ataxie cérébelleuse pure autosomique dominante l.f.
cerebellar ataxia, autosomal dominant pure
Ataxie cérébelleuse isolée, progressive et extrêmement lente d'évolution.
Dans la classification nouvelle de Hardind, on sépare les formes pures d'ataxie des formes associées à d'autres signes non cérébelleux. Il existe parfois dans cette ataxie un nystagmus associé. L’affection est autosomique dominante (MIM 117210).
P. M. Hoffman, neurologue américain (1971)
Étym. gr. a : priv. ; taxis : ordre
Syn. ataxie cérébelleuse de type Holmes
atome n.m.
atom
Partie la plus petite d'un corps simple, à l'état électriquement neutre, susceptible d'entrer dans les combinaisons chimiques, c'est-à-dire des molécules.
Il comprend un noyau chargé positivement, composé de protons et de neutrons (qui constituent l'essentiel de la masse) lié à un cortège d'électrons chargés négativement. Les différents atomes correspondent aux éléments de la classification périodique de Mendeleïev.
Étym. gr. atomos : indivisible
→ espèce atomique, modèle atomique, nucléide, numéro atomique
atopie n.f.
atopy
Prédisposition génétique à la dermatite atopique, à l'asthme et aux rhinites et conjonctivites allergiques, liée à un désordre immunologique complexe, où un déséquilibre entre les diverses populations de lymphocytes régulatrices des réponses immunes aboutit à une hyperproduction d'IgE.
L'atopie appartient à l'hypersensibilité immunologique de type I selon la classification de Gell et Coombs. Les allergènes introduits dans l'organisme par des voies naturelles et qui ne provoquent aucune réaction chez des sujets normaux sont essentiellement des pneumallergènes, mais aussi des allergènes alimentaires et médicamenteux (pollens, acariens, phanères animaux, etc.)
Les manifestations allergiques cliniques de l'atopie peuvent revêtir le type d'une hypersensibilité immédiate (anaphylaxie), ou retardée.
A. F. Coca et R. A. Cooke, immunologistes américains (1923)
Étym. gr. atopia : étrangeté
atrophie cérébelleuse l.f.
cerebellar atrophy
Ensemble des affections dégénératives du cervelet, qui porte sur les structures cérébelleuses corticales ou sous-jacentes, ou sur les voies cérébellipètes et cérébellifuges.
Leur classification est difficile et discutable, car ne reposant jusqu'à présent que sur la topographie des lésions prépondérantes. On distingue schématiquement :
- des formes avant tout cérébelleuses : atrophie cérébelleuse corticale tardive de Pierre Marie, Foix et Alajouanine ; atrophie cérébello-olivaire familiale de Holmes ; atrophie primitive de la couche des grains du cervelet ; atrophie cérébelleuse des alcooliques ; atrophie cérébelleuse paranéoplasique ;
- des formes davantage associées à d'autres atteintes, surtout neurologiques : atrophie olivopontocérébelleuse ; atrophie dentatorubrique, dite aussi olivorubrocérébelleuse, très proche de la dyssynergie cérébelleuse myoclonique de Ramsay Hunt, sinon assimilable à elle ; dégénérescence systématisée opticocochléodentelée ; ataxie-télangiectasie ; maladie de Machado-Joseph ou ataxie héréditaire des Açores ; autres affections dégénératives (démence de type Alzheimer, chorée de Huntington).
L’atrophie cérébelleuse s'observe aussi chez les bovins et les ovins, ainsi que le Chien, le Chat, la Poule, la Souris.
Son déterminisme génétique est autosomique récessif
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
→ hérédodégérescences spinocérébelleuses
atrophie cérébrale l.f.
cerebral atrophy
Ensemble des affections dégénératives diffuses ou circonscrites atteignant les neurones du cortex cérébral.
Elle se caractérise par un aspect grêle des circonvolutions avec élargissement des sillons et des scissures. À cette atrophie corticale s'associe souvent une atrophie sous-corticale avec dilatation ventriculaire.
En sont exclus : les leucodystrophies, affections primitives de la gaine de myéline et non des neurones ; plus largement, un concept volumétrique global, réunissant des lésions d'étiologies diverses.
