Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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alacrymie congénitale l.f.

congenital alacrymia

Absence congénitale de larmes qui provoque des signes fonctionnels : sensation de brûlures, de picotements dont est responsable la kératite ponctuée superficielle, elle-même provoquée par la sécheresse de l'œil.
Rare, elle fait partie du tableau clinique de certaines neuropathies héréditaires (syndrome de Riley Day) et du syndrome anhidrose-anodontie. Le traitement consiste en une instillation de substances tensio-actives.
L’affection est autosomique dominante (MIM 103420).

B.J. Mondino et S.I. Brown, ophtalmologues américains (1976)

[P2,Q2]

Édit. 2017

alcalose métabolique (classification) l.f.

1)  Pertes digestives d'ions H+
par vomissements, aspiration gastrique ;

2 ) pertes urinaires d'ions H+
en relation avec une déplétion en ions Cl- par spoliations digestives hautes ou fuites urinaires (diurétiques), un hypercorticisme (hypocortisolisme, hyperaldostéronisme primitif ou secondaire, un excès de substances à effet minéralocorticoïde), une hypercalcémie (sauf hyperparathyroïdie) ou encore un apport de sels de Na (anions peu ou pas métabolisables) ;
3 ) surcharge en alcalins par apport de bicarbonates (HCO3-) ou de ses sels précurseurs,
par ingestion d'anti-acides ou de résines échangeuses d'ions, par ingestion excessive de lait (syndrome de Burnett) ou par libération de bases à la suite d'une ostéolyse;
4)  alcalose avec kaliopénie sans modification du bilan des ions H+.

Étym. arabe al kali : cendre pour lessive, puis alcalinité

Burnett (syndrome de)

[C2, L1, M1]

Édit. 2020

alcoolisme aigu l.m.

acute alcoholism

Intoxication dont les effets apparaissent peu après l'ingestion d'une boisson alcoolique.
L'état ébrieux ou ébriété (ataxie, dysarthrie et confusion), forme initiale ou mineure de l'ivresse apparaît à partir d'un taux sanguin allant de 0,5 à 1,5 g/L. Au-dessus de 2 g/L la marche est difficile sinon impossible. Après 3 g/L le patient est généralement dans le coma (ivre mort) ou du moins fortement obnubilé, il peut mourir en état de choc. Par accoutumance, les alcooliques chroniques tolèrent des taux élevés.
Les effets d'une intoxication isolée se dissipent assez rapidement. Si le réveil tarde, suspecter l'association d'alcool et d'autres substances. De toute façon, éviter tout lavage gastrique, mais mettre en œuvre une surveillance cardiorespiratoire, les perfusions glucosées doivent être additionnées de thiamine (vitamine B1), les analeptiques doivent être maniés avec prudence. La dialyse extrarénale ne doit être utilisée qu'en cas extrême.

Étym. arabe al -cohol : liquide distillé 

alcool éthylique, alcoolémie, ébriété, ivresse

[E1,G2,G3,G4]

Édit. 2017 

alimentation particulière l.f.

particular food

Ensemble de denrées alimentaires qui, du fait de leur composition et de leur fabrication, se distinguent des aliments de consommation courante et visent un objectif nutritionnel particulier.
Cet objectif peut concerner :
• des personnes dont le processus d’assimilation ou le métabolisme est perturbé.
• des personnes qui se trouvent dans des conditions physiologiques particulières et peuvent tirer bénéfice d’une ingestion contrôlée de certaines substances alimentaires.
• des nourrissons ou des enfants en bas âge.
On trouve notamment parmi les produits concernés les laits de suite et autres aliments de deuxième âge, les aliments intenses pour sportifs, les aliments sans gluten, etc. Ces produits sont réglementés tant à l’échelon européen que national et font l’objet de contrôles par les services de l’Etat.
Les termes diététique et produit diététique ne sont plus acceptés au niveau international.

Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir

[R2,L1]

Édit. 2017 

allergie de contact l.f.

contact hypersensitivity

Variété d'hypersensibilité retardée secondaire à l'application sur la peau de substances qui, chez certaines personnes, se révèlent allergisantes, par ex. chrome, nickel, caoutchouc, etc., et dont l'expression clinique est un eczéma.
Certaines allergies de contact, par ex. la dermite du ciment, sont à l'origine de dermatoses professionnelles. L'allergie de contact met en jeu les cellules de Langerhans de l'épiderme et les lymphocytes T.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,J1]

Édit. 2017 

allopathie n.f.

allopathy

Méthode de traitement dans laquelle on administre contre une maladie des substances susceptibles d’agir sur les causes de la maladie, ou au moins de réduire l’intensité des manifestations morbides.
Ce terme a été forgé par les partisans de l’homéopathie et n’est utilisé que par eux.
La médecine traditionnelle serait donc une allopathie. Elle est fondée sur l’expérimentation scientifique qui atteste que l’effet des médicaments croît en même temps que les doses administrées, dans certaines limites.
Dans la langue française le suffixe -pathie s’applique généralement à une maladie et non à une thérapeutique.

[G5]

Édit. 2017 

alvéolite pulmonaire n.f.

alveolitis pulmonary

Ensemble lésionnel, de nature inflammatoire, caractérisé par la présence, dans la cavité alvéolaire pulmonaire et dans des proportions variables en fonction de l’agent causal et du stade évolutif aigu ou chronique de la maladie, d’un œdème, de cellules alvéolaires desquamées, de cellules inflammatoires en diapédèse (macrophages, leucocytes), d’hématies, de fibrine, de membranes hyalines.
La paroi alvéolaire proprement dite est modifiée : congestion capillaire, infiltration inflammatoire, développement de fibroblastes. L’examen histologique peut, dans certains cas, retrouver un agent causal : diverses bactéries, bacille de Koch, ou le soupçonner en présence de cellules géantes dans le cas des viroses, par ex. D'un point de vue anatomopathologique on décrit, selon la prédominance des cellules qui la composent, les alvéolites macrophagiques, lymphocytaires, à polynucléaires neutrophiles, à polynucléaires éosinophiles et les alvéolites mixtes. L'alvéolite peut intéresser les septums interalvéolaires (alvéolite murale) ou la lumière alvéolaire (alvéolite luminale), les deux étant souvent associées. Elle peut être aigüe, subaigüe ou chronique. Du point de vue physiopathologique, l'alvéolite est considérée comme un stade précoce des maladies infiltratives diffuses pulmonaires.
Une alvéolite peut guérir sans laisser de séquelles ; à l’inverse, le contenu de la cavité alvéolaire peut se nécroser et évoluer vers la constitution d’un abcès. La paroi alvéolaire peut de son côté se fibroser et s’épaissir ; l’extension d’une fibrose systématisée et/ou mutilante vient gravement compromettre, et de façon définitive, les échanges gazeux. Une forme particulière, dite alvéolite extrinsèque ou pneumopathie d'hypersensibilité, répond à une maladie granulomateuse chronique pulmonaire liée à l'inhalation de substances organiques agissant comme antigène déclenchant une réaction d'hypersensibilité, par ex. le poumon de fermier.

Étym. lat. alveolus : petite cavité

[K1]

Édit. 2017

amphilyophile adj.

amphilyophilic

Qui a une affinité à la fois pour l'eau et pour les solvants organiques, ayant un pôle de la molécule hydrophile et un pôle lipophile.
Qualifie les substances tensio-actives comme les savons, les saponiums, les détergents neutres.

Étym. gr. amphi : des deux côtés ; luein : dissoudre ; philos : ami

Syn. amphiphile

[B1,C1]

Édit. 2017

amphipathique adj.

amphipathic

1) Qui a une affinité à la fois pour l'eau et pour les lipides ou les solvants organiques, ayant un pôle de la molécule hydrophile et un pôle hydrophobe.
Les phospholipides qui constituent les membranes sont amphipathiques.
2) Qualifie les substances tensio-actives comme les savons, les saponiums, les détergents neutres, les sels biliaires et certains peptides.

