Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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rhinite vasomotrice l.f.

vasomotor rhinitis

Rhinite chronique marquée par une hyperréactivité nasale non spécifique.
.

rhinopharyngite n.f.

rhinopharyngitis, nasopharyngitis

Inflammation aigüe ou chronique de la muqueuse du rhinopharynx.

rhumatisme cardiaque évolutif l.m.

evolutive rheumatic carditis

Forme d’atteinte du cœur par la maladie rhumatismale (rhumatisme articulaire aigu), dans laquelle les lésions inflammatoires spécifiques des tuniques du cœur évoluent de façon subaigüe ou chronique sans arrêt et sans cicatrisation.
Cette évolution peut être présente d’emblée ou apparaître après une période de stabilisation à l’occasion d’une récidive rhumatismale. Le rhumatisme cardiaque évolutif peut s’éteindre en quelques mois spontanément, ou sous l’effet du traitement. Il peut se prolonger des années,  aggravant les dégâts myocardiques et valvulaires et aboutissant à une défaillance cardiaque irréductible.

→ endocardite rhumatismale, rhumatisme articulaire aigu, Bouillaud (maladie de)

ronchus n.m.

sonorous rale

Râle bronchique ronflant ayant le timbre du ronflement nasal, dû à la vibration de la colonne d'air au contact de la muqueuse des grosses bronches enduites de mucosités.
On perçoit les ronchus au cours des encombrements bronchiques quelqu'en soit la cause, et en particulier au cours de la bronchite chronique obstructive.

Syn. râle ronflant

rosacée n.f.

rosacea

Affection chronique primitivement vasculaire du visage touchant les adultes, caractérisée cliniquement par des signes vasculaires tels que flushes, érythrose et télangiectasies permanents définissant la couperose, puis, plus tard, par des lésions acnéiformes à type de papules, pustules, ou nodules.
Elle peut s'accompagner de signes oculaires tels que blépharite, conjonctivite, kératite et se compliquer d'une hyperplasie des tissus mous du nez avec, au maximum, un aspect de rhinophyma ou d'éléphantiasis facial.

Syn. acné rosacée (obs.)

→ érythrose, télangiectasie, couperose,  blépharite, conjonctivite, kératite ,  rhinophyma

[J1, P1, P2]

Édit. 2020

rotation (taux de) l.m.

Dans un établissement, rapport entre le nombre d’agents recrutés pendant une période donnée et le nombre d’agents quittant leur emploi pendant cette même période.
Le taux de rotation des personnels est une donnée statistique importante dans l’évaluation du nombre d’agents à former ; c’est aussi un indicateur du climat social dans l’établissement. Un taux de rotation élevé peut exprimer un malaise dans un secteur professionnel ; en période de chômage, le taux de rotation des personnels tend à diminuer.
Rotavirus n.m.
Rotavirus
Genre de virus à ARN, de la famille des Reoviridae, infectant l’homme par transmission orofécale.
Ils sont responsables de gastro-entérites  aigües survenant, surtout chez l’enfant de moins de cinq ans, sous forme de cas sporadiques ou de petites épidémies en collectivités. Chez les immunodéprimés (enfants et adultes), l'infection à Rotavirus peut être grave, s'accompagner d'une atteinte hépatique et évoluer de façon chronique. Le diagnostic repose sur diverses techniques de recherche d’antigènes viraux sur prélèvements de selles et sur la microscopie électronique.

RUNX1 gene sigle angl. pour Runt-related transcription factor 1

Gène situé sur le locus 21q22.3, codifiant une protéine qui lie des régions spécifiques de DNA et aide au contrôle de l’activité de gènes particuliers
Des mutations de ce gène est rencontrées dans près de 7% d’individus atteints de pathologies leucémiques : leucémie aigüe myéloblastique (et en particulier celle porteuse de la translocation t(8;21)), leucémie aigüe lymphoblastique , leucémie myélomonocytaire chronique.

