Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

178 résultats 

jeûne (épreuve de) l.f.

fasting test

Épreuve fonctionnelle consistant à suspendre toute alimentation orale pendant 48 heures.
Elle est utile : soit pour affirmer le caractère organique d'une hypoglycémie, elle oblige dans ce cas à des dosages répétés de la glycémie et de l'insuline plasmatique ; soit pour affirmer le caractère sécrétoire d'une diarrhée chronique.

juge d'application des peines (JAP) l.m.

Magistrat du siège au tribunal de grande instance, chargé d'aménager l'exécution des sanctions pénales, qu'elles soient subies en milieu carcéral (réduction de peines, permissions de sortie, semi-liberté, etc.) ou en milieu libre (sursis avec mise à l'épreuve, interdiction de certains lieux, de certaines rencontres, etc.).
De plus en plus, le JAP fait appel à l'expert psychiatre avant de décider une mesure de liberté pour un criminel sexuel ayant commis un acte grave, afin d'évaluer le risque de récidive.

Lewis (épreuve de) l.f.

Lewis’ test, Lewis’ sign.
Epreuve acoumétrique comparant la perception lors d’une stimulation acoustique en conduction cartilagineuse et en conduction osseuse.
Le diapason est placé dans un premier temps sur le tragus puis sur la mastoïde. Le sujet doit comparer les deux types de perception. En cas d’audition normale ou de surdité de perception, la perception du son du diapason utilisant une stimulation par conduction cartilagineuse est nettement plus intense que celle utilisant la voie osseuse. Le « Lewis » est dit positif. En cas de surdité de transmission, particulièrement en cas de blocage ossiculaire (otospongiose), le phénomène inverse se produit. Le « Lewis » est alors dit négatif.

E. R. Lewis, otorhinolaryngologiste américain (1925)

Syn. test de Lewis-Federici

otospongiose

LH-RH (test à la) l.m. sigle angl. f. pour Luteinizing Hormone Releasing Hormone.

Épreuve fonctionnelle qui apprécie, après injection intraveineuse de LH-RH, la réserve hypophysaire en gonadostimulines FSH et LH.
Une élévation des teneurs plasmatiques de FSH et LH sous stimulation par LH-RH traduit un bon fonctionnement hypophysaire du secteur gonadotrope, alors que l'absence de réponse est l'indice d'une altération hypophysaire. Une réponse explosive témoigne au contraire d'une hypersensibilité hypophysaire caractéristique du syndrome de Stein-Leventhal.
En présence d’une infertilité masculine, ce test permet de différencier les déficits gonadotropes dont la réponse à la stimulation est faible, des insuffisances testiculaires primaires qui répondent par des valeurs très élevées.

ovaires polykystiques (syndromes des)

Lundh (repas ou test de) l.m.

Lundh’s test

Test d'exploration fonctionnelle pancréatique fondé sur la stimulation indirecte (nerveuse et hormonale) du pancréas exocrine par un repas d'épreuve.
Le seul paramètre mesuré est la concentration de trypsine dans le suc digestif recueilli par une sonde placée au niveau de l'angle duodénojéjunal. Ce test standardisé à une bonne valeur diagnostique mais ses résultats dépendent de la vitesse de vidange gastrique. Il a surtout l'inconvénient de nécessiter une intubation.

G. Lundh, chirurgien suédois (1962)

main instable ataxique l.f.

unstable ataxic hand

Tendance à la chute des doigts, chacun pour son compte, interrompue par de brusques contractions tendant à rétabir la position primitive, lors de l'épreuve de la main tendue avec occlusion des yeux (Alajouanine et Akerman).
Il s'agit d'un des signes d'une ataxie éventuellement unilatérale (hémiataxie), caractérisée par une hypotonie, un talonnement à la marche et un ajustement défectueux du geste quand il est effectué les yeux fermés. S'ajoutent à ces signes négatifs des réactions toniques d'évitement et des syncinésies d'imitation, manifestations positives.
Le diagnostic avec une syndrome cérébelleux devient d'autant plus difficile en cas d'association d'hypotonie, d'augmentation du ballant et de réflexes pendulaires.
Les lésions en cause se situent au niveau des cordons postérieurs, du thalamus et du cortex pariétal.

T. A. Alajouanine,  neurologue français, membre de l’Académie de médecine et A. Akerman, neurologue brésilien (1931)

Étym. gr. a, privatif : taxis : ordre

Master (test de) l.m.

