Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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endémique adj.

endemic

Se dit d’une maladie dont la persistance est continue dans une région donnée, avec éventuellement, des exacerbations saisonnières dans le cas d'infections endémoépidémiques.
Pour le paludisme, on distingue plusieurs niveaux d’endémicité pour lesquels diverses classifications ont été proposées, selon qu’est pris en compte l’indice splénique chez les adultes (Kampala), l’indice plasmodique (Yaoundé) ou l’indice splénique chez les enfants de moins de 10 ans (OMS).

Étym. gr. endemos : qui reste dans son pays

→ endémie, paludisme

[D1, E1]

Édit. 2019

endémisme n.m.

endemism

Présence d'une maladie dans une région ou au sein d'une collectivité données.

→ endémie

[D1]

Édit. 2019

endémoépidémique adj.

endemoepidemic

Se dit d'une maladie évoluant, dans une région donnée, par poussées épidémiques périodiques, sur fond d’endémicité.

→ épidémie, endémicité

[D1]

Édit. 2019

endocardite l.f.

endocarditis

Maladie d'origine inflammatoire ou infectieuse de l'endocarde frappant avec prédilection les valves du cœur.

Étym. gr. endon : au dedans ; kardia : cœur

→ Osler (endocardite d')

[ D1, K2]

Édit. 2019

endocardite rhumatismale l.f.

rheumatic endocarditis

Atteinte inflammatoire par réaction immunitaire antistreptocoque de la tunique interne du cœur, au cours du rhumatisme articulaire aigu.
  ou maladie de Bouillaud.
Au cours ou au décours d'une crise de rhumatisme articulaire aigu après une amygdalite, apparaissent fièvre, sueurs, pâleur et souffles cardiaques.
L’endocardite, presque toujours associée à une myocardite (endomyocardite), se marque surtout  par des saillies verruqueuses de 1 à 3 mm qui, respectent le bord libre des valves mais siègent sur la face valvulaire exposée au courant sanguin, s’étendent éventuellement sur les cordages tendineux, sur les piliers, et sur l’endocarde auriculaire avec œdème, congestion, infiltration de cellules inflammatoires, prolifération de grandes cellules disposées en nodule et plus rarement nodule d’Aschoff.
C’est l’évolution cicatricielle de l’endocardite rhumatismale qui crée les lésions valvulaires rhumatismales caractéristiques.
Le traitement est double : pénicilline et corticothérapie. La prévention par l'antibiothérapie régulière au long cours, permet d'éviter les récidives et de diminuer la fréquence des valvulopathies qui constituent actuellement un fléau dans les pays en développement. 
 

K. Aschoff, anatomopathologiste allemand (1904) ; J-B. Bouillaud, médecin interniste français, membre de l’Académie de médecine (1832)

Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur

→ nodule d'Aschoff, Bouillaud (maladie de)

[D1, I1, K2, N3, O1 ]

Édit. 2019

endofibrose n.f.

endofibrosis

Maladie juvénile artérielle sténosante, non athéroscléreuse, non inflammatoire, caractérisée par un épaississement fibroconjonctif de l'intima, les couches média et adventice restant normales.
Son siège électif est l'artère iliaque externe. Elle se rencontre presque exclusivement chez le coureur cycliste.

[K4]

Édit. 2019

endométriose n.f.

endometriosis

Maladie définie par la présence, en dehors de la muqueuse utérine, d’éléments épithéliaux identiques à ceux de la muqueuse utérine, et qui se développent dans des tissus plus ou moins distants de cette muqueuse.
Selon la localisation, on distingue des endométrioses internes ou adénomyose (proche de la cavité utérine) et des endométrioses externes (péritoine pelvien, ovaires, cloison rectovaginale, ligament utérosacré…). Elles peuvent provenir soit d’une métaplasie cœlomique, soit du matériel tissulaire endométrial utérin disséminé vers un lieu ectopique par reflux menstruel, par traumatisme ou par voie lymphatique ou vasculaire. L’endométriose se traduit par des saignements utérins, par des dysménorrhées ou des dyspareunies ainsi que par des douleurs pelviennes au toucher vaginal. Elle favorise la stérilité. Le diagnostic en est fait par la cœlioscopie qui montre un semis de taches ou de noyaux bleutés sur le péritoine pelvien et parfois des kystes ovariens. Elle se localise parfois dans la vessie ou, hors du pelvis, sur l'ombilic, dans les bronches ou sur l'intestin. Favorisée par les œstrogènes, elle se traite par les progestatifs de synthèse ou par les médicaments analogues de la LH-RH, voire par l'ovariectomie dans les cas très sévères. La grossesse en atténue les symptômes.

