poignée du sternum l.f.
pointe du sternum l.f.
pointes-ondes continues pendant le sommeil (syndrome des) l.m.
continuous spike-waves during sleep
Condition rare, rencontrée seulement chez l'enfant, se traduisant par une activité paroxystique continue, abondante, représentant au moins 85% du tracé, électivement recueillie pendant le sommeil lent.
L'activité paroxystique est constituée de pointes-ondes lentes à 2,5 c/s, de grande amplitude, bilatérales, plus ou moins symétriques et synchrones. Cette activité disparaît pendant le sommeil rapide.
Les pointes-ondes continues de sommeil s'associent souvent à des crises épileptiques de sémiologie variable, qui peuvent précéder les anomalies électro-encéphalographiques. Peuvent être constatés aussi des troubles neuropsychologiques complexes et sévères, en particulier dans la sphère du langage.
Cette condition doit être distinguée : de l'activation par le sommeil lent d'une épilepsie partielle à paroxysmes centrotemporaux ; du syndrome de Landau-Kleffner ; du syndrome de Lennox-Gastaut.
point lacrymal surnuméraire l.m.
accessory lacrymal puncta
Existence anormale d'un point lacrymal paraméatique.
Syn. méats doubles
polymorphisme mononucléotidique l.m.
single nucleotide polymorphism (SNP)
Variation d’une seule base de la séquence nucléotidique du même locus entre des individus d’une population.
Dans la plupart des cas, il y a deux alternatives (A ou C en position X du génome). Cependant, un nombre croissant de cas avec plusieurs alternatives apparaissent dans les bases de données (A, C, T en position X du génome).
Syn. snp
[Q1]
Édit. 2017
polynucléaire n.m.
polynucléaire éosinophile l.m.
eosinophilic polymorphonuclear
Granulocyte circulant naissant dans la moelle osseuse et constituant le dernier stade de maturation de la lignée granuleuse éosinophile.
Leur taille varie de 11 à 14µm ; le noyau est généralement d’apparence bilobée, le cytoplasme contient de grosses granulations acidophiles après coloration de May-Grünwald-Giemsa.
Les granulocytes éosinophiles constituent de 1 à 5% de la formule sanguine et 50 à 300/mL en valeur absolue. Leur nombre est anormal à partir de 500/mL. Leur demi-vie est de 4 à 5 heures dans le sang au sortir de la moelle avant de passer dans les tissus (thymus, seins, poumons, utérus et tractus digestif) où ils vivront une dizaine de jours.
Les granules des éosinophiles contiennent de nombreuses substances : protéines cationiques, médiateurs lipidiques, radicaux libres, enzymes, cytokines, chémokines.
Les polynucléaires éosinophiles sont des cellules clés de l'inflammation allergique. Les granulations éosinophiles sont riches en peroxydases et en protéines cationiques libérées lors de stimulations par certains ligands : immunoglobuline E, fractions C3b, C3d, C4 du complément et histamine. Les granulocytes éosinophiles participent aux réactions d'hypersensibilité, à la bactéricidie et à la destruction de certains parasites. Leur nombre augmente dans les réactions d'hypersensibilité immédiate et au cours des infections par des métazoaires parasites. Une hyperéosinophilie est également constatée dans des maladies systémiques et des néoplasies hématologiques.
Syn. granulocyte éosinophile
→ hyperéosinophilie sanguine, May-Grünwald-Giemsa (coloration de), cytokine, chemokine, peroxydase, cationique, complément, immunoglobuline, histamine, hypersensibilité, métazoaire
polynucléaire neutrophile l.m.
neutrophilic polymorphonuclear
Cellule de la lignée myéloïde, mobile, à durée de vie courte, ayant un noyau segmenté en deux à cinq lobes et un cytoplasme contenant de nombreuses granulations.