De façon schématique, on distingue au sein de ces affections dégénératives du cortex cérébral :
- les atrophies corticales isolées (maladie d'Alzheimer, maladie de Pick, démence frontotemporale, démence sénile) ;
- les atrophies corticales associées à des dégénérescences d'autres niveaux du névraxe (maladie de Creuzfeldt-Jakob, chorée de Huntington, sclérose latérale amyotrophique) ;
- des affections rares et de classification discutable (atrophie tardive à forme amaurotique de type Heidenhain dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob, démence thalamique dégénérative, etc.).
Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture
atteinte à l'intégrité physique et psychique l.f.
attack on the physical and psychic integrity
« Réduction définitive du potentiel physique et/ou psychique médicalement constatable ou médicalement explicable à laquelle s’ajoutent les douleurs et les répercussions psychiques que le médecin sait normalement liées à la séquelle ainsi que les conséquences dans la vie de tous les jours habituellement et objectivement liées à cette séquelle ».
Cette définition, qui émane des travaux du Groupe de Trèves en juin 2000 (guide barème européen d’évaluation médicale des atteintes à l’intégrité physique et psychique), regroupe sous un même vocable trois entités différentes de la nomenclature des postes de préjudices corporels qui se situent toutes dans le stade séquellaire de la classification de Wood : le déficit fonctionnel objectivable et quantifiable, les douleurs permanentes ressenties (à distinguer des « souffrances endurées ») et les répercussions psychologiques, ces deux dernières entités étant du domaine subjectif.
Un tel amalgame est contraire aux principes de la Résolution (75)7 du Conseil de l’Europe. Le guide barème européen est une tentative d’harmonisation de la réparation des préjudices corporels en Europe. Il est annexé au statut des fonctionnaires européens.
Sigle : AIPP
→ nomenclature des postes de préjudices corporels, déficit fonctionnel personnel définitif, préjudice personnel permanent, incapacité permanente partielle, Wood (classification de), souffrances endurées
syndrome du babouin l.m.
drug induced hypersensibility syndrome, baboon syndrome
Forme clinique particulière de dermite allergique d'origine endogène, l'allergène étant introduit par voie souscutanée, intramusculaire ou digestive chez un sujet déjà sensibilisé, et se traduisant par des lésions érythématovésiculeuses, principalement localisées à la région fessière, d'où son nom, mais pouvant aussi atteindre les aisselles et les plis des coudes.
Des manifestations générales accompagnent parfois les signes cutanés : malaise, céphalée, vomissements, diarrhée. Ce syndrome est considéré comme une réaction d'hypersensibilité de type IV dans la classification de Gell et Coombs.
K. Andersen et N. Hjorth, dermatologistes danois (1994)
→ Gell et Coombs (classification de)
[J1]
Édit. 2018
bassin anthropoïde l.m.
dolichopellic pelvis
Bassin ovale, rappelant le bassin des grands singes, qui se rencontre dans 25% des cas dans la classification de Caldwell et Moloy.
Il est caractérisé par une réduction modérée des diamètres transversaux aussi bien au niveau du détroit supérieur qu'au niveau de l'excavation, compensée par une augmentation des diamètres antéro-postérieurs ; les échancrures sciatiques sont larges et l'angle de l'ogive pubienne est voisin de 90°.
Syn. bassin dolichopellique, bassin ovale
Édit. 2017
bassin aplati pur l.m.
flat pelvis
Bassin aplati d'avant en arrière, avec un diamètre transverse normal ou légèrement agrandi, rencontré dans 25% des cas dans la classification de Caldwell et Moloy.
Syn. bassin platypelloïde
Édit. 2017
Bessis (classification de) l.f.
Bessis’ classification
Classification échographique des insertions basses du placenta fondée sur la localisation de la limite inférieure du placenta par rapport à l'orifice interne du col utérin.
Sont considérés comme bas insérés les placentas dont l'insertion atteint une zone allant, en avant, du sommet du mur de la vessie en réplétion à une distance de 4 cm du col utérin en arrière. En cas de placenta antérieur, on distingue :
- le type 1 : le bord inférieur du placenta atteint le tiers supérieur de la vessie ;
- le type 2 : il atteint les deux tiers antérieurs de la vessie ;
- le type 3 : il atteint l'orifice interne du col utérin sans le recouvrir ;
- le type 4 : il dépasse totalement l'orifice interne du col utérin, c'est le placenta recouvrant.