→ adénomyose, American Fertility Society (classification de l')

[O3]

Édit. 2019

enfant de mère séropositive pour le VIH l.m.

HIV positive mother's child

Enfant souvent prématuré ou dysmature, chez lequel la présence d'anticorps VIH ne traduit pas forcément la contamination car il peut s'agir d'anticorps transmis.
Moins de 20 % des enfants nés de mère infectées se révèlent ultérieurement atteints de la maladie. L'administration très précoce d'AZT réduit le risque à 8 %.

→ AZT, sida

[D1, O1]

Édit. 2020

enquête cas-témoin l.f.

case control study

Protocole d’étude épidémiologique dans lequel les participants sont séparés en deux groupes selon qu’ils sont atteints (cas) ou non (témoins)  de la maladie étudiée.
Ces deux groupes sont ensuite soumis à une analyse permettant de comparer la fréquence d’exposition antérieure à un  facteur de  risque donné.
Dans ce type d’étude, le biais vient souvent du choix des témoins qui doivent appartenir à la même population que les malades. Le recueil de l’information est rétrospectif. Un exemple est de séparer des sujets sains et atteints de cancers bronchiques, puis de comparer dans les deux groupes la fréquence des antécédents de tabagisme. L’hypothèse selon laquelle le tabagisme est un facteur de risque de ce cancer peut être ainsi validée. Les enquêtes cas-témoins sont plus rapides et moins coûteuses que les enquêtes prospectives reposant sur la constitution de cohortes. Elles sont cependant moins solides que ces dernières parce que le choix des témoins et l’analyse de leurs réponses sont plus difficiles à effectuer.

Syn. étude cas-témoin

→ cohorte

[E1]

Édit. 2020

cycle entérohépatique l.m.

enterohepatic cycle

Trajet cyclique suivi dans l'organisme par un composé sécrété par le foie, arrivant dans l'intestin par les voies biliaires et retournant au foie par la veine porte.
Pour certains composés le passage dans l'intestin peut s'accompagner d'une modification chimique, et le passage dans le foie d'une reconstitution possible de la forme initiale. C'est le cas p. ex. des pigments biliaires conjugués, ou des sels biliaires, qui accomplissent ainsi de nombreux cycles avant d'être éventuellement éliminés dans les fèces.
Le vocable cycle entéro-hépatique s’applique essentiellement aux acides biliaires, produits du catabolisme du cholestérol, issus du foie passent dans la bile, puis dans l’intestin grêle et retournent au foie. Les acides biliaires primaires sont les acides cholique et chénodésoxycholique. Dans le foie, ils sont conjugués avec le glycocolle ou la taurine pour donner les sels biliaires primaires. Ces sels biliaires primaires sont excrétés dans la bile vers l’intestin. Ce sont des cofacteurs de l’action de la lipase pour la digestion des lipides. Dans l’iléon, sous l’action des bactéries intestinales, les sels biliaires sont déconjugués. L’acide cholique est partiellement transformé en acide désoxycholique (3α, 12α dihydroxy) et l’acide chénique en acide lithocholique (3α hydroxy). Le désoxycholique et le lithocholique sont les acides biliaires secondaires. Les acides biliaires sont réabsorbés dans l’iléon, transportés par la veine porte vers le foie. Les acides biliaires sont également excrétés dans les selles.
L’acide ursodésoxycholique est un acide biliaire présent chez certaines espèces (ours en particulier), d’où son nom ; il est utilisé en thérapeutique dans certaines maladies cholestatiques. Chez l’Homme, on le qualifie d’acide biliaire tertiaire car il résulte d’une réoxydation de l’acide lithocholique (acide biliaire secondaire). En cas de cholestase ou de maladie hépatique, il y a passage des acides biliaires dans la circulation périphérique