Master’s test, two-step test

Épreuve destinée à l’étude de la fonction cardiaque et plus particulièrement de l’électrocardiogramme dans l’effort.
Elle consiste à faire monter et descendre par le sujet étudié, un escabeau de deux marches de 20 cm de haut, pendant une minute et demi, à une cadence variable avec l’âge, le sexe et le poids.
Le test de Master est une des épreuves utilisées pour déceler l’insuffisance coronaire avant ses manifestations cliniques. On lui préfère généralement aujourd’hui l’utilisation d’un tapis roulant ou d’une bicyclette ergométrique.

A. M. Master, médecin cardiologue américain (1929 et 1935)

méditest n.m.

meditest

Epreuve miniaturisée de biochimie pratiquée par une personne qualifiée cherchant pour une autre personne une information biologique de caractère physiologique ou pathologique.

Étym. médi : apocope de médical ; angl. test : épreuve, examen

analyse biochimique, autotest

milieux de culture du complexe tuberculosis l.m.p.

tuberculosis complex culture
Milieu solide à l'œuf coagulé, contenant du vert malachite pour inhiber la croissance des germes contaminants, le milieu de culture de Löwenstein-Jensen est le milieu de culture de référence.
À l'intérieur de ce complexe on ne peut identifier les différentes espèces en cause par hybridation. L'identification repose sur l'observation des colonies et sur les épreuves biochimiques.
Il existe plusieurs variantes du milieu de Löwenstein-Jensen : Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum poussent mieux si du pyruvate est additionné à ce milieu.
Le milieu de Coletsos donne des colonies plus volumineuses car en plus du glycérol, il contient du pyruvate et Mycobacterium bovis y pousse plus facilement.
Ces milieux à l'œuf sont très sensibles. Les colonies y ont un aspect caractéristique. Ils ont un très faible coût de revient, mais leur opacité ne permet pas d'observer l'apparition des colonies précocement. La culture est lente, 20 à 30 jours pour Mycobacterium tuberculosis, 45 à 60 jours pour Mycobacterium bovis et Mycobacterium africanum. Les souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes à l'isoniazide ont aussi une croissance lente.
Les milieux liquides et celui de Sauton permettent la croissance de Mycobacterium tuberculosis en une dizaine de jours sous forme d'un voile.
L'épreuve à la niacine (niacin-test) est positive pour Mycobacterium tuberculosis ; il réduit aussi les nitrates en nitrites (nitrate+). Mycobacterium bovis est nitrate(-) et niacine(-).

complexe tuberculosis

[D1]

Mingazzini (épreuve de) l.f.

Mingazzini's trial

Manœuvre destinée à rechercher un déficit moteur au niveau des membres inférieurs.
Le patient est placé en décubitus dorsal, les yeux fermés, cuisses à angle droit sur le bassin, jambes à angle droit sur les cuisses. En cas de déficit, le maintien de cette position est impossible.
Cette épreuve est particulièrement utile à la mise en évidence d'une hémiplégie fruste.

G. Mingazzini, neurologue italien (1859-1929)

mort (signes de la) l.m.

sign of the death

L'arrêt de la fonction mécanique du cœur, productrice du débit cardiaque, se constate par l'absence de pouls vérifiée à une carotide ou une artère fémorale.
L'arrêt de la ventilation est assez facile à constater mais, sous ventilation artificielle, il doit être vérifié par une épreuve de débranchement.
L'arrêt de l'activité cérébrale se traduit cliniquement par une immobilité totale de toutes les parties du corps et par la vérification de deux tracés électro-encéphalographiques «plats» pendant 40 minutes, à 4 heures d'intervalle au moins (certaines intoxications ou l'hypothermie profonde peuvent donner un tracé «plat», p. par exemple l'intoxication par le gamma- OH).
La mort récente se différencie facilement de l'état de léthargie qui correspondait dans les temps anciens à une profonde inconscience observée au cours des maladies fébriles graves (tuphos ou stupeur) ou des phénomènes hystériques apparus sous hypnose, des syncopes dont la durée ne dépasse pas quelques minutes et des apnées prolongées telles celles du sommeil. Il est en effet possible de faire réapparaître une fonction cardiaque et parfois respiratoire quelques minutes après un arrêt cardiaque total.