En cas de placenta postérieur :
- le type 1 : le bord inférieur se trouve à moins de 4 cm de l'orifice interne du col utérin ;
- le type 2 : le bord inférieur atteint l'orifice interne du col utérin sans le recouvrir ;
- le type 3 : le bord inférieur dépasse l'orifice interne du col utérin ;
- le type 4 : le bord inférieur recouvre totalement l'orifice interne du col utérin et déborde sur la vessie ; ces deux dernières variétés sont recouvrantes.
R. Bessis, médecin échographiste français (1976)
Édit. 2017
bilan musculaire l.m.
manual muscle test
Technique d'évaluation manuelle de la force d'un muscle.
Parmi les nombreuses méthodes d'évaluation proposées, sont présentées ici les cotations suivantes :
0 : aucune contraction visible ni palpable ;
1 : contraction perceptible mais insuffisante pour engendrer un mouvement ;
2 : mouvement partiel contre la pesanteur ou mouvement complet sans intervention de la pesanteur ;
3 : mouvement contre la pesanteur d'amplitude complète ;
4 : mouvement d'amplitude complète contre une résistance modérée,
5 : mouvement d'amplitude complète contre une forte résistance (force musculaire normale).
Une précision supérieure peut être apportée par des cotations intermédiaires, affectées des signes + ou -. Cette classification s'applique plus spécialement aux atteintes périphériques.
Dans les atteintes motrices centrales où, notamment, le muscle reste le plus souvent apte à une mise en tension de puissance normale, le bilan devra porter sur :
- la commande volontaire, en particulier : force, amplitude, vitesse du mouvement, syncinésies ;
- le tonus : intensité et persistance de la spasticité ; amplitude d'apparition du mouvement et vitesse du mouvement déclenchant dans les troubles supramédullaires (bilan rendu difficile par la variabilité de la spasticité dans le temps, qui doit comporter notamment l'évaluation de l'exagération du réflexe d'étirement, de la faiblesse de la contraction musculaire, du maintien postural et des troubles gestuels) ; appréciation de la spasticité par exagération du réflexe myotatique et des contractures spontanées ou liées à l'exagération des réflexes ostéotendineux dans les troubles médullaires (quantification par des échelles adaptées).
Syn. testing musculaire (anglicisme)
Édit. 2017
blaste n.m.
blast cell
Progéniteur immature non différencié des lignées hématopoïétiques.
L’engagement dans l’une des deux voies de la différenciation hématopoïétique est désigné par le préfixe myélo ou lympho (myéloblaste, lymphoblaste, classification FAB) érythro pour les érythroblastes, mégacaryo pour les mégacaryoblastes.
Étym. gr. blastos : germe
→ lymphoblaste, myéloblaste, érythroblaste, mégacaryoblaste, transformation lymphoblastique
Édit. 2017
brachydactylie n.f.
brachydactylia
Brièveté anormale d'un ou de plusieurs doigts ou orteils.
Elle peut constituer une malformation isolée, très souvent héréditaire et volontiers à transmission autosomique dominante, ou représenter l'un des éléments d'un ensemble malformatif, comme l'achondroplasie, ou encore une lésion secondaire à une maladie acquise, comme la polyarthrite chronique de l'enfant.
La classification de Bell distingue les brachydactylies de type A (A1, A2, A3 et A4), B, C, D et E selon que le raccourcissement porte sur les phalanges moyennes, terminales ou proximales, touche les doigts et orteils ou seulement certains d'entre eux, affecte les métacarpiens et éventuellement les métatarsiens, est associé ou non à des déformations des segments de doigt.
La brachysyndactylie associe une brachydactylie avec une symphalangie ou une syndactylie. La brachyclinodactylie associe une brachydactylie à une inclinaison latérale des doigts.
Julia Bell, généticienne britannique (1951)
Étym. gr. brakhus court ; daktulos doigt ; sun avec ; klinos incliné
[A4,O6,Q2,Q3 ]
Édit. 2017
Broders (degré de) l.m.