→ pigment biliaire, sel biliaire, acide biliaire, acide cholique, acide chénodésoxycholique, acide désoxycholique, acide lithocholique, acide ursodésoxycholique

[L1]

Édit. 2020

entéropathie n.f.

enteropathy

Toute affection intestinale qu’elle soit d’origine inflammatoire, infectieuse, tumorale ou vasculaire.
Trois affections occupent une place particulière :
- l’entéropathie au gluten, ou maladie cœliaque,
- l’entéropathie exsudative liée à la déperdition par le tube digestif de substances provenant du sang, de la lymphe ou du liquide interstitiel,
- l’entéropathie associée aux déficits en immunoglobulines (en particulier IgA et IgG) avec ou sans atrophie muqueuse intestinale.

→ maladie cœliaque, entéropathie exsudative, diarrhée de malabsorption

[L1]

Édit. 2020

entéropathie exsudative l.f.

protein losing enteropathy

Perte excessive de protéines plasmatiques dans le tube digestif, manifestée par une diarrhée chronique et un syndrome œdémateux qui peut être due à un obstacle au drainage lymphatique intestinal ou à une altération de la barrière épithéliale.
A la diarrhée chronique et aux œdèmes, peuvent s’associer un lymphœdème, des complications infectieuses secondaires à une lymphopénie ou à une hypogammaglobulinémie et des complications thromboemboliques.Le diagnostic repose sur la mesure de la clairance fécale de l’alpha1-antitrypsine. Parmi les causes lymphatiques, figure la lymphangiectasie intestinale primitive ou maladie de Waldmann, plus souvent secondaire par obstacle sur le trajet lymphatique, par exemple l’hyperpression veineuse centrale en rapport avec une péricardite constrictive, un lymphome abdominal etc. Les causes épithéliales entraînant une altération de la perméabilité intestinale sont nombreuses, avec ou sans ulcérations. Le diagnostic nécessite des examens endoscopiques et d’imagerie qui permettent de confirmer l’origine de la fuite protéique, d’en évaluer l’étendue et la cause.  

→ lymphangiectasies intestinales primitives, Maladie de Waldmann, antitrypsine (clairance)

[L1]

Édit. 2020

entéropathogène adj.

enteropathogenic

Produisant une maladie intestinale.

[D1, L1]

Édit. 2020

entéroscanner l.m

CT enterography, CT enteroclysis

Etude tomodensitométrique de l’intestin grêle après opacification intraluminale soit par ingestion de produit de contraste dilué, soit par sonde jéjunale (entéroclyse).
Une injection intraveineuse de contraste iodé est souvent associée. Les principales indications de l'entéroscanner  sont  la recherche d’une tumeur ou de l'origine d'un saignement et le bilan d'une maladie de Crohn. Cet examen est irradiant, ce qui incite à le remplacer quand c’est possible par une entéro-IRM.

→ entéro-IRM, entéroclyse

[B2, B3, L1]

Édit. 2020

épicondylalgie latérale du coude n.f.

elbow lateral epicondylitis, tennis elbow

Douleur de la région épicondylienne latérale du coude liée à un surmenage des muscles extenseurs et des tendons épicondyliens, accentuée par la pression directe ou les mouvements d'extension du poignet et de supination de l'avant-bras.
Souvent favorisée par des microtraumatismes sportifs ou professionnels répétés, elle est dans la plupart des cas l'expression d'une tendinopathie ou d’une enthésopathie des muscles épicondyliens latéraux. Son diagnostic, clinique, peut être confirmé par l’échographie. Un de ses diagnostics différentiels est la souffrance de la branche postérieure du nerf radial.
Il s’agit d’une maladie professionnelle fréquente, reconnue dans le tableau 57 concernant les troubles musculo-squelettiques professionnels.

Syn. tennis elbow

[E3, I1]

Édit. 2020

épidémicité n.f.

epidemicity

Caractère épidémique d'une maladie.

→ épidémie

[E1]

Édit. 2020

épidémie n.f.

epidemia

Extension à une population, d’une maladie infectieuse à transmission interhumaine.
Les épidémies liées à la grippe, la variole se transmettent d’homme à homme.
L’épidémie s’oppose à l’anadémie dans laquelle la contamination humaine se fait à partir d’un réservoir animal de germes.