Arrêt définitif du cœur, absence totale de respiration spontanée et abolition de tous les réflexes du tronc cérébral (Art. R. 571-7-1 du Code de la Santé)

débranchement (épreuve de), gamma-OH, mort (datation de la)

névrite vestibulaire l.f.

Inflammation du nerf vestibulaire responsable d’un syndrome vestibulaire périphérique aigu

dû à la perte unilatérale, partielle ou totale, de la fonction vestibulaire.
La névrite vestibulaire se traduit par la survenue brutale, en quelques minutes, d’un violent vertige rotatoire avec nausées et vomissements, mais sans surdité ou acouphènes ni signes neurologiques. La crise est si forte qu’elle cloue le malade au lit durant au moins un à deux jours. L’examen clinique, forcément limité chez le patient très incommodé par son vertige, retrouve un nystagmus très intense au début et dont la secousse rapide bat vers le côté sain.
Le diagnostic ne peut en être affirmé que par la constatation à l’examen vestibulaire d’une hypo- ou d’une aréflexie unilatérale à l’épreuve calorique. L’audiogramme montre une audition normale. Il est intéressant d’étudier les potentiels évoqués otolithiques qui reflètent la fonction du nerf vestibulaire inférieur. Parfois, en effet, l’attente ne concerne que le nerf vestibulaire supérieur réalisant une névrite dissociée. Ceci est important car, en ce cas, il n’est pas rare d’observer, quelques semaines plus tard, la survenue d’un vertige paroxystique positionnel rendu possible par la conservation de la fonction du canal semi-circulaire postérieur.
Dans les cas typiques, il n’est pas indispensable d’effectuer une IRM. Spontanément, l’évolution se fait vers la guérison : le vertige s’amende en quelques jours et le malade recouvre son équilibre sans séquelles fonctionnelles vraies.
La cause est le plus souvent inconnue, présumée vasculaire ou virale (selon un mécanisme sans doute analogue à celui des paralysies faciales). Ainsi, un virus – sans doute le virus Herpès– présent dans le ganglion du nerf vestibulaire serait-il capable de se « réveiller » sous l’influence de facteurs variés et de déclencher une « neuropathie œdémateuse».
Le traitement consiste dans le repos allongé, l’administration d’un corticoïde à fortes doses et plus accessoirement d’un antivertigineux et d’un anti-émétique. Il semble essentiel de mobiliser au plus vite le malade afin de faciliter la compensation centrale, c’est-à-dire la capacité qu’a le cerveau de pallier la perte d’un des vestibules. Le pronostic est en général favorable avec récupération de la fonction ou compensation centrale.
Le terme de névrite est actuellement préféré à celui de neuronite.

Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur)

vertige, nystagmus, vestibulaire (exploration instrumentale), potentiels évoqués otolithiques, audiogramme, équilibre – nystagmographie, nerf vestibulaire

nouvelle échelle métrique de l'intelligence (NEMI) l.f.

new intelligence metrical scale

Reprise par R. Zazzo  de l'échelle initiale datant de 1949, afin d'améliorer sa validité d'épreuve de développement.
Destinée aux enfants de 3 à 14 ans, prédictive de la réussite scolaire, la NEMI présente néanmoins, malgré des améliorations notables, les limites propres à toutes les échelles issues du test de Binet-Simon.
Le critère du choix des épreuves est la réussite par une majorité. Le résultat d'un enfant donné n'évalue que son avance ou son retard actuel par rapport à cette norme.
L'échelle est structurée en facteur verbal. Un enfant peut obtenir un QI moyen et se trouver en difficulté d'adaptation scolaire. Le niveau global obtenu sous-estime les potentialités de l'enfant mais non ses capacités d'adaptation. Les échecs ou déficits peuvent être mis en rapport avec des perturbations affectives, qui doivent être confirmées par des tests projectifs.

R. Zazzo, psychologue français (1966)

[H4, O1]

Édit. 2018

nystagmus d'origine cervicale l.m.

cervical nystagmus

Nystagmus oculaire « à ressort » provoqué par les torsions du cou au cours de l’épreuve cervicale, les yeux ouverts dans l’obscurité.
Le sujet est soumis à des rotations alternées du corps, la tête étant maintenue fixe. Ce nystagmus est physiologique.

