Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1371 résultats 

périaxine n.f.

Protéine des cellules de Schwann, dont il existe deux formes : courte, S-Prx de 147 acides aminés, et longue, L-Prx de 1401 acides aminés, synthétisées par épissage alternatif, et dont on connaît des mutations responsables de maladies de la myélinisation

périssoploïdie n.f.

perissoploidy

Caractère des cellules dont le noyau comporte un nombre impair de chromosomes, par ex. n, 3n, 5n, etc.

périvaginite disséquante l.f.

dissecting perivaginitis

Cellulite pelvienne particulièrement localisée autour du vagin avec infiltration des tissus adjacents du rectum et de la vessie.

personnalité antisociale ou dissociale l.f.

antisocial or dyssocial personality disorder

Trouble de la personnalité habituellement signalé par un écart entre le comportement et les normes sociales établies, avec mépris et violation des droits d'autrui.
Plusieurs traits sont associés, tels que : indifférence à l'égard des sentiments d'autrui ; attitude irresponsable et rejet des règles et contraintes collectives ; incapacité à maintenir durablement des relations, avec falsification de celles-ci ; très faible tolérance aux frustrations et agressivité ; absence de culpabilité ; incapacité à tirer parti des expériences ; imprévoyance et vécu dans l'instantanéité du présent. Une irritabilité persistante est possible, qui a parfois débuté dans l'enfance ou l'adolescence. Le DSM-IV utilise le terme de personnalité antisociale, la CIM 10 celui de personnalité dyssociale.

Syn. personnalité asociale, psychopathique, sociopathique

déséquilibre psychique (démembrement du)

personnalité narcissique l.f.

narcissistic personality

Trouble de la personnalité générateur de souffrances pour le sujet et/ou son entourage.
Cet état permanent dès la fin de l'adolescence est fait d'un besoin irrépressible d'admiration manifestée par autrui avec une excessive sensibilité au jugement des autres et une exigence de marques d'affection. Ceci est en contraste avec le manque d'empathie que le sujet est capable d'éprouver et de manifester. Ces traits de caractère conduisent volontiers le langage commun à la qualification de pervers narcissique pour désigner la capacité à induire de la souffrance chez les proches parallèlement a une recherche constante de gratifications pour soi. Des comportements sous-tendus par une recherche grandiose conduisent le sujet dans des impasses sociales. Ce type de personnalité est sous- tendue par une estime de soi fragile. Des accidents de parcours sous forme d'épisodes dépressifs ou de consommations de toxiques sont fréquents.

[H3,H4]

Édit. 2017

perte de connaissance brève l.f.

transient loss of consciousness, short loss of consciousness

Dissolution transitoire de la conscience induisant un état de non-réponse rapidement réversible, laissant au patient une amnésie lacunaire de l'évènement.
Les causes sont nombreuses, dominées par les crises d'épilepsie, les syncopes, les hypoglycémies et les causes psychoaffectives. Au cours des accidents ischémiques cérébraux constitués, les pertes de connaissance brèves sont classiquement plus fréquentes dans les embolies d'origine cardiaque que dans les autres étiologies. Les lacunes et les ischémies transitoires n'entraînent qu'exceptionnellement des pertes de connaissances.

lipothymie

petite scissure interlobaire l.f.

fissure horizontale du poumon droit

petite scissure du poumon droit l.f.

scissure horizontale du poumon droit

pH isoélectrique n.m.