Broders’ grading
Classification histologique des tumeurs de vessie visant à évaluer leur degré d'anaplasie.
Universellement utilisée, elle a été modifiée par Mostofi.
A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1932)
Édit. 2017
Broders (classification de) l.f.
Broders grading
Classification histologique qui répartit les cancers spinocellulaires en 4 types de gravité croissante selon leur degré d'infiltration en profondeur et selon la proportion plus ou moins élevée de cellules bien différenciées qui les constituent.
Le type IV correspond aux formes très anaplasiques, c'est-à-dire comportant moins de 25% de cellules différenciées, et infiltrantes : son pronostic est le plus mauvais.
A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1932)
→ Broders (degré de), cancers spinocellulaires
[F3, J1]
Édit. 2020
brûlure n.f.
burn
Destruction des téguments, voire des tissus sous-jacents, sous l'action d'un agent thermique (flammes, contacts liquides solides ou gazeux), chimique, électrique, ou de radiations ionisantes.
La gravité est évaluée en fonction de la surface, de la profondeur, mais aussi du terrain et des atteintes associées. La classification de la profondeur est déterminée selon trois degrés ; brûlure du 1er degré : érythème douloureux plus ou moins œdémateux ; brûlure du 2ème degré, soit superficiel (bulles circonscrites ou phlyctènes très douloureuses sur une surface rouge œdémateuse très douloureuse), soit profond (même aspect mais avec une atteinte dermique) ; brûlure du 3ème degré : atteinte de toute l'épaisseur cutanée avec escarre, voire carbonisation des tissus sous-jacents.
La chaleur, cause principale des brûlures, agit par les rayons infrarouges ou par contact direct (corps chaud solide, liquide, vapeur d'eau ou gaz brûlants).
Les radiations ionisantes (ultraviolets, rayons X et γ, etc.) ou non ionisantes (ultrasons), et de nombreux corps chimiques liquides (acides sulfurique, chlorhydrique et fluorhydrique, soude, potasse, ammoniaque) ou gazeux (chlore, ammoniac, ypérite, etc.) peuvent produire des brûlures.
L'abrasion de la peau par friction produit un effet équivalent à celui d'une brûlure.
Par la chaleur que dégage leur passage, tous les courants et ondes électriques peuvent provoquer des brûlures profondes, parfois très graves. Elles intéressent surtout les muscles et les vaisseaux, tissus plus conducteurs que la peau ou les tissus adipeux. C'est pourquoi des normes rigoureuses limitent le courant de fuite des appareils électriques (intensité < 3 A).
Les courants continus, même très faibles, libèrent de la soude à la cathode par électrolyse du chlorure de sodium contenu dans les liquides interstitiels : leur passage prolongé est la cause de brûlures chimiques au niveau de l'électrode (cathode) placée sur la peau.
La gravité d'une brûlure dépend de la quantité d'énergie destructrice dissipée dans les tissus lésés, énergie qui est donnée par le produit énergie = puissance x durée d'application.
Le volume exposé doit aussi être pris en considération. L'énergie dissipée agit dans un volume plus grand que celui de la cible initiale du fait de la diffusion vers les tissus voisins, même après que la cause initiale ait cessé son action.
La gravité d'une brûlure est aussi fonction du volume intéressé. Pour la peau le volume est proportionnel au produit de la surface brûlée par l'épaisseur de la lésion, épaisseur estimable par celle de l'œdème. Ex. une brûlure cutanée intéressant 55% de la surface corporelle (soit 1 m2 chez un adulte de 1,8 m2 de surface corporelle), avec un œdème de 3mm d'épaisseur équivaut à une hémorragie grave, car elle entraîne un volume de plasma extravasé de 1 m2 x 3mm = 3 litres. Il faut donc compenser d'urgence une telle perte de liquide si l'on veut éviter l'arrêt cardiaque.
Enfin la gravité d’une brûlure chimique dépend du produit en cause. Un produit alcalin continue à agir en profondeur provoquant des brûlures térébrantes malgré le lavage à grande eau. Il faut parfois effectuer un nettoyage chirurgical pour éviter cette action en profondeur dite de liquéfaction. Les brûlures par acides provoquent au contraire une action de coagulation des protéines de surface qui limite l’action en profondeur.