Syn. acute myeloid leukemia 1 protein (AML1), core-binding factor subunit alpha-2 (CBFA2)

→ leucémie aigüe myéloblastique (paysage génomique) ,leucémie aigüe lymphoblastique, leucémie myélomonocytaire chronique

[Q1,F1]

sacubitril n.m.

Inhibiteur de la néprolysine.
Substance proposée dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance rénale chronique parce qu’elle augmente la concentration des peptides natriurétiques et des kinines en même temps qu’elle diminue celle de l’angiotensine 2. Elle provoque des angioedèmes. Elle n’est pas disponible.

→ néprolysine

salpingite chronique l.f.

chronic salpingitis

Inflammation tubaire peu évolutive où dominent les proliférations fibroblastiques, c'est-à-dire tissulaires (organisation-réparation), aboutissant à l'imperméabilité de la trompe.
Elle peut être chronique d'emblée ou constituer une séquelle de salpingite aigüe.

→  salpingite aigüe 

salpingite noueuse l.f.

salpingitis isthmica nodosa

Séquelle de salpingite chronique cliniquement asymptomatique.

→  salpingite chronique

salpingite tuberculeuse fibro-caséeuse l.f.

fibrocaseous tuberculous salpingitis

Salpingite habituellement chronique, caractérisée par une masse caséifiée, granuleuse, jaune pâle, intéressant un large segment d’une trompe utérine.
Elle représente 10% des salpingites chroniques, s’installe habituellement à l’époque de la puberté et s’accompagne d’autres manifestations tuberculeuses, notamment pleurales, pulmonaires, péritonéales, ganglionnaires ou osseuses. Elle reste latente pendant des périodes prolongées ou se manifeste par des signes cliniques discrets. Elle est à l’origine de stérilités primaires.

→  salpingite chronique

saturnisme n.m.

lead poisoning, plumbism

Intoxication aigüe ou chronique par le plomb à l’état de métal ou par l’un de ses sels, se manifestant dans les cas typiques par un syndrome gastro-intestinal avec violentes douleurs abdominales, syndrome auquel sont fréquemment associés une hypertension artérielle, des troubles neurologiques et rénaux ainsi que des altérations hématologiques liées à une atteinte de la moelle osseuse, en particulier une anémie hémolytique.
Un retard mental peut s’installer chez l’enfant intoxiqué ou chez l’adulte pour une forte imprégnation prolongée qui ne se voit plus que très rarement. Les classiques liseré de Burton et taches de Gubler, dûs à l’élimination salivaire du plomb, sont rarement présents, sauf chez des personnes ayant une hygiène déficiente.
Cette maladie s’observe surtout en milieu professionnel (décapage de peintures au plomb, soudage ou découpage de métaux peints, travail sur tuyaux d’orgues etc…) mais peut aussi être liée à la consommation d’eau contaminée par des canalisations en plomb. Sa teneur maximale actuellement tolérée dans l’eau potable est de 10 μg/dL. La peinture contenant du plomb (en particulier céruse à l’hydrocarbonate de plomb très facilement soluble dans le suc gastrique) constitue, surtout chez les enfants, une cause d’intoxication par ingestion (« pica »), fréquente dans les logements anciens car les enfants, voire les nourrissons, sont friands des écailles de peinture en raison de leur goût sucré et acidulé. Dans certaines régions existe également une pollution environnementale de l’air et des sols liée à des activités industrielles.
Le plomb exerce une action thioloprive responsable de l’inhibition de divers enzymes, ce qui entraîne des altérations de la biosynthèse de l’hème et de la globine, comme aussi de la membrane érythrocytaire. À sa toxicité sanguine s’ajoute une forte neurotoxicité, particulière pour le cerveau en développement du jeune enfant et pouvant aller jusqu’à nécessiter un traitement d’urgence par chélation spécifique et plomburie provoquée (EDTA calcique disodique par voie IV, succimer per os).
Une bonne orientation diagnostique est déjà donnée par la présence pourtant inconstante dans le sang d’hématies à ponctuations basophiles. Les marqueurs biologiques sont la plombémie mesurée par spectrométrie d’émission à plasma induit (« torche à plasma ») et les protoporphyrines z sanguines (PPZ) quantifiées par hématofluorimétrie et enfin le dosage de l’acide δ amino lévulinique dans les urines, test précocément positif mais peu utilisé actuellement.

