Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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LDHB gene sigle angl. pour Lactate DeHydrogenase B

Gène, situé sur le locus chromosomique 12p12.2-p12.1, codant pour une sous-unité de l’enzyme lactate-déshydrogénase.
Il existe cinq variétés de cet enzyme, chacun agissant sur les quatre sous-unités protéiques. Différentes combinaisons de sous-unité B de lactate-déshydrogénase et sous-unité A de lactate-déshydrogénase composent les différentes formes de cet enzyme. Celui-ci, réparti dans l’ensemble du corps, joue un rôle capital dans les réactions chimiques génératrices d’énergie pour l’organisme entier.
Plus de quinze variétés de mutations de ce gène sont connues dans la déficience en lactate-déhsydrogénase.

→ lactate-déshydrogénase (déficit en)

leptine n.f.

leptin

Hormone polypeptidique de 167 acides aminés possédant un effet anorexigène puissant et stimulant les dépenses énergétiques.
La leptine est une adipokine, majoritairement exprimée dans le tissu adipeux blanc. Elle est codée par le gène ob, situé sur le chromosome 7q32 chez l'Homme. Elle régule les réserves énergétiques du tissu adipeux en agissant sur l'appétit par l'intermédiaire d'un récepteur spécifique (LepRb) situé dans l'hypothalamus. Certaines mutations du gène de la leptine ou de son récepteur sont responsables d'obésité pathologique.

Étym. gr. leptos : mince

→ adipokine, tissu adipeux

[C1, C2, R1]

Édit. 2020

leucémie chronique à éosinophiles l.f.

chronic eosinophilic leukemia CEL

Syndrome myéloprolifératif rare résultant de la prolifération de précurseurs éosinophiles et conduisant à une éosinophilie sanguine, médullaire et tissulaire, provoquant des atteintes des organes par libération de médiateurs toxiques contenus dans les granulations (cytokines, enzymes, protéines).
Les signes cliniques habituels sont: fibrose endomyocardique, troubles valvulaires, neuropathie périphérique, toux, diarrhée, prurit.
 Le diagnostic de cette leucémie repose sur les critères suivants :
1. éosinophilie sanguine lors de plusieurs examens : ≥ 1.5 G/L,
2. absence de chromosome de Philadelphie t(9;22) ou de gène de fusion BCR-ABL1 ou de toute anomalie évoquant un autre syndrome myéloprolifératif (thrombocythémie essentielle, polycythémie, splénomégalie myéloïde chronique) ou un syndrome myélodysplasique/myéloprolifératif (leucémie myélomonocytaire chronique, leucémie myéloïde chronique atypique)
3. Absence de réarrangement PDGFRA : gène de fusion FIP1L1-PDGFRA ou autre
4. Absence de réarrangement PDGFRB : t(5;12)(q31-q35;p13) ou autre
5. Absence de réarrangement FGFR1
6. Blastoses sanguine et médullaire < 20 % sans anomalie du chromosome 16 ni de signe de leucémie aigüe myéloblastique
7. Il existe une anomalie cytogénétique ou moléculaire clonale, ou le % de blastes est > 2% dans le sang ou > 5 % dans la moelle osseuse.
Cette leucémie répond à la thérapeutique ciblée par inhibiteur de tyrosine kinase ; elle peut évoluer en leucémie aigüe

→ PDGFRA gene, FIP1L1-PDGFRA gene, PDGFRB gene, FGFR1, chromosome Philadelphie

LPL gene sigle angl. pour lipoprotein lipase

Gène localisé en 8p21.3 codant pour une lipoprotéine-lipase active dans la transformation des graisses en triglycérides qui sont transportées des tissus dans le sang par des lipoprotéines. Des mutations du gène entraînent l’hyperlipoprotéinémie de type I.

