multirésistance d'un bacille tuberculeux l.f.
Koch’s bacillus multidrug resistance
Résistance aux 2 antituberculeux majeurs que sont l'isoniazide et la rifampicine.
La suspicion d'une multirésistance conduit à rechercher la présence d'une mutation type résistance à la rifampicine par les techniques moléculaires avec une sonde spécifique. Lorsque l'on trouve une résistance à la rifampicine, il est habituel qu'elle s'accompagne d'une résistance à l'isoniazide. L'apparition de la moxifloxacine (nouvelle quinolone) est un apport important pour le traitement de ces formes dans le cadre d'un traitement avec 3 à 4 antituberculeux.
La résistance à la rifampicine est détectable car les mutations sont groupées dans une région bien délimitée du gène rpoß. Les résultats sont fiables. Par contre pour l'isoniazide et le pyrazinamide, les mutations impliquées dans la résistance sont localisées sur de longues séquences nucléotidiques, voire sur plusieurs gènes, et ne peuvent être détectées par simple amplification et hybridation.
multirésistant adj
multiresistant
Qualifie le caractère des bactéries qui présentent une multirésistance aux antibiotiques.
multisonde n.f.
multiprobe
Syn. sonde multiéléments
multitest de près l.m.
Test duochrome pour la mesure de l'acuité stéréoscopique de près.
Ce test permet aussi une évaluation de l'acuité visuelle et de l'accommodation. L'acuité stéréoscopique mesurée va de 1 500 à 100 secondes d'arc.
muscle multifide cervical l.m.
musculus multifidus cervicis ; musculus multifidus colli (TA)
multifidus cervicis
muscle multifide lombaire l.m.
musculus multifidus lumborum (TA)
multifidus lumborum
muscle multifide thoracique l.m.
musculus multifidus thoracis (TA)
multifidus thoracis
muscle multipenné l.m.
musculus multipennatus (TA)
multipennate muscle
Variété de muscle dont les faisceaux musculaires s’implantent obliquement sur les faces latérales de plusieurs tendons.
Syn. anc. muscle fasciculé ; muscle multipenniforme
muscles multifides l.m.p.
musculi multifidi (TA)
multifidus
Muscles des gouttières vertébrales qui constituent un faisceau des muscles transversaires épineux.
Ils se détachent de la gouttière sacrée, du fascia spinal, des processus accessoires, costiformes et mamillaires des vertèbres lombaires et de la face postérieure des processus transverses thoraciques et des quatre dernières vertèbres cervicales. Ils se terminent sur la partie latérale des processus épineux des quatrième, troisième et deuxième vertèbres cervicales situées au-dessus. Cette longue masse musculaire peut être divisée en trois segments : le muscle multifide lombaire ; le muscle multifide thoracique ; le muscle multifide cervical.
Syn. anc. muscles multifides du rachis
→ muscles transversaires épineux
MUSTO sigle angl. pour MUlti STage DNA-based vaccine Operation.
multi stage dna-based vaccine operation
Très important programme international de mise au point de vaccins à ADN contre le paludisme.
Ces vaccins associent plusieurs gènes codant pour des antigènes produits par les différents stades évolutifs des Plasmodium (mérozoïtes, sporozoïtes, schizontes intra-hépatiques, gamétocytes). Le essais portent sur des ensemble de 5 à 15 gènes (MUSTO 5,10 et 15) dont la faible immunogénicité est compensée par incorporation, dans le plasmide de transport, de gènes codant pour une protéine virale ou pour une cytokine (GMCSF) jouant le rôle d’adjuvant.
mutation multisite l.f.
multisite mutation
Une des mutations ponctuelles affectant plusieurs bases adjacentes.
myélome mutiple l.m.
multiple myeloma
Hémopathie maligne évolutive caractérisée par une prolifération monoclonale médullaire hématopoïétique de cellules lymphoïdes B différenciées de morphologie plasmocytaire avec une production en excès d’une immunoglobuline monoclonale sérique de type le plus souvent IgG ou IgA, mais parfois IgD ou IgE, ou constituée de chaînes légères kappa ou lamba.
L’incidence annuelle de l’affection est de l’ordre de 5 cas pour 100.000 personnes ; l’âge médian au diagnostic est de 69 ans (extrêmes : 35 à 93 ans). L’étiologie est inconnue, on suspecte un rôle de l’exposition aux radiations, au benzène, aux insecticides.
