Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

910 résultats 

empéripoïèse n.f.

emperipoïese

Présence d'une cellule à l'intérieur d'une autre cellule sans qu'aucune d'entre elles ne soit endommagée.
Des cellules de la moelle osseuse telles qu'érythroblastes, granulocytes ou lymphocytes peuvent ainsi se glisser à l'intérieur des mégacaryocytes et circuler entre les membranes de démarcation.

Étym. gr. en : dedans ; peripoiesis : action de tourner autour)

[A2]

Édit. 2019

endomitose n.f.

endomitosis

Processus de multiplication des constituants cellulaires, nucléaires et cytoplasmiques, sans division cellulaire, aboutissant à une augmentation de la ploïdie, de la lobulation du noyau et de la taille de la cellule, la conjugaison de ces éléments aboutissant à la constitution d’une cellule géante.
L’exemple classique en est le mégacaryocyte de la moelle osseuse.

Étym. gr. endon : dedans ; mitose

ploïdie

[A2,C3]

Édit. 2018

entérocyte n.m.

enterocyte

Cellule constituant la population cellulaire la plus abondante du revêtement épithélial des villosités de l'intestin grêle et des cryptes de Lieberkühn.
Elle est de type cylindrique haut, à plateau apical strié, à noyau basal, à cytoplasme riche en mitochondries, reflétant les besoins énergétiques impliqués dans les phénomènes d'absorption à travers la membrane plasmique de la cellule.

J. N. Lieberkühn, anatomiste allemand (1745)

[A2, L1]

Édit. 2020

épithélioïde adj.

epithelioid

Caractérise la cellule conjonctive, l'histiocyte, ressemblant à une cellule épithéliale.

[A2]

Édit. 2020

exclusion postzygotique l.f.

post-zygotic exclusion

Durant un transfert génétique, une conjugaison ou une transduction, absence d'expression d'un gène de la cellule donatrice résultant de sa non-recombinaison dans la cellule réceptrice après son transfert.

exclusion prézygotique

[Q1]

Édit. 2018  

exclusion prézygotique l.f.

pre-zygotic exclusion

Durant un transfert génétique, une conjugaison ou une transduction, absence d'expression d'un gène de la cellule donatrice résultant de sa non-transmission à la cellule réceptrice.

exclusion postzygotique, recombinaison génétique

[Q1]

Édit. 2018  

extinction de gène post transcriptionnelle n.f.

post transcriptional gene silencing

Dégradation d’un ARNm cible par l’introduction dans la cellule d’ARN non codant ou d’ADN simple ou double brin, de séquence courte (12-25 nucléotides) bloquant ainsi la synthèse de la protéine correspondante.
Plusieurs méthodes ont été proposées dont trois fréquemment utilisées sont les suivantes : l’ARN interférence par des siARN (petits ARN interférents ou « small interfering ARN »), l’ARN interférence par des shARN (petits ARN en épingle à cheveu ou « small hairpin ARN »), la dégradation de l’ARNm par des ASO (oligonucléotides antisens ou « allele-specific oligonucleotide »). Les deux premières techniques utilisent des micro ARN interférents. Les siARN sont des petites séquences d’ARN simple ou double brin. Introduits dans la cellule, ils sont reconnus par le complexe RISC (« RNA-induced silencing complex »), complexe de protéines les incorporant et permettant ainsi leur hybridation avec l’ARNm cible et, en conséquence sa dégradation et l’arrêt de la traduction. Les ASO sont des courtes séquences d’ADN simple brin qui se lient à l’ARNm cible. L’hybridation est suivie du clivage du complexe ARN-ADN et de la dégradation de l’ARNm par une enzyme endogène, la RNase H.