Étym. de Saturne, dieu italique, avec attribution, selon les conceptions alchimistes, de l’élément plomb à une planète

→ néphropathie saturnine, Burton (liseré de), Gubler (tache de), ponctuations basophiles des hématies

scarring m. angl.

Au cours d'une urographie intraveineuse, image d'encoche localisée du parenchyme rénal.
Il traduit avec le clubbing une atrophie cicatricielle corticale au décours d'une pyélonéphrite chronique. Une image semblable s'observe dans l'hypoplasie segmentaire.

Étym. angl. scar : cicatrice ; scarring : cicatrisation

→ incisure

Schede (opération de) l.f.

Ablation d'un segment de paroi thoracique pour mettre à plat une poche pleurale chronique purulente à paroi rigide.
C'est une pariétectomie. La paroi est sectionnée en masse, aux limites de la poche, avec ligature des pédicules intercostaux reséqués. Ceci ne doit être réalisé que sur de vieilles poches pleurales rigides et limitées, chez des malades fragiles ne pouvant supporter une décortication. Cette opération est devenue d'indication exceptionnelle.

M. Schede, chirurgien allemand (1890)

Syn. gueule de four, thoracoplastie de Schede

schistosomose (manifestations rénales de la) l.f.p.

schistosomosis nephropathy 

Glomérulopathies qui compliquent fréquemment l'évolution des divers types de schistosomoses, principalement celles à  S. haematobium.
Elles sont habituellement liées à l'existence d'une atteinte glomérulaire par complexes immuns entraînant protéinurie, hématurie, syndrome néphrotique et, éventuellement, insuffisance rénale chronique. Ces lésions glomérulaires sont indépendantes d’une éventuelle atteinte urinaire plus bas située.

Syn. néphropathie bilharzienne

→   schistosomose

schizophrénie (symptomatologie dite négative de la) l.f.

schizophrenia (so-called negative symptomatology)

Ensemble symptomatique dit aussi déficitaire, dans lequel sont décrits surtout l'émoussement affectif apparent, la pauvreté du discours, l'alogie, l' «avolition » et l'apathie, l'anhédonie et le retrait social, le manque d'attention, l'apragmatisme et la perte de l'élan vital.
Il s'oppose aux symptômes positifs, dits aussi productifs, que sont les éléments de type paranoïde, en particulier hallucinatoires et, selon certains, les troubles du cours de la pensée.
Connue depuis longtemps comme d'évolution chronique, voire détériorative, et répondant mal aux neuroleptiques (sauf à retenir l'action désinhibitrice et antidéficitaire de certains d'entre eux à faibles doses), cette dimension négative reste discutée pour ce qui concerne ses corrélats biologiques (p. ex., les notions de transmission hypodopaminergique, d'hypofrontalité, de modifications structurales avec atrophie cérébrale), la spécificité et la stabilité de ses composants.
Outre ces deux groupes symptomatiques, d'autres auteurs dégagent une troisième dimension de "désorganisation" conceptuelle intense, incluant les troubles de la pensée et l'autisme. Un modèle pyramidal est même proposé, comprenant, pour tout patient schizophrène quatre dimensions : positive, négative, dépressive et agitée.

