Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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cathétérisme cardiaque et risque d'accident vasculaire cérébral l.m.

cardiac catheterization and risk of stroke

Techniques de cathétérisme pour coronarographie ou ventriculographie, qui sont grevées de 0,7 à 1% d'accidents vasculaires cérébraux.
Il s'agit d'accidents ischémiques emboliques à point de départ cardiaque ou aortique. Les séquelles sont graves, avec un déficit permanent pour la moitié. De rares embolies de cholestérol ont été décrites.
Les indications de cet examen dans le bilan étiologique d'une embolie cérébrale sont limitées : apprécier la fonction et l'expansion d'un segment akinétique ventriculaire, évaluer l'état fonctionnel des valves cardiaques, préciser un shunt ou mettre en évidence des troubles de conduction intra-auriculaire ou une maladie du sinus en mesurant le temps de récupération du nœud sinusal.

[B3,K2,H1]

Catterall (classification de) l.f.

Catterall’s classification

Classification à but pronostique fondée sur les images radiologiques de l’ostéochondrite primitive de la hanche, ou maladie de Legg-Perthes-Calvé.
Elle est fondée sur le degré d’atteinte de la tête fémorale et on distingue 4 groupes
- Groupe I - moins de 25 % de la tête fémorale est atteinte, sans altération du cartilage de croissance. Le risque d’écrasement est minime.
- Groupe II - atteinte jusqu’à 50 % de la tête fémorale respectant les berges périphériques. Elle donne l’impression d’une zone nécrotique à l’intérieur de la tête fémorale. La récupération anatomique peut se produire sans trouble majeur.
- Groupe III - atteinte des trois quarts de la tête fémorale avec lésion métaphysaire, ce qui entraîne des déformations résiduelles.
- Groupe IV - nécrose totale de la tête fémorale de pronostic sévère. Des signes pronostiques ont en outre été décrits par Catterall.

A. Catterall, chirurgien orthopédiste britannique (1971)

→ tête à risque

[C1,I1]

Catu (virus)

Catu (virus)

Virus à ARN du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), responsable, en Amérique tropicale, de syndromes fébriles et algiques.
Ce virus entraîne, chez l'Homme, une maladie bénigne associant fièvre, frissons, céphalées, myalgies, photophobie durant 4 à 5 jours. Il est transmis par des moustiques et ses hôtes habituels sont probablement des rongeurs.

Sigle CATUV

[D1]

CCR 5 sigle angl. pour CC-chemokine receptor type5 

Récepteur membranaire de chimiokines présent essentiellement sur les lymphocytes T et les macrophages, indispensable à l’entrée dans ces cellules du virus de l’immunodéficience humaine de type 1 (VIH-1)

CCR5 est une protéine codée par le gène de même nom porté par le chromosome 3. Elle appartient à la famille des récepteurs couplés à la protéine G. Cette protéine est ainsi appelée parce que, activée, elle échange une molécule de GDP (guanosine diphosphate) et une molécule de GTP (guanosine triphosphate). CCR5 se lie à plusieurs chimiokines dont CCL3 (chemokine CC ligand 3), CCL4 (chemokine CC ligand 4) encore connues comme MIP-1-alpha ( macrophage inflammatory protein 1 alpha) et MIP-2 (macrophage inflammatory protein 1 bêta), respectivement, et CCL5 ou RANTES (regulated on activation normal T cell expressed and secreted ») impliquées dans l’inflammation et l’attraction des cellules pourvues de CCR5 vers leurs cibles. CCR5 est également la voie de pénétration, dans les lymphocytes et les macrophages, de souches du virus VIH-1 à tropisme M (M-tropic strains of HIV-1 »). Les sujets homozygotes porteurs de la mutation CCR-Д32 sont protégés de la maladie. Elle est atténuée chez les sujets hétérozygotes.

→ virus de l'immunodéficience humaine, protéine G, chimokine

cécité n.f.

blindness

Perte totale de la vision, c'est à dire de toute perception lumineuse de l'un ou des deux yeux d’origine congénitale ou acquise.
Selon l’OMS, il y a une cécité partielle lorsque l’acuité visuelle globale est inférieure à 1/20ème. Au-dessous de cette valeur, la cécité est totale Pour les acuités comprises entre 1/20ème et la cécité totale le terme de malvoyance profonde doit être utilisé.
L’expression cécité légale, traduction littérale de l'expression anglaise "legal blindness " (qui correspond à une acuité visuelle inférieure ou égale à 1/20ème) ne doit pas être employé en France où le mot légal signifie "conforme à la loi" ce qui y est inapproprié à une maladie.

G. de Coincy, moine bénédictin français (1223)

Étym. lat. cæcitas de cæcus : aveugle

→ aveugle

[P2]

cécité d'Episkopi l.f.

