cellule de Kulchitsky-Masson l.f.
Kulchitsky’s cell
Constituant cellulaire de l’épithélium tapissant les cryptes de Lieberkühn et caractérisé par la présence de granulations colorables par les sels de chrome d’où le terme de cellule entérochromaffine, et capables de réduire le nitrate d’argent ammoniacal (granulations argentaffines).
Cette cellule appartient au système endocrinien diffus et est parfois rattachée au système APUD. Elle sécrète des hormones polypeptidiques et une amine, la sérotonine. Elle constitue l’élément de base de la tumeur carcinoïde du tube digestif. Elle se rencontre également au niveau de la muqueuse de l’arbre bronchique.
N. Kulchitsky, biologiste russe (1856-1925) ; P. Masson, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecine (1880-1959)
→ cellule entérochromaffine, cellule claire de Masson
[A2,O]
cellule dendritique folliculaire l.f.
follicular dendritic cell
Cellule dendritique des centres germinatifs des follicules lymphoïdes.
Elle exprime en surface des molécules du complexe majeur d’histocompatibilité nécessaires à la reconnaissance des antigènes et à l’activation des lymphocytes T présents dans les ganglions, de manière spécifique à un antigène donné.
Dans le processus impliquant une cellule dendritique folliculaire, ce sont les lymphocytes B qui apprêtent l’antigène et le présentent aux lymphocytes T.
Syn. cellule folliculaire dendritique (CFD)
→ cellule dendritique interdigitée, présentation de l'antigène, cellule dendritique, apprêtement de l’antigène
[A2, F3]
Édit. 2019
cellule digestive endocrine l.f.
endocrine cell
Cellule dont la sécrétion se déverse dans le flux sanguin, à l'inverse de la sécrétion exocrine dont la sécrétion est exportée vers la lumière du tube digestif par un canal ou un conduit cryptique.
Les cellules endocrines du tube digestif sont disposées de façon diffuse le long du tractus digestif dans les structures épithéliales des muqueuses.
De forme triangulaire, elles comportent des granules sécrétoires caractéristiques, de polarité basale. L'apex peut avoir des microvillosités lorsqu'il atteint la lumière des glandes. Les granules sécrétoires examinés en microscopie électronique, comprennent une matrice centrale et une membrane séparée de la matrice par un halo clair. L'ensemble de ces structures a permis de distinguer divers types cellulaires caractérisés par leur sécrétion. Ces cellules ont été caractérisées par leur affinité pour les sels de métaux lourds (cellule chromaffine) et en particulier par la réactivité au sel d'argent. Les réactions de Masson et celles de Grimellius sont les plus utilisées. L'immunohistochimie a apporté de nouvelles possibilités de caractérisation. La nomenclature les intègre dans le système de cellules neuro-endocrines.
L. Grimelius, anatomopathologiste suédois (1968)
[A2,L1]
cellule épithélioïde l.f.
epithelioid cell
Macrophage modifié, activé, allongé, fusiforme ou cylindrique, et dont le cytoplasme abondant, acidophile, rose pâle par coloration à l'hématéine-éosine, aux limites imprécises offre une certaine similitude avec une cellule épithéliale, d’où son nom.
Cellule riche en réticulum endoplasmique, en appareil de Golgi, en vésicules et en vacuoles, elle est plus adaptée à une sécrétion qu’à la phagocytose et se rencontre dans des réactions inflammatoires plus ou moins spécifiques ou immunitaires. Elle se trouve souvent groupée en palissades autour d’un foyer de nécrose ou formant un follicule dans les granulomes tuberculoïdes. En association avec les cellules géantes de Langhans, les cellules épithélioïdes évoquent une inflammation granulomateuse et en premier lieu une tuberculose, mais elles ne sont pas spécifiques de cette infection. La ressemblance de certaines cellules tumorales avec les cellules épithéliales a fait attribuer le qualificatif d'épithélioïde à des tumeurs conjonctives, vasculaires notamment, p. ex. : hémangioendothéliome épithélioïde ; ou à un type très particulier de naevus : naevus à cellules fusiformes et épithélioïdes ou naevus de Spitz, ou mélanome bénin juvénile.
