Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Binder (syndrome de) l.m.

Binder’s syndrome, dysplasia type Binder

Malformation congénitale relevant d’une hypoplasie ou d’une aplasie de l’épine nasale antérieure du maxillaire.
Ce syndrome est responsable d’une fermeture anormale de l’angle nasolabial. A l’hypoplasie de l’étage moyen de la face peuvent s’associer une fente labiopalatine, des anomalies dentaires, une hypoplasie des phalanges terminales, un retard et une irrégularité d’ossification du calcaneum, des malformations vertébrales.

K. Binder, dentiste allemand (1962)

Syn. hypoplasie maxillonasale, dysplasie maxillonasale, dysostose maxillonasale.

Édit. 2017

biopsie du trophoblaste l.f.

chorionic villus sampling

Prélèvement de trophoblaste, pouvant être réalisé en début de grossesse à partir de 12 à 13 semaines d'aménorrhée pour l’étude du caryotype.
Il est toujours pratiqué sous contrôle échographique, soit par voie transabdominale à l'aide d'une aiguille, soit par voie transcervicale à l'aide d'une pince de type ORL pédiatrique, ou par aspiration grâce à un cathéter souple ou rigide, muni d'un mandrin déformable échogène. Ses principales indications sont : l’âge maternel, la notion d’une anomalie chromosomique équilibrée chez l'un des parents, d’une anomalie chromosomique chez l'un des enfants du couple, la découverte échographique d'une anomalie morphologique faisant suspecter une anomalie chromosomique (à ce terme un hygroma cervical évoque une monosomie X ou trisomie 21, une omphalocèle suggére une trisomie 18, 13 ou 21, une hydrocéphalie signe une triploïdie). La biopsie est aussi indiquée pour le diagnostic de sexe lors du diagnostic prénatal des maladies héréditaires récessives liées au sexe : la myopathie de Duchenne de Boulogne, l'hémophilie A ou B, le syndrome de l'X fragile. La biopsie permet aussi l'analyse de l'ADN par biologie moléculaire pour le diagnostic anténatal de la mucoviscidose, la drépanocytose, les thalassémies, certaines maladies métaboliques, la détermination du groupe sanguin et du groupe rhésus dans les formes sévères d'immunisation fœtomaternelle. Cet examen est de plus en plus fréquemment remplacé par l'amniocentèse précoce, qui peut être réalisée à partir de 13 semaines d'aménorrhée.

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

→ biopsie

Édit. 2017

blépharochalasis n.m.

blepharochalasis

Flaccidité et plis permanents de la paupière supérieure par hyperlaxité de la peau due à un relâchement du tissu cellulaire sous-cutané et une atrophie du derme pouvant entraîner un ptosis.
Il peut être associé à un syndrome de cutis laxa ou apparaître isolé. Dans ce dernier cas, on distingue plusieurs formes dont une juvénile, une sénile et une très rare héréditaire (Fuchs). Parfois décrite avec d’autres associations, l’affection est autosomique dominante. Le traitement est chirurgical.

E. Fuchs, ophtalmologiste autrichien (1896)

Étym. gr. blepharon : paupière ; khalasis : relâchement

→ Ascher (syndrome d'), Laffer- Ascher (syndrome de)

Édit. 2017

blépharo-conjonctivite de l'ichtyose l.f.

Blépharo-conjonctivite qui débute souvent par une atteinte palpébrale produisant une desquamation.
L'existence d'un syndrome sec aggrave l'atteinte blépharo-conjonctivale.

→ blépharo-conjonctivite, syndrome sec

Édit. 2017

blépharo-naso-facial (syndrome) l.m.

blepharonasofacial syndrome

Télécanthus, déplacement latéral et sténose des points lacrymaux avec hypoplasie médiane du visage, gros nez, lèvre supérieure trapézoïdale.
Autres signes s'ajoutant au syndrome, une laxité articulaire, une dystonie, une syndactylie, et un retard mental. L’affection est autosomique dominante (MIM 110050).

Nancy B. Esterly, dermatologiste américaine et Hermine M. Pashayan, pédiatre américaine (1973)

Étym. gr. blepharon : paupière

Édit. 2017

blépharophimosis-déficience intellectuelle type Ohdo (syndrome) l.m.

