médecine manuelle de Robert Maigne l.f.
Technique thérapeutique qui dérive des techniques de l’ostéopathie et de la chiropraxie sans en adopter les théories spirituelles ; elle s’inspire de l’expérience des rebouteux auvergnats.
La médecine manuelle est à la disposition exclusive de médecins et de personnels de santé déjà formés et diplômés. C’était la seule légalement autorisée en France jusqu’à la légalisation de l’ostéopathie et de la chiropraxie par la loi du 4 mars 2002. Elle est faite de manipulations qui obéissent à la règle de la non-douleur et du mouvement contraire, en forçant sur le mouvement libre et indolore. Ce type de traitement s’applique aux douleurs rachidiennes décrites sous le nom de dérangement vertébral mineur et de syndrome de Maigne, lequel correspond à des douleurs projetées par atteinte des branches postérieures des racines nerveuses T1, L1 et L2.
Biblio. – Thérapies complémentaires – acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi – leur place parmi les ressources de soins – rapport 13-04 de D. Bontoux, D. Couturier, C-J. Menkès au nom d’un groupe de travail, devant l’Académie Nationale de Médecine le 5 mars 2013 –Bull.Acad. Natle Méd., 2013, 197, n°3, 717-757
R. Maigne, médecin rhumatologue et ostéopathe français (1923-2012)
médiastinographie gazeuse l.f.
gaseous mediastinography
Technique radiographique d'examen du médiastin après injection d'air dans celui-ci.
Examen actuellement abandonné.
Étym. lat. mediastinus : qui se tient au milieu ; gr. graphein : écrire
Syn. pneumomédiastin diagnostique
médiastinoscopie n.f.
mediastinoscopy
Technique d’exploration visuelle du médiastin supérieur avec un endoscope.
Elle n’est plus guère utilisée que pour certains prélèvements biopsiques, en particulier des nœuds lymphatiques trachéobronchiques droits et préaorticocarotidiens gauches.
Pour le côté droit, la voie d’abord est sus-manubriale ; l’exploration atteint la face antérieure de la trachée jusqu’à l’origine de la bronche souche droite, en arrière du tronc brachiocéphalique droit et de la veine cave supérieure.
A gauche, la voie d’abord est à la partie interne du deuxième espace intercostal gauche et passe en dehors de l’artère thoracique interne ; les nœuds lymphatiques sont biopsiés à vue. La médiastinoscopie gauche est beaucoup moins utilisée que la droite.
Étym. lat. mediastinus : qui se trouve au milieu ; gr. scopein : voir
méditation transcendantale l.f.
transcendantal meditation
Technique tirant son origine d'une tradition védique (Mahareshi Malesh Yogy, 1960) développée dans les milieux occidentaux depuis les années 1970.
Comme les autres méthodes de méditation, elle vise à une détente mentale plutôt que physique, avec concentration de l'attention sur l'intérieur. Celle-ci est facilitée par la répétition mentale d'une "mantra" : un son, une syllabe brève ou un groupe de syllabes, la représentation, au moment de l'expiration, de "one", très voisine des "om" traditionnels des méthodes orientales, par par exemple.
Ainsi, le sujet peut atteindre un vécu de détachement vis-à-vis de ses pensées, qui transcende la connaissance consciente, suscitant un repos mental avec cependant maintien de la vigilance. Les adeptes font état d'effets relaxateurs de ces rituels psychiques, mais aussi somatiques (rythme cardiaque, tension artérielle, respiration). Il est vrai qu'ils se trouvent à la limite de l'engagement dans une secte.
Étym. lat. meditatio ; transcendens, part. présent de transcendere : passer au-delà
mégadonnées n.f.p.
Les mégadonnées désignent des ensembles de données dont le volume est tellement important que les outils classiques de gestion sont insuffisants pour leur exploitation.
Selon les archives de la bibliothèque numérique de l’Association for Computing Machinery cette appellation est apparue en octobre 1997 dans des articles scientifiques concernant les défis technologiques à relever pour visualiser les « grands ensembles de données ». L’explosion quantitative des données numériques a obligé les chercheurs à trouver de nouvelles manières de voir et d’analyser le monde. Il s’agit de découvrir de nouveaux ordres de grandeur concernant la capture, la recherche, le partage, le stockage, l’analyse et la présentation des données. C’est un concept permettant de stocker un nombre indicible d’informations sur une base numérique. Ce concept regroupe une famille d’outils qui répondent à une triple problématique dite règle des 3V. Il s’agit notamment d’un « volume » de données considérable à traiter, d’une grande « variété » d’informations (venant de diverses sources, non-structurées, organisées, open…), et d’un certain niveau de « vélocité » à atteindre, autrement dit de fréquence de création, de collecte et de partage de ces données.