T. Langhans, anatomopathologiste allemand (1839-1915) ; Sophie Spitz, anatomopathologiste américaine (1948)
→ macrophage, Langhans (cellules géantes de), hémangio-endothéliome épithélioïde, Spitz (naevus de )
[A2]
cellule musculaire lisse viscérale l.f.
visceral smooth muscle cell
Cellule allongée, fusiforme, de petite taille, aux extrémités pointues parfois bifides, elle ne contient qu'un seul noyau au centre de son cytoplasme occupé, dans sa quasi-totalité, par des myofilaments parallèles au grand axe de la cellule, avec des corps denses d'ancrage.
Ces myofilaments n'ont pas de striations, d'où l'adjectif lisse, et sont formés essentiellement d'actine et de myosine. L'ergastoplasme, peu développé, est enveloppé dans un sarcolemme lui-même entouré d'une membrane basale.
[A2,L1]
cellule nævique de Unna l.f.
nævus cell
Cellule constitutive des nævus, à caractères peu spécifiques et d'aspect varié : ronde ou ovalaire dans les couches supérieures du derme et dans l'épiderme, elle devient polyédrique ou fusiforme dans le derme profond et dans l'hypoderme, avec un noyau généralement pâle, parfois vésiculeux dont le cytoplasme homogène et dense contient du pigment mélanique en quantité variable.
Elle se reconnaît aisément à sa tendance au groupement « en thèques », qui est toujours net dans la partie superficielle de la tumeur. Unna faisait dériver la cellule nævique des cellules épidermiques et pensait qu'elle s'accumulait dans le derme par un phénomène d'égouttement (Abtropfung); d'après la théorie de Masson, à laquelle la plupart des auteurs se sont ralliés, elle se forme aux dépens d'éléments dérivés de la crête neurale. Elle correspond à la forme tumorale du mélanocyte, élément élaborateur du pigment mélanique : c'est donc à tort que le terme mélanocyte est parfois employé comme synonyme.
P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1850-1929)
Syn. nævocyte
[A2,J1]
cellule nodale n.f.
nodal cell
Cellule constitutive du tissu nodal, siège de l’automaticité de la contraction myocardique.
La cellule nodale mesurant 3 à 4 µm de diamètre est pauvre en myofibrilles avec une striation transversale peu marquée. A mesure que l’on descend vers les régions distales du faisceau de His, les cellules claires pauvres en myofibrilles se raréfient au profit de cellules intermédiaires et de cellules semblables à celle du myocarde mais sans système tubulaire transverse.
W. His Jr, physiologiste et anatomiste suisse (1893)
→ tissu nodal, His (faisceau de), cardiomyocyte
[A2,K2]
cellules de Paneth l.f.p.
Cellule de l’intestin grêle qui, avec l’entérocyte et la cellule caliciforme, constitue un des trois éléments cellulaires de l’épithélium tapissant les villosités intestinales de l’intestin grêle et de l’appendice.
Cellules des glandes intestinales de l’intestin grêle, au nombre de cinq à six, situées au fond de ces glandes.
Généralement groupées à la base des cryptes de Lieberkühn, les cellules de Paneth, de forme polyédrique, renferment de nombreux grains dont la nature est encore discutée. Ces grains seraient composés de glycoprotéines et de certains acides aminés : arginine, tyrosine et tryptophane. Ils représenteraient ainsi un produit de sécrétion enzymatique assurant un bon fonctionnement des cryptes et des villosités intestinales. Les cellules de Paneth semblent donc constituer une véritable séreuse diffuse dans la muqueuse intestinale, fournissant aux glandes intestinales de l’intestin grêle les protéines endogènes qui leur sont nécessaires.
On ne trouve de cellules de Paneth dans l’estomac qu’en cas de métaplasie.
J. Paneth, physiologiste autrichien (1857-1890) M. von Davidoff, histologiste allemand (mort en 1904)
Syn. cellules de Davidoff
[A2,L1]
cellule progénitrice l.f.
progenitor cell
Cellule issue d’une cellule souche multipotente, qui ne présente pas encore de signes de différenciation.
Elle donne naissance après trois à quatre divisions à une ou plusieurs lignées cellulaires mais elle n’a pas de capacité d’auto-renouvellement.
