hémorragie fœtomaternelle.
Il s’accompagne souvent de ralentissements et d’une perte de la variabilité instantanée du rythme.

rythme du sinus coronaire l.m.

Rythme cardiaque anormal et généralement transitoire, caractérisé sur l’électrocardiogramme, par la régularité des ondes P en DII, DIII et aVF, et la durée anormale du temps de conduction auriculoventriculaire.
Ce rythme particulier serait dû au déplacement du centre de commande des battements cardiaques vers l’embouchure de la grande veine coronaire. C’est une variété de rythme nodal ou jonctionnel.

rythme ondulatoire l.m.

ondulatory fetal heart rate

Syn. rythme sinusoidal

→ rythme sinusoïdal

rythme sinusal l.m.

Rythme cardiaque physiologique qui naît dans le nœud sinusal ou nœude de Keith et Flack situé dans l’oreille droite et diffuse dans le tissu nodal pour commander l’automaticité des contractions cardiaques.

rythme sinusoïdal 1.m.

sinusoidal fetal heart rate

Oscillations très régulières du rythme cardiaque fœtal donnant des ondulations de fréquence stable entre 2 et 5 cycles par minute et d'amplitude variable entre 5 et 40 battements par minute.
Initialement décrit sur des fœtus atteints d'incompatibilité rhésus fœtomaternelle, il est considéré comme le témoin d'une anémie fœtale. Il s'accompagne souvent de tracé plat sans accélération.

saccharopinurie n.f.

saccharopinuria

1) Présence de saccharopine dans les urines.
2) Maladie génétique caractérisée par l'élimination urinaire de saccharopine, due essentiellement à un défaut de saccharopine-déshydrogénase hépatique.

sarcoïdose n.f.

sarcoidosis

Affection multisystémique, chronique, d'étiologie inconnue, caractérisée histologiquement par la présence de granulomes épithélioïdes et gigantocellulaires d'aspect tuberculoïde mais sans nécrose caséeuse, touchant avec prédilection le thorax (adénopathies médiastinales et atteinte pulmonaire), la peau et l'œil, mais aussi le foie, les nœuds lymphatiques, le squelette, le système nerveux, les muscles, les glandes endocrines et exocrines, le cœur, le rein, etc.
Les symptômes dépendent de la localisation et du degré de diffusion des lésions. Si l'on excepte les localisations thoraciques et respiratoires, de loin les plus fréquentes, les manifestations cutanées de la sarcoïdose représentent sans doute une des principales causes de découverte de la maladie. Elles se répartissent en atteintes spécifiques, de structure histologique granulomateuse et d'évolution le plus souvent chronique, et en lésions non spécifiques essentiellement représentées  par l'érythème noueux. Les lésions spécifiques, parfois encore appelées sarcoïdes, sont cliniquement polymorphes ; leur confirmation histologique est nécessaire au diagnostic mais non suffisante, puisqu'il faut aussi considérer les autres causes possibles de granulome épithélioïde.
L’atteinte des glandes parotides, sous-maxillaires et sublinguales constitue le syndrome de Mikulicz. L’atteinte méningée est presque constante, souvent uniquement biologique et s’accompagne parfois d’une atteinte des nerfs crâniens, principalement du facial. Des formes encéphalopathiques ont été décrites, alors que les neuropathies périphériques et les atteintes musculaires sont rares.
Au cours de la sarcoïdose, les réactions d’hypersensibilité retardée sont diminuées, ainsi que pourrait le montrer la négativité des tests tuberculiniques et des tests au dinitrochlorobenzène (DNCB).
Le traitement, difficile, doit être adapté au préjudice entraîné. La corticothérapie est presque toujours indiquée, mais son efficacité reste inconstante.

E. Besnier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1889), C. P. Boeck, dermatologiste norvégien (1899), J. Schaumann, dermatolgiste suédois, membre de l’Académie de médecine (1917)

Étym. gr. sarx : chair ; eidos : aspect

Syn. maladie de Besnier-Boeck-Schaumann (obs.), maladie de Schaumann (obs.), lymphogranulomatose bénigne (obs.)

