plexus nerveux aortique abdominal l.m.
plexus nervosus aorticus abdominalis (TA)
abdominal aortic plexus
Ensemble des éléments sympathiques et parasympathiques (nerfs et ganglions) disposés autour de l’aorte abdominale et qui se distribuent aux organes intra-abdominaux.
Ce sont, de haut en bas, les ganglions phréniques, le plexus coeliaque, les ganglions aortico-rénaux, le plexus mésentérique supérieur, le plexus intermésentérique, le plexus rénal, le plexus urétérique, le plexus ovarien ou testiculaire, le plexus mésentérique inférieur et le plexus rectal supérieur. Le plexus nerveux aortico-abdominal se prolonge dans les plexus iliaque et fémoral.
plexus nerveux aortique thoracique l.m.
plexus nervosus aorticus thoracicus (TA)
thoracic aortic plexus
Ensemble des éléments sympathiques et parasympathiques (nerfs et ganglions) disposés autour de l’aorte thoracique et qui se distribuent aux organes intrathoraciques.
Ce sont le plexus cardiaque avec les ganglions cardiaques, le plexus oesophagien et le plexus pulmonaire avec les ramifications pulmonaires.
portion ascendante de la crosse aortique l.f.
rétrécissement aortique l.m.
aortic valvular stenosis
Cardiopathie liée à la réduction de l'orifice valvulaire aortique par des lésions le plus souvent dégénératives.
Par ordre décroissant de fréquence, l'étiologie de ce rétrécissement peut correspondre à une dégénérescence fibrocalcaire (maladie de Mönckeberg), à une bicuspidie congénitale ou aux séquelles d'un rhumatisme articulaire aigu. Le rétrécissement aortique congénital sur valvule tricuspide est exceptionnel. Les obstacles aortiques juxtaorificiels sont rares et d'origine congénitale (sténoses sus et sousvalvulaires).
La présence du rétrécissement valvulaire impose un gradient entre la cavité ventriculaire gauche et l'aorte dans laquelle le sang est éjecté. De ce gradient, qui tend à s'accroitre avec le temps, résulte un souffle systolique, rude et râpeux, maximal à l'extrémité interne du deuxième ou troisième espace intercostal, droit, irradiant en écharpe vers les vaisseaux du cou. Un clic protosystolique d'éjection peut suivre le premier bruit. Le second bruit peut être dédoublé ou éteint. Le souffle est parfois accompagné d'un frémissement à la base du cœur. Le rétrécissement aortique s'accompagne d'une hypertrophie du ventricule gauche dont la fonction contractile systolique est longtemps préservée tandis que les altérations de sa fonction diastolique sont précoces et souvent importantes. L'apparition des symptômes (angor, décompensation cardiaque gauche puis globale, syncopes d'effort) atteste de la sévérité de l'affection et de son mauvais pronostic. Le diagnostic repose sur l'examen clinique et, parmi les examens techniques, surtout sur l'échocardiogramme.
Le rétrécissement aortique serré mérite, surtout s'il est symptomatique, une intervention qui, selon le cas, consistera en un remplacement valvulaire par prothèse, très rarement en une valvulotomie chirurgicale ou dans des circonstances plus exceptionnelles, en une dilatation valvulaire au ballonnet.
J. G. Mönckeberg, anatomopathologiste allemand (1903)
Sigle RA
rétrécissement aortique calcifié l.m.
calcified aortic stenosis
Diminution du calibre de l'orifice aortique calcifié faisant obstacle à l'évacuation du ventricule gauche, d'origine le plus souvent dégénérative et manifestée surtout à la septième ou la huitième décennie.
Les complications neurologiques sont des syncopes (exceptionnellement des morts subites) et des embolies cérébrales. En dehors de valvulopathies associées ou d'endocardites infectieuses, on distingue les petites embolies calcaires, à l'origine d'accidents rétiniens transitoires ou permanents, et des embolies plus volumineuses, en général provoquées par la manipulation de la valve (valvuloplastie percutanée, passage de cathéter), à l'origine d'infarctus cérébraux sévères.