→ cellule multipotente, lignée cellulaire, auto-renouvèlement
[A2]
Édit. 2017
cellule souche du cordon ombilical l.f.
umbilical stem cord cell
Cellule souche issue du cordon ombilical qui permet de créer des lignées cellulaires capables de produire des tissus différents.
Les premières cellules souches ont été identifiées dans le sang du cordon ombilical. Le faible risque de rejet permet leur utilisation en thérapeutique.
Forme abrégée : cellule souche du cordon.
♦ Voir aussi : lignée cellulaire. ♦ Équivalent étranger : umbilical stem cord cell (USCC).
Source : Journal officiel du 15 septembre 2013
Syn. forme abrégée : cellule souche du cordon
Sigle USCC
→ cellule souche, lignée cellulaire
[A2, C3]
Édit. 2019
cellule souche embryonnaire l.f.
embryonnic stem cell, ES cell
Cellule présente in vivo dans le bouton embryonnaire, qui conserve la faculté de se diviser ainsi que sa pluripotence, jusqu’à ce que des signaux déclenchent sa différenciation.
La cellule souche embryonnaire peut conserver sa pluripotence lorsqu’elle est cultivée in vitro sous forme de lignée cellulaire.
Sigle CSE, ESC
→ cellule souche, bouton embryonnaire, lignée cellulaire
[A2, C3]
Édit. 2019
cellule spumeuse l.f.
foam cell, foamy cell
Cellule dont le cytoplame présente de petites vacuoles claires, sans préjuger de leur contenu lipidique, glucidique, mucineux, etc.
Ces cellules sont le plus souvent des macrophages ou des cellules musculaires lisses de la média artérielle contenant dans leurs vacuoles distendues des esters de cholestérol, sous la forme de gouttelettes soudanophiles. Dans les plaques d’athérosclérose, ces cellules sont groupées autour du cœur lipidique de la lésion. La transformation spumeuse des macrophages est en partie sous la dépendance d’une voie particulière de captation et de métabolisme des lipides, le système éboueur.
La transformation spumeuse des cellules musculaires artérielles n’est pas encore expliquée de manière aussi claire.
Les cellules spumeuses sont communément observées dans l’intima artérielle longtemps avant l’existence de la plaque d’athérosclérose. Leur présence caractérise le type I, vu chez le nouveau-né et le nourrisson quand elles sont éparses et le type II chez l’enfant et l’adolescent quand elles sont groupées en amas.
Dans les xanthomes, existent des cellules histiocytaires mononuclées, appelées cellules de Chambard, souvent de grande taille, remplies de microvacuoles lipidiques donnant au cytoplasme un aspect clarifié dû à la dissolution des graisses lors des techniques histologiques d’inclusion. Sur des coupes faites en congélation, le contenu de ces très fines vacuoles peut toutefois être coloré par le rouge Soudan. Avec ou sans les cellules de Touton, les cellules de Chambard constituent la partie la plus importante de l’infiltrat des xanthomes.
Le terme cellule spumeuse de Virchow a été attribué aux histiocytes du granulome de la lèpre lépromateuse.
Dans la vésicule biliaire, la surcharge des macrophages sous-muqueux entraîne une cholestérolose
K. Touton, dermatologue allemand (1885) ; R. Virchow, pathologiste allemand (1863)
Étym. lat. spume : écume
Syn. cellule xanthomateuse, cellule lipophagique, lipophage, cellule spumeuse
→ athérosclérose (classification des lésions d'), stries graisseuses, système éboueur, xanthomes, Touton (cellule de), Virchow (cellule de), lèpre lépromateuse, cholestérolose, Chambard (cellule de), achalasie, tumeurs stromales gastro-intestinales
[A2,K4]
cellule tueuse l.f.
killer cell, k cell
Cellule immunocompétente capable de se fixer sur un organisme étranger recouvert d'anticorps et de provoquer sa lyse.
La mieux connue est la cellule dite « tueuse naturelle »; ce grand lymphocyte granuleux reconnaîtrait des structures glucoprotéiques de haut poids moléculaire à la surface de cellules infestées par les virus. Dans la lignée myéloïde, des polynucléaires et des monocytes auraient la même fonction.
→ lymphocyte T cytotoxique, cellule NK
[A2,F3]
chimiorécepteur n.m.
chemoreceptor
Récepteur sensible aux variations de teneur d’une substance chimique dans le milieu ambiant.