Étym. francique brojan : échauder, avec influence du lat. ustulo : brûler
→ irradiation aigüe, surface corporelle, ultrasons, brûlés (premiers soins aux), brûlés (troubles psychiques des), brûlé (anesthésie du), brûlure (degré de gravité des), brûlure électrique
Édit. 2017
cadmium n.m.
cadmium
Élément métallique de numéro atomique 48, de masse atomique 112,4, souvent présent dans les minerais de zinc dont il est l'homologue dans la classification périodique des éléments.
Les sels de cadmium sont toxiques. La grande affinité de la métallothionéine pour le cadmium fait qu'il est activement capté par les entérocytes et entreposé dans le foie.
Symb. Cd
[C1]
calvitie hippocratique l.f.
hippocratic alopecia
Alopécie androgénogénétique stade VI (couronne hippocratique haute) ou stade VII (couronne hippocratique basse) dans la classification de Hamilton ou Nordwood-Hamilton.
J. B. Hamilton, anatomiste américain (1951) ; O. T. Norwood, dermatologiste américain (1975)
Étym. Hippocrate, médecin grec du Vème siècle avant J. C., atteint selon la tradition d’une alopécie androgénogénétique importante
Syn. couronne hippocratique
→ alopécie androgénogénétique, Hamilton (classification de)
[J1]
Édit. 2015
cancer bronchiolo-alvéolaire l.m.
alveolar carcinoma, bronchioloalveolar carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire anormale développée aux confins des bronchioles et des alvéoles.
C'est un sous-type rare (3% des cancers broncho-pulmonaires dans sa forme pure) des adénocarcinomes broncho-pulmonaires primitifs dans la classification O.M.S.de 1999, mais il existe un continuum anatomoclinique avec les adénocarcinomes mixtes comportant une composante bronchiolo-alvéolaire, beaucoup plus fréquents. Il est défini comme une prolifération tumorale de cellules mucineuses ou non mucineuses (pneumocytes de type II ou cellules de Clara) se développant à la surface des alvéoles, sans réaction stromale ni infiltration des parois inter-alvéolaires. Il touche plus souvent la femme non fumeuse. L'expression radiologique la plus fréquente est celle d'un nodule périphérique unique en verre dépoli. Plus rarement, sont observées des formes pneumoniques ou des nodulesmultiples.
Il s’agit d’une tumeur a priori de bon pronostic, puisque sans pouvoir métastasiant. Les formes de type mucineux peuvent toutefois diffuser par voie alvéolaire et sont souvent multifocales. Leur chimiorésistance classique est remise en cause et elles pourraient bénéficier des inhibiteurs de la tyrosine-kinase de l’EGFR ("Epidermal Growth Factor Receptor").
M. Clara, anatomopathologiste allemand (1937)
Syn. carcinome bronchiolo-alvéolaire
→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique, cellule de Clara
[F2,K1]
cancer bronchique à grandes cellules l.m.
giant cells indifferencied bronchial carcinoma
Carcinome non à petites cellules sans signes de différenciation épidermoïde ou glandulaire ou de sécrétions intracellulaires en microscopie optique.
Représentant 10 à 20% des cancers broncho-pulmonaires, il comporte plusieurs sous-types : carcinome neuro-endocrine à grandes cellules (exprimant en immuno-histochimie au moins un marqueur neuro-endocrine et dont le pronostic se rapproche des carcinomes à petites cellules) , carcinome basaloïde ou encore carcinome à grandes cellules claires.
On les subdivise dans la classification de l'OMS en carcinome à cellules claires par dégénérescence du cytoplasme, sans valeur pronostique particulière et carcinome à cellules géantes avec 20 à 30% de cellules ayant 4 à 6 fois la taille des autres cellules tumorales, de mauvais pronostic. De telles cellules peuvent se voir dans des territoires mal différenciés d'adénocarcinomes, moins souvent dans des territoires de carcinomes épidermoïdes. Le traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules.
Syn. carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules.
→ cancer bronchique, carcinome basaloide, carcinome épidermoïde
[F2,K1]
cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)
small cell lung carcinoma
Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase).