La médecine n’échappe pas à l’essor des mégadonnées. La médecine est un art qui use des sciences. En effet, un médecin praticien est en simultanéité un scientifique qui a obtenu des connaissances en biophysique, sémiologie médicale et chirurgicale, anatomie, biochimie, physiologie, biologie, … et un artiste qui maîtrise des habiletés pour effectuer des gestes thérapeutiques adaptés. Désormais, les connaissances traditionnelles ne suffisent plus pour amplifier le pouvoir d’un médecin dans l’investigation et le soin. Il a également appris à maîtriser des technologies de plus en plus sophistiquées dans les différentes spécialités médicales. On assiste à l’essor du génie biologique médical. Cette alternative offre aux médecins de nouvelles possibilités de diagnostic à savoir, les appareils d’imagerie : scintigraphie, échographes, imagerie par résonance magnétique etc. Les automates d’analyse biologique, les appareils d’analyse de signaux comme l’électrocardiogramme ou encore l’électroencéphalogramme, ainsi que les appareils de traitement des maladies (dialyse, laser, assistance respiratoire, médecine nucléaire,…) figurent aussi parmi les fruits de l’alliance technologie/médecine. Majoritairement pilotés par des ordinateurs spécialisés qui sont directement ou indirectement connectés à un réseau informatique, ces dispositifs permettent de collecter des informations diverses concernant les patients. Ils se présentent comme de nouveaux moyens d’investigation, d’acquisition et de stockage de données, de comparaison de l’information que les médecins traitants peuvent mettre en œuvre afin d’accroître leur réactivité dans les différentes étapes cliniques essentielles à la prise en charge de leurs patients. Ils peuvent aussi s’en servir pour mener des études épidémiologiques.
L’intérêt grandissant pour la médecine personnalisée a évolué conjointement avec deux types de progrès technologiques remarquables. Tout d’abord la technique de séquençage d’ADN de nouvelle génération, rapide et peu coûteuse, couplée aux progrès de la biologie moléculaire ouvre la voie à l’ère post-génomique (transcriptomique, protéomique, métabolomique), ensuite le perfectionnement des outils informatiques qui permet l’analyse, quasi instantanée, de grandes quantités de données (notamment celles, nombreuses, rendues accessibles par les approches «omiques») et crée un véritable nouvel univers en recherche médicale, celui des « mégadonnées », analysé par modélisation bio-informatique. Ces progrès technologiques s’associent à ceux enregistrés dans les techniques de communication et d’interconnexion, aboutissant à la création d’une véritable intelligence artificielle. Ces avancées constituent sans doute les fondements de la médecine personnalisée du futur.
Syn. données massives, big data angl.
Réf. JORF n°0193 du 22 août 2014 – « Vocabulaire de l'informatique - mégadonnées, n.f.pl. - données structurées ou non dont le très grand volume requiert des outils d'analyse adaptés.
mélanine n.f.
melanin
Pigment brun ou noir présent dans la peau, les phanères, les membranes de l'œil, la choroïde et certaines régions du cerveau telles que le locus niger ou le locus caeruleus et dans les mélanocytes par l’intermédiaire des mélanosomes ; sa biosynthèse est sous la dépendance de facteurs génétiques et endocriniens et augmentée par les rayons ultraviolets.
Ce pigment est transféré aux cellules des différents organes notamment dans l’épiderme où il joue un grand rôle dans la protection contre les rayons solaires. On le met en évidence sur les préparations histologiques grâce aux imprégnations argentiques, telle la technique de Masson.
Pathologiquement il peut se trouver dans les nævus, les mélanomes et les phéochromocytomes, ainsi que dans l'urine.
Il existe plusieurs types de mélanine. On distingue les eumélanines, formées directement à partir de la DOPAquinone par l'intermédiaire du DOPA
Les mélanines sont des polymères de masse plus ou moins élevée, résultant de la condensation de dérivés diphénoliques et quinoniques qui se forment par oxydation de la tyrosine sous l'effet d'une tyrosinase, enzyme présent dans les mélanoblastes et les mélanocytes.
Étym. gr. melas : noir
mélanome achromique l.m.
amelanotic melanoma
Mélanome siégeant électivement aux pieds, aux malléoles, aux mains ou aux organes génitaux, consistant en un bourgeon érodé saignotant, de diagnostic difficile car non pigmenté et pouvant simuler une verrue irritée, un granulome pyogénique ou encore un porome eccrine.