[Q1]

Édit. 2018  

filament intermédiaire l.m.

intermediate filament

Structure protéique fibreuse, stable, de 8 à 12 nanomètres, taille intermédiaire entre le microtubule et le microfilament, avec lesquels elle constitue le système des protéines fibreuses de la cellule ou cytosquelette.
Ses propriétés biochimiques et biophysiques expliquent ses fonctions sur la forme de la cellule, la distribution des organites intracellulaires, y compris le noyau, les contacts intercellulaires et les interactions entre la surface cellulaire, le cytoplasme et le noyau. Dans les cellules épithéliales, les filaments intermédiaires sont constitués de kératine et répondent aux tonofilaments ou tonofibrilles ; ceux-ci forment un réseau intracytoplasmique résistant au niveau des jonctions intercellulaires reliant les cellules épithéliales entre elles. Dans les cellules d’origine mésodermique, les filaments intermédiaires sont souvent constitués de vimentine.
Leur accumulation peut donner naissance à des entités histologiques : corps de Mallory, amas neurofibrillaires de la maladie d'Alzheimer. l'immunocytochimie, à l'aide d'anticorps monoclonaux permet de les identifier, et, par leur distribution, de mieux classer certaines tumeurs peu différenciées (par ex. présence de kératine dans les carcinomes et les mésothéliomes, de desmine dans les tumeurs musculaires lisses et striées, de vimentine dans les tumeurs mésenchymateuses, de filaments gliaux dans les tumeurs gliales, de neurofilaments dans les tumeurs neuronales.

F. B. Mallory, anatomopathologiste américain (1903-1904) ; A. Alzheimer, neuropathologiste allemand (1906)

kératine, vimentine, corps de Mallory,  maladie d'Alzheimer, desmine

[ C1, C3]

Édit. 2019

follicule ovarien l.m.

ovarian follicle

Formation de taille variable suivant son stade de développement, située dans la corticale ovarienne.
Elle résulte de l‘évolution du gamète femelle depuis le stade d’ovogonie, cellule germinale primordiale ayant migré au début du développement fœtal dans le cortex ovarien, jusqu’au stade de follicule mature aboutissant à l’ovulation puis éventuellement à la fécondation. Pendant cette maturation, outre les divisions méïotiques, la cellule germinale grossit, se transforme en gamète mature ou ovocyte qui s’entoure d’une couche de cellules dites folliculeuses pour former le follicule primordial puis le follicule primaire contenant un ovocyte plus volumineux entouré de cellules folliculeuses en plusieurs couches ou cellules granuleuses ou cellules de la granulosa. Ces cellules qui synthétisent prégnénolone et progestérone et convertissent androgène en œstrogène par aromatisation, sont séparées de l’ovocyte par une lame glycoprotéinique ou zone pellucide.
Au cours du développement folliculaire, les cellules du stroma ovarien alentour s'organisent en une couche continue autour du follicule constituant la thèque folliculaire.
Au stade de follicule secondaire ou antral, une cavité remplie de liquide, l’antrum folliculaire, se creuse dans les cellules granuleuses ; l‘ovocyte, qui a atteint sa taille à peu près définitive, se trouve repoussé au sein d’une zone épaisse de la granulosa ou cumulus oophorus, tandis que la thèque se différencie en une couche interne, thèque interne, sécrétant principalement androsténedione et de petites quantités d’œstradiol ; et en une couche externe, thèque externe, plus ou moins confondue avec le stroma ovarien adjacent et sans activité endocrine.
Au stade d’ovocyte II débute la deuxième division méïotique, tandis que l’antrum folliculaire s’agrandit et que l’ovocyte s’entoure de plusieurs couches cellulaires constituant la corona radiata ; c’est le stade du follicule de de Graaf (1672). Il faut noter que tous les follicules primordiaux ne parviennent pas à ce stade de follicule mature ; nombreux sont ceux qui dégénèrent à un stade ou à un autre de leur évolution, donnant un follicule atrétique.