Syn. clearing factor lipase, diacylglycerol lipase, LIPD, postheparin lipase, triacylglycerol protein acylhydrolase

→ hyperlipoprotéinémie de type I

lissencéphalie n.f.

lissencephaly

Terme qui désigne des malformations rares associant des anomalies de l'apparence des circonvolutions et de l’organisation des couches du cortex cérébral, en raison d'un défaut spécifique de migration neuronale lors de l'embryogenèse.
Les circonvolutions cérébrales peuvent apparaître simplifiées ou complètement absentes.
L'incidence globale de la lissencéphalie de type 1 est de l'ordre d'1/100 000 naissances.
Les enfants ont en commun des difficultés de déglutition et d'alimentation, des anomalies du tonus musculaire (hypotonie précoce, hypertonie des membres plus tardivement), des crises convulsives (en particulier des spasmes infantiles) et un retard psychomoteur sévère à profond.
Il existe de multiples formes de lissencéphalie. Leur classification actuelle, qui tient compte des malformations associées et des étiologies, permet de distinguer deux grands groupes :les lissencéphalies classiques et pavimenteuses.
Les lissencéphalies classiques comportent le type 1et des variants. Dans la lissencéphalie de type 1, le cortex apparaît épaissi et il adopte une architecture anormale à 4 couches plus ou moins désorganisées (au lieu des 6 couches normales). Dans les variants s'ajoutent des anomalies extra-corticales (agénésie totale ou subtotale du corps calleux et/ou hypoplasie marquée du cervelet).
Les lissencéphalies classiques et leurs variants se répartissent en plusieurs sous-groupes. Quatre se distinguent par leur étiologie génétique : anomalies du gène LIS1 (lissencéphalie isolée et syndrome de Miller-Dieker), anomalies des gènes TUBA1A et DCX, et lissencéphalies par mutation du gène ARX (syndrome XLAG, lié à l'X, avec agénésie du corps calleux).
À côté de ces 4 entités, on classe également sous le terme de lissencéphalie classique les formes isolées sans anomalie génétique identifiée, les lissencéphalies avec microcéphalie sévère (microlissencéphalie) et les lissencéphalies associées à des syndromes polymalformatifs.
Les lissencéphalies pavimenteuses (anciennement type 2 ou « cobblestone ») comportent 3 entités : les syndromes de Walker-Warburg, de Fukuyama et le syndrome muscle-oeil-cerveau. Elles résultent d'une désorganisation globale de l'organogenèse cérébrale. La surface corticale est irrégulière (cobblestone : pavé). Au microscope, le cortex est totalement désorganisé et ne comporte plus de couche identifiable.

A. Verloes, médecin généticien français (2007)

Réf. Orphanet, A. Verloes (2007)

→ Miller-Dieker (syndrome de), lissencéphalie avec anomalies génitales liée à l'X, LIS1, DCX, ARX, Walker-Warburg (syndrome de), microlissencéphalie, Walker-Warburg (syndrome de), dystrophie musculaire de Fukuyama, syndrome muscle-oeil-cerveau

LMNA gene , l.angl. pour lamin A/C

Gène, situé en 1q22-23, codant pour différentes protéines appelées lamines ; deux d’entre elles, lamine A et lamine C sont des protéines filamenteuses intermédiaires assurant une stabilité et une résistance aux cellules.
Des mutations de ce gène sont la cause de nombreuses affections dont la maladie de Charcot-Marie-Tooth, les dystrophies musculaires d’Emery-Dreifuss , la cardiomyopathie dilatée familiale, la progeria de Hutchinson-Gilford, la dystrophie musculaire des ceintures, la dysplasie acromandibulaire, la lipodystrophie partielle familiale.

Syn. HGPS, LMN1, LMNA_HUMAN, LMNC

→ Charcot-Marie-Tooth (maladie de), dystrophies musculaires d'Emery-Dreifuss, cardiomyopathie dilatée familiale, progeria de Hutchinson-Gilford, dystrophie musculaire des ceintures, dysplasie acromandibulaire, lipodystrophie partielle familiale

locus n.m. (p. locus, et non loci)

locus (p. loci)
Emplacement occupé, sur un chromosome, par un gène ou un groupe de gènes.
Ce site peut être également appelé cistron et constitue la région fonctionnelle la plus petite du gène.

Étym. lat. locus : lieu

→ allèle, gène

Lowe (syndrome de) l.m.