Les polynucléaires neutrophiles constituent la population leucocytaire prédominante du sang circulant (2 500 à 7 500 par mm3 de sang ou 45 à 70% des leucocytes circulants). Ils jouent un rôle important dans les lésions inflammatoires aigües, par ex. au cours d'une infection bactérienne pouvant aboutir à la formation de pus.
polynucléotidase n.f.
polynucleotidase
Enzyme qui catalyse l'hydrolyse de polynucléotides (acides nucléiques).
En font partie les ribonucléases et les désoxyribonucléases.
polynucléotide n.m.
polynucleotide
Substance constituée par l'union d'un grand nombre de nucléotides et représentée par les acides ribonucléiques et désoxyribonucléiques.
Les différentes chaines nucléotidiques sont unies entre elles par l'intermédiaire d'une liaison phosphodiester entre le carbone 3' d'un ribose de l'un des nucléotides et le carbone 5' du ribose du nucléotide suivant.
Les phosphodiestérases, selon leur origine, libèrent des nucléoside-5'-phosphate ou -3'-phosphate. Les nucléoside-triphosphates sont les précurseurs immédiats des polynucléotides.
→ ARN-polymérase, ADN-polymérase, nucléotide, acide ribonucléique, acide désoxyribonucléique
[Q1]
Édit. 2018
polynucléotide-kinase n.f.
Enzyme catalysant la phosphorylation de l'extrémité 5' d'un polynucléotide
polynucléotide-phosphorylase n.f.
Enzyme catalysant la réaction réversible de la phosphorolyse des polynucléotides :
(X-R-P)n + PO4H3 <→ (X-R-P)n-1 + X-R-P-P.
Un tel enzyme extrait de microorganismes (comme Azotobacter vinelandii) a pu servir à la synthèse de polynucléotides (de masse moléculaire de 500 à 800 kDa) à partir de nucléoside-diphosphates. In vitro, la polynucléotide-phosphorylase est surtout active pour la dégradation des acides nucléiques. Elle a été décelée dans la plupart des cellules vivantes.
polypose nasosinusienne l.f.
nasosinusal polyposis
Dégénérescence œdémateuse multifocale de la muqueuse des fosses nasales et des sinus.
D’origines diverses inflammatoire, allergique, vasomotrice, tumorale, elle est unie ou bilatérale, tantôt isolée, tantôt associée à l’asthme, à la mucoviscidose, à l’intolérance à l’aspirine.
→ Widal (maladie de), asthme, mucoviscidose, aspirine
polypose rhinosinusienne l.f.
nasal polyposis
Pseudotumeur inflammatoire, sessile ou pédiculée, développée aux dépens des muqueuses sous un revêtement épithélial cylindrique ou cylindrocubique et insérée soit dans le nez lui-même, soit dans les cavités annexes sinusiennes.
Ils s'insèrent par un pédicule plus ou moins long dans le méat moyen, plus rarement dans le méat supérieur et jamais dans le méat inférieur. Au niveau du méat moyen, les polypes poussent dans les fosses nasales, dans les sinus maxillaires ou dans l'ethmoïde antérieur. Au point de vue allergologique, en dehors de l'allergie à l'aspirine, dont la polypose est un symptôme, la polypose est en général liée à un état allergique des muqueuses nasales. L'obstruction nasale, parfois permanente et totale est le symptôme majeur. Des éternuements et une rhinorrhée souvent constatés au début de l'évolution s'atténuent ou disparaissent par la suite très fréquemment. L'obstruction et des céphalées accompagnent la plupart des formes majeures. L'infection est fréquente.
pondération n.f.
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie
1) En IRM, caractéristique des contrastes obtenus pour une séquence donnée d'imagerie.
Ex. pondération en T1, en T2, en densité protononique…
2) En biostatistique, attribution à chacun des éléments servant à élaborer une moyenne ou un indice ou un score, d’un coefficient qui exprime son importance relative.
Par ex. dans la prédiction d’une lithiase de la voie biliaire principale au cours d’une cholécystectomie, le score de Huguier a permis grâce à une analyse multifactorielle utilisant la régression logistique d’attribuer à chaque variable un facteur de pondération et de calculer un score prédictif de lithiase de la VBP.