isoelectric point

pH auquel une molécule est électriquement neutre.
Les acides aminés et les protéines, qui les rassemblent en une seule molécule, sont des zwittérions (de l’allemand zwitter = hermaphrodite), c'est-à-dire qu’ils peuvent être des anions (charge négative) ou des cations (charge positive) en fonction du pH du milieu dans lequel ils se trouvent. A un pH inférieur au pH isoélectrique (pI), ils portent une charge positive et à un pH supérieur une charge négative. Au pI, la charge nette est nulle.
Au pH du plasma, les protéines sont des anions et, à leur concentration physiologique, ils portent une charge aux alentours de 15 mEq/L. Cette charge négative associée au fait que les protéines ne franchissent ni la paroi des vaisseaux, ni la barrière glomérulaire, explique pourquoi la distribution des anions et cations minéraux de part et d’autre de ces structures est affectée avec pour conséquence une concentration moindre de sodium et plus importante de chlore dans les liquides interstitiels ou dans l’urine primitive que dans le plasma (équilibre de Donnan). L’explication est simple : le sodium qui est un cation est retenu par les protéines anioniques alors que le chlore qui est un anion ne l’est pas. Ce déséquilibre influence directement le gradient de pression osmotique et par conséquent les transferts d’eau.
Le pI est à distinguer du pK qui est le logarithme de l’inverse de la constante de dissociation d’un acide ou d’une base.
La mesure du potentiel se fait entre une électrode à hydrogène et une électrode au calomel qui sert de référence de potentiel électrique, ce qui permet de mesurer le potentiel à une constante près. Avec l’emploi d’électrodes de verre, cette mesure du pH peut se faire avec des appareils automatiques, ce qui permet de réaliser sans délai la mesure du pH du sang artériel « au lit du malade » sur un simple prélèvement de sang.

Étym. S. Sörensen, chimiste danois (symbole créé pour « potentiel d’hydrogène », 1909)

pH, pK, anion, cation, Donnan (équilibre de)

[Les conditions de température et de pression de la solution modifient le pH neutre parce que l’énergie potentielle des ions dissous,c'est,à,dire leur pression partielle,est à peu près proportionnelle à la température absolue (loi des gaz parfaits),c’es]

phases de croissance l.f.p.

growth phases

Phases que l'on distingue sur la courbe représentant la croissance d'une culture microbienne en fonction du temps.

photocoagulation disséminée l.f.

photocoagulation panrétinienne

photocoagulation panrétinienne l.f.

panretinal photocoagulation

Photocoagulation de la rétine, étendue entre les arcades vasculaires temporales et la rétine antérieure.
Cette destruction contrôlée de la rétine est effectuée dans le but de faire régresser les néovaisseaux rétiniens et/ou papillaires dans les rétinopathies proliférantes, pour préserver la rétine postérieure. Elle peut induire ou aggraver un œdème maculaire.

Syn. ablation rétinienne, photocoagulation disséminée

physe n.f.

cartilago epiphysialis (TA)

physis, epiphyseal plate

Disque ostéocartilagineux unissant l’épiphyse d’un os long à la métaphyse.
C’est la zone de croissance de l’os en longueur (figure 1).
Figure 1
 
Bien que non admise dans la nomenclature anatomique internationale, l’appellation « physe » est de plus en plus utilisée pour remplacer les nombreuses autres dénominations de la zone de croissance des os longs. La physe est formée de quatre couches, de l’épiphyse vers la diaphyse (figure 2) :

- la couche germinale de réserve est  constituée de petites cellules indifférenciées, non organisées. Sous l’action de l’hormone de croissance et de l’insulin-like growth factor-1 (IGF1) elles vont se différencier en chondrocytes proliférants. Cette région est bien vascularisée;
- la couche sériée, ou zone proliférative, composée de chondrocytes ronds, agencés en colonnes, qui synthétisent une matrice extracellulaire riche en collagène (notamment de types II et IX) et en protéoglycanes;
- la couche des cellules hypertrophiques, avasculaire (donc fragile : siège des décollements épiphysaires) où les cellules en colonnes augmentent de volume, synthétisent du collagène X et des facteurs angiogéniques, puis prennent un aspect vacuolaire par apoptose;
- la couche d’ossification, ou zone dégénérative, région très vascularisée où commence le processus d’ossification.  Les débris cellulaires sont détruits par des cellules phagocytaires et le stroma cartilagineux se calcifie par surcharge en hydroxyapatite (front d’ossification). Des ostéoblastes élaborent le tissu ostéoïde, précurseur de l’os aux dépens de tissu cartilagineux calcifié résorbé par des ostéoclastes (ossification primaire). L’angiogenèse est favorisée par le VGEF (Vascular Endothelial Growth Factor). Une zone de remaniement lui fait suite pour constituer l’os spongieux métaphysaire (ossification secondaire).
En périphérie, la physe est limitée près de l’épiphyse par l’encoche de Ranvier qui marque un sillon circulaire et vers la métaphyse par la virole osseuse périchondrale. Ces deux formations, vascularisées, en continuité avec le périoste osseux, assurent la rigidité de l’ensemble et contribuent à la croissance latérale.
La physe se forme dès la période fœtale. Son développement est lié à la sécrétion des hormones de croissance en particulier IGF1 (Insuline Growth Factor 1), stimulée par l’hormone hypophysaire GH (Growth Hormone). La protéine IHH (Indian Hedgehog) sécrétée par les chondrocytes agit sur leur développement.
La fin de la croissance, par soudure définitive de la physe, est liée à l’action des hormones sexuelles. Sa trace peut rester visible  assez  longtemps sous forme d’une ligne transversale épiphyso-métaphysaire, opaque en radiographie.