Lowe’s syndrome, oculocerebrorenal syndrome

Affection héréditaire rare, d'apparition précoce, qui associe une dysmorphie cranio-faciale, une néphropathie tubulaire avec hyperaminoacidurie, un nanisme, un retard mental sévère et des signes oculaires.
L’atteinte oculaire est fréquente : cataracte bilatérale et totale dans 90 % des cas, glaucome congénital bilatéral également, présent dans 50 % des cas et associé à la cataracte.
L’affection est due à une mutation du gène OCRL localisé sur le chromosome X et codant pour l’enzyme phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase. Des mutations de ce gène sont aussi à l’origine de la maladie de Dent de type 2. Pour le conseil génétique, l'examen de la mère, qui est conductrice, est indispensable, à la recherche d'opacités du cristallin.
La maladie est récessive, liée au chromosome X.

C. U. Lowe, pédiatre américain (1952)

Syn. syndrome oculocérébrorénal

→ phosphatidylinositol-4,5-bisphosphate 5-phosphatase., OCRL gene, maladie de Dent

lymphome à cellules du manteau l.m.

mantle cell lymphoma

Variété de lymphome malin non hodgkinien affectant les lymphocytes B de la région du nœud  (ganglion) lymphatique dénommée zone du manteau.
Le lymphome à cellules du manteau affecte principalement les adultes autour de 65 ans avec une nette prédominance masculine (rapport M/F = 4/1). Au moment du diagnostic, la majorité des patients sont atteints d’une forme disséminée de la maladie.
Ce lymphome est caractérisé par une translocation chromosomique t(11;14)(q13;q32) qui juxtapose le gène codant pour la cycline D1 (CCND1) au gène codant pour la chaîne lourde des immunoglobulines (IgH), entraînant une expression anormalement élevée de la cycline D1, qui intervient dans le contrôle du cycle cellulaire.  Le diagnostic est posé à partir d'une biopsie ganglionnaire révélant la présence de cellules tumorales porteuses de la translocation t(11 ;14).
On reconnaît deux sous-variétés, cliniquement et immunologiquement différentes, de lymphome du manteau : l’une sans mutation de la chaîne lourde des immunoglobulines et SOX11+ de pronostic réservé et l’autre avec la mutation de IGHV et SOX11-; cette dernière variété, indolente, se particularise par une atteinte médullaire, sanguine et splénique sans localisation ganglionnaire ; elle peut évoluer vers une forme plus agressive.

Ana Mozos, hématopathologiste espagnole (2009) ; Birgitta Sander, anatomo-pathologiste suédoise (2016)

→ lymphome malin non hodgkinien, SOX11

malattia Leventinese l.f. 

malattia Leventinese, hereditary drusen of Bruch’s membrane
Affection rétinienne avec drusen fins ovalaires et alignés au pôle postérieur, donnant un aspect de soleil rayonnant à centre rouge fovéolaire dont les rayons sont constitués par les drusen à peine visibles.
Il s'y associe des drusen plus larges sur le bord de la papille. L'affection évolue en quatre ou cinq décennies avec apparition en périmaculaire d'une couronne de drusen plus épais qui se pigmentent et se compliquent de néovaisseaux. L'affection est à distinger des drusen et l'histopathologie, faite par Steicher et Schmidt en 1976, a montré qu'il existait des lésions histologiques différentes. L’affection est autosomique dominante liée à une mutation Arg345Trp du gène FBLN3 (appelé aussi EFEMP1) en 2p16-21 codant pour  la fibrilline ; le même gène est responsable de la dystrophie en rayons de miel de Doyne (honeycomb retinal dystrophy). Il s’agit probablement de  formes cliniques de la même affection.

A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1925) ; R. W. Doyne, ophtalmologiste britannique (1899) ; T. Streicher, ophtalmologiste slovaque et K. Schmidt, anatomopathologiste slovaque (1976 et 1982)

Étym. Décrite dans une famille résidant dans la vallée Leventine, canton du Tessin, en Suisse.