Ohdo’s blepharophimosis

Le syndrome Ohdo-Madokoro-Sonoda comporte un blépharophimosis, une hypoplasie dentaire, une diminution de l'audition et un déficit intellectuel.
Des oreilles anormales, une microcéphalie et un retard de croissance ont été rapportés occasionnellement. Les garçons peuvent présenter une cryptorchidie et un scrotum hypoplasique.
Le mode de transmission est autosomique récessif. Une transmission autosomique dominante, liée à l'X et mitochondriale, ont également été suggérées (ORPHA 2728, OMIM 249 620).

S. Ohdo, H. Madokoro, T. Sonoda pédiatres japonais (1986)

→ retard mental, maladie cardiaque congénitale, blépharophimosis, blépha roptosis et dents hypoplasiques

Édit. 2017

bloc atrioventriculaire (BAV) l.m.

atrioventricular block

Trouble permanent ou paroxystique de la conduction de l'onde d'excitation du myocarde, cheminant des oreillettes vers les ventricules, par ralentissement ou interruption, secondaire à une altération organique ou fonctionnelle du tissu spécifique de conduction, qui peut amener un ralentissement de la fréquence cardiaque, voire un arrêt cardiaque (syndrome de Stokes-Adams).
On distingue plusieurs degrés de BAV. Le 1er degré est caractérisé par un allongement fixe de la conduction auriculoventriculaire, avec sur l'ECG un espace PR supérieur à 0,20 s. Le deuxième degré (BAV2) se subdivise en type Mobitz I et Mobitz II. Le BAV2 de type Mobitz I est caractérisé par un allongement progressif du temps de conduction auriculoventriculaire sur 3 ou 4 complexes, jusqu'à la venue d'une onde P (auriculaire) qui ne parvient plus au ventricule encore en dépolarisation («onde P bloquée»). Ce rythme, dit de Luciani-Wenckebach, ne ralentit que faiblement la fréquence cardiaque et n'entraîne pas de trouble de conscience. Le BAV2 de type Mobitz II est caractérisé par un blocage fixe de la conduction auriculoventriculaire qui peut survenir une fois sur deux (BAV2/1), deux fois sur trois (BAV3/1), etc. A l'extrême, la succession d'ondes P non suivies de réponses ventriculaires aboutit en quelques secondes à un arrêt cardiaque qui peut être mortel s'il se prolonge. Le BAV3 ou dissociation auriculoventriculaire est responsable du «pouls lent permanent».
Le BAV de type Mobitz II et le BAV3 sont dits de «haut degré» (par opposition aux précédents qui ne comportent pas de risque vital), la fréquence basse qui les caractérise ne permet pas toujours une irrigation suffisante des «tissus nobles», du cerveau, en particulier.
Selon le siège du trouble de conduction par rapport à la jonction auriculoventriculaire, on distingue les blocs sus- ou suprahissiens et les blocs hissiens, à QRS fins, et les blocs infrahissiens à QRS larges. Certains BAV sont transitoires, d'autres permanents.
Les BAV sont le plus souvent secondaires à un processus de fibrose des voies de conduction (BAV «dégénératifs»). Parmi les causes reconnues de BAV, il faut citer l'infarctus du myocarde, les cardiomyopathies, certaines maladies infectieuses, les suites de chirurgie cardiaque, une action médicamenteuse (traitement par β-bloquant ou digitalique).
Le pronostic des BAV de haut degré a été radicalement transformé par l'entraînement électrosystolique, temporaire dans les BAV transitoires, définitif dans les BAV permanents.

W. Mobitz, médecin interniste allemand (1889-1951) ; K. F. Wenckebach, médecin interniste autrichien (1864-1940)

Édit. 2017

Bloch (opération de) l.f.

Bloch's procedure

Correction chirurgicale de l'absence congénitale du vagin dans le syndrome de Rokitansky-Küster-Hauser.
Après clivage rectovésical, le péritoine pelvien situé entre les deux cornes utérines rudimentaires est dédoublé puis abaissé jusqu'à la région vestibulaire. Cette intervention n’est actuellement plus pratiquée.

P. Bloch, gynécologue suisse (1961)

→ Rokitansky-Küster-Hauser (syndrome de)

Édit. 2017

Bongiovanni (syndrome de) l.m.

Affection très rare, secondaire à un déficit enzymatique de la 3 bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase.
Elle est responsable d’une hyperplasie congénitale des surrénales, détermine un syndrome de perte de sel et un pseudohermaphrodisme. L’atteinte du développement génital n’est en effet patente que chez les garçons où est constatée l’atténuation des caractères sexuels masculins.