À l'examen histologique, la nature nævique des cellules tumorales est parfois difficile à déterminer par suite de l'absence de mélanine, même sur des coupes colorées par la technique de Masson : une aide au diagnostic pourra être apportée par les techniques de marquage cellulaire. La nature de la lésion n'étant souvent reconnue que tardivement, il s'agit dans la plupart des cas de lésions infiltrantes à pronostic grave.
Étym. gr. melas : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur ; a privatif ; chrôma : couleur
membrane induite l.f.
inducted membrane
Membrane se formant en périphérie d’un matériel inerte biocompatible placé dans une perte de substance osseuse pour en maintenir l’écartement et servant de moule pour la reconstruction osseuse après remplacement du matériel inerte par une autogreffe d’os spongieux.
La technique de la membrane induite est utilisée pour combler les pertes de substance osseuses après résection pour tumeur, pour perte de substance après fracture, y compris dans les fractures ouvertes des doigts et pour dysplasie osseuse (pseudarthrose congénitale des os longs). Dans un premier temps l’espace est comblé par du ciment chirurgical inerte biocompatible (polyméthylmétacrylate, PMMA) qui sert à maintenir l’écartement (spacer). Deux à six mois plus tard, quand la membrane est formée, le ciment est remplacé par une autogreffe de tissu osseux spongieux, l’ensemble étant fixé par du matériel d’ostéosynthèse. Un éventuel retard ou défaut de consolidaion peut être repris secondairement. Il a été montré que la membrane a un rôle actif d’angiogénèse et d’induction osseuse avec élaboration de facteurs de croissance vasculaire (VEGF) et osseux (TGFβ1 et BMP2).
A. Masquelet, chirurgien français (2000)
Étym. lat. membrana : membrane : induere : conduire vers, recouvrir
Syn. membrane auto-induite
Mendelson (syndrome de) l.m.
Mendelson’s syndrome, pulmonary aspiration, aspiration pneumonitis
Pneumopathie causée par le passage accidentel du contenu gastrique dans la trachée et les bronches, notamment au moment de l'induction d'une anesthésie générale, voire locorégionale, au décours d’une anesthésie générale ou pendant un coma profond.
Dans les cas les plus graves l'acidité du liquide gastrique déclenche une pneumopathie dite chimique par action de l'acide chlorhydrique et des enzymes du suc gastrique sur le parenchyme pulmonaire. Lorsque le liquide gastrique contient des débris alimentaires, il peut se produire une asphyxie aigüe par obstruction bronchique. Secondairement, dans les heures qui suivent l’accident, des pneumopathies peuvent apparaître, de nature chimique (avec œdème pulmonaire) ou infectieuse si le liquide gastrique contient des germes pathogènes. Le risque de survenue de cette complication de l'anesthésie est plus grand chez les patients qui ne sont pas à jeun («estomac plein»), qui ont une hypersécrétion gastrique, une affection œsophagienne ou gastrique ou chez ceux qui présentent un ralentissement de la vidange gastrique. Chez ces patients à risque la prévention est faite par une prémédication par des anti-acides ou des anti-H2, par la manœuvre de Sellick lors de l'intubation et par une adaptation de la technique anesthésique au cas clinique.
C. L. Mendelson, obstétricien et cardiologue américain (1946) ; B. A. Sellick, médecin anesthésiste britannique (1961)
→ Sellick (manœuvre de), fausse route alimentaire, détresse respiratoire aigüe de l'adulte
méthode de Monte Carlo l.f.
Monte Carlo method
Méthode de simulation numérique permettant de déterminer une situation résultant d’événements aléatoires dont la probabilité est connue.
Elle consiste à reconstituer un enchaînement d’événements («histoire») tel que le hasard peut le réaliser en tenant compte de leur probabilité individuelle. Avec un grand nombre d’«histoires» on obtient une représentation de la situation étudiée.
P. par exemple pour déterminer l’irradiation dans un milieu traversé par un faisceau de photons X, on reconstitue l’«histoire» d’un photon incident en tirant au hasard son énergie, la profondeur où il subit une interaction, la direction et énergie du photon diffusé, la distance à laquelle celui-ci subit une interaction, les tirages au sort respectant la loi de probabilité en jeu. Disposant des «histoires» d’un très grand nombre de photons incidents, on obtient une représentation de l’énergie et direction des photons qui passent en tous les points du milieu.
La méthode a débuté en effectuant chaque tirage au sort avec une « roulette » appropriée (d’où le nom de la méthode); la technique était peu efficace pour les problèmes nécessitant un très grand nombre d’«histoires». Elle est devenue très opérationnelle grâce à l’ordinateur.