Le traitement chirurgical, qui comporte une mortalité de 7% par défaillance cardiaque et des accidents vasculaires cérébraux per- ou post-opératoires (ces derniers de 14%), permet un bénéfice fonctionnel généralement spectaculaire.
Sigle. RAC
→ chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, rétrécissement aortique, Mönckeberg (maladie de)
rétrécissement broncho-aortique de l'œsophage l.m.
constrictio bronchoaortica oesophageae, constrictio partis thoracicae oesophageae (TA)
thoracic constriction of oesophagus, broncho-aortic constriction of oesophagus
→ œsophage
rupture d'un anévrisme aortique l.m.
ruptured aortic aneurism
→ anévrisme, anévrisme thoracique, dissection aortique
sinus aortique l.m.
sinus aortae (TA)
aortic sinus
Bosselure constituée par trois renflements semi-ampullaires de la paroi aortique situés à l’extrémité inférieure de la partie ascendante de l’aorte et correspondant aux trois valvules sigmoïdes.
Le sinus antérieur droit correspond à l’oreillette droite, le sinus antérieur gauche à l’artère pulmonaire et le sinus postérieur à la face antérieure de l’atrium gauche. Cette zone est un siège d’élection des anévrismes initiaux de l’aorte.
A.Valsalva, anatomiste italien (1666-1723)
Syn. anc. sinus de Valsalva
surface aortique l.f.
aortic valve area
Surface offerte par la valvule aortique au passage du sang au moment de son ouverture systolique maximale.
Elle peut être calculée à partir de la formule de Gorlin, mais qui est de moins en moins utilisée :
S aort=F/44,5 VΔP dans laquelle F est le flux aortique systolique (débit cardiaque divisé par le temps d’éjection systolique) et ΔP est le gradient de pression systolique moyen entre l’aorte et le ventricule gauche. La surface aortique est surtout mesurée par l'échographie doppler, procédé non invasif.
Sa valeur, exprimée en cm2, est normalement de 3. Elle est fortement réduite par les sténoses valvulaires aortiques congénitales ou acquises, la valeur critique étant d’environ 0,75.
R. Gorlin et S.G. Gorlin, cardiologues américains (1951)
syndrome de la crosse aortique l.m.
M. Takayasu, ophtalmologiste japonais (1908), F. Martorell-Otzet, chirurgien vasculaire espagnol (1944), R.S. Ross, médecin interniste et V.A. McKusick, membre de l'Académie de médecine, généticien américains (1953)
Syn. maladie de Takayasu
[K4, N3, P2]
Édit. 2019
syndrome de l'arc aortique l.m.
aortic arch syndrome
M. Takayasu, ophtalmologue japonais (1908)
valvule coronaire droite de la valve aortique l.f.
valvula semilunaris dextra valvae aortae ; valvula coronaria dextra valvae aortae (TA)
right semilunar cusp of aortic valve ; right coronary cusp of aortic valve
Valvule de l’orifice aortique situé en position antérieur et droite.
Placée au-dessous de l’orifice de l’artère coronaire droite, elle se rabat sur cet orifice au cours de la systole ventriculaire. Il en résulte que le remplissage de l’artère coronaire se fait lors du choc en retour de l’onde sanguine, en pression diastolique.
Syn. valvule semi-lunaire droite de la valve aortique
valvule coronaire gauche de la valve aortique l.f.
valvula semilunaris sinistra valvae aortae ; valvula coronaria sinistra valvae aortae (TA)
left semilunar cusp of aortic valve ; left coronary cusp of aortic valve
Valvule de l’orifice aortique situé en position antérieur et gauche.
Placée au-dessous de l’orifice de l’artère coronaire gauche, elle se rabat sur cet orifice au cours de la systole ventriculaire. Il en résulte que le remplissage de l’artère coronaire se fait lors du choc en retour de l’onde sanguine, en pression diastolique.