A. Bongiovanni, pédiatre américain (1962)

→ hyperplasie congénitale des surrénales

[O4]

Édit. 2020

Boston (exanthème de) l.m.

Boston's exanthema

Syndrome infectieux, fébrile, épidémique, avec exanthème rubéoliforme principalement observé au niveau de la face et de la partie haute du thorax associé à une stomatite herpétiforme, d’étiologie virale (echovirus 16).

Étym. description de l’affection a été décrite à Boston dans le Massachussets, en 1951

Édit. 2017

botulisme n.m.

botulism

Maladie rare, due à une toxi-infection alimentaire (conserves avariées) provoquée par l'exotoxine d'une bactérie anaérobie sporulée, Clostridium botulinum, laquelle interfère sur la libération de l'acétylcholine au niveau des terminaisons présynaptiques.
Elle se manifeste, douze à trente-six heures après l'ingestion, par une anorexie, des nausées et vomissements, une vision floue avec ptosis, diplopie, une sécheresse des muqueuses buccales et trachéales, et un déficit moteur périphérique progressif à prédominance proximale. Une dysarthrie et une dysphagie s'y associent. Les réflexes sont abolis dans les formes sévères. Il existe une mydriase aréactive. Une constipation opiniâtre, secondaire à l'atteinte de la musculature lisse, et une rétention d'urines, sont possibles. Des complications respiratoires peuvent survenir, qui font la gravité de la maladie. L'évolution est rapide en 2 à 4 jours, la paralysie progressant de façon descendante. L'électrophysiologie confirme le diagnostic en montrant des anomalies comparables à celles du syndrome de Lambert-Eaton.
L'injection d'antitoxine ou un traitement par guanidine ou 4 aminopyridine pourraient éventuellement accélérer la récupération.

Étym. diminutif du gaulois boël : boyau, intestin, du latin botulus : boudin

→ arme biologique, toxine botulique, toxine botulique en thérapeutique, Lambert-Eaton (syndrome de), Clostridium botulinum

Édit. 2017

boucle n. f.

gamma loop (en neurologie), loop (en génétique)

1) En neurologie, boucle réflexe médullaire jouant un rôle dans la régulation motrice.
Il s'agit d'un circuit constitué des motoneurones γ, des fibres qui en sont issues, du fuseau neuromusculaire et des fibres primaires dites annulospirales du fuseau, les fibres sensitives I et II, qui aboutissent au motoneurone α.
Permanente, l'activité de la boucle γ entretient un état de facilitation des motoneurones α.
Il convient de distinguer les motoneurones dynamiques γ 1, qui augmentent la composante dynamique de l'étirement musculaire, et les motoneurones statiques γ 2 qui accroissent la sensibilité des terminaisons primaires à l'étirement.
Cette activité offre en fait des variations liées à la contraction musculaire et continuellement modelées par les structures supramédullaires.
Le défaut de contrôle de la motricité par la boucle γ est à l'origine du syndrome pyramidal.2) En génétique:
a) Séquence simple brin à l'extrémité d'un acide nucléique replié en épingle à cheveux,
p. ex. dans un ARN de transfert (ARNt) ;
b) Lors de l'hybridation de deux brins issus de deux molécules différentes, séquence simple brin correspondant à une séquence non homologue.

→ motoneurone, syndrome pyramidal, ARN de transfert, hétéroduplex

[H1, Q1]

Édit. 2019

Bourbon (virus)

Bourbon (virus)

Virus à ARN du genre Thogotovirus (famille des Orthomyxoviridae), probablement responsable d'infections humaines sévères aux Etats-Unis.
Le tableau clinique attribuable, selon toute vraisemblance, à l'infection par le virus Bourbon est celui d'un syndrome infectieux aigu, comprenant de la fièvre, une asthénie, des nausées, des arthralgies et myalgies, une éruption cutanée, qui peut évoluer vers une défaillance cardiaque, rénale ou respiratoire éventuellement mortelle. S'y associent une thrombopénie et une leucopénie.
Isolé pour la première fois du sang d'un patient au Kansas en 2014, ce virus pourrait être transmis par des Arthropodes vecteurs, peut-être des tiques.

Étym. Bourbon, comté du Kansas, Etats-Unis.