Il est situé sur le domaine superficiel de la membrane d’une cellule capable de fixer un ligand chimique et de transmettre un message à l'intérieur de la cellule.
Il existe sur le glomus carotidien et l’arc aortique des chimiorécepteurs qui déclenchent une hyperventilation réflexe lors de l’augmentation de la pression partielle du dioxyde de carbone ou de la diminution de la pression partielle de l’oxygène. Dans le bulbe se trouvent des chimorécepteurs sensibles aux variations du pH et de la teneur du liquide céphalorachidien en dioxyde de carbone. L’acidose entraîne une hyperventilation. Les récepteurs des 'hormones ou des phéromones sont également des chimiorécepteurs.
Syn. chémorécepteur
[C3 ]
chiropraxie n.f.
chiropractic
Méthode thérapeutique consistant en diverses manipulations manuelles sur les articulations, principalement la colonne vertébrale et se proposant de remédier à certaines affections de l'appareil locomoteur et parfois viscérales.
La chiropraxie a été proposée aux Etats Unis, presque à la même époque que l’ostéopathie, par Daniel David Palmer (1845-1913) qui imagina cette technique après avoir prétendument guéri un sourd par une simple manipulation vertébrale, et en avoir attribué l’effet à la correction d’une « subluxation vertébrale » responsable de la maladie. Suivant sa théorie, cette subluxation intervient en comprimant les nerfs ; les fonctions chimiques et physiques de l’organisme humain sont contrôlées par l’énergie vitale transmise par le système nerveux ; la correction des anomalies vertébrales permet de supprimer les interférences des courants nerveux et de rétablir dans les nerfs un courant électrique normal, nécessaire à la concentration des solutions tissulaires. Le côté spirituel est évoqué par Barlett Joshua Palmer : le corps humain est le temple de Dieu ; chaque cellule cérébrale envoie son message par un câble, la fibre nerveuse, qui aboutit à un récepteur, la cellule tissulaire. En fondant son école, Daniel D.Palmer insiste sur l’orientation scientifique qu’il souhaite lui donner notamment par l’étude approfondie de l’anatomie, ce que confirme le livre de Mabel H. Palmer. Au terme de leur formation, identique à celle que dispensent les écoles de médecine, mais avec l’application des théories de Palmer et l’interdiction de prescrire des médicaments, les étudiants ont le titre de docteur en chiropratique (CD). Certains y ajouteront PhD, après avoir passé une thèse d’université.
A partir des Etats Unis, l’ostéopathie et la chiropratique se sont considérablement développées en Europe, en commençant par l’Angleterre, avec une préférence du monde anglo-saxon pour les chiropraticiens, jugés plus scientifiques, alors que l’ostéopathie devenait de plus en plus populaire en France.
La première reconnaissance officielle de la chiropraxie intervient avec l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 : « L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret ».
Il faut attendre le décret du 7 janvier 2011 en application de la loi pour que soient précisés les actes et les conditions d’exercice de la chiropraxie :
-Article 1 – Les praticiens justifiant d’un titre de chiropracteur sont autorisés à pratiquer des actes de manipulation et mobilisation manuelles, instrumentales ou assistées mécaniquement, directes et indirectes, avec ou sans vecteur de force, ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles de l’appareil locomoteur du corps humain et de leurs conséquences, en particulier au niveau du rachis, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ils exercent dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé.
Ces actes de manipulation et mobilisation sont neuro-musculo-squelettiques, exclusivement externes. Ils peuvent être complétés par des conseils ou des techniques non invasives conservatrices et non médicamenteuses à visée antalgique.
-Article 2 – il précise les conditions dans lesquelles un chiropracteur non médecin doit orienter son patient vers un médecin.
-Article 3 –
I – Le praticien justifiant d’un titre de chiropracteur ne peut effectuer les actes suivants : 1° manipulation gynéco-obstétricale – 2° touchers pelviens
II – Après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à la chiropraxie, le praticien justifiant d’un titre de chiropracteur est habilité à effectuer les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois.
III – Les actes de manipulation du rachis cervical sont réalisés, par le praticien justifiant d’un titre de chiropracteur, sous réserve des restrictions prévues en annexe.