Episkopi blindness

Maladie de Norrie présentée par 16 hommes sur 5 générations dans une famille grecque.

P. J. Taylor, ophtalmologiste britannique (1959) ; G. Noorie, ophtalmologiste danois (1927)

Étym. Episkopi, ville chypriote

→ Norrie (maladie de)

[H1,H3,P1,P2,Q3]

cécités nocturnes congénitales stationnaires l.f.p.

congenital stationnary night blindness CSNB

Groupe d’affections définies par leur début précoce et la présence d’une hespéranopie, alors que le processus dégénératif rétinien, caractéristique des rétinopathies pigmentaires est, a priori, absent.
La maladie de Schubert-Bornschein fait partie de cette forme de cécité nocturne congénitale stationnaire.

G. Schubert et H. Bornschein, physiologistes autrichiens (1952)

→ Schubert-Bornschein (maladie de)

[P2,Q2]

cellule à manteau l.f.

dyskeratotic cell

Cellule épidermique dont le noyau est séparé de la membrane cellulaire par un espace clair, témoignant d'un processus de dyskératose.
Elle s'observe notamment dans la maladie de Bowen.

J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912)

Syn. cellule dyskératosique, corps rond

[A2,J1]

cellule de Paget l.f.

Paget’s cell.
Cellule épithéliale de grande taille, de forme arrondie, constituée d’un noyau volumineux central avec un nucléole proéminent et d’un cytoplasme clair finement granuleux riche en glycogène.
En immunohistochimie  les cellules de Paget expriment les kératines de bas poids moléculaire, sont marquées par les anticorps anti-Ace et contiennent certaines mucines.
Ces cellules se rencontrent dans la maladie de Paget du mamelon : forme particulière de cancer du sein qui se développe au niveau de la partie superficielle de la glande mammaire de la femme ménopausée et qui est liée à un cancer sous-jacent.

J. Paget, Sir, chirurgien et anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)

→ cancer du sein, Paget (maladie du mamelon de)

[A2,O5]

cellules mésangiales du glomérule n.f.p.

glomerular mesangial cells

Cellules présentes dans les capillaires glomérulaires avoisinant les cellules endothéliales et la membrane basale, de structure voisine de celle des cellules musculaires lisses, intervenant dans la contraction des capillaires, la synthèse des protéines de la membrane basale et source de nombreux médiateurs à action autocrine ou paracrine.
Les cellules mésangiales assurent un triple rôle, celui de support des capillaires glomérulaires contrôlant leur contraction, celui de source de nombreux médiateurs locaux et celui de synthèse des composants de la membrane basale glomérulaire. Les cellules mésangiales expriment des protéines retrouvées dans les cellules musculaires lisses comme l’actine, la myosine et la vimentine. Elles possèdent des récepteurs de l’angiotensine II et sous l’effet de cette hormone se contractent et réduisent la surface de filtration et, ainsi, le débit de filtration glomérulaire. Elles produisent des formes actives de l’oxygène, des prostaglandines et des cytokines proinflammatoires agissant localement et, en particulier, sur le recrutement et l’activation de macrophages. Les cellules mésangiales jouent donc un rôle majeur dans les processus inflammatoires dans les glomérules. Elles participent à la synthèse des protéines de la membrane basale glomérulaire comme le collagène de type IV et dans les glomérulonéphrites à celle des collagènes de type I et III spécifiques de la sclérose glomérulaire. Les glomérulonéphrites mésangioprolifératives sont souvent associées au dépôt d’immuns complexes. La forme la plus fréquente est la glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d’IgA ou Maladie de Berger.

→ glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d'IgA, mésangium glomérulaire, actine, myosine, vimentine, angiotensine II

[M1,A2,C2,C3]

cellules souches pluripotentes induites l.f.

induced pluripotent stem cells (IPS)