Syn. druses radiaires maculaires

→ drusen, Doyne (dégénérescence en rayons de miel)

mannosidose n.f.

mannosidosis

Maladie métabolique congénitale, autosomique récessive, qui fait partie des glycoprotéinoses, caractérisée cliniquement par une mucopolysaccharidose avec retard mental sévère et biochimiquement par une accumulation dans les histiocytes de polyosides riches en mannose provenant de l'hydrolyse incomplète de la fraction glucidique des glycoprotéines, conséquence d'un défaut de mannosidase dans les lysosomes.
On distingue les -mannosidoses, par déficit en α-mannosidase, les plus fréquentes, où s'accumulent des polyosides plus ou moins ramifiés et les -mannosidoses par déficit en beta-mannosidase, très rares, où l'accumulation se limite à des di- et trihexosides et dont le gène MANBI a été localité en 4q22-25.
Deux formes d’α-mannosidose ont été distinguées :
- le type I, infantile, d’apparition très précoce, se traduit par un retard mental rapidement progressif et des modifications osseuses comme on en rencontre dans les dysostoses multiples. S'y associent souvent des surinfections bactériennes, une surdité, une hépatomégalie et une cataracte. L'évolution est létale entre 3 et 10 ans d'âge ;
- le type II, juvénile ou adulte se traduit également par un retard mental, une surdité et des anomalies osseuses. Des paraplégies spastiques et des pancytopénies sont possibles. Les examens biochimiques montrent que l'accumulation dans les histiocytes de polyosides riches en mannose provenant de l'hydrolyse incomplète de la fraction glucidique des glycoprotéines est liée à un déficit en mannosidase dans les lysosomes.
Actuellement on distingue 1- les formes bénignes, lentement progressives, 2- les formes modérées, 3- les formes sévères précoces (correspondant à l’ancien type I) 
L’affection est à transmission autosomique récessive. Le locus du gène MAN2B1codant pour la mannosidase acide a été localisé sur le chromosome 19 (19cen-q13.1). On en connaît plusieurs mutations. Un diagnostic prénatal est possible..

→ mannosidase

Martin-Bell (syndrome de) l.m.

Martin-Bell’s syndrome, fragile X syndrome

Affection congénitale associant une profonde arriération mentale avec troubles caractériels, des anomalies de la face (macrocéphalie, face allongée, grandes oreilles), une hyperlaxité articulaire et une hypertrophie des organes génitaux externes affectant surtout  les garçons (1 sur 2 à 4000 naissances selon les auteurs) et transmis par les femmes qui peuvent être atteintes de formes moins graves (1 sur 7000).
De transmission héréditaire dominante, de pénétrance variable, lié à l’X, il est reconnu au caryotype sur le site fragile du chromosome X (interface des bandes q27.3-q28). Plusieurs gènes sont en cause notés de A à E : le gène FRAXA en q27.3 présente une répétition anormale de triplets CGG en biologie moléculaire (Southern blot et amplification génique), dont la longueur conditionne la gravité de la maladie. Le gène FRAXE est situé dans la région Xq28.

J. P. Martin, neurologue et Julia Bell, médecin généticienne britanniques (1943)

Syn. syndrome de l’X fragile

→ retard mental lié au chromosome X fragile. X fragile (chromosome)

MATN3 gene sigle angl. pour MATrilin 3

Gène localisé en 2p24.1 qui encode le facteur A de von Willebrand ainsi que la formation de la matrice extracellulaire du cartilage.
La mutation de ce gène est à l’origine de la dysplasie épiphysaire multiple de type 5.

Meier-Gorlin (syndrome de) l.m.

Meier-Gorlin syndrome, ear-patella-short stature syndrome, MGS

Malformation congénitale autosomique récessive rare comportant une triade : malformation de l’oreille, absence ou hypoplasie rotulienne et petite taille.
La triade est complète dans 85 pour cent des cas ; elle peut être associée à d’autres anomalies : craniocéphaliques, génitales, mammaire (hypoplasie ou aplasie), et aux membres (camptodactylie, os grêles et incurvés, pied bot). L’état mental est normal. Sex-ratio 1/1.
Dans les familles atteintes la consanguinité est fréquente. Six gènes sont en cause ; ils codent pour six sous unités protéique agissant sur le début de la replication et sur la transcription de l’ADN nécessaires pour le développement des cellules, des organes et pour la croissance. Selon le ou les gènes en cause et leur localisation six types du syndrome MGS sont décrits. Les plus graves sont le syndrome MGS1 lié à la mutation du gène ORC1 (Origine Recognition Complex 1) localisé en 1p32 et le syndrome MGS2 dont le gène ORC4 est en 2q22-q23.