IV – Les dispositions prévues aux points I à III ci-dessus ne sont pas applicables aux médecins ni aux autres professionnels de santé lorsqu’ils sont habilités à réaliser ces actes dans le cadre de l’exercice de leur profession de santé et dans le respect des dispositions relatives àleur exercice professionnel.
-Les articles 4 à 16 précisent les conditions d’acquisition et d’usage du titre de chiropracteur tant pour les ressortissants français que pour les ressortissants d’un état membre de l’Union Européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen.
-Une annexe au décret du 7 janvier 2011 spécifie les circonstances dans lesquelles une manipulation ou une mobilisation cervicale ne doit pas être pratiquée en chiropraxie.
Le décret du 20 septembre 2011 « relatif à la formation des chiropracteurs et à l’agrément des établissements de formation en chiropraxie » et l’arrêté du 24 mars 2014 « relatif aux dispenses d’enseignement susceptibles d’être accordées en vue de la préparation au diplôme permettant d’user du titre de chiropracteur », complètent cette réglementation.
Biblio. – Thérapies complémentaires – acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi – leur place parmi les ressources de soins – rapport 13-04 de D. Bontoux, D. Couturier, C-J. Menkès au nom d’un groupe de travail, devant l’Académie Nationale de Médecine le 5 mars 2013 –Bull.Acad. Natle Méd., 2013, 197, n°3, 717-757
Étym. gr. kheir : main ; praxis : action, mouvement
→ chiropraticien, chiropracteur, ostéopathie, médecine manuelle de Robert Maigne
[G5 ]
colonie cellulaire l.f.
cell colony
Amas de cellules issues d’une seule cellule ou d’un petit nombre de cellules.
Une colonie issue d’une seule cellule constitue un clone.
→ clone
[Q1]
Édit. 2019
colony forming unit cell (CFUC) l.f.
Cellule progénitrice hématopoïétique définie par des méthodologies de laboratoire, mettant en évidence in vitro en milieu semi-solide sa descen
Une colonie cellulaire correspond à une cellule progénitrice mise en culture. On distingue essentiellement : les progéniteurs érythro
[F1,A2]
concatémène d'ADN n.m.
concatemer
Molécule d’ADN constituée de la répétition de la même séquence (monomère), et formant ainsi un multimère linéaire.
Des concatémères peuvent se former lorsque des séquences d’ADN sont introduites artificiellement dans une cellule receveuse ou cellule hôte.
→ ADN, cellule hôte
[Q1]
Édit. 2017
conjugaison n.f.
conjugation
En biologie, forme de reproduction sexuelle observée chez des algues, des bactéries et des protozoaires.
Deux individus s’attachent au moyen d’un tube protéique (pilus sexuel). Du matériel génétique passe, par le tube, depuis la cellule dite mâle vers la cellule dite femelle.
Étym. lat. con jugere : être réunis sous le même joug
[C1]
dédifférenciation n.f.
dedifferenciation
Au sens strict, processus de régression d'une cellule ou d'un tissu différencié vers un stade de moindre différenciation.
Il semble en fait que la présence d'un tissu faiblement différencié ne puisse provenir d'une véritable dédifférenciation mais plutôt d'un défaut de différenciation à partir des cellules basales, la différenciation s'arrêtant en cours de route. Le terme est donc impropre dans la mesure où une cellule différenciée ne subit pas de réelle dédifférenciation.
[A2]
Édit. 2020
dendrocyte dermique l.m.
dendritic cell
1) Cellule rattachée aux cellules de Langerhans, en transit vers les lymphatiques, quelques- unes gardant des granules de Birbeck dans leur cytoplasme.
2) Cellule qui exprime le facteur de coagulation XIIIa, (dendrocyte dermique de type I, DDI) que l'on trouve dans les dermes papillaire, réticulaire, autour des glandes sudorales, et dans les septums interlobulaires de l’hypoderme.
Elles ont des connections avec les mastocytes, les terminaisons nerveuses non myélinisées et la membrane basale ; le rôle de ces cellules est probablement multiple : présentation antigénique et phagocytose, réservoir de facteur XIII intervenant dans la stabilisation de la fibrine et l’homéostasie des macromolécules du derme ; pourrait être un réservoir pour le VIH.
3) Dendrocyte dermique de type II, DDII, exprimant l’antigène CD34, dans le derme profond, autour des glandes sudorales et des follicules pileux, et dans les septums interlobulaires de l’hypoderme.