R. de Graaf, anatomiste néerlandais (1641-1673)

Étym. lat. folliculus : petit sac

[A1,O3]

Édit. 2018

génome n.m.

genoma

Ensemble du matériel génétique, codant et non codant, d'une cellule, d'un virus ou d'un organite, c'est-à-dire du patrimoine chromosomique héréditaire.
Selon le mode de transmission du patrimoine génétique, le génome est qualifié d'haploïde, de diploïde ou de polyploïde, lorsqu'il y a une seule, deux ou plusieurs copies du chaque chromosome dans la cellule.

haploïde, diploïde, polyploïde

hémangio-péricytome n.m.

hemangiopericytoma

Tumeur vasculaire circonscrite rare, apparaissant à tout âge et le plus souvent localisée dans le tissu sous-cutané, d'aspect clinique peu caractéristique, consistant en un nodule hypodermique indolore, bien délimité, de teinte parfois bleutée, de volume variable et de consistance généralement ferme.
À l'examen histologique, on observe de nombreux capillaires de forme irrégulière, entourés de leur endothélium, logés dans une masse de cellules globuleuses ou fusiformes appelées péricytes de Zimmermann, rappelant tantôt la cellule glomique, tantôt la cellule musculaire lisse. La prolifération tumorale se fait à l’extérieur de ces vaisseaux. D'après l'aspect des vaisseaux et le degré d'anaplasie cellulaire, l'histologie permet de distinguer une forme bénigne, une forme maligne limite et une forme maligne franche de la tumeur. Des métastases viscérales et osseuses surviennent par voie sanguine dans les trois quarts des formes malignes limites et dans les formes malignes.

K. W. Zimmermann, anatomiste alleman (1923)

Étym. gr. haima : sang ; aggeion : vaisseau ; peri : autour ; kytos : cellule ; ôma : tumeur

[K4,O3]

Édit. 2015

hémocytoblaste n.f.

haemocytoblast

Cellule de 30 µm ayant un cytoplasme basophile,peu abondant et un noyau régulier qui se trouve dans la moelle osseuse et qui serait intermédiaire entre la cellule souche et le myéloblaste, le mégacaryoblaste et l’érythroblaste.

Étym. gr. haïma : sang ; kutos : cellule ; blastos : germe

Syn. hématoblaste

[F1]

histiocyte "bleu de mer" l.m.

“sea-blue" histiocyte

Grande cellule histiocytaire à noyau excentré, à cytoplasme riche en granules lipidiques colorés en bleu-vert par le Giemsa, contenant des sphingomyélines et d'autres phospholipides acides tels que l'acide bislysophosphatidique.
Ce type de cellules s'observe dans la moelle osseuse, le foie et la rate, dans le syndrome des histiocytes "bleu de mer", dyslipoïdose héréditaire, maladie de Niemann-Pick ; mais aussi dans beaucoup d'autres affections hématologiques : purpura thrombocytopénique idiopathique, leucémie myéloïde chronique, polycythémie, myélome multiple, maladie de Hodgkin, Étym. gr. histion : toile ; kutos : cellule etc.

[F1]

Édit. 2015

H+/K+ adénosyltriphosphatase (H+/ K+ ATPase, pompe à proton) n.f.

H+/K+ adenosyltriphosphatase (H+/K+ ATPase, proton pump)

Enzyme située au pôle apical des cellules pariétales de la muqueuse gastrique, de la muqueuse colique et des cellules épithéliales du canal collecteur des reins et assurant le transport électroneutre d’un ion H+ hors de la cellule en échange d’un ion K+ vers la cellule grâce à l’hydrolyse de l’adénosine triphosphate (ATP) en adenosine diphosphate et phosphate.