Z. Meier, pédiatre suisse (1959), R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1975)

Sigle : MGS pour Meier-Gorlin syndrome

mélanome uvéal (facteurs génétiques du) l.m.

uveal melanoma

Le nævocarcinome intraoculaire est pratiquement toujours sporadique mais il existe des facteurs génétiques de prédisposition.
Les recherches, en biologie moléculaire et en cytogénétique, de facteurs communs génétiques pour les patients atteints de mélanome uvéal (comme cela a été fait pour le rétinoblastome et la tumeur de Wilms), ont montré que le chromosome 3 est porteur d'un gène suppresseur et le chromosome 8 d'un gène oncogène (MIM 155720).

S. Mukai et T. P. Dryja,  ophtalmologistes américains (1985)

Étym. gr. melas, melanos : noir ; -ome : suffixe indiquant la tumeur : lat. uva : grappe

Melnick-Needles (syndrome de) l.m.

Melnick-Needles’s syndrome

Ostéodysplasie avec irrégularité du contour des os longs par modification de la corticale, évasement métaphysaire et altération des os plats.
Les anomalies squelettiques sont multiples et découvertes à un âge variable : sclérose de la base du crâne, thorax étroit, côtes d’épaisseur inégale, déformations des vertèbres, pelvis triangulaire, coxa valga, parfois luxation de la hanche, corticales diaphysaires irrégulières avec déformation des membres (tibia varum), anomalies du crâne et de la face : brachycéphalie, front bombé, saillie des rebords orbitaires, dents mal alignées, micrognatie ; anomalies oculaires : hypertélorisme, buphtalmie, exophtalmie et microphakie. Il n’y a pas de troubles mentaux
L’affection est autosomique récessive, avec mutation du gène FLNA codant pour la filamine A en Xq28 ( MIM 09350) (MIM 249420) ou liée au sexe récessive (MIM 3093050).
Cette dysplasie est l’aspect le plus sévère du syndrome fronto-oto-palatodigital dont les quatre variants phénotypiques sont liés à une mutation du même gène.

J. C. Melnick, médecin radiologue et C. F. Needles, pédiatre américains (1966)

→ fronto-oto-palatodigitale (dysplasie)

MHS1 and MHS5 genes sigles angl. pour Malignant Hyperthermia Susceptibility

Des mutations de deux gènes sont à l’origine de l’hyperthermie maligne :

- le gène MHS1 ou RYR 1 pour Ryanodine receptal 1 skeletal, localisé en19q13.2, encode le récepteur de la ryanodine du muscle squelettique.
- le gène MHS5 ou CACNA1S pour calcium chanel voltage dependent 1 type alpha 1
subunit, qui encode la sous-unité α1 du récepteur du canal calcique musculaire à la dihydropyridine.

→ hyperthermia maligne

Miller-Dieker (syndrome de) l.m.

Miller-Dieker’s syndrome

Absence congénitale de circonvolutions cérébrales (lissencéphalie), microcéphalie, dysmorphie faciale, spasmes en flexion avec diverses malformations viscérales, cardiaques, rénales et digestives.
La microcéphalie est accompagnée d’un inhabituel front haut saillant dont la peau est plissée, d'une implantation haute des cheveux, les fosses temporales sont marquées ; il existe un hypertélorisme, une enophtalmie, des opacités cornéennes, des fentes palpébrales antimongoloïdes, une implantation basse des oreilles, des narines antéversées, une micrognathie, une camptodactylie, une hypotonie, une hépatomégalie avec ictère. Il existe des anomalies à l'EEG et le diagnostic est fait en tomodensimétrie et résonance magnétique nucléaire. L’évolution est défavorable, le décès survient assez rapidement.
La plupart des cas sont secondaires à une aberration chromosomique correspondant à une microdélétion en 17p13.3, cette région très petite de 100 kb porte le nom de gène LIS1 (lissencéphalie-1). L’affection est autosomique récessive (MIM 247200), gène PAFAH1B1(17p13.3).