Le CD34 est une glycoprotéine transmembranaire qui s’exprime au niveau des cellules hématopoïétiques et des cellules endothéliales des capillaires, leurs prolongements entrant en contact avec les fibres de collagène.
M. S. Birbeck, anatomopathologiste britannique (1961)
détermination cellulaire l.f.
cell determination
Processus de transformation cellulaire qui, à partir d'une cellule totipotente et au travers de ses divisions successives, produit des cellules non encore différenciées mais irrémédiablement engagées quant à leur devenir.
Ces cellules déterminées se différencieront ultérieurement. En hématologie, une cellule souche totipotente hématopoïétique ne se développe vers la prolifération et la différenciation que dans une seule lignée hématologique, érythroblastique, granulocytaire ou mégacaryocytaire.
Étym. lat. determinatio : fixation d’une limite
→ différenciation cellulaire, induction embryonnaire
différenciation cellulaire l.f.
cell differentiation.
Processus de transformation cellulaire qui, à partir de la cellule zygotique totipotente, et au travers de ses divisions successives, produit des cellules aux structures et fonctions spécialisées agencées en tissus et organes au sein d'un organisme.
En pathologie, ce terme s'applique aux caractères d'une cellule ou d'un tissu dont la morphologie et la fonction sont comparables à celles d'un tissu normal à des degrés variables. C'est ainsi que, lors d'une métaplasie, le tissu de remplacement peut être faiblement ou hautement différencié ; et que, dans le cas d'une prolifération tumorale, une tumeur peut être bien différenciée, constituée de cellules ressemblant à celles d’un tissu homologue normal ou métaplasique, ou peu ou faiblement différenciée, les cellules ressemblant peu ou pas aux cellules normales dans leur étape de différenciation. Un haut degré de différenciation peut aller jusqu'à la maturation qui correspond à un stade de spécialisation ultime, morphologique et fonctionnelle : production de kératine d'un carcinome spinocellulaire, de mucine d'un adénocarcinome colique. A l'opposé, une absence totale de différenciation répond à l'anaplasie.
Ant. dédifférenciation cellulaire
électroporation n.f.
Procédé utilisant un champ électrique pour faire pénétrer des molécules ionisées dans une cellule.
Cette technique est généralement utilisée pour transférer de l’ADN exogène, à l’intérieur d’une cellule à l’aide d’un champ électrique appliqué à une suspension cellulaire.
Étym. electro : préfixe concernant l'électricité ; gr. poros : passage
[B3, C3]
Édit. 2019
embryon n.m.
embryo (TE)
embryo
Produit de la conception par conjugaison de deux gamètes, l’un mâle, l’autre femelle, correspondant à la première période du développement de l’œuf après la fécondation, dans le règne animal et dans le règne végétal.
Chez les ovipares, la période embryonnaire s’étend des premières segmentations de l’œuf (cellule initiale fécondée) jusqu’au moment où l’embryon se libère des enveloppes vitellines.
Chez les mammifères en général (vivipares), la période in utero comporte deux étapes, l’embryogénèse, période durant laquelle la cellule initiale fécondée se multiplie et se différencie en tissus et organes de plus en plus complexes (stades Carnegie 1 à 23), et l’organogénèse (stade fœtal ou de gestation) durant laquelle, tous les organes étant en place, ils n’ont plus qu’à croître (8 séquences de gestation de la 8ème à la 38ème semaine dans la chronologie de Streeter).
Chez l’Homme, le passage de l’état d’embryon à l’état de fœtus se situe vers la septième semaine après la conception, lorsque l’embryon atteint une dimension vertex-coccyx de 17 mm : c’est « l’horizon XIX » de Streeter. C’est durant la période embryonnaire que peuvent se constituer la plupart des malformations congénitales décelables ou non en échographie prénatale. Durant cette période l’embryon est très vulnérable à tous les agents extérieurs (physiques, chimiques, microbiologiques) responsables potentiels de malformations acquises.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1873-1948)
Étym. gr. embruon : qui naît à l’intérieur de
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines), embryogénèse, période pré-embryonnaire, période embryonnaire, fœtus, fœtogénèse, organogénèse, période f&oe
[A4]
Édit. 2019