La H+ / K+ ATPase comporte deux sous-unités codées par des gènes différents, l'une,  responsable de l'activité catalytique et de l’échange des cations, l'autre, ß intervenant dans le routage de l’enzyme du cytoplasme vers la membrane. Le potassium réabsorbé est recyclé vers la cavité gastrique ou la lumière du tube par un cotransporteur chlore / potassium. La sous-unité α diffère dans l’estomac (α1) et le colon (α2). Les deux isoformes sont présentes dans les reins. Dans l’estomac, la H+ / K+ ATPase assure l’acidité du suc gastrique en créant un gradient de pH élevé avec les liquides interstitiels (de 1 à 7, 4). Dans le canal collecteur, elle est présente dans les cellules intercalaires de type A et contribue en excrétant des ions H+ sous forme d’ions NH4+ et d’acidité titrable à maintenir l’équilibre avec ceux générés par le métabolisme des aliments (oxydation du soufre de la méthionine en acide sulfurique et formation d’acides organiques). Dans l’estomac, le principal stimulus de la H+ / K+ ATPase est la prise d’aliments qui agit en provoquant la sécrétion d’histamine, de gastrine et d’acétylcholine, elles-mêmes stimulant via la formation d’AMP cyclique la protéine kinase A activant in fine la pompe. Dans le canal collecteur, la H+ / K+ ATPase est stimulée par l’acidose métabolique et l’hypokaliémie. Le déficit fonctionnel de la H+ / K+ ATPase rénale conduit à l’acidose tubulaire distale qui associe impossibilité d’acidifier les urines en dessous de pH 5,5, acidose et hypokaliémie. L’oméprazole, le lansoprazole et le rabéprazole inhibent la pompe à proton de façon irréversible, nécessitant ainsi la synthèse de nouvelles molécules pour que la fonction de la pompe soit assurée. Ces molécules sont utilisées essentiellement dans le traitement de l’ulcère de l’estomac. La H+ / K+ ATPase n’est pas la seule pompe à protons. D’autres types existent qui diffèrent par leur localisation intracellulaire, l’existence ou non d’un cotransport et, si oui, la nature de l’ion associé.

AMP cyclique, protéine kinase A, Albright (acidocétose d'), oméprazole, lansoprazole, rabéprazole, ulcère gastrique, ulcère duodénal

[C3]

Édit. 2015

induction zygotique l.f.

zygotic induction

Lors du transfert d'un chromosome porteur d'un prophage dans une cellule non lysogène, induction spontanée du cycle lytique du prophage.
Elle résulte de l'absence de molécules de répresseur du prophage dans la cellule réceptrice.

Étym. lat. inductio : action d'introduire, de conduire (inducere : tirer dedans, vers)

conjugaison, mobilisation d'un génome

influx nerveux l.m.

nervous impulse, nerve influx

Forme de signal particulière à la fonction nerveuse, transmise par les neurones, et dont la vitesse varie de 10 à 100 m/s selon les nerfs et les espèces.
Comme toute cellule, le neurone contient au repos une charge électrique positive à l'extérieur de la membrane et négative à l'intérieur (polarisation), due à la différence de concentration en ions positifs (sodium, Na+, et potassium, K+, notamment) des liquides intra- et extracellulaires, entretenue par la "pompe à Na". C'est par une modification de ce potentiel transmembranaire de repos, avec dépolarisation, que se crée le signal nerveux, donnant naissance au potentiel d'action : la membrane devient brusquement perméable aux ions Na+, puis K+.
Après une piqûre cutanée, un potentiel local de récepteur ou potentiel générateur se propage passivement sur quelques millimètres et disparaît immédiatement. C'est dans cette zone gâchette que se décide, selon la loi du tout ou rien, la propagation de l'influx.
Celle-ci se traduit d'abord par une pénétration localisée d'ions Na+ jusqu'à positivation de la surface interne de la membrane, puis très rapidement, par la fermeture du canal sodium et l'ouverture du canal potassium et avec sortie de ces ions de la cellule, rétablissant le potentiel négatif de départ. Le potentiel d'action ainsi créé se propage le long de l'axone.
Le système nerveux dispose d'un véritable code selon la nature du stimulus de base.

Étym. lat. in : vers l'intérieur ; fluxus : écoulement

interdigitant adj.

interdigitating

Se dit d’une cellule dont la membrane présente une interdigitation avec une cellule voisine.

Étym. lat. inter: entre ; digitus: doigt

kinocil n.m.

kinocilia

Cil unique situé à la périphérie d’un faisceau de 80 à 120 stéréocils à l’apex de la cellule sensorielle vestibulaire.
Le kinocil est le plus long de tous les cils du bouquet ciliaire de la cellule sensorielle de l’épithélium de la crête ampullaire et des macules otolithiques ; il pénètre profondément dans la cupule. Il n’est pas directement responsable de la transduction mécano-électrique mais provoque le déplacement de l’ensemble des stéréocils.

cellule sensorielle vestibulaire

KIT gene sigle angl. pour KIT proto-oncogene receptor tyrosine kinase ou v-kit Hardy-Zuckerman 4 feline sarcoma viral oncogene homolog