J. Q. Miller, neurologue et généticien américain (1963) ;  H. Dieker, médecin généticien allemand (1969)

Syn. MDS, lissencéphalie, lissencéphalie de Miller-Dieker

→  lissencéphalie, PAFAH1B1

MIM acr. angl pour Mendelian Inheritance in Man

“Héritage mendélien chez l’Homme ”, catalogue encyclopédique des maladies génétiques, mis à jour par des éditions successives, publié par la John Hopkins University Press à Baltimore sous la direction de V.A. McKusick.
La premère  édition date de 1966 était sous-titrée « Catalog of Human genes and Genetic desorders ». Elle compte actuellement plus de 6600 entrées et 52000 références. Chaque géne et chaque maladie sont codés par six chiffres (correspondant à la position du gène). Les codes commençant par 1 ou 2 correspondent aux loci et affections enregistrées avant la 15 mai 1994 ; certains peuvent avoir disparus ou être modifiés. Après cette date les codes commençant par 3 indiquent un locus ou un phénotype lié au chromosome X ; commençant par 4, ils sont liés à l’Y ; par 5 ils sont liés aux gènes ou phénotypes mitochondriaux  et  par 6 aux autosomes.
Ce code a été mis en ligne sous la marque déposée OMIM® et consultable sur internet.

V. A. McKusick, pédiatre et généticien américain, membre de l'Académie de médecine (1966)

mitofusine n.f.

mitofusin

Enzyme localisé sur le feuillet externe de la membrane des mitochondries et intervenant dans leur fusion.
Des deux formes 1 et 2, la mitofusine 2  est la plus étudiée : cet enzyme comprenant un domaine N-terminal GTPase (guanosine-triphosphatase) intervient dans la fusion des membranes des mitochondries et, par son action de phosphorylation oxydative, dans la production d’ATP et d’énergie indispensable à la chaîne respiratoire mitochondriale.
Le gène MFN2 codant la mitofusine 2  est localisé dans le chromosome 1 (en 1p36.22) ; plus de 50 mutations y ont été décelées, elles sont de novo dans un cas sur cinq.  Une mutation du gène de la mitofusine 2 a été identifiée dans 10% à 20% des formes axonales de la maladie de Charcot-Marie-Tooth type 2A.

Étym. gr. mitos : fil, peloton ;  lat. fusum : part. de fundere : fondre, répandre

→ Charcot-Marie-Tooth (syndrome de)

mitsugumine 53 () n.f.

Ubiquitine ligase de 53 kD, appelée encore TRIM 72 parce qu’elle contient un motif répétitif tripartite (d’où le nom de TRIM), présente dans le muscle strié et le muscle cardiaque, ciblant pour la dégrader après liaison de l’ubiquitine une protéine substr

La mitsugumine 53 dont le gène se trouve dans le chromosome 16 joue un rôle majeur dans différents domaines dont la réparation de la membrane cellulaire, l’exocytose, l’activité de la pompe à calcium SERCA1, le syndrome métabolique et la résistance à l’insuline. Son expression est élevée dans le muscle strié et le muscle cardiaque dans de multiples modèles de syndrome métabolique. Elle intervient en dégradant le récepteur de l’insuline et le substrat 1 du récepteur de l’insuline par ubiquitination. Elle bloque ainsi la voie de signalisation de l’insuline. L’invalidation de son gène prévient le développement d’un syndrome métabolique. L’ensemble de ces  résultats définit la MG53 comme une nouvelle cible thérapeutique pour le traitement des troubles métaboliques et des complications cardiovasculaires associées. De la même façon, en dégradant la pompe à calcium SERCA1, son inhibition favoriserait la recapture du calcium dans le réticulum sarcoplasmique, ce qui pourrait avoir un intérêt thérapeutique dans la maladie de Brody.