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types histologiques des carcinomes broncho-pulmonaires primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique
Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase, synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines
[A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer de la prostate l.m.
prostate cancer
Terme général désignant l'ensemble des tumeurs malignes de la glande prostatique dont l'adénocarcinome, développé aux dépens des acinus, est de loin la plus fréquente, à côté de rares cas de carcinomes neuroendocrines (purs ou associés à des lésions d'adénocarcinome) et de très rares sarcomes prostatiques (principalement rhabdomyosarcome chez l’enfant, leïomyosarcome chez l’adulte).
L’adénocarcinome prostatique est en fréquence le deuxième cancer de l’homme, après celui du poumon. En France son incidence annuelle a considérablement augmenté ces dernières années, augmentation due en grande partie à la pratique du dépistage par le dosage du PSA (Prostatic Specific Antigen, Antigène spécifique prostatique) avec 71 000 nouveaux cas annuels, (projection InVS 2011). En revanche, la mortalité qui lui est due a tendance à diminuer responsables de 8700 décès (projection InVS 2011=. Variable selon les pays, l’incidence la plus élevée se trouve chez les noirs des États-Unis. Aucun facteur étiologique ou environnemental n’a été formellement mis en évidence. Par contre des facteurs familiaux et génétiques sont prouvés, et certains gènes identifiés. Son développement est androgénodépendant, du moins au début de l’évolution.
L’intérêt du dépistage organisé (diminution de la mortalité), basé sur le dosage du PSA n’a pas été prouvé. Le diagnostic, souvent suspecté sur une élévation du taux de PSA, ne peut reposer que sur l’histologie. Il est parfois fait sur les copeaux d’une résection endoscopique pour adénome. La coexistence des deux affections est fréquente. Le pronostic dépend en partie du grade histologique de Gleason établi sur des critères architecturaux et de l’importance de l’extension. Celle-ci peut être locale, franchissement capsulaire, envahissement du plan séminal, des espaces cellulaires périprostatiques, du plancher vésical (avec retentissement sur le haut appareil), du rétro-péritoine, régionale (extension aux chaînes lymphatiques ilio-obturatrices), ou métastatique (squelette principalement, poumon, névraxe). Elle est codifiée par la classification TNM. Le taux de PSA est un témoin de l’importance de la masse tumorale. Le traitement repose sur la chirurgie, la radiothérapie et l’hormonothérapie anti-androgénique. Cette hormonothérapie repose sur divers moyens : pulpectomie testiculaire, agonistes de la LH-RH, anti-androgènes. Le traitement des cancers localisés est curatif et repose soit sur la chirurgie (prostatectomie totale associée à la lymphadénectomie pelvienne, associée éventuellement à une radiothérapie externe, soit sur la radiothérapie (brachythérapie ou radiothérapie externe); selon les données du bilan initial une hormonothérapie adjuvante peut être entreprise. Le traitement des formes évoluées localement et/ou métastatiques devient palliatif, associant de façon diverse chirurgie, radiothérapie et l’hormonothérapie, En cas d’échappement à celle-ci, une chimiothérapie peut être proposée. Le pronostic dépend du stade initial de la tumeur et de sa forme histologique.
D. F. Gleason, anatomopathologiste américain (1966)
Syn. carcinome de la prostate
→ adénocarcinome, rhabdomyosarcome, leïomyosarcome, antigène spécifique de la prostate, PSA, Gleason (score de), TNM (classification), hormonothérapie, agoniste de la LHRH, antiandrogène, pulpectomie testiculaire, brachythérapie
[F2,M2]
cancer de l'estomac l.m.
stomach cancer, gastric cancer
Cancer se développant aux dépens du tissu de l’estomac, adénocarcinome dans 85 % des cas
Les autres formes histologiques sont des lymphomes malins non hodgkiniens (de type MALT par exemple), et, dans 1 à 3 % des cas, des sarcomes (avec en particulier les GIST) et des métastases d'autres tumeurs.
En France, sa fréquence diminue nettement (8500 cas annuels en 1980), 6400 en 2011, il est responsable de 3400 décès en 2011 (données InVS).