N. Metropolis, statisticien américain (1949)
Étym. allusion aux jeux de hasard dans la ville de Monte Carlo (Monaco)
méthode géométrique de Comberg l.f.
Comberg’s geometric method
Méthode géométrique de localisation des corps étrangers intra-oculaires qui repose sur l’utilisation du verre de Comberg placé après anesthésie topique sur l’œil malade ; deux clichés sont réalisés : un cliché de profil strict perpendiculaire à la cornée, et un cliché de face.
La position du corps étranger par rapport aux repères est reportée sur une épure qui permet de le localiser à l’intérieur ou à l’extérieur du globe.
C’est une technique qui va devenir de plus en plus désuète au fur et à mesure de la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.
W. Comberg, ophtalmologiste allemand (1927)
[P2,B2]
méthode de convolution l.f.
convolution method
Calcul mathématique qui permet de décomposer une fonction complexe quelconque en une série convergente de fonctions sinusoïdales, par utilisation de la transformation de Fourier.
Pour un détecteur connu, on peut, à partir de l'image numérique, reconstituer par le calcul l'objet étudié, grâce à l'opération inverse (déconvolution).
Cette technique de calcul est très utilisée en imagerie médicale numérique, en particulier en IRM.
Baron J-B Fourier, mathématicien français (1768-1830)
Syn. algorithme de convolution
Ant. déconvolution
→ filtre de traitement d'image, Fourier (transformation de)
[B1,B2,B3]
Édit. 2020
Michon (opération de) l.f.
Michon's operation
Technique de traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort par suspension du col vésical à l'aide d'une bandelette taillée aux dépens de l'aponévrose du muscle grand droit.
L. Michon, chirurgien urologue français (1892-1973) (1943)
microscopie monophotonique l.f.
monophotonic microscopy, one-photon microscopy
Technique de microscopie utilisant un faisceau laser pour provoquer la fluorescence des substances à étudier : cellules ou molécules.
Certaines protéines cellulaires sont spontanément fluorescentes (fluorescence intrinsèque ou primaire). Les cellules ou molécules non fluorescentes spontanément sont marquées par des produits fluorescents ( fluorochromes) ayant une affinité avec la substance ou les molécules à observer qui deviennent fluorophores.
Le faisceau laser donne une lumière d’excitation dont la longueur d’onde doit correspondre à la sensibilité du fluorophore. Cette excitation au niveau atomique entraîne une émision de photons dont la lumière est observée directement ou transformée par un détecteur en signal électrique.
Pour bien localiser la zone à explorer, le microscope comporte une fenêtre (iris confocal) placé devant le détecteur et l’utilisation d’un système confocal qui évite la diffusion en dehors de la zone d’examen en concentrant le faisceau laser uniquement sur le foyer d’observation. La longueur d’onde utilisée (λ= 150μm) ne permet pas une grande pénétration dans les tissus et présente le risque de d’altérer les fluorophores (blanchiement, angl. photobleaching) et de léser les cellules, inconvénients que ne présente pas la microscopie biphotonique.
Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; monos : seul, unique ; phos, photos : lumière
→ microscopie biphotonique, microscopie confocale, immunofluorescence, fluorochrome, fluorophore
MLTC sigle angl. pour Mixed Lymphocyte Tumor Culture
mixed lymphocyte tumor culture
Culture mixte de lymphocytes et de cellules tumorales.
L’expansion clonale de lymphocytes T dans ces conditions expérimentales démontre la présence de cellules T spécifiques d’antigènes exprimées par les cellules tumorales. Cette technique est à l’origine de la découverte d’antigènes spécifiques de tumeurs reconnus par les lymphocytes T de l’hôte.
mobilisation des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse n.f.
Technique permettant d’augmenter le passage des cellules souches hématopoïétiques des niches de la moelle osseuse, qui les contiennent, vers le compartiment sanguin par administration du facteur de stimulation des colonies de granulocyte (« granulocyte
Cette technique est utilisée pour obtenir à partir d’un recueil de sang les cellules souches en vue d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Elle a été également utilisée pour cultiver ces cellules in vitro afin de les transformer en hématies pouvant être transfusées. Le sang recueilli à cet effet est appelé « sang mobilisé ».
→ greffe de moelle osseuse, facteur stimulant la prolifération des cellules de la lignée granuleuse, facteur stimulant la prolifération des cellules granuleuses et monocytaires
[F1]
Édit. 2017
mode B ultrasonographie l.m.