L. Ranvier, anatomiste français (1889).

Étym. gr. physis : croissance, nature

Syn. Cartilage de conjugaison, cartilage conjugal, cartilage de croissance, cartilage métaphyso-épiphysaire, plaque épiphysaire.

[A1, A2, I2]

Édit. 2019

pied hérissé l.m.

mushrooming foot

Sur une radiographie du pied, fines proliférations osseuses, prédominant aux sites d'insertions musculo-tendineuses, donnant aux os du pied un aspect hérissé.
Modifications évocatrices d'une goutte chronique, surtout quand elles s'associent à des altérations articulaires, en particulier de la métatarsophalangienne du gros orteil; devenues rares depuis l'emploi de l'allopurinol dans le traitement de l'affection.

piège de Challier-Laveissière l.m.p.

Pièges constitués de panneaux de toile bleue, utilisés pour la capture des glossines, en particulier lors d’enquêtes épidémiologiques, ainsi que pour la lutte contre ces insectes.

A. Challier et C. Laveissière, entomologistes français (1973)

[D4,G5]

pisser v. (fam.)

pass (to) his urine

uriner

facteur de croissance placentaire (PlGF) l.m.

placental growth factor

Glycoprotéine homodimérique de 32 kDa, facteur de croissance polypeptidique synthétisé principalement par le placenta pendant la grossesse, mais aussi par le cœur, le muscle squelettique, le poumon, le tissu adipeux et les plaquettes.
Il contribue au développement et au maintien de la vascularisation de nombreux tissus et favorise la migration, la prolifération et la survie cellulaires. Sa concentration plasmatique augmente progressivement jusqu’à la 30ème semaine de grossesse. Une diminution de PlGF est observée au cours du syndrome de pré-éclampsie. La mesure du rapport PlGF/sFlt-1 parait constituer un bon marqueur du risque d’éclampsie.

Étym. lat. placenta : petit gâteau plat, galette (du gr. plakous : plat, en forme de plateau)

Sigle  

sFlt1, éclampsie, pré-éclampsie

[C1]

Édit. 2018

plancher de la caisse du tympan l.m.

paroi jugulaire de la cavité tympanique

plan scissural l.m.

face interlobaire

plaque fauchée l.f.

Tache arrondie ou ovalaire de la langue, érythémateuse, lisse, indolore correspondant à une zone circonscrite de dépapillation de la langue au cours de la syphilis secondaire.

Syn. plaque lisse

plasmide auto-transférable l.m.

self-transmissible plasmid

plasmide, plasmide conjugatif

[D1,Q1]

Édit. 2018 

plasmide auto-transmissible l.m.

self-transmissible plasmid

plasmide, plasmide conjugatif

[D1,Q1]

Édit. 2018 

plastie d'élargissement du col vésical l.f.

suprapubic bladder neck revision

Intervention chirurgicale visant à agrandir le col vésical, dans la cure de la maladie du col congénitale ou de certaines sténoses acquises.
La plus utilisée, notamment chez l'enfant, repose sur le principe des plasties YV. Leur inconvénient majeur chez le garçon est de créer des éjaculations rétrogrades, ce qui tend à les faire abandonner, et chez la fille de menacer parfois la continence.

plexus n.m.

plexus (TA)

Lacis, entrelacement ou réseau de nerfs ou de vaisseaux, constitué par de nombreuses anastomoses

plexus de Meissner l.m.

G. Meissner, anatomiste et physiologiste allemand (1829-1905)

plexus nerveux entérique

| page précédente | /55 | page suivante