Étym. gr. nustazô : je m'incline

nystagmus optocinétique l.m.

optokinetic nystagmus (OKN)

Nystagmus à ressort physiologique provoqué par la stimulation itérative visuelle induite par des objets traversant successivement et rapidement le champ visuel.
La phase lente du nystagmus est dans le sens du déplacement des objets, la phase rapide dans le sens inverse.
L'épreuve optocinétique est pratiquée en clinique pour étudier le réflexe viso-oculomoteur. On provoque surtout, le nystagmus horizontal qui est le plus facile à observer. On le déclenche avec un tambour de Barany ou avec une écharpe, présentant des bandes alternées verticales noires et blanches que l'on déplace horizontalement devant les yeux. Le nystagmus optocinétique obtenu est enregistré par électronystagmographie ou vidéonystagmographie. Il est diminué ou aboli en cas de lésion du cortex occipital péristrié et pariétal postérieur, ou de la voie oculogyre pariéto-occipito-mésencéphalique, lorsque le tambour d’exploration tourne du côté de la lésion.
Lorsque le sujet est brusquement mis dans l'obscurité après une stimulation optocinétique, on observe un nystagmus postoptocinétique de même direction et de décroissance exponentielle. Il est la conséquence d'un stockage de vitesse au niveau du tronc cérébral (formation réticulée pontique et noyaux vestibulaires).

Étym. gr. nustazô : je m'incline

Sigle NOC

asymétrie du nystagmus optocinétique

ocytocine (test à l') l.f.

oxytocin challenge test (sigle : OCT)

Epreuve de réponse fœtale à la stimulation de contractions utérines induites par l’ocytocine au cours d’une grossesse pathologique.
Pour la validité du test, l’administration intraveineuse d’ocytocine doit induire au moins trois contractions utérines toutes les dix minutes. Le test est dit positif si les contractions entraînent des ralentissements du rythme cardiaque fœtal, témoins de l’insuffisance placentaire. À cause de son manque de précision, ce test est abandonné au profit de l’enregistrement du rythme cardiaque fœtal non stimulé.

Édit. 2017

oxydase (test à l') l.m.

oxidase test

Épreuve permettant de déterminer la présence de cytochrome et de cytochrome-oxydase chez une bactérie, aux fins d'identification.

Édit. 2017

paradiabète n.m.

paradiabetes

Intolérance au glucose, selon la classification du National Diabetes Study Group.
Terme ancien. Dans cette classification, l'épreuve d'hyperglycémie provoquée à 100 g sert de référence, étant soit normale, soit pathologique. L’état pathologique est défini par des glycémies à T0 > à 5,8 mMol/l à T60 > 10,6 mMol/l et à T120 > 9,2 mMol/l. Entre la normale et le pathologique, se trouve la zone d'intolérance au glucose.

phénolsulfonephtaléine (épreuve à la) l.f.

phenolsulfonephtaleine test

Épreuve fonctionnelle rénale basée sur la mesure du pourcentage d'excrétion de colorant injecté (6 mg) par voie intraveineuse.
Une élimination de 60 à 80% en une heure est considérée comme normale.

Sigle  : PSP

piétinement aveugle (test du) l.m.

stepping test

Epreuve clinique de recherche d’une ataxie labyrinthique réalisée en demandant au sujet testé de piétiner cinquante fois sur place, en levant bien les genoux, les yeux fermés et les bras tendus.
Un sujet normal ne dévie pas. En cas de déficit vestibulaire unilatéral, le patient pivote sur place, tournant vers sa lésion.
Deux quantifications de ce test sont utilisés en clinique : le test de Fukuda qui mesure l’angle de déviation et le déplacement linéaire du corps et la crâniocorpographie qui photographie l’évolution de repères lumineux disposés sur la tête et les épaules du sujet.

T. Fukuda, otorhinolaryngologiste japonais (1959) ; S. Unterberger, otorhinolaryngologiste autrichien (1938)

Syn. Unterberger (test d’)

Fukuda (test de)

[H1, P1]

Édit. 2019

épreuve à la pitressine l.f.

pitressine test

Exploration fonctionnelle ayant pour objectif, chez les patients suspects de diabète insipide, d'apprécier le pouvoir concentrateur du rein sans soumettre le sujet à une restriction hydrique prolongée.
L'épreuve chez l'adulte comporte une injection de 5 unités de pitressine. Chez le sujet normal les urines recueillies plus de 6 heures après l'injection ont une densité supérieure à 1020 et une osmolalité supérieure à 750 mOsm/kg.