Étym. gr. amphi : des deux côtés ; pathos : affection

[B1,C1]

Édit. 2017

analgésique adj.

analgesic

Se dit d'une substance capable d'abolir la perception des sensations douloureuses sans entraîner la perte de conscience.
On divise ces substances en deux classes : les analgésiques morphiniques toxicomanogènes réservés aux douleurs intenses, et les analgésiques non morphiniques (aspirine, paracétamol), non toxicomanogènes, utilisés pour combattre les douleurs moins intenses.

Étym. gr. an, privatif; algos: douleur

Syn. antalgique

[G1,G3,G5]

Édit. 2017

androgène adj.

androgenic

Qui se rapporte aux substances susceptibles d'entraîner des symptômes de virilisation.

[O4]

Édit. 2020

anion superoxyde l.m.

superoxide anion

Molécule d'oxygène portant un électron supplémentaire qui constitue un radical libre hautement réactif et toxique.
L'ion superoxyde O2- est un radical libre chargé négativement, de durée de vie extrêmement courte, capable de provoquer des réactions d'oxydation dans les cellules et dans les lipides membranaires.
La formation des ions superoxydes se produit dans de multiples localisations cellulaires sous l'effet de l'oxygène et par divers systèmes enzymatiques de transfert d'électrons. Les macrophages et les polynucléaires sont particulièrement équipés d'une NADPH-oxydase flavinique membranaire qui synthétise des ions superoxydes utiles pour détruire les substances phagocytées. L'anion superoxyde se forme aussi par la réaction d'oxydation de la xanthine catalysée par la xanthine-oxydase, lorsque cet enzyme devient actif au cours de la réoxygénation d'un tissu anoxique.

superoxyde-synthétase, superoxyde dismutase

[C1]

Édit. 2017

anomalies chromosomiques l.f.p.

Anomalies de nombre ou de la structure d’un ou de plusieurs chromosomes dans un génome, elles peuvent être constitutionnelles ou acquises.
Les anomalies chromosomiques constitutionnelles, cause fréquente d’anomalie du développement embryo-fœtal, sont à l’origine d’environ 50 % des avortements spontanés survenant pendant le premier trimestre de la grossesse.
Les anomalies chromosomiques acquises, observées au cours de processus malins ne siègent qu'au niveau des cellules tumorales (ex. chromosome philadelphie de la leucémie myéloïde chronique)
Les deux grands types d’anomalies chromosomiques constitutionnelles concernent le nombre ou la structure des chromosomes.
- Les anomalies du nombre des chromosomes, dites aneuploïdie, peuvent être homogènes (présentes dans toutes les cellules), ou en mosaïque (présentes dans une proportion variable de cellules). L'origine des anomalies homogènes se situe soit au moment de la méiose pendant la formation des cellules reproductrices soit lors des premières divisions mitotiques du zygote, après la fécondation. On peut distinguer :
           .  la présence d’un chromosome supplémentaire : trisomie,
           .  la perte d’un des deux chromosomes d’une paire : monosomie.
Le facteur de risque prédominant des anomalies de disjonction chromosomique méiotique est l’âge maternel élevé.
- Les anomalies de structure des chromosomes qui résultent de la survenue de cassures chromosomiques suivies par un ou plusieurs recollements anormaux peuvent affecter un ou plusieurs chromosomes ; ce sont les translocations. Elles peuvent être équilibrées ou non :
. les anomalies équilibrées n’entraînent pas de déséquilibre du matériel chromosomique et n’ont habituellement pas d’effet phénotypique, à l’exception de la situation au cours de laquelle la cassure en interrompant un gène entraîne une maladie génétique correspondante. Les anomalies équilibrées peuvent entraîner, lors de la méiose, la formation de gamètes déséquilibrés donnant des zygotes anormaux, ce qui se traduira par la survenue d'avortements ou par la naissance d'enfants porteurs d'anomalies congénitales ;
. les anomalies non équilibrées peuvent survenir de novo c’est-à-dire de façon accidentelle (délétions, translocations non équilibrées de novo, etc.) ou être la conséquence d’un remaniement parental équilibré.
Le dépistage chromosomique prénatal est actuellement basé sur l’étude combinée de marqueurs échographiques (mesure de l’épaisseur de la nuque fœtale) et marqueurs biologiques (dosage de plusieurs substances dans le sang maternel) au premier trimestre de grossesse.