B-mode ultrasonography
Méthode d’exploration échotomographique, associant la représentation en coupe de la structure étudiée à la représentation de l’intensité des échos en brillance.
De pratique courante en ophtalmologie cette technique permet l’étude des différentes structures de l’œil et de l’orbite.
Étym. lat. modus : manière, mesure ; ultra : au-delà ; sonus : son ; gr. graphein : écrire
Syn. mode temps-brillance
modelage urétéral l.m.
ureteral tailoring
Régularisation chirurgicale du calibre d'un uretère.
Cette technique est surtout employée dans la chirurgie du méga-uretère ; elle comporte résections et sutures de la paroi urétérale ; elle est souvent réalisée pour permettre une bonne réimplantation urétérovésicale antireflux. Sa difficulté est le respect de la vascularisation urétérale.
Le modelage de certaines sténoses urétérales acquises peut être obtenu par la mise en place et le maintien prolongé d'une endoprothèse urétérale.
Étym. lat. modulari : modeler, régulariser ; gr. ouron : urine
modeling (thérapie par) l.f.
modeling therapy
Technique utilisée en thérapie comportementale, visant à modifier le comportement d'un sujet par le biais de la mise en sa présence d'un modèle plus compétent (A. Bandura).
La dimension de l'identification au modèle détermine en grande partie l'efficacité de cet apprentissage vicariant par imitation. Le modèle est ainsi largement imité quand il existe une similarité de sexe et d'âge avec le sujet, et lorsque sa compétence n'est pas trop éloignée, permettant au sujet de se reconnaître davantage en lui.
Le "modeling" de participation est employé dans des indications variées, pour modifier les comportements inadaptés du sujet (évitements des troubles phobiques, rituels des obsessionnels-compulsifs, comportements passifs et agressifs). Rarement utilisées seules, ces thérapies nécessitent la plupart du temps l'association à d'autres stratégies comportementales.
A. Bandura, psychologue américain (1969)
Moloy et Steer (méthode de) l.f.
Moloy and Steer's method
Technique radiologique permettant d'évaluer le pronostic de l'engagement de la tête fœtale à l'aide d'un disque calqué sur la tête fœtale et confronté aux diamètres du bassin.
Elle n'est plus utilisée actuellement depuis l'avènement de l'échographie.
H. C. Moloy et C. M. Steer, gynécologues américains (1951)
[B2, O3]
Édit. 2018
momification n.f.
mummification
1) Ancienne technique égyptienne de conservation des cadavres.
Désigne par extension des situations où des tissus morts n'évoluent pas vers la putréfaction.
2) En obstétrique : dessiccation des tissus d'un fœtus mort et conservé in utero à un stade précoce de la grossesse.
Il s'agit souvent d'un jumeau qui ne sera expulsé que lors de l'accouchement de son frère, fœtus papyraceus ou compressus.
Étym. lat : mumia : momie, de l’ar. moûmîa ; facere : faire,
motricité œsophagienne (étude de la) l.f.
Technique manométrique utilisée pour l'étude des variations de l'activité motrice de l'œsophage : sphincter supérieur, corps et sphincter inférieur.
En pratique clinique, la manométrie œsophagienne est utilisée pour l'exploration des symptômes de reflux gastro-œsophagien, des dysphagies d'origine motrice et des douleurs thoraciques d'origine non cardiaque. Cet examen est souvent couplé à la mesure de l'acidité dans le corps de l'œsophage (pHmétrie).
mucographie n.f.
mucography
En imagerie médicale exploration, habituellement en double contraste, de la muqueuse d'une cavité naturelle : pharynx, tube digestif, vessie, etc.
Avant l'endoscopie, elle constituait une technique majeure ; actuellement, elle s'applique surtout au côlon (lavement baryté en double contraste).
Étym. lat. mucus ; gr. graphein : écrire
Mulvany (opération de) l.f.
Mulvany's operation
Technique chirurgicale de cure de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme.
Elle consiste en une vésico-urétrolyse antérieure, partant du principe que l'urètre proximal libéré de ses connexions rétrosymphysaires peut alors se couder à l'effort, préservant ainsi la continence.
J. H. Mulvany, chirurgien urologue britannique (1951)
Musset (technique de péritonisation de) l.f.
Musset's procedure for broad ligament suture
Technique de repéritonisation de la face postérieure du ligament large.
Un canal est creusé à travers le mésosalpinx, permettant d'attirer le bord antérieur de l'incision de l'aileron antérieur pour l'apposer sur la zone à repéritoniser.
R. Musset, gynécologue français (1969)