→  schizophrénie

schizophrénie (symptômes "nucléaires" de la) n.f.

schizophrenia ("nuclear" symptoms)

Symptômes très "bleulériens", dits aussi minimaux ou fondamentaux, qui font l'objet d'un accord majoritaire : la discordance, l'ambivalence et l'autisme.
La discordance, ou dissociation intrapsychique, est due à la perte de l'unité et de la continuité de la personne. Elle se traduit notamment par une pensée diffluente et une mimique inadaptée. L'ambivalence se manifeste par la coexistence de tendances contradictoires sur le plan affectif (aimer-haïr, p. ex.), mais aussi intellectuel et volitionnel, à l'égard du même objet. L'autisme est caractérisé par un détachement de la réalité extérieure, accompagné de la prévalence d'une vie intérieure fantasmatique et abstractionniste.
Parmi les autres signes ou ensembles cliniques proposés, les symptômes dits de premier rang (K. Schneider 1939, 1957), inspirés de l'automatisme mental, figurent p. ex. dans l'ensemble retenu par la CIM 10 comme ayant une importance particulière pour le diagnostic. En fait, ils sont décrits dans d'autres affections telles que la psychose hallucinatoire chronique. Certains auteurs considèrent l'anhédonie et les troubles de la volition comme l'élément fondamental des pathologies appartenant au spectre schizophrénique.

K. Schneider, psychiatre allemand (1957)

→ schizophrénie

Schnitzler (syndrome de) l.m.

Schnitzler's syndrome

Syndrome associant une urticaire chronique fixe peu prurigineuse, une gammapathie monoclonale IgM en règle bénigne et une hyperostose.

Liliane Schnitzler, dermatologiste française (1972 et 1974)

→ gammapathie

Schwartz-Bartter (syndrome de sécrétion inappropriée d'ADH de) l.m.

Schwartz-Bartter’s syndrome

Syndrome le plus souvent paranéoplasique caractérisé par une sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (ADH) entraînant une hyponatrémie grave, secondaire à une élimination urinaire excessive de sodium.
La conséquence est une hyperhydratation intra-cellulaire qui provoque des manifestations progressives digestives (anorexie, état nauséeux, vomissements) ou neuropsychiques (agitation, irritabilité, convulsions, coma), mais pas d’oedèmes. Le diagnostic se fait essentiellement par les examens biologiques : abaissement de la natrémie et de l’osmolarité plasmatiques, tandis que la natriurèse et l’osmolarité urinaire sont élevées.
Les causes en sont nombreuses :
- tumeurs néoplasiques sécrétrices d'ADH : cancer bronchique à petites cellules (cause la plus fréquente), carcinomes pancréatique et duodénal, lymphome, thymome;
- maladies pulmonaires non tumorales : tuberculose, abcès du poumon, pneumopathie virale, empyème, syndrome obstructif chronique ;
- maladies du système nerveux central : fracture du crâne, hématome sous-dural, hémorragie sous-arachnoïdienne, thrombose vasculaire cérébrale, atrophie cérébrale, encéphalite aigüe, méningite tuberculeuse, méningite purulente ;
- prise de médicaments : chlorpropamide, vincristine, vinblastine, cyclophosphamide, carbamazépine, oxytocine, antidépresseurs tricycliques, parfois anesthésiques généraux ;
- hypothyroïdie, ventilation sous pression positive.
Le traitement étiologique doit être mis en œuvre dès que possible ; en attendant son effet, la restriction hydrique est impérative.

W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)

Sigle : SIADH (syndrome de Sécrétion Inappropriée d’ADH)

→ natrémie, encéphalopathies hypo- et hyperosmolaires, vasopressine

scléroatrophie balanopréputiale l.f.

balanopreputial scleroatrophy

Atrophie scléreuse de la région balanoprénuputiale généralement secondaire à un lichen scléreux ou sclérolichen.
Certains auteurs pensent qu'un tel état pourrait aussi être secondaire à une inflammation balanopréputiale d'évolution chronique, quelle qu'en soit la cause.

→ lichen scléreux

scléroatrophie vulvaire l.f.

vulvar scleroatrophy

Atrophie scléreuse de la vulve généralement secondaire à un lichen scléreux.
Toutefois, un lichen plan vulvaire, une pemphigoïde bulleuse, d'évolution chronique, pourraient être aussi à l'origine de cet état.