C’est une affection multifocale primitive de la moelle osseuse. Les lésions ostéolytiques entraînent des douleurs, une fragilité osseuse avec fractures, notamment vertébrales (qui peuvent être révélatrices), une anémie, une pancytopénie, une hypercalcémie avec des atteintes rénales, une sensibilité accrue aux infections bactériennes ou virales, une amylose.
Le syndrome biologique comporte une augmentation importante de la vitesse de sédimentation, une anémie, la présence à l’électrophorèse du sérum dans la zone bêta-gamma d’un pic protéique élevé, étroit et symétrique correspondant à une immunoglobuline monoclonale IgG, IgA ou IgD (dans respectivement 60, 20 et 1% des cas), exceptionnellement à une immunoglobuline monoclonale IgE ou IgM, ou constitué de chaînes légères lamba ou kappa dans 15 % des cas. On retrouve fréquemment des chaînes légères kappa ou lambda dans les urines (responsables de la classique protéinurie thermosoluble de Bence-Jones), toutefois dans 1 % des cas les myélomes ne sécrètent pas d’immunoglobulines (myélomes non sécrétants). Il existe parfois une hypercalcémie de pronostic réservé et une élévation de la bêta-2-microglobuline corrélée à l’importance de la masse tumorale.
La prolifération plasmocytaire maligne est mise en évidence par le myélogramme, par un prélèvement médullaire au niveau du sternum ou des ailes iliaques ou, mieux, par la biopsie ostéomédullaire prélevée au niveau du bassin. A l’examen histologique les lésions sont souvent nodulaires. Les cellules tumorales ressemblent à des plasmocytes normaux avec un gros noyau excentré ou sont plus immatures avec des anomalies de la maturation myélocytoplasmique, une forte basophilie du cytoplasme et des cellules géantes. Il est de règle lors de la découverte d’une gammapathie monoclonale sérique de rechercher une plasmocytose médullaire qui exprime une immunoglobuline intracytoplasmique de même chaîne légère. Un pourcentage de 10 % de cellules plasmocytaires est considéré sur un myélogramme comme la limite inférieure compatible avec le diagnostic de myélome. En dessous de ce pourcentage, seule l’évolution permettra de différencier une maladie bénigne d’un authentique myélome par des dosages sériques et des biopsies médullaires.
Les atteintes du système nerveux central sont exceptionnelles, cependant des neuropathies sensitivomotrices démyélinisantes sont fréquemment observées.
Les complications oculaires comportent une dilatation veineuse, voire des occlusions veineuses rétiniennes liées au syndrome d’hyperviscosité qui accompagne l’affection.
La stratification de la maladie est réalisée suivant différents critères : cliniques, biologiques, radiologiques.
L’évolution est sérieuse du fait des complications telles qu’infection, hypercalcémie, insuffisance rénale et amylose de type AL. Le pronostic varie en fonction du stade évolutif et des possibilités thérapeutiques : les traitements conventionnels apportaient des stabilisations de durée limitée de l’ordre de deux à trois années. Il existe cependant de rares formes dont l’évolution peut s’étaler sur plus d’une dizaine d’années (smoldering myeloma).
Le traitement repose sur la chimiothérapie, la radiothérapie et sur des mesures symptomatiques : traitement des douleurs, prévention des complications rénales par ingestion régulière de boissons abondantes et alcalines, administration de biphosphonates pour corriger l’hypercalcémie, réduire les douleurs osseuses et améliorer la structure osseuse.
La chimiothérapie s’est enrichie de protocoles thérapeutiques plus efficaces et de nouvelles molécules plus performantes
Le traitement varie avec le stade évolutif et l’âge du malade. Chez les patients de plus de 65 ans, les protocoles les plus classiques associent melphalan et prednisone en cures mensuelles ; cependant l’administration de nouvelles molécules telles que les inhibiteurs de la protéasone (Bortezomib) associés à d’autres cytostatiques en traitement d’induction et de la Lenalidomid en traitement d’entretien a sensiblement amélioré la fréquence et la durée des réponses thérapeutiques. Chez le sujet de moins de 65 ans les traitements d’intensification sont d’application classique : ils font appel à un traitement cytoréducteur suivi d’une chimiothérapie intensive par le melphalan I.V. (associée ou non à une irradiation corporelle totale) ; ce choix thérapeutique conduit à obtenir de fréquentes rémissions complètes de durée variable et apporte un net gain de survie. Certaines rémissions complètes perdurent pendant de longues années avec l’espoir d’une guérison. Une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques est réservée aux malades jeunes ; elle permet, elle aussi, d’obtenir des résultats favorables et des guérisons. La radiothérapie locale sur les lésions ostéolytiques est réservée en cas d’atteinte rachidienne avec risque de complications neurologiques.