Le gène KIT, localisé sur le locus 4q12, agit sur la formation des protéines de la famille des récepteurs de la tyrosine kinase qui transmettent les signaux de la surface cellulaire à l’intérieur de la cellule grâce à un signal de transduction dont le récepteur, dénommé Kit, est exprimé à la surface de cellules hématopoïétiques aux phases initiales de leur développement.
Cette voie d’activation stimule de nombreux processus tels que la croissance, la prolifération, la migration des cellules germinales, celles du système hématopoïétique, les mastocytes, les cellules de Cajal et les mélanocytes.
Les mutations du gène KIT sont impliquées dans la leucémie myéloïde aigüe, les tumeurs stromales gastro-intestinales, le piebalbisme, la leucémie myéloblastique aigüe, le lymphome sinonasal à cellule naturelle tueuse T, des séminomes, la mastocytose systémique.

Syn. C-Kit, CD117, KIT_HUMAN, mast/stem cell growth factor receptor Kit, p145 c-kit, PBT, piebald trait protein, proto-oncogene c-Kit, proto-oncogene tyrosine-protein kinase Kit, SCFR, tyrosine-protein kinase Kit, v-kit Hardy-Zuckerman 4 feline sarcoma viral o

tyrosine kinase, leucémie myéloblastique aigüe (paysage génomique), mastocytose systémique, piébalbisme, tumeurs stromales gastro-intestinales, séminome

[Q1,L1,F1,J1]

lésion potentiellement létale l.f.

potentially lethal damage

Lésion produite dans une cellule irradiée et qui entraîne sa mort si elle est engagée dans le cycle de la mitose, mais peut se réparer si la cellule est en repos mitotique.

Sigle  : PLD

lymphocyte B n.m.

B lymphocyte

Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse où elle mature.
Chez l’oiseau, elle subit une maturation dans un organe associé au tube digestif, la bourse de Fabricius, (d’où le nom d’origine de ce type de lymphocytes). Elle constitue 10 à 20% des lymphocytes circulants et est également présente dans la moelle osseuse, dans les tissus lymphoïdes périphériques comme les nœuds lymphatiques, la rate et les amygdales, ainsi que dans les organes extralymphatiques, principalement le tractus gastro-intestinal.
Sous l’effet d’une stimulation antigénique, le lymphocyte B activé se transforme dans les tissus, en plasmocyte sécrétant des anticorps ou immunoglobulines lesquels sont les médiateurs de l’immunité humorale. Chaque lymphocyte B est programmé pour fabriquer un seul anticorps, lequel, placé sur la surface de cette cellule ou immunoglobuline de surface, agit comme un récepteur spécifique d’antigène. La liaison de l’antigène avec son récepteur est le signal qui déclenche la division du lymphocyte B et sa transformation en plasmocyte secréteur d’anticorps de même spécificité que l’immunoglobuline de surface. La première rencontre de l’antigène avec le lymphocyte B déclenche la réponse immunitaire primaire : un petit nombre de lymphocytes B de même clone maturent et deviennent des cellules à mémoire, à longue durée de vie, capables de répondre rapidement à n’importe quelle nouvelle rencontre avec l’antigène, fournissant alors la réponse immunitaire secondaire, rapide et importante. Outre l’immunoglobuline de surface, le lymphocyte B exprime plusieurs autres molécules essentielles à sa fonction : récepteurs du complément, récepteurs de Fc.

lymphocyte T n.m.