→ lichen scléreux

sclérodermie en plaques l.f.

morphoea, plaque type scleroderma

Forme de sclérodermie localisée faite de une ou plusieurs lésions à type de placard débutant par une tache ovalaire ou quadrangulaire de couleur liliacée, souple, qui prend ensuite une consistance dure, atteignant le plus souvent le tronc, le cou ou les membres, de couleur blanc nacré ou jaune cireux, cernée par un liseré mauve appelé lilac-ring représentant ce qui subsiste de la phase initiale érythémateuse.
L'évolution, chronique, peut être émaillée de poussées au cours desquelles de nouvelles plaques surviennent. À côté de cette forme typique, on peut observer des formes purement érythémateuses ou pigmentées, pseudopoïkilodermiques, ou encore bulleuses, hémorragiques.
Il n'existe pas de traitement général réellement efficace : la corticothérapie locale peut permettre un assouplissement des plaques et apporter une certaine amélioration fonctionnelle, notamment en cas de plaques étendues ; la photothérapie UVA, du fait de quelques bons résultats, a ses partisans. Cependant, certaines lésions peuvent s'atténuer, voire régresser spontanément. Les formes en plaques multiples extensives doivent susciter un bilan pour dépister un éventuel, quoique rare, passage à une sclérodermie systémique. Certains travaux avaient évoqué la possibilité que quelques formes de sclérodermie en plaques soient d'origine borrélienne ; des études épidémiologiques plus récentes  écarteraient cette hypothèse.

Étym. gr. morphê : forme

Syn. morphée

→ morphée, atrophodermie idiopathique de Pasini-Pierini, poikilodermique (état)

sclérodermie néphrogénique l.f.

nephrogenic fibrosing dermopathy, scleroderma-like renal disease

Affection initialement considérée comme une variante de scléromyxœdème touchant les sujets hémodyalisés, pouvant en fait atteindre les malades en insuffisance rénale terminale même en l’absence de dialyse, caractérisée par l’apparition rapide sur le tronc et les membres de plaques érythémateuses et scléreuses.
L'examen histologique montre, en début d'évolution, une prolifération intradermique de fibroblastes et même de cellules multinucléées, avec parfois une légère surcharge mucineuse et, plus tard, une fibrose dermique. Comme facteurs étiologiques on invoque de nouveaux procédés thérapeutiques utilisés pour traiter les sujets en insuffisance rénale chronique ou en hémodialyse.

S. E. Cowper, dermatopathologiste américain (2000 et 2001)

scrofulose n.f. (désuet)

scrofulosis

Etat pathologique chronique caractérisé par la présence de scrofules.
Ce terme désignait une prédisposition à développer des lésions cutanées (scrofulodermes), voire muqueuses (rhinites), chroniques d’étiologie imprécise (tuberculeuse ou staphylococcique).

→ scrofule, scrofuloderme

sébocystomatose n.f.

steatocystoma multiplex, hereditary epidermal polycystic dise se
Affection cutanée familiale à prédominance masculine caractérisée par l'apparition de nombreux kystes de dimensions variées, disséminés sur toute la surface du corps, mais siégeant principalement dans les régions axillaire et présternale, contenant une substance huileuse malodorante et évoluant vers l'ouverture et la suppuration chronique.
Histologiquement, les kystes sont délimités par un épiderme mince pluristratifié auquel adhèrent un certain nombre de petites glandes sébacées aplaties ; la cavité kystique renferme de la kératine et parfois quelques poils. La coexistence d'acné conglobata a été signalée : dans ce cas, les rétinoïdes peuvent être efficaces.

H. Günther, médecin interniste allemand (1917) ; J. J. Pringle, dermatologiste britannique (1890)

Étym. lat. sebum : suif ; gr. kystis : vessie, poche ; ôma : tumeur ; ôsis : maladie diffuse non inflammatoire

Syn. maladie polykystique épidermique héréditaire, steatocystoma multiplex de Pringle (1890)

→ Günther (maladie de)

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