Une translocation chromosomique de la région 14q32 impliquant le locus de la chaîne lourde des Ig (IgM) a été retrouvée dans 75 pour 100 des cas, ainsi que des délétions en 13q et la monosomie 13 (chez 43 p. 100 des patients)
Du myélome multiple on rapproche la macroglobulinémie primitive de Waldenström dans laquelle est sécrétée une immunoglobuline de type IgM et qui s’accompagne souvent d’une polyneuropathie. Bien qu’il s’agisse d’un lymphome malin, il existe des formes de transition entre ces deux affections.
O. Kahler, médecin interniste autrichien de Prague (1889) ; H. Bence Jones, médecin britannique (1848) ; P. De Plaen, épidémiologiste belge (2003) ; P. R. Greipp, hématologiste américain (2005) ; N. C. Munshi, hématologiste américain (2011) ; F. Solis, médecin mexicain (2018) ; M. A. Dimopoulos, hématologiste grec, membre de l'Académie de médecine (2018) ; T. Facon, hématologiste français (2018)
Étym. gr. muelos : moelle ; -ome : suffixe indiquant la tumeur
Syn. maladie de Kahler, myélome multiple des os, myélome plasmocytaire
→ Bence-Jones (protéine de), immunoglobuline monoclonale, lymphocyte B , plasmocyte , immunoglobuline, ostéolyse, anémie, pancytopénie, hypercalcémie, amylose, bêta-2-microglobuline, myélogrammen biopsie ostéomédullaire, neuropathie sensitivomotrice, hyperviscosité plasmatique, biphosphonates, melphalan, prednisone, bortezomib, maladie de Waldenström, lymphome malin
[F1, G5]
Édit. 2019
myopathie multicore avec retard mental, petite taille et hypogonadisme hypogonadotrophique l.f.
multicore disease with mental retardation, short stature, and hypogonadotropic hypogonadism
A. E. Chudley, pédiatre généticien et B. Rozdilsky, neurologue canadiens (1985)
→ Chudley- Rozdilsky (syndrome de)
nævomatose basocellulaire multiples et kératokystes odontogéniques l.m.
multiple basal cell nævi, odontogenic keratocysts
→ nævomatose basocellulaire multiple
NAO (syndrome) , sigle pour Nodulose, Arthropathie, Ostéolyse
multicentric osteolysis nodulosis and arthropathy (MONA)°
Dysplasie osseuse constitutionnelle héréditaire, décrite en Arabie Saoudite, caractérisée par l’apparition très précoce de douleurs articulaires, d’une ostéolyse carpienne et tarsienne et de nodules sous-cutanés.
L’enfant présente des anomalies cranio-faciales, un aspect grossier, une brachycéphalie, des sutures crâniennes scléreuses, un hirsutisme. L’ostéolyse et l’ostéopénie sont surtout distales avec une déformation des mains. Les os longs ont une corticale mince et un canal médullaire élargi prédisposant aux fractures. Un élargissement du tiers médial des clavicules a été noté. Les nodules sous-cutanés, constants à la plante du pied, sont saillants et douloureux. La consanguinité parentale est habituelle. L’hérédité est autosomique récessive ; l’affection est due à des mutations en 16q12-q21 sur le gène MMP2 codant pour un enzyme (matrix metallopeptidase 2) et inactivant la collagénase de type IV. NAO est la plus grave des ostéolyses autosomiques récessives de l’enfant.
S. M. Al-Mayouf, pédiatre et généticien saoudien (2000)
NEM 1 sigle
multiple endocrine neoplasia 1
→ néoplasie endocrinienne multiple de type 1
NEM 2A sigle
multiple endocrine neoplasia 2A
NEM 2B ou 3 sigle
multiple endocrine neoplasia, type 2B or 3
→ néoplasie endocrinienne multiple de type 2B ou 3
néoplasie endocrinienne multiple (MEN 2B ou 3) l.f.
multiple endocrine neoplasia, type 2B or 3
Neuromatose des muqueuses et adénomatose pluri-endocrinienne néoplasique avec phéochromocytome, cancer de la thyroïde et aspect Marfanoïde asthénique.