Édit. 2017

bourse subcutanée trochantérique l.f.

bursa subcutanea trochanterica (TA)

subcutaneous trochanteric bursa

Bourse synoviale située à la face postérolatérale du grand trochanter entre le relief du grand trochanter et la peau.
Elle se place entre le tendon antérieur du gluteus maximus et la partie postérieure du tractus iliotibial. Elle communique avec les autres bourses qui s'interposent entre les muscles s'insérant sur le grand trochanter : piriformis, gluteus medius, bandelette iliotibiale et la face souscutanée superficielle du gluteus maximus.Son inflamation peut être responsable du syndrome douloureux du grand trochanter (bursite rétrotrochantérienne).

Syn. anc. bourse sous-cutanée trochantérique, bourse séreuse trochantérienne superficielle, bourse séreuse péritrochantérienne

[A1]

Édit. 2019

Bowen (syndrome avec multiples malformations de) l.m.

Bowen’s syndrome of multiple malformations

Syndrome ressemblant à une trisomie 18, avec absence de succion et de déglutition, flexion des doigts, glaucome congénital, malformation des oreilles, petite mandibule, malformation cardiaque, hypospadias et agénésie du corps calleux.
Le décès survient en bas âge. Une seule famille a été décrite. L’affection est autosomique récessive (MIM 211200).

P. Bowen, pédiatre généticien canadien (1964)

→ trisomie 18

Édit. 2017

brachydactylie-nystagmus-ataxie cérébelleuse l.f.

brachydactyly-nystagmus-cerebellar ataxia

Syndrome associant brachydactylie, nystagmus et ataxie cérébelleuse.
Il s'y ajoute un retard mental et un strabisme. La brachydactylie porte sur les métacarpiens et les métatarsiens qui sont trop courts.
L’affection est autosomique dominante (MIM 113400).

A. Biemond , neurologue néerlandais (1934)

Étym. gr. brakhus court ; daktulos doigt

→ brachydactylie, nystagmus, ataxie cérébelleuse

Édit. 2017

brachymétacarpie n.f.

brachymétacarpia

Brièveté congénitale des métacarpiens.
Elle constitue une composante importante de l’ostéodystrophie d’Albright, observée au cours des pseudohypoparathyroïdies de type 1 et 3, et de la pseudopseudohypoparathyroïdie. Lorsqu’elle porte électivement sur le 4ème métacarpien, elle constitue le signe d’Archibald qu’on rencontre particulièrement au cours du syndrome de Turner.

→ ostéodystrophie d'Albright, pseudohypoparathyroïdie, pseudopseudohypoparathyroïdie, signe d'Archibald, syndrome de Turner

Édit. 2017

brachymétapodie-anodontie-hypotrichose-albinoïdisme l.f.

brachymetapody-anodontia-hypotrichosis-albinoidism

Syndrome congénital malformatif avec albinoïdisme, anomalies oculaires, absence des dents, hypotrichose et petite taille des os des extrémités.
L’albinoïdisme avec cheveux clairs et rares, oreilles implantées bas, absence de dents est associé à un petit maxillaire donnant l'impression d'un prognathisme mandibulaire. La taille est petite avec un raccourcissement des extrémités métacarpiennes et métatarsiennes (brachymétapodie) et une hyperkératose palmoplantaire. Il y a de multiples anomalies oculaires dont un distichiasis avec tarse hypoplasique, un strabisme convergent, un nystagmus, une opacité cornéenne, des opacités cristalliniennes, une forte myopie et une cataracte.
Observée dans une famille finlandaise, l’affection est autosomique récessive (MIM 211370).

P. Tuomaala et E. Haapanen, ophtalmologistes finlandais (1968)

Étym. gr. brakhus : court ; podos : pied

Syn. anodontie et hypotrichose (syndrome d'), oculo-ostéocutané (syndrome), Tuomaala-Haapanen (syndrome de)

Édit. 2017

brachy-œsophage n.m.

short oesophagus

Œsophage court comportant la présence permanente d'un segment d'estomac dans le thorax.
Il peut être congénital, plus souvent il est acquis, secondaire à une hernie hiatale par glissement. le brachy-œsophage se distingue de l'endobrachy-œsophage par la présence d'une muqueuse malpighienne normale jusqu'à la jonction œsocardiale. Le brachy-œsophage est une des causes du syndrome de reflux gastro-œsophagien.