chromosome, chromosome philadelphie, aneuploïdie, mosaïcisme, méiose, zygote, trisomie, monosomie, translocation

[Q1,Q2,Q3]

Édit. 2017

anomalie métabolique l.f.

metabolism abnormality

Dans un organisme vivant, anomalie qui le rend incapable soit d'assurer de façon satisfaisante le catabolisme d'une substance étrangère, soit d'élaborer la synthèse de substances nécessaires à sa vie.
1) La plupart de ces métabolismes sont assumés par des enzymes spécifiques : leur absence ou leur déficit caractérise l'anomalie ; elles témoignent le plus souvent de l'expression d'un gène.
2) Chez l'Homme, un grand nombre de ces anomalies ont un caractère familial, elles peuvent intéresser le métabolisme des glucides, des lipides ou des protides, etc. Certaines d'entre elles sont décelables in vitro par prélèvement de villosités choriales, de liquide amniotique ou de sang fœtal ; quelques-unes, découvertes après la naissance, sont accessibles à la thérapeutique.

anomalie chromosomique, diagnostic anténatal

[C1,O1,O3,Q2,Q3]

Édit. 2017

anorexigène n.m.

anorexiant drug, anorexigenic

Médicament inhibiteur de l’appétit ("coupe-faim").
Les anorexigènes sont des substances douées de propriétés amphétaminiques plus ou moins marquées, retirées de l’usage en raison de leurs effets indésirables (métamphétamine, dextroamphétamine, phenmétrazine, fenfluramine, dexfenfluramine).
Un traitement anorexigène est indiqué dans certaines obésités. Les résultats sont transitoires car l'effet dure le temps de l'administration. Surtout, ce traitement est discutable du fait des éventuelles complications psychiques ou somatiques qu'il peut déterminer. Des dérivés amphétaminiques sont utilisés dans la composition de la plupart des anorexigènes. Les effets adverses de ces traitements sont fréquents : abus, dépendance, insomnie, dépression, excitation, hypertension artérielle.
  

Étym. gr. a(n) : sans ; orexis : appétit

[L1,G3,G4,G5,H4,N1,R2]

Édit. 2017

antagonisme n.m.

antagonism

1) Inhibition d'un organisme par un autre dans un même environnement.
2) Interaction de deux substances, l'une réduisant ou annulant l'effet de l'autre dans un même organisme.
Il s'agit souvent d'un mécanisme de compétition au niveau des récepteurs spécifiques ; dans le second cas, l'interaction se manifeste le plus souvent au niveau de la résorption ou de la transformation du médicament.

Étym. gr. ant : qui combat ; agonistes combattant

Synergie

[A1,G3,I3]

Édit. 2017

antialdostérones n.f.p. et adj.

aldostérone inhibitor

Substances qui s’opposent à l’action de l’aldostérone au niveau des cellules tubulaires distales rénales.
Ce sont la spironolactone, l’éplérénone et le canrénoate de potassium qui provoquent une diurèse riche en sodium, pauvre en potassium.

hyperaldostéronisme primaire, aldostérone

[G5]

anticholinergique n.m.

anticholinergic drug

Médicament qui s'oppose à l'action de l'acétylcholine (par ex. atropine et atropiniques).
Ces substances agissent surtout au niveau des récepteurs muscariniques du système parasympathique. Elles induisent une tachycardie et inhibent les sécrétions salivaires, digestives, bronchiques et sudorales (ce qui peut être dangereux chez l'enfant en hyperthermie). Elles sont bronchodilatatrices et mydriatiques (ce qui peut être dangereux pour les patients atteints de glaucome à angle fermé).
Certains médicaments de synthèse, analogues de l'atropine sur le plan structural, utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson sont actifs sur le tremblement, à faibles doses.
Les anticholinergiques induisent facilement des états confusionnels