Affection de nombreuses muqueuses (lèvres, langue, paupières, conjonctive). Au niveau des yeux, on recherchera des paupières épaissies et éversées avec nodules, un épaississement conjonctival avec petites tumeurs lisses jaunâtres bulbaires et tarsales, une hypertrophie constante des nerfs intracornéens (nerfs élargis et non myélinisés), visible en lampe à fente et bilatérale. Les nerfs sont blanchâtres, radiaires et centripètes ; ils partent du limbe et se dichotomisent. Les points lacrymaux peuvent être déplacés. Le locus du gène associé à la prédisposition, gène oncogène (MEN 2A ou RET), est sur le bras long du chromosome 10 en 10q11.2. L’étude des exons de ce gène permet de dépister les sujets à risque. Le syndrome MEN 3 (neuromatose muqueuse et tumeurs endocriniennes) est déterminé par le même locus. L’affection est autosomique dominante (164761,.00013ff (2B), 162300 (3)).
R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1968)
Syn. adénomatose pluriendocrinienne IIb, endocrinopathie néoplasique multiple 2B, neuromatose muqueuse et tumeurs endocriniennes, Froboese (syndrome de)
→ RET gene
néoplasie endocrinienne multiple de type 2A (MEN 2A) l.f.
multiple endocrine neoplasia type 2A
J. H. Sipple, médecin interniste américain (1961)
neurome myélinique muqueux l.m.
multiple mucosal neuroma
Variété de neurome survenant au cours du syndrome des néoplasies endocriniennes multiples type IIb qui est une affection autosomique dominante dont les lésions cutanées consistent en neuromes, apparaissant dès l'enfance et siégeant principalement sur les lèvres, la langue et la muqueuse buccale, sous forme de nodules blancs ou rosés, indolores et de consistance ferme.
Ces lésions s'accompagnent d'anomalies morphologiques telles qu'un aspect marfanoïde et d'altérations des nerfs cornéens, et sont un indicateur précoce d'un cancer médullaire de la thyroïde ou d'un phéochromocytome.
J. H. Sipple, médecin interniste américain (1961)
personnalité multiple l.f.
multiple personality disorder
Trouble controversé, défini au sens strict par l'existence chez une même personne, surtout une femme, de deux ou plusieurs états de personnalité distincts, l'un d'entre eux se manifestant classiquement seul à un moment donné. Dans chacun, la patiente se comporte comme si elle n'avait aucun souvenir en rapport avec les autres états.
Affection identifiée au début du XIXe siècle, puis tenue pour un simple effet de suggestion avant d'être reconnue comme autonome depuis une trentaine d'années et classée parmi les troubles dissociatifs (de conversion). Dans le DSM-IV, elle est appelée : "trouble dissociatif de l'identité (précédemment personnalité multiple)". Le partage simultané du contrôle par deux ou plusieurs personnalités est désormais admis.
Très rare en France, cette pathologie s'est beaucoup étendue aux États-Unis. Elle pose notamment le problème d'une contagion mentale par suggestion, d'un trouble authentiquement hystérique et celui d'un effet iatrogène lié à une "remémoration", à l'âge adulte, de traumatismes psychiques graves, notamment d'abus sexuels. Ceci, après relation psychothérapique, par levée présumée de la répression. On a même observé rétrospectivement des conflits majeurs, y compris pénaux, avec la cellule familiale d'origine.
P-glycoprotéine n.f.
P-glycoprotein
Phosphoglycoprotéine membranaire contenant 1 280 aminoacides, présente à la surface de nombreuses espèces cellulaires (glandulaires, intestinales, endothéliales, rénales, etc.), ayant un rôle de transport de nombreuses molécules « médicamenteuses », et responsable de la résistance à de multiples substances, telles que vérapamil, colchicine, forskoline, ciclosporine, etc.
Syn. multidrug resistance protein
Sigle : MDR
placenta multiplex l.m.
multiplex placenta
Placenta formé de plusieurs lobes distincts dont les vaisseaux ne se rejoignent qu'au moment de former le cordon ombilical.
Étym. lat. placenta : petit gâteau plat, galette (du gr. plakous : plat, en forme de plateau)
plasmide multicopie l.m.
multicopy plasmid
Plasmide dont le nombre de copies est élevé, par ex. supérieur à 10.
Le contrôle de sa réplication est dit « relâché » : lors de la division cellulaire, la ségrégation des copies a lieu au hasard.
→ plasmide
[D1,Q1]
Édit. 2018