Étym. gr. brakhus : court

→ Barrett (œsophage), Savary et Miller (classification)

Édit. 2017

brides amniotiques (syndrome des) l.m.

amniotic band syndrome, congenital ring constrictions and intrauterine amputations

Formation de brides tendues d'un point à un autre de l'amnios ou d'un point de l'amnios à l'embryon, entraînant sur celui-ci des strictions ou des sillons pouvant être responsables d'amputation au niveau de segments de membre.
La partie distale des membres inférieurs est le plus souvent concernée par les sillons, les membres supérieurs par les amputations. Les lésions sont volontiers multiples : la multiplicité des brides explique celle des malformations. Ce syndrome a également été décrit pour des grossesses gémellaires pour l'un des jumeaux, ou, en cas de grossesse mono-amniotique, entre les deux jumeaux. Le diagnostic échographique précis en est difficile.
Le terme de « bride amniotique » correspond à une entité nosologique très restrictive : il ne doit pas être utilisé pour décrire les cloisonnements partiels de la cavité amniotique par des replis amniochoriaux, fréquemment observés mais sans valeur pathologique, parfois une synéchie ou une cloison utérine.

Syn. brides amniotiques (maladie des)

Édit. 2017

Brocq (pseudopelade de) l.f.

Brocq’s pseudopelade

Variété d'alopécie cicatricielle, donc définitive, en petites plaques classiquement comparées à l'empreinte des pas dans la neige, d'évolution progressive et lente, sans folliculite évidente, initialement décrite comme une entité d'étiologie inconnue.
Ultérieurement, cette conception a fait place à la notion d'un syndrome, l'état pseudopeladique, pouvant relever de causes multiples, parmi lesquelles avant tout le lichen plan et le lupus érythémateux, en réservant l'appellation pseudopelade aux formes pour lesquelles aucun facteur étiologique ne peut être mis en évidence.

L. Brocq, dermatologiste français (1885)

→ alopécie cicatricielle

Édit. 2017

bronchite chronique l.f.

chronic bronchitis

Syndrome caractérisé par une toux et une expectoration chroniques, plus de trois mois par an depuis plus de deux ans, à l'exclusion de toute maladie bronchopulmonaire ayant une individualité nosologique et partageant ces symptômes.
La bronchite chronique n'est pas une maladie infectieuse. Le facteur étiologique principal est le tabagisme. Le pronostic est dominé par le développement d'une obstruction bronchique progressive (bronchopneumopathie chronique obstructive). La bronchite chronique est fréquemment compliquée d'une colonisation microbienne (25% des cas) et d'exacerbations, en relation avec une infection virale et/ou bactérienne dans 50% des cas. On isole principalement deux micro-organismes au cours des surinfections bactériennes : Haemophilus influenzae et Streptococcus pneumoniae (ou pneumocoque).

→ bronchopneumopathie chronique obstructive, Haemophilus influenzae, pneumocoque

Édit. 2017

Brooke-Spiegler (syndrome de) l.m.

Brooke-Spiegler’s syndrome

Rare ensemble lésionnel réalisé par la coexistence chez un même sujet de tumeurs cutanées à type de cylindromes multiples, ou tumeurs de Poncet-Spiegler ou de Spiegler, et de tricho-épithéliomes ou épithéliomas adénoïdes cystiques de Brooke.
Pour cette association, connue depuis longtemps, l’appellation syndrome de Brooke-Spiegler a été proposée par Korting et Konz en 1982. D’autres lésions dermatologiques peuvent également s’y surajouter, telles que grains de milium, ou spiradénome eccrine.
Affection génétique due à une mutation du gène CYLD.

H. Brooke, dermatologiste britannique (1892) ; E. Spiegler, chimiste et dermatologiste autrichien (1899) ; J. E. Rasmussen, dermatologiste américain (1975) ; H. C. Korting et B. Konz, dermatologistes allemands (1982)

→ cylindrome, trichoépithélium, CYLD gene

Édit. 2017

Brugsch (maladie de) l.m.

Brugsch’s disease

Syndrome caractérisé par l'arrêt de développement des membres (micromélie), parfois de la tête (microcéphalie), associé au nanisme avec une surcharge graisseuse au niveau du tronc et de la racine des membres (due à l'arrêt de développement des organes sexuels).

Th. Brugsch, médecin interniste allemand (1927)

→ acromicrie

Édit. 2017

Bruns (syndrome de) l.m.

Bruns’ syndrome

Ce syndrome associe céphalées violentes périodiques, vomissements, vertiges, déséquilibre et parfois chutes.

L. Bruns, neurologue allemand (1902) ; H. Nothnagel, médecin interniste allemand (1879)

Syn. syndrome de Northnagel

Édit. 2017

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