Syn. épreuve à la vasopressine

ADH, diabète insipide

[ O4, M1]

Édit. 2020

posturographie n.f.

posturography

Étude, le plus souvent en position debout, des appuis sur le sol des pieds d'un sujet, par des enregistrements électriques des différents points de la plante, au repos, dans l'instant ou dans la durée.
C’est une méthode d'exploration de la voie vestibulospinale fondée sur l'étude au sol du centre  de gravité du sujet. Elle réalise un enregistrement graphique de l’équilibre postural d’un sujet debout placé sur une plateforme reposant sur 4 jauges de contrainte. Elle permet la mesure de la vitesse de déplacement du centre de gravité, de la surface de sa course, de son trajet. Il s'agit d'une véritable évaluation des paramètres mis en jeu lors de l'épreuve de Romberg.
On utilise la posturographie simple et la posturographie dynamique (lors des mouvements inopinés donnés à la plateforme). Une étude électromyographique peut y être associée
Une autre méthode étudie, en règle en position debout, les points d’appui sur le sol des pieds du sujet par des enregistrements électriques des différents points de la plante, au repos, dans l’instant ou dans la durée. La posturographie rend alors compte des anomalies de la configuration de la plante et des variations de la sensibilité proprioceptive assurant l’équilibre du corps.

équitest, statokinésimétrie, stabilométrie

prurit sine materia l.m.

Prurit, en général diffus, à l'origine duquel l'examen clinique ne retrouve pas de dermatose évidente.
La sécheresse cutanée, notamment l'hiver chez les atopiques et les personnes âgées, des irritations de cause externe et même une simple urticaire en sont les causes dermatologiques les plus fréquentes. La gale, et, plus rarement, d'autres dermatoses, peuvent aussi être trompeuses en raison d'un contraste parfois important entre l'intensité du prurit et la discrétion des signes objectifs. Lorsque le prurit résiste à des mesures symptomatiques simples, telles que suppression d'irritants éventuels, application d'émollients, prescription d'antihistaminiques, sédatifs en cas de prurit nocturne, et se prolonge en l'absence de dermatose primitive cliniquement décelable, un bilan clinique et paraclinique est nécessaire, voire un traitement d'épreuve de gale. L'appréciation du rôle des facteurs psychogènes dans la persistance du prurit est aussi de première importance.

prurit sénile

pseudodémence n.f.

pseudodementia

Présentation démentielle mais réversible d'une affection psychiatrique, qui serait à l'origine de 10 à 15% des cas étiquetés démence.
Reconnue comme dominante depuis longtemps, promue surtout par L.C. Kiloh (1961), l'étiologie dépressive apparaît quasi exclusive chez les patients âgés. En pratique, on peut distinguer les types suivants : I, "pseudodémence dépressive" ; II, "syndrome démentiel de la dépression", secondaire à celle-ci ; III, "pseudodépression démentielle", surtout des syndromes frontaux et des affections souscorticales ; IV, "syndrome dépressif secondaire de la démence" (T. Feinberg et B. Goodman, 1984), qui aggrave tous les types de démence, notamment parkinsoniennes. L'élément le plus sûr demeure l'épreuve thérapeutique et tout particulièrement la sismothérapie.
Parmi les autres affections possibles, sont relevés la conversion hystérique et le syndrome de Ganser.

L. G. Kiloh, médecin neuropsychologue austrlien (1961) T. Feinberg et B. Goodman, neuropsychiatres américains (1984)

dépression et démence.

puissance n.f.

power

1) Faculté de pouvoir effectivement faire quelque chose.
2) En physique, pour une machine, un courant électrique, etc., quotient de l'énergie produite par le temps.
Elle se mesure en watts, 1 W = 1 J /s .
En physiologie on utilise souvent la V'O2 pour mesurer la puissance dépensée.
En médecine, dans les épreuves d'effort, sur tapis roulant par ex., la puissance imposée est indiquée en watts : une épreuve d'effort à 200 W nécessite une consommation d’oxygène de 0,85 L/min.
En pharmacologie, la puissance d'un médicament est mesurée par la dose efficace à 50% de son effet maximal, (DE50), ou de sa concentration efficace à 50% de l'effet maximal, (CE50).
En anesthésiologie on utilise la concentration efficace minimale à 50% (CEM50) pour les médicaments injectables ou la concentration alvéolaire minimale efficace à 50% (MAC) pour les anesthésiques volatils.

Étym. fr. déverbal de pouvoir

Syn. flux énergétique, flux thermique

activité, calorimétrie indirecte, CEM50, MAC

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