T lymphocyte

Cellule dérivée de précurseurs de la moelle osseuse et dont la maturation se fait dans le thymus où elle migre et prolifère, acquérant différents marqueurs de surface, pour devenir un lymphocyte T mature ou thymodépendant.
Elle constitue 60 à 70% des lymphocytes périphériques et est également présente dans les zones paracorticales des nœuds lymphatiques ainsi que dans les manchons péri-artériolaires de la rate. Lorsqu’il rencontre un antigène, le lymphocyte T le détruit, soit directement par cytotoxicité, soit indirectement par activation des lymphocytes B ou des macrophages : c’est l’immunité à médiation cellulaire. L’identification des différents marqueurs de surface permet de distinguer trois populations fonctionnelles de lymphocytes T:
- le lymphocyte T auxiliaire porte le marqueur de surface CD4. Grâce à la sécrétion des interleukines, il aide les autres lymphocytes dans leurs fonctions effectrices, telles que l’activation des lymphocytes B producteurs d’anticorps, la régulation de la fonction des lymphocytes T cytotoxiques et l’activation des macrophages dans la réponse inflammatoire chronique.
- le lymphocyte T cytotoxique porte presque toujours le marqueur de surface CD8. Il tue les cellules infectées par les virus et les cellules cancéreuses grâce à son interaction avec le lymphocyte T auxiliaire qui provoque son activation et sa prolifération. Il faut noter que certains grands lymphocytes circulants, non T et non B, sont naturellement cytotoxiques (cellule “ natural ” killer ou NK) à l’égard notamment de cellules tumorales et de cellules infectées par des virus : leur cytoplasme contient de nombreuses granulations azurophiles renfermant des hydrolases acides, d’où l’appellation parfois donnée de grand lymphocyte granuleux ; leur fonction dans l’immunité “ naturelle ” s’accomplit par l’intermédiaire de la sécrétion de cytokines, notamment l’interféron γ.
- le lymphocyte T suppresseur : il arrêterait la réponse immunitaire lorsque le stimulus déclenchant disparaît et supprimerait la réponse immunitaire à l’égard des autoantigènes. Il est souvent assimilé au lymphocyte T cytotoxique et porte comme lui le marqueur de surface CD8.

Étym. la lettre T est l'initiale de thymus, organe où prolifèrent les lymphocytes T

Syn. cellule T

T facilitant, T suppresseur, auxiliaire

malignité (signes cytologiques de) l.m.p.

Caractéristiques d'une cellule qui, bien qu'elle puisse être tout à fait semblable, dans certains cas, à une cellule normale de même lignée, comparée à cette dernière, présente le plus souvent des modifications morphologiques, isolées ou groupées, qui peuvent être suffisamment évocatrices, principalement lorsqu'elles s'observent dans un groupement cellulaire, pour permettre de conclure à sa nature cancéreuse.
Les principaux signes cytologiques de malignité sont la présence de mitoses nombreuses, parfois atypiques, tripolaires notamment, et de mitonécroses, de noyaux à contours irréguliers, plus ou moins bourgeonnants, hyperchromatiques et hypertrophiés, (d'où l'inversion du rapport nucléocytoplasmique), et renfermant des nucléoles volumineux et multiples, d’une basophilie cytoplasmique, d'éventuelles vacuoles intracytoplasmiques traduisant parfois une sécrétion de mucus.

Étym. lat. malignus : méchant

mélanocyte n.m.

melanocyte

Cellule dendritique synthétisant la mélanine, siégeant dans la couche basale de l'épiderme où elle forme avec les kératinocytes qui l'entourent l'unité épidermique de mélanisation.
Exprimant la protéine S 100, l’anticorps monoclonal HMB 45 et la Melan A, elle est présente plus particulièrement dans la peau, en nombre très variable selon les régions, les follicules pileux et l'oeil. La cellule nævique de Unna en représente la forme tumorale.

C. Masson, anatomopathologiste franco-canadien, membre de l'Académie de médecine (1848) ; P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1894)

Étym. gr. melas, melanos : noir ;  cytos : cellule

Syn. cellule claire de Masson

mérocrine adj.

merocrine
1) Se dit d'une glande dont la sécrétion se fait par expulsion hors de la cellule : le protoplasme cellulaire est préservé, la cellule demeure apte à poursuivre l’élaboration d’un nouveau matériel sécrétoire.
2) Se dit de cette sécrétion elle-même.
Ce type de sécrétion exocrine concerne les cellules mucipares gastriques, les acini séreux et muqueux.

L. Ranvier, histologiste français, membre de l'Académie de médecine (1869)

Étym. gr. méros : partie, krinein : sécréter

cellules mucipares gastriques, acini séreux et muqueux.

| page précédente | /37 | page suivante