Syn. vagolytique

parasympatholytique, atropine

anticomplémentaire adj.

anticomplementary

Caractérise un procédé ou des substances qui inhibent l'action du complément.
Le venin de cobra est utilisé chez l’animal pour provoquer la protéolyse de C3 et la déplétion en complément. Les sérums contenant des complexes antigène-anticorps ont une activité anticomplémentaire qui rend ininterprétable les réactions de déviation du complément.

antidépresseur n.m.

antidepressant

Médicament capable d'améliorer les syndromes dépressifs appartenant au groupe des psychoanaleptiques, ou thymoanaleptiques (stimulants de l'humeur), à côté des noo-analeptiques (stimulants de la vigilance).
Les premiers antidépresseurs (AD) sont apparus en 1957 : imipramine, chef de file des tricycliques imipraminiques ; iproniazide, premier inhibiteur de la monoamine-oxydase ou IMAO. De nouveaux AD mis depuis lors à la disposition sont classés selon leur impact biochimique en administration aigüe : les agents sérotoninergiques, en particulier les inhibiteurs spécifiques de recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, citalopram, etc.) et les molécules à impact catécholaminergique (amineptine, maprotiline, nortriptyline, etc.).
Un délai d'action de quatre à six semaines est la règle. Constants, les effets latéraux peuvent être utilisés en thérapeutique : anxiolytiques et hypnotiques (AD dits sédatifs : amitryptiline, trimipramine, miansérine, etc.) ou au contraire stimulants (AD dits psychotoniques : nortriptyline, imipramine, amineptine, etc.). Certains AD se révèlent efficaces dans d'autres indications que dépressives : anti-obsessionnelles (clomipramine, fluoxétine, etc.), préventives des paroxysmes anxieux récurrents ou attaques de panique (imipramine, clomipramine, etc.), antalgiques, anti-énurétiques.
La durée d'un traitement AD est longue : plusieurs mois pour la cure d'un accès dépressif, plusieurs années dans la prophylaxie des récurrences dépressives. Malgré l'absence de pharmacodépendance, ces substances peuvent, à l'arrêt brutal, occasionner des symptômes de sevrage : anxiété, troubles du sommeil, manifestations somatiques telles que tremblements, sueurs, etc.

antidépresseur (effets latéraux d'un), psychotropes, nooanaleptique, imipramine, iproniazide, fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, citalopram, maprotiline, amineptine, nortriptyline, amitryptiline, trimipramine, clomipramine, fluoxétine

[H3,G5 ]

Édit. 2017

antihypertenseur (médicament) l.m.

antihypertensive drug

Médicament destiné à provoquer un abaissement simultané des pressions artérielles systolique et diastolique afin d’obtenir en permanence des valeurs proches de la normale (inférieures à 140/80 mm de Hg).
Le traitement de l’hypertension artérielle est efficace pour la prévention des complications de l’athérosclérose dont elle est l’une des principales causes, ainsi que pour la prévention des hémorragies cérébrales et cérébroméningées.
Il existe une dizaine de classes de médicaments antihypertenseurs, utilisés isolément ou en association.
1°- diurétiques hypokaliémiants (furosémide, bumétamide, chlorothiazide, etc.).
2°-substances faiblement diurétiques et hyperkaliémiantes (amiloride, indapamide, ciclétanine, spironolactone , canrénoate de potassium).
3°- inhibiteurs de l’enzyme de conversion
4°- bêta-bloquants (acébutolol, bisoprolol, propranolol, etc).
 5°- inhibiteurs calciques (diltiazem, vérapamil, dihydropyridines diverses...).
6°- ouvreurs de canaux potassiques KATP, (diazoxide).
7°- activateurs de guanyl-cyclases (nitroprussiate de sodium) ;
8°- alpha-1-bloquants (prazosine, urapidil).
9°- antihypertenseurs d’action centrale (clonidine, alphaméthyldopa, etc.).
Ces divers traitements sont administrés par voie orale, à dose modérée et en monothérapie dans un premier temps, de manière à éviter l’apparition d’effets indésirables chez des patients très souvent asymptomatiques auparavant. En revanche l’urgence hypertensive, qui se traduit par une élévation majeure de la pression artérielle et parfois des signes alarmants (signes nerveux, hypertension intracrânienne visible au fond d’œil, subœdème pulmonaire, insuffisance rénale) requiert un traitement antihypertenseur d’action immédiate par voie orale ou éventuellement intraveineux ou intramusculaire.
L’expression « médicaments hypotenseurs » est impropre.  

anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) l.m.p.

non steroidal antiinflammatory

Substances médicamenteuses largement utilisées dans les affections rhumatologiques aigües ou chroniques, pour combattre l’inflammation.
Les AINS sont groupés en six classes chimiques pyrazolés, indoliques, paryl-carboxyliques, fémarates, oxicams et anticox 2. Leur principal mode d’action relève de l’inhibition de la cyclo-oxygénase avec diminution de la synthèse des prostaglandines, mais certains d’entre eux agissent aussi sur la lipo-oxygénase. Ils sont responsables d’une inhibition de la formation des thromboxanes et des lipoxines, d’une stabilisation de la membrane lysosomique des cellules phagocytaires, et de l’inhibition de la migration des leucocytes. Certains de leurs effets indésirables sont directement en rapport avec l’inhibition de la biosynthèse des prostaglandines : accidents digestifs, rénaux, cardiovasculaires et respiratoires. D’autres sont des accidents d’hypersensibilité dose-dépendants. Les AINS trouvent leur indication dans toutes les douleurs de l’appareil locomoteur, soit en première intention soit en association avec les analgésiques soit lorsque les traitements analgésiques se sont révélés inefficaces.

antimitotique topique l.m.

topical antimitotic agent, topical cytotoxic drug

Produit cytotoxique agissant par inhibition de la mitose, appliqué directement sur la peau pour limiter ses effets systémiques et utilisé dans le traitement de viroses ou d'états précancéreux ou cancéreux cutanéomuqueux.
Ces substances sont formellement contre-indiquées chez la femme enceinte ou allaitante et sont très rarement employées chez l'enfant ; elles provoquent souvent des réactions inflammatoires intenses. Les principales sont le 5-fluoro-uracile, la chlorméthine, la podophyllotoxine, la bléomycine et le BCNU ou nitroso-urée, voire la colchicine.

antiradicaux libres l.m.p.

antioxydants

Substances intracellulaires s'opposant à l'action délétère des radicaux libres sur les structures cutanées.
Elles se composent de systèmes enzymatiques endogènes, comme les superoxydes dismutases, catalases, peroxydases, et de molécules anti-oxydantes le plus souvent d'origine exogène : vitamine E ou alpha-tocophérol, vitamine A et bêta-carotène, vitamine C, sélénium, flavonoïdes, eumélamines. Les antiradicaux libres agissent soit par destruction des radicaux libres, soit par neutralisation de l'oxygène singulet.

Syn. anti-oxydant

anti-oxydants

antireflux urinaire endoscopique (technique) l.f.

urinary endoscopic anti-reflux technique

Méthode de traitement par voie endoscopique du reflux vésico-urétéral.
Elle consiste en l’injection, sous contrôle de la vue, d’une substance pâteuse inerte, non résorbable, sous l’orifice urétéral refluant et dans le trajet intramural de l’uretère.
La substance employée doit être à résorption faible ou lente et ne pas migrer localement ou à distance. Aucune substance actuelle ne réalise toutes ces propriétés, c’est pourquoi différentes substances ont pu être proposées (téflon, macroplastique, collagène, etc..).

reflux vésico-urétéral acquis, reflux vésico-urétéral congénital

[M2]

Édit. 2017

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