→ sarcoïde, granulome sarcoïdosique, Löfgren (syndrome de), Mikulicz (syndrome de), lupus pernio, angiolupoïde, Heerfordt (syndrome de), Kveim (test de), Daniels (biopsie de), arthrite de la sarcoïdose, sarcoïdose sur cicatrice

saturation oxyhémoglobinée l.f.

SaO2  = Vol O2 contenu / Capacité en O2

En clinique, la saturation oxyhémoglobinée artérielle est pratiquement seule a être utilisée. Par méthode chimique, on mesure le volume d'O2 contenu dans un échantillon de sang et le compare avec le volume maximum d'O2 que peut dégager cet échantillon (méthode de référence). Par photométrie, on utilise la loi de Beer-Lambert, soit in vitro sur échantillon de sang, soit in vivo par oxymétrie de pouls, méthode transcutanée qui permet de suivre en permanence la saturation oxyhémoglobinée au cours d'une anesthésie ou de la réanimation.
Le sang sortant des lobules pulmonaires bien ventilés est saturé normalement en basse altitude, mais le sang artériel du sujet normal  n'est saturé qu'à 98%, car tous les lobules ne sont pas parfaitement fonctionnels (trouble du rapport ventilation/perfusion), et il faut tenir compte de la contamination veineuse physiologique chez le sujet normal. Avec l'altitude, la saturation baisse notablement : 95% à 1 500 m, 92% à 2 500 m. La limite du normal à basse altitude est généralement prise à 95% .

→ altitude (mal d'), Beer-Lambert (loi de), oxymètre de pouls

scalène n.m.

scalenus

→ scalène antérieur (muscle), défilé des scalènes, défilé des scalènes (syndrome du), syndrome du scalène, syndrome du scalène antérieur, syndrome gravidique des scalènes

scalène antérieur (syndrome du) l.m.

anterior scalenus syndrome, Naffziger’s syndrome

Syndrome dû à la compression de l’artère sous-clavière et des racines du plexus brachial C8-D1 dans le défilé costoclaviculaire ou le défilé interscalénique.
Il se traduit cliniquement par des signes d’ischémie dans le membre supérieur : douleurs brachiales, paresthésies digitales, baisse des pouls huméral et radial et de la tension artérielle, voire syndrome de Raynaud,

H. C. Naffziger, neurochirurgien américain (1938)

Syn. : syndrome de la côte cervicale, syndrome de Naffziger

scanographe à rotation continue l.m.

continous rotation scanner

Scanographe récent dont le tube et les détecteurs effectuent une rotation continue à vitesse constante de 360° autour du patient en un temps très bref, l'émission des rayons X étant également continue pendant toute la rotation du tube.
Ce type d'appareil supprime le délai intercoupe et réduit le temps d'acquisition. Il impose que le courant haute tension soit acheminé dans la partie rotative du système par l'intermédiaire de bagues collectrices ; son coût élevé faisait hésiter les constructeurs quand l'apparition de l'acquisition hélicoïdale (qui combine la rotation continue avec un déplacement à vitesse constante de la table d'examen) est venue en faire la technique actuelle de scanographie.

→ scanographe hélicoïdal

Schiff acide périodique (PAS) l.m.

periodic acid Schiff

Réaction histochimique utilisée pour mettre en évidence in situ la présence de certaines substances glucidiques dans les cellules ou les tissus.
En particulier, les polysaccharides et les glycoprotéines sont colorés en rouge par le PAS, qui est aussi notamment employé pour mettre en évidence la présence de glycogène ou de mucus dans les cellules.
Le principe de la réaction repose sur la rupture par un agent oxydant, l'acide periodique, des liaisons entre 2 carbones de certains groupes chimiques, qui fait apparaître des aldéhydes, colorés en rouge par le réactif de Schiff. En pathologie digestive, le PAS est utilisé en particulier pour mettre en évidence la présence de mucus dans des cellules tumorales, qui permet de montrer le caractère glandulaire d'un cancer (adénocarcinome). La réalisation avant la réaction d'une digestion amylasique des coupes permet de distinguer le glycogène, dont la positivité au PAS diparaît dans ces conditions, des autres substances colorées du mucus, qui résiste à cette digestion.