Il touche plus particulièrement l’homme de plus de 65 ans. Les facteurs de risque sont l’anémie de Biermer, la gastrite chronique, les infections à Helicobacter pylori, le tabagisme, l’alimentation fumée, des antécédents familiaux de cancers gastriques dont les porteurs de la mutation du gène de la cadhérine E (CDH1) le syndrome de Lynch et le cancer gastrique diffus héréditaire.
La région antro-pylorique est la plus souvent atteinte (50 à 60% des cas). A côté des formes ulcérées ou bourgeonnantes, il en est d’infiltrantes ou planes de diagnostic parfois difficile. Parfois l’aspect est celui d’une linite plastique témoin d’une infiltration diffuse de la paroi gastrique liée à une stroma réaction fibreuse exhubérante.
Histologiquement on distingue les formes différenciées, papillaires ou mucineuse, tubulaires et les formes à cellule isolées dites en « bague à chaton » (classification de Laurén).
Le cancer peut être limité à la muqueuse ou à la sous-muqueuse. Ces cancers dits « superficiels « ne sont pas exempts du risque d’un envahissement ganglionnaire.
Le traitement est essentiellement chirurgical, associé ou non en fonction de l’extension à une radiothérapie et/ou une chimiothérapie.
H. T. Lynch, oncologue et généticien américain (1966) ; P. A. Laurén, anatomopathologiste finlandais (1965)
Syn. cancer gastrique, carcinome gastrique.
→ adénocarcinome, lymphome malin digestif, MALT, TNM (classification), GIST
[F2,L1]
cancer de l'ethmoïde l.m.
ethmoid cancer
Le cancer de l’ethmoïde est essentiellement un adénocarcinome, (80% des cas) touchant principalement les travailleurs du bois surtout exotique (menuisiers et ébénistes).
Tumeur rare représentant 0,2 à 0,8% des cancers, 2,5 à 3% des cancers de la tête et du cou. Il concerne 10 % des cas de cancers des sinus de la face. Les hommes de plus de 50 ans sont les plus touchés Il est dû à la suspension dans l'air de tanins contenus dans le bois, qui s'accumulent sur la muqueuse des fosses nasales. Les signes en sont une obstruction nasale et des écoulements par le nez, répétés peu abondants, clairs ou hémorragiques, Le traitement dépend de l’extension précisée par la classification T.N.M., chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. Il est considéré comme une maladie professionnelle
→ adénocarcinome, cancer de la tête et du cou, TNM (classification)
[E2, F2, P1]
Édit. 2020
cancer de l'œsophage l.m.
oesophageal cancer
Le cancer de l’œsophage naît le plus souvent dans la muqueuse prenant, dans 80% des cas, les caractères d’un carcinome épidermoïde ou parfois, au niveau du bas œsophage, ceux d’un adénocarcinome tandis que les sarcomes naissant à partir de la musculeuse sont beaucoup plus rares.
En France (données InVS 2011), l’incidence annuelle qui a tendance à diminuer est d’environ 4 300 nouveaux cas, il est responsable d’environ 3700 décès annuels. Il touche plus volontiers les hommes sex ration : 2.75. Surtout fréquent dans le Nord et l’Ouest de la France. L’âge moyen de survenue est de 67 ans chez l’homme et de 73 ans chez la femme. Le cancer épidermoïde est essentiellement lié au risque alcoolo-tabagique ce qui explique sa survenue plus fréquente chez les sujets atteints de cancers du même type touchant la sphère ORL. Le facteur de risque de l’adénocarcinome, qui tend à devenir de plus en plus fréquent, est l’endobrachy-œsophage dit encore œsophage de Barrett, secondaire à une cicatrisation anormale d’une œsophagite liée à un reflux gastro-œsophagien ; il augmente le risque de 30 à 125 fois. Un indice de masse corporelle élevé est un autre facteur de risque. Le signe d’appel majeur est la dysphagie. Quelle que soit sa forme histologique, le pronostic de ce cancer est très sévère lié surtout à un envahissement médiastinal précoce, son traitement dépendant de son stade d’extension (précisé par la classification TNM) repose sur la chirurgie et/ou la radiothérapie. Il est relativement peu chimiosensible.
N. R. Barrett chirurgien britannique (1950)
Syn. carcinome œsophagien
→ adénocarcinome, sarcome du tube digestif, Barrett (œsophage de)
[F2,L1]