Cellules souches pluripotentes, capables de se transformer dans toutes les variétés de cellules du corps humain, obtenues directement à partir de cellules adultes par l’apport exogène de facteurs de transcription sous forme de gènes ou de protéines, pouvant être ensuite reprogrammées en différents types cellulaires.
La création d’IPS à partir de fibroblastes essentiellement, mais également d’autres types cellulaires, est obtenue habituellement par la transduction de gènes reprogrammants dont les plus utilisés sont Oct4, Sox2, KIf4 et c-Myc. La transduction utilise des rétrovirus ou des lentivirus avec le risque d’insertion dans le génome de facteurs favorisant la tumorigenèse. Ce risque disparaît si des protéines sont transduites en utilisant des techniques leur permettant de traverser la membrane cellulaire. L’efficacité des processus de reprogrammation qui est faible peut être stimulée par l’emploi de différentes molécules agissant sur la chromatine. Le processus de reprogrammation fait intervenir des microARN qui modifient l’expression des gènes. Les critères de pluripotence des iPS sont les mêmes que ceux des cellules souches embryonnaires : auto-renouvellement illimité, formation de corps embryoïdes in vitro et de tératomes après injection chez la souris, obtention de souris chimériques après injection dans un blastocyste ; néanmoins, les capacités de différenciation en un tissu donné ne sont ni constantes ni identiques d’une lignée à l’autre. Ce type de cellules présente potentiellement plusieurs avantages importants : origine non embryonnaire, possibilité d’établir une lignée spécifique d’un sujet ou d’un patient et donc absence de réaction immunitaire en cas d’utilisation thérapeutique et, enfin, préparation de cellules de maladies héréditaires impossibles à obtenir chez le malade (cellules cérébrales de sujets atteints de Maladie de Huntington).Des essais thérapeutiques ont été réalisés par injection de cellules souches afin de coloniser des organes envahis par la fibrose et création, par culture de cellules souches sur une matrice, d’organes artificiels transplantables.

→ cellules souches

centre d'appareillage l.m.

Structure dépendant de certaines caisses régionales d’assurance maladie et des Directions départementales des anciens combattants organisant des consultations médicales d’appareillage pour le contrôle médical et technique du grand appareillage d’orthopédie.
Sont concernés :
- les prothèses oculaires et faciales,
- les chaussures orthopédiques,
- les prothèses et orthèses des membres et du tronc.

[E]

centre de convalescence l.m.

Unité de moyen séjour destinée à assurer sous surveillance médicale, le repos et les soins après la phase aigüe de la maladie.

[E1]

centre de cure médicale l.m.

Unité de moyen séjour destiné à assurer, sous surveillance médicale permanente, la poursuite du traitement après la phase aigüe d’une maladie et aussi, éventuellement, la rééducation fonctionnelle concomitante et la réadaptation des malades hospitalisés.

[E]

centre de jour l.m.

Centre où, pendant la journée, des personnes âgées, handicapées ou convalescentes, peuvent recevoir des soins.
1) Ces centres servent de complément à l’aide médicale et aux soins infirmiers à domicile. Ils fournissent des soins infirmiers, de massage, de pédicurie, etc.
2) Ils sont créés par un centre communal d’action sociale avec la participation financière de l’Etat.
3) Les actes médicaux et paramédicaux sont pris en charge par l’assurance maladie ou l’aide médicale.

[E]

centre de moyen séjour l.m.

Etablissement public d’hospitalisation destiné à assurer, après la phase aigüe d’une maladie, le prolongement des soins actifs ainsi que les traitements nécessaires à la réadaptation en vue du retour à une existence autonome.
L’admission des malades s’effectue sur présentation d’un dossier médical ou médicosocial ; elle ne peut avoir lieu en urgence. Les centres de moyen séjour sont classés selon la dénomination des unités qui les composent : convalescence, cure médicale, réadaptation, etc.

[E]

centre d'examens de santé l.m.

Centre où sont accueillies les personnes non malades désirant subir un examen de santé.
En France la plupart de ces centres sont géré par des Caisses d’assurance maladie. Aucun soin n’y est donné.

[E]

centre de référence l.m.

Centre spécialisé, agréé par une administration nationale ou internationale, pour l’étude d’un problème sanitaire particulier, d’ordre épidémiologique, biologique, thérapeutique, etc.
Des centres sont ainsi spécialisés dans le recueil des informations concernant une épidémie, une endémie ou une maladie rare, dans le classement des variétés d’une espèce bactérienne, dans la culture et la conservation de certains virus, dans l’évaluation d’une thérapeutique nouvelle, etc. Dans le domaine de leur compétence, ils peuvent être consultés par toute personne ou tout organisme moins spécialisé.

[E1]

centre hospitalier l.m.

Etablissement public d’hospitalisation dont la mission est d’assurer le traitement des malades pendant la phase aigüe de la maladie. Le centre hospitalier est un établissement de court séjour.
L’admission dans un centre hospitalier est prononcée soit sur certification médical, soit en urgence. Ce type d’établissement doit disposer d’une unité d’accueil et de réception des urgences. Il existe quatre types de centres hospitaliers : de secteur, général, régional, spécialisés.