H. Schiff, biochimiste italien (1866)

Syn. coloration de Hotchkiss-McManus

→ acide périodique, polysaccharide, glycoprotéine, glycogène, aldéhyde, adénocarcinome

[B3, C1]

Édit. 2019

schizophrénie (symptômes "nucléaires" de la) n.f.

schizophrenia ("nuclear" symptoms)

Symptômes très "bleulériens", dits aussi minimaux ou fondamentaux, qui font l'objet d'un accord majoritaire : la discordance, l'ambivalence et l'autisme.
La discordance, ou dissociation intrapsychique, est due à la perte de l'unité et de la continuité de la personne. Elle se traduit notamment par une pensée diffluente et une mimique inadaptée. L'ambivalence se manifeste par la coexistence de tendances contradictoires sur le plan affectif (aimer-haïr, p. ex.), mais aussi intellectuel et volitionnel, à l'égard du même objet. L'autisme est caractérisé par un détachement de la réalité extérieure, accompagné de la prévalence d'une vie intérieure fantasmatique et abstractionniste.
Parmi les autres signes ou ensembles cliniques proposés, les symptômes dits de premier rang (K. Schneider 1939, 1957), inspirés de l'automatisme mental, figurent p. ex. dans l'ensemble retenu par la CIM 10 comme ayant une importance particulière pour le diagnostic. En fait, ils sont décrits dans d'autres affections telles que la psychose hallucinatoire chronique. Certains auteurs considèrent l'anhédonie et les troubles de la volition comme l'élément fondamental des pathologies appartenant au spectre schizophrénique.

K. Schneider, psychiatre allemand (1957)

→ schizophrénie

scissures surnuméraires des poumons l.f.p.

supernumerary lung fissures 

Fentes très incomplètes parfois seulement ébauchées tendant à isoler un, voire deux segments du territoire d'un lobe pulmonaire.
Du côté droit, la moins rare est une scissure transversale isolant incomplètement le segment supérieur du lobe inférieur. Exceptionnelle est une ébauche de scissure isolant en partie le segment basal médial.
À gauche, une ébauche de scissure horizontale tend parfois à isoler le culmen de la lingula. Elle s'observe dans 10% des cas. Son caractère complet est tout à fait exceptionnel. Des ébauches de scissures rares peuvent être observées, comme, à droite, au niveau du segment supérieur ou basal médial du lobe inférieur.

Syn. fissures surnuméraires

sclerosing lipogranuloma l. angl.

1) En clinique, nodule hypodermique des organes génitaux masculins survenu après traumatisme ou auto-injections de corps étrangers, s'apparentant donc aux cytostéatonécroses mammaire ou d'autres localisations.
2) En histologie, réaction granulomateuse à corps étranger autour de particules lipidiques exogènes, donc synonyme de granulome lipophagique.

H.F. Smetana et W. Bernhard, anatomopathologistes américains (1950)

→ cytostéatonécrose posttraumatique, lipogranulome

sein surnuméraire l.m.

supernumerary breast

Bourgeon mammaire supplémentaire d'origine ectodermique, dont l'existence est due à l'involution incomplète de la crête mammaire, qui se forme de chaque côté de la ligne médiane entre la racine des membres supérieurs et inférieurs et dont seul persiste normalement le bourgeon céphalique qui forme le bourgeon mammaire primitif.
Il se révèle particulièrement au moment de l'allaitement.

septum des sinus frontaux l.m.

septum sinuum frontalium (TA)

septum of frontal sinuses

Cloison osseuse qui sépare les sinus frontaux droit et gauche.

septum des sinus sphénoïdaux l.m.

septum sinuum sphenoidalium  (TA)

septum of sphenoidal sinuses

→ sinus sphénoïdal

septum en médecine nucléaire n.m.

in nuclear medicine septum

Paroi absorbante située à l'intérieur d'un collimateur de scintigraphie et destinée à donner au faisceau de photons la géométrie désirée.

| page précédente | /74 | page suivante