→ Brody (maladie de), SERCA

MOCS1 gene sigle angl. pour molybdenum cofactor synthesis 1

Gène localisé en 6p21.2 codant la formation de deux protéines différentes MOCS1A et MOCS1B, toutes deux impliquées dans la biosynthèse du cofacteur du molybdène.
Le cofacteur du molybdène est essentiel pour le fonctionnement de plusieurs enzymes : sulfite oxydase, aldéhyde oxydase, xanthine dehydrogénase et le composant mitochondrial réducteur de l'amidoxine (mitochondrial amidoxime reducing component (mARC).
Les mutations de ce gène sont à l’origine du déficit en cofacteur du molybdène.

Syn. cell migration-inducing gene 11 protein, MIG11, migration-inducing gene 11 protein, MOCOD, MOCODA, MOCS1A enzyme, molybdenum cofactor biosynthesis protein 1, molybdenum cofactor biosynthesis protein A, molybdenum cofactor synthesis-step 1 protein A-B

→ encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, déficit en molybdène-cofacteur

[Q2]

Édit. 2017

MOCS2 gene sigle angl. pour molybdenum cofactor synthesis 2

Gène localisé en 5q11.2 qui est à l’origine de la formation de deux protéines différentes: MOCS2A et MOCS2B, associées pour produire l’enzyme molybdoptérine synthase laquelle participe à une série de réactions de la biosynthèse du cofacteur du molybdène, essentiel pour la fonction des enzymes sulfite oxydase, aldéhyde oxydase, xanthine déhydrogénase et le composant mitochondrial réducteur de l'amidoxine (mitochondrial amidoxime reducing component (mARC).
La mutation de ce gene est à l’origine du déficit en cofacteur du molybdène.

Syn. MCBPE, MOCO1, MOCODB, molybdenum cofactor biosynthesis protein E, molybdopterin synthase catalytic subunit large subunit MOCS2B, molybdopterin synthase small and large subunit, molybdopterin synthase sulfur carrier subunit, molybdopterin synthase sulfur c

→ encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, déficit en molybdène-cofacteur

[Q2]

Édit. 2017

MOCS3 gene sigle angl. pour molybdenum cofactor synthesis 3

Gène localisé en 20q13.13 catalyseur à la fois de l’adénylation et de la greffe d’un groupe thiocarboxyle au C terminal d’une sous-unité de molybdotérine synthase.
La mutation de ce gene est à l’origine du déficit en cofacteur du molybdène.

→ encéphalopathie par déficit en sulfite oxydase, déficit en molybdène-cofacteur

[Q2]

Édit. 2017

Moebius (syndrome de) l.m.

Moebius’ syndrome

Diplégie congénitale du nerf facial (n. facialis) et du nerf oculomoteur externe (n. abducens) associée à des anomalies squelettiques et digitales.
Le faciès est figé, la bouche ouverte, il existe souvent une bave excessive, les paupières ne se ferment qu’incomplètement et les mouvements oculaires latéraux sont impossibles. La maladie est parfois associée à d'autres signes, une hypotonie, un retard de la marche, une arthrogrypose, un retard mental dans 10 p.cent des cas, une atteinte d’autres paires crâniennes, une hypoplasie cérébelleuse et des anomalies squelettiques : pieds bots, syndactylies. La plupart des cas sont sporadiques mais l’affection est bien autosomique dominante (MIM 157900), hétérogène, composée de plusieurs éléments, et pleiotropique avec des caractères différents multiples déterminés par un seul gène.  Le locus du gène (MSB) est en 13q12.2- q13.
La diplégie faciale congénitale familiale isolée par aplasie du noyau du nerf facial a été décrite par E. Brissaud en 1887.

P. Moebius, neurologue allemand (1888 et 1892), Marcia Margolis Wishnick, pédiatre généticienne américaine (1981, 1983) ; E. Brissaud, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1852-1909)

Syn. diplégie faciale congénitale

→ arthrogrypose

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