M. Huguier, chirurgien frnçais, membre de l’Académie de médecine (1991)
[B2, E1]
Édit. 2020
porphobilinogénurie n.f.
porphobilinogenuria
Émission d'urine contenant du porphobilinogène, se produisant au cours des porphyries aigües.
La mise en évidence du porphobilinogène se fait au moyen du réactif des aldéhydes d'Ehrlich.
porphyrinurie n.f.
porphyrinuria
Élimination dans les urines de porphyrine, c'est-à-dire de pigments pyrroliques, intermédiaires de la biosynthèse de l'hème de l'hémoglobine.
On peut trouver dans les urines du porphobilinogène, des uroporphyrines I et III, des coproporphyrines I et III et de la protoporphyrine. Ces pigments, quand ils sont éliminés, confèrent aux urines une coloration rouge porto après exposition à la lumière et une fluorescence en lumière ultraviolette.
Syn. hématoporphyrinurie (pro parte)
→ uroporphyrinurie, coproporphyrinurie
Pouliquen (sonde ou canule de) l.f.
enema tip with retaining balloon
Canule rectale, en caoutchouc semirigide, entourée d'un ballonnet gonflable et destinée à la réalisation d'un lavement baryté chez les insuffisants sphinctériens et chez les enfants suspects d'invagination iléocœcale.
E. Pouliquen, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1878-1960)
pouls paradoxal l.m.
Diminution de l’amplitude du pouls à l’inspiration, observée dans certaines péricardites liquidiennes abondantes et constrictives, plus rarement dans les médiastinites
Ce n’est que l’exagération d’une tendance physiologique.
→ tamponnade cardiaque, médiastinite
première urgence l.f.
first degree emergency (expression inusitée en anglais)
présentation de l'épaule méconnue l.f.
unknown shoulder presentation
Présentation de l’épaule dont le diagnostic n’a pas été porté avant l’entrée en travail.
présternum n.m.
prévalence manuelle l.f.
manual prevalence
Utilisation préférentielle de l'une ou l'autre main.
C'est le signe le plus évident d'une asymétrie fonctionnelle hémisphérique.
Environ 90% des humains sont droitiers, c'est-à-dire utilisent préférentiellement la main droite dans les activités unimanuelles et se montrent plus adroits avec cette main qu'avec la gauche. Il existe en fait un gradient de gaucherie qui varie du droitier exclusif au gaucher exclusif.
La relation entre prévalence manuelle et latéralisation du langage est imparfaite. Le langage est latéralisé dans l'hémisphère gauche chez 96% des droitiers, et chez 70% des gauchers. Pour les 30% de gauchers restants, 20% ont une représentation bilatérale et 5% une représentation droite.
Syn. manualité
→ dominance hémisphérique, gauchers
processus xiphoïde l.m.
processus xiphoideus (TA)
xiphoid process
Pièce de l’extrémité inférieure du sternum, à sommet parfois bifide.
Cartilagineuse chez le sujet jeune, développée par un seul point d’ossification et reliée au corps de l’os par une synchondrose, elle est en général complètement ossifiée chez le vieillard. A l’union du corps du sternum et du processus xiphoïde s’articulent les septièmes cartilages costaux.
Syn. anc. appendice ensiforme, appendice xiphoïde, clipeum stomachi, pointe du sternum, processus ensiforme, xiphisternum
progranuline n.f.
progranulin
Glycoprotéine exprimée dans un grand nombre de tissus, en particulier les neurones du cortex cérébral, de l’hippocampe et du cervelet, ayant une activité de facteur de croissance multifonctionnel.
La progranuline est codée par le gène PRG, localisé sur le chromosome 17q21. Elle paraît jouer un rôle important dans le développement, en particulier dans la maturation des neurones, la cicatrisation et l’inflammation. Des mutations du gène PRG sont impliquées dans les démences fronto-temporales.