Étym. gr. épi : sur, qui se superpose à, demos : peuple

→ anadémie

[ D1]

Édit. 2020

épidémiologie des maladies allergiques l.f.

epidemiology of allergic diseases

Dans des enquêtes « grand public », près de 40% des personnes interrogées disent avoir été affectées à un moment ou à un autre par une « maladie allergique ».
Une enquête menée par le ministère américain de la Santé, en 1949, met les maladies allergiques au deuxième rang des ennuis de santé, juste derrière les affections dentaires et au même rang que les maladies très communes comme les rhumatismes ou l'hypertension artérielle.
 Les maladies allergiques peuvent être préoccupantes soit par leur gravité (les chocs anaphylactiques), soit par leur caractère de chronicité (asthme bronchique, urticaire, eczémas). Le coût social n'est pas négligeable (perte de 5 millions de journées de travail chaque année aux États-Unis).
On peut schématiquement distinguer:

- d'une part des maladies allergiques très souvent liées à un « terrain atopique »,
- d'autre part des maladies allergiques non nécessairement liées à un terrain atopique : d'origines alimentaires, médicamenteuses, entraînées par des
piqûres d'hyménoptères, les allergies « physiques », les allergies aux substances chimiques.

→ épidémiologie

[E1 F3]

Édit. 2020

épidermolyse bulleuse l.f.

epidermolysis bullosa

Groupe de maladies bulleuses au cours desquelles les bulles et les érosions qui leur font suite se forment, soit spontanément, soit à la suite d'un minime traumatisme.
Il existe des épidermolyses bulleuses congénitales et héréditaires et une épidermolyse bulleuse acquise.
Suivant le niveau lésionnel on reconnaît trois formes principales : simple ou épidermolytique, jonctionnelle, dystrophique ou dermolytique.
Maladie à transmission autosomique dominante, dont l’anomalie génique est située sur le locus 24 du chromosome 8 ; son diagnostic anténatal se fait par biopsie de peau fœtale.

Étym. gr. epi : sur ; derma : peau ; lysis : destruction

[J1, Q2]

Édit. 2020

épidermolyse bulleuse acquise l.f.

epidermolysis bullosa acquisita, acquired epidermolysis bullosa

Dermatose bulleuse auto-immune, individualisée dès la fin du XIXe siècle, comme une dermatose bulleuse cliniquement proche des épidermolyses héréditaires congénitales mais apparaissant à l'âge adulte.
Elle survient préférentiellement chez les sujets porteurs du groupement génétique HLA-DR2, est fréquemment associée à une maladie de Crohn et pose des problèmes nosologiques avec le lupus érythémateux systémique bulleux.
Dans sa forme typique, elle se traduit par l'apparition de bulles en peau saine ou peu inflammatoire sur les zones de frottement ou de traumatismes telles que coudes, genoux, fesses, dos des mains, pieds, qui guérissent en laissant des cicatrices atrophiques parsemées d'un nombre variable de grains de milium. Le décollement se produit au niveau de et/ou sous la lamina densa, dans le derme superficiel. Des auto-anticorps de type IgG et parfois du complément sont présents dans la peau malade. Des périodes de rémission sont possibles : cependant, l'évolution habituelle se fait vers une extension lente responsable de cicatrices atrophiques, d'alopécie, de dystrophies unguéales et de complications rétractiles des muqueuses. Le traitement est difficile en raison de la faible réponse à la corticothérapie générale et aux immunosuppresseurs

→ maladie de Crohn

[L1, J1, Q2]

Édit. 2020

épidermolyse staphylococcique aigüe l.f.

Ritter disease, dermatitis exfoliativa neonatorum, staphylococcal scalded skin syndrome (SSSS)

Atteinte cutanée grave due à une toxine, l'exfoliatine staphylococcique, qui est produite par un staphylocoque doré du groupe phagique II (lysotypes 71 et 55) à partir d'un foyer staphylococcique tel que impétigo ou ORL, et produisant un clivage intra-épidermique dans la couche granuleuse.
Dans un contexte fébrile, elle réalise un décollement cutané plus ou moins étendu qui, bien que superficiel, pourrait avoir des conséquences gravissimes réalisant l'aspect de sujet ébouillanté. Les hémocultures sont négatives. Le signe de Nikolsky est positif. Elle atteint le plus souvent les enfants, correspondant alors à la maladie de Ritter-Lyell et, plus rarement, les adultes. C'est une urgence médicale qui nécessite antibiothérapie staphylococcique et réanimation.