Sigle CH

[E]

céphalée n.f.

cephalalgia, headache

Douleur de l'extrémité céphalique, qui peut constituer à elle seule la maladie, comme dans la migraine, ou représenter un symptôme d'une affection telle qu'une tumeur cérébrale ou une affection méningée.
Les plus fréquentes sont psychogènes, traduisant une affection psychiatrique ou une anxiété névrotique. Elles défient toute description clinique, sauf à retenir les céphalées de tension, surtout à type de serrement nuquo-occipital. La migraine correspond à environ 15% des céphalées et également de la population générale. Les céphalées post-traumatiques sont, elles aussi, nombreuses (12%).
Parmi les autres céphalées symptomatiques, plus rares mais dont le diagnostic est capital, le profil évolutif est un élément essentiel. Soudaines, elles évoquent une hémorragie encéphalique, une encéphalopathie hypertensive, un accident vasculaire cérébral, une dissection des troncs artériels supra-aortiques. Récentes et persistantes, elles peuvent être dues à une hypertension intracrânienne de causes diverses, à une affection méningée ou une artérite temporale. La douleur parfois intense des sinusites aigües et des glaucomes aigus s'associe à d'autres signes. Les céphalées iatrogènes sont fréquentes. Habituellement, l'arthrose cervicale n'est pas en cause.
Parmi les céphalées primitives autres que la migraine, seront citées : les algies vasculaires de la face, les céphalées de tension, la névralgie d'Arnold, la névralgie essentielle du trijumeau, l'hémicrânie paroxystique chronique, les céphalées en coup de piolet, les céphalées sexuelles bénignes, les céphalées d'effort.

J. Arnold , anatomopathologiste allemand (1894)

[N1,H1]

céphalhématome n.m.

caput succedanum

Décollement du périoste des os de la voûte crânienne du nouveau-né par un hématome, traumatique par utilisation d’une ventouse d’extraction le plus souvent, parfois dû à une maladie hémorragique néonatale par déficit en vitamine K, se résorbant spontanément.

Étym. gr. kêphale : tête ; haïmatoma : tumeur sanguine

→ bosse sérosanguine

[O1]

céramide-trihexoside n.m.

ceramide-trihexoside

Sphingolipides dans lequel la sphingosine porte un résidu d'acide gras et un trihexoside glucose-galactose-galactose.
Les céramide trihexosides sont normalement présents dans la membrane plasmique de nombreux types cellulaires. Ils s'accumulent dans différents tissus au cours de la maladie de Fabry, par suite d'un défaut d'αlpha-galactosidase A empêchant le clivage du dernier galactose.

J. Fabry, dermatologiste allemand (1898)

Syn. globotriaosylcéramide, Gb3, trihexosylcéramide, CD77, GL-3

→ Fabry (maladie de), sphingolipide, sphingosine, galactosidase

[C1, C3]

Édit. 2018

cérébroglucoside n.m.

cerebroglucoside

Sphingosidolipide dont l'ose constitutif est le glucose.
Les cérébroglucosides sont présents dans tous les tissus en très petite quantité ; c'est le principal glycolipide du plasma sanguin. On le trouve accumulé dans la rate et le système histiocytes-macrophages au cours de la maladie de Gaucher.

P. Gaucher, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1882)

Syn. glucosylcéramide.

[C1]

Chagas (maladie de) l.f.

Chagas’ disease

Parasitose due à Trypnanosoma cruzi sévissant dans plusieurs pays d’Amérique latine où elle constitue un problème sanitaire majeur.
L’affection, commune à l’Homme et à différents mammifères, en particulier domestiques, est transmise par les déjections de punaises de grande taille (Triatoma, Rhodnius, Panstrongylus), mais il existe aussi une transmission congénitale et des risques de transmission transfusionnelle. Très récemment, on a également signalé des contaminations par ingestion de jus de fruits (papayes, notamment) de préparation artisanale et souillés par les déjections de triatomes infestés. Comme la contamination est fréquente au niveau de la conjonctive oculaire, un signe précoce (signe de Romaña) est l’existence d’un œdème palpébral unilatéral avec des adénopathies satellites. Les formes inapparentes sont fréquentes. Dans les formes aigues, la maladie de Chagas se manifeste par de la fièvre, des atteintes viscérales, cardiaques surtout (myocardites), mais aussi digestives, nerveuses (pouvant aller jusqu’à la démence) puis, dans les formes plus anciennes, par des dilatations du tube digestif avec survenue de méga-œsophage ou de mégacôlon). Le diagnostic est sérologoque et surtout parasitologique. Le traitement repose sur le nifurtimox et le benznidasole.

C. Chagas, médecin brésilien, membre de l'Académie de médecine (1909) ; C. Romaña, médecin argentin (1935) ; Caryn Bern, épidémiologiste américaine (2015)

Syn. trypanosomose américaine

→ trypanosomose humaine américaine

[D3,D2,D4]

chagome n.m.

chagoma

Lésion primaire de la trypanosomose humaine américaine ou maladie de Chagas.

→ trypanosomose humaine américaine

[D3]

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