Syn. valvule semi-lunaire gauche de la valve aortique
valvule non coronaire de la valve aortique l.f.
→ valvule semi-lunaire postérieure de la valve aortique
valvule semi-lunaire droite de la valve aortique l.f.
→ valvule coronaire droite de la valve aortique
valvule semi-lunaire gauche de la valve aortique l.f.
→ valvule coronaire gauche de la valve aortique
valvule semi-lunaire postérieure de la valve aortique l.f.
valvula semilunaris posterior valvae aortae ; valvula non coronaria valvae aortae (TA)
posterior semilunar cusp of aortic valve ; non coronary cusp of aortic valve
Valvule de l’orifice aortique situé en position postérieure.
Syn. valvule non coronaire de la valve aortique
valvules semi-lunaires des valves aortique et pulmonaire l.f.p.
valvulae semilunarium valvae aortae et tronci pulmonalis (TA)
semilunar cusps of aortic and pulmonary valves
Minces replis endothéliaux, au nombre de trois, annexés à chacun des orifices artériels du cœur.
Semi-lunaires et unies par leur bord adhérant à la paroi de l’artère correspondante, ces valvules limitent avec cette paroi trois poches en « nid de pigeon » dont la cavité est orientée vers la lumière artérielle. Leur bord libre présente, à sa partie moyenne, un petit renflement formé par un nodule fibreux. Continentes, elles empêchent le reflux de la colonne sanguine artérielle au cours de la diastole ventriculaire. Soumises à une pression plus forte, les valvules aortiques sont plus épaisses et plus résistantes que les valvules pulmonaires.
Syn. anc. valvules sigmoïdes
valvuloplastie aortique percutanée l.f.
percutaneous balloon aortic valvuloplasty
Méthode thérapeutique permettant de dilater grâce à un ballonnet un orifice valvulaire aortique rétréci.
Une sonde à ballonnet gonflable étant mise en place au niveau de l'orifice aortique, on tente, par la distension du ballonnet, de redonner de la mobilité aux valves en ouvrant les commissures et en fragmentant les blocs calcaires.
A. Cribier, médecin cardiologue français, membre de l’Académie de médecine (2002)
Syn. implantation valvulaire aortique par cathétérisme
→ TAVI
[K2]
Édit. 2020
vestibule aortique l.m.
vestibulum aortae (TA)
aortic vestibule
crosse aortique(syndrome de la) l.m.
aortic arch syndrome
Caractérisé anatomiquement par l’oblitération des grosses branches de la crosse aortique (carotides et subclavières) et cliniquement par :
1° des signes d’ischémie musculaire des membres supérieurs et de la face
2° des signes d’ischémie encéphalique transitoires dans le territoire vertébro-basilaire (vertiges, diplopie, céphalée ; v.subclavière voleuse, syndrome de la et insuffisance vertébro-basiliaire) ou dans le territoire carotidien (hémi-ou monoparésie, aphasie), ou durables (ramollissement cérébral) ;
3° des signes oculaires (baisse de la vision, hémianopsie) par ischémie encéphalique ou rétinienne. Il existe souvent, en outre une atteinte artérielle athéromateuse diffuse.
Ce syndrome peut être réalisé par des maladies inflammatoires (maladie de Takayasu, artérite temporale, panaortite idiopathique) ou non inflammatoires (anévrismes ou dissection aortique, affections congénitales telles que l’élastorrhexie systématisée) et enfin par l’athérome.
M. Takayasu, ophtalmologiste japonais (1908) ; F. Martorell-Otzet, chirurgien vasculaire espagnol (1944) ; R. S. Ross, médecin interniste et V. A. McKusick, membre de l'Académie de médecine, médecin interniste et généticien américains (1953)
Syn. syndrome de l’arc aortique, syndrome des troncs supra-aortiques.
→ Takayasu (artérite de), Horton (maladie de), panaortite, anévrisme de l'aorte, dissection aortique, Ehlers-Danlos (syndrome d')
[K1,K4]