G. Ritter von Rittershain, médecin austrohongrois (1878)  ; A. Lyell, dermatologue britannique (1956) ; P. Nikolsky, dermatologue russe (1896)

Syn. SSSS (staphylococcal scalded skin syndrome), Ritter-Lyell (maladie de), Ritter von Rittershain (maladie de), Lyell staphylococcique (syndrome de), staphylococcie exfoliante, dermatite exfoliatrice des enfants à la mamelle, syndrome des enfants ébouillanté

[D1, J1, O1]

Édit. 2020

épididymectomie n.f.

epididymectomy

Ablation chirurgicale de l'épididyme.
Elle est indiquée dans les lésions infectieuses subaigües ou récidivantes de l'épididyme, et en particulier l'épididymite tuberculeuse, en vue de protéger le testicule d'une atteinte suppurative de contigüité. Elle interrompt définitivement une voie spermatique habituellement déjà obstruée par la maladie causale.

Étym. gr. epi : sur; diduma : testicule

→ épididyme

[M2]

Édit. 2020

épilepsie n.f.

epilepsy

"Affection chronique dont l'unité pathologique est représentée par la survenue de crises non provoquées qui vont se répéter plus ou moins fréquemment, plus ou moins longtemps, au cours de la vie d'un individu."1
Elle est caractérisée par la répétition d'accidents paroxystiques qui constituent des crises dues à la décharge simultanée et excessive d'une population plus ou moins étendue de neurones de la substance grise cérébrale. Une crise convulsive isolée ne peut être considérée comme épileptique sans autre preuve formelle de la maladie. Les crises accidentelles ne constituent pas non plus une épilepsie.

1P. Jallon, neurologue helvétique d’origine française (1992) : P. E. M. Smith, neurologue britannique (2021)

Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre

Syn. comitialité

→ absence, crise épileptique, épilepsie généralisée, hémiconvulsion-hémiplégie-épilepsie (syndrome HHE), grand mal (épilepsie), mal épileptique (état de), crise épileptique abdominale, crise épileptique clonique, crise épileptique cognitive, crise épileptique

[H1]

Édit. 2021

épilepsie essentielle l.f. (obsolète)

idiopathic epilepsy

"Terme impropre et périmé par lequel on désignait autrefois toute épilepsie qui ne dépendait pas d'une cause cérébrale apparente ou d'un trouble métabolique reconnu, et qui était donc supposée représenter la maladie épileptique proprement dite"1.
Le cadre obsolète des épilepsies essentielles englobe actuellement les épilepsies idiopathiques et les épilepsies ou crises cryptogénétiques.

1 H. Gastaut, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1973)

Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre

[H1]

Édit. 2020

maladie des épiphyses ponctuées l.f.

chondrodysplasia punctata

Désordre héréditaire du développement osseux qui se traduit à la naissance par la présence de petites calcifications visibles sur les radiographies de l’extrémité des os longs ou des vertèbres.
La maladie regroupe un ensemble hétérogène d’affections dont la traduction clinique est variable telles par exemùle la brièveté ou l'asymétrie des membres dont le déterminisme obéit à des mécanismes différents, génétiques ou acquis (prise d’ un anticoagulant pendant la grossesse).
Le diagnostic repose sur la radiographie des os longs qui montre au niveau des épiphyses des calcifications de la taille d'une tête d'épingle de quelques millimètres.
Deux formes cliniques sont décrites : la forme rhizomélique, autosomique récessive avec nanisme sévère et cataracte quasi constante, le type Conradi-Hunermann, avec un aspect particulier du visage, ichtyose fréquente et cataracte plus rare.
La transmission est habituellement autosomique récessive; les filles sont plus souvent atteintes; les cas familiaux sont rares.

E. Conradi (1882-1968) C. Hünermann (1904-1978), médecins allemands

→ Conradi-Hünermann (syndrome de)

[I2, O1, Q3]

Édit. 2018

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