Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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tumeur artérioveineuse acrale de Carapeto, Garcia-Perez et Winkelmann l.f.

acral arterio-venous tumor

Hamartome dérivé du canal de Sucquet-Hoyer, observé principalement chez l'adulte masculin, siégeant généralement au visage, au cuir chevelu, aux mains et aux pieds, consistant en papules plus ou moins hémisphériques ou en nodules de teinte rouge foncé et mesurant environ 1 cm de diamètre.
Histologiquement, la lésion consiste en amas vasculaires comprenant des artères, des veines et des vaisseaux de transition bordés de cellules musculaires lisses et non pas de cellules glomiques. L'ablation chirurgicale amène une guérison définitive.

F. J. Carapeto, A. Garcia-Perez dermatologistes espagnols, R. K. Winkelmann, dermatopathologiste  américain (1977) ; A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur d'Abrikossoff maligne

tumeur carcinoïde bronchique l.f.

carcinoid bronchial tumor

Forme la plus différenciée des tumeurs neuroendocrines pulmonaires représentant 3% des tumeurs bronchopulmonaires.
Elle nait aux dépens des bronches proximales. On distingue des polypes endobronchiques et des tumeurs en iceberg qui sont endo- et péribronchiques. Histologiquement les cellules tumorales sont petites, à noyaux réguliers, agencées en ilots ou travées dans un tissu conjonctif très vascularisé. Les mitoses sont exceptionnelles.
Les carcinoïdes périphériques, nés sur les bronchioles, forment des nodules bien limités parfois volumineux. Leur aspect histologique est plus polymorphe (carcinoïde à cellules fusiformes).
Le terme de tumeur carcinoïde bronchique doit être réservé à la forme bénigne de traitement exclusivement chirurgical.

carcinome neuro-endocrine pulmonaire

tumeur de blastème l.f.

blastemal tumor

Tumeur embryonnaire maligne faite de nappes de cellules ayant conservé l'apparence du blastème primitif, mais pouvant offrir des aspects de différenciation épithéliale et conjonctive.
Production tumorale, possédant à la fois les propriétés de prolifération et d’indifférenciation des processus cancéreux et les potentialités multiples de différenciation l’ébauche embryonnaire correspondante.
Un hépatoblastome sera ainsi capable de produire, sur un mode anarchique des ébauches de d’hépatocytes, de canaux, des cellules hématopoïétiques, du tissu conjonctif et même du tissu cartilagineux. Le suffixe blastome désigne la plupart d’entre-elles : néphroblastome (ou tumeur de Wilms), neuroblastome, glioblastome, pneumoblastome etc. Ces tumeurs s’observent plus volontiers dans l’enfance, où elles sont parfois associées à des ensembles malformatifs. Certaines possèdent des anomalies chromosomiques définies.

R. Wilms, chirurgien allemand (1899)

Étym. lat. tumor : gonflement

glioblastome, neuroblastome, pneumoblastome, Wilms (tumeur de), blastème, hépatoblastome, néphroblastome

[A4,F2, O1]

Édit. 2019

tumeur de la granulosa et de la thèque l.f.

granulosa theca cell tumor of the ovary

Tumeur bénigne ou maligne de l'ovaire sécrétant des œstrogènes, dans laquelle coexistent des cellules de la granulosa et des cellules thécales, pouvant être les unes et les autres, lutéinisées.

tumeur épithélio-lympho-histiocytaire l.f.

le diagnostic de kyste, de nævus

ou de carcinome basocellulaire.
Histologiquement la tumeur se compose de lobes intradermiques constitués de grandes cellules centrales claires, à noyau arrondi,
et de lymphocytes et entourés par quelques assises de cellules basaloïdes aplaties. Certains lobules sont en rapport avec l'épiderme
ou avec un follicule pileux ou peuvent présenter une différenciation pilaire. Le stroma péritumoral est dense et fibreux. La lésion
ayant une nette composante histiocytaire, le terme épithéliolymphohistiocytaire, proposé par J. Civatte (1990), définit mieux
la composition de la tumeur que celui de lymphoépithélial. L'origine de la prolifération est controversée  : considérée par la plupart
 des auteurs comme une tumeur d'origine pilosébacée, certains y ont décrit des formations sudoripares et d'autres pensent
( probablement à tort) qu'il s'agirait d'un carcinome basocellulaire à différenciation pilaire ou sudoripare. L’évolution est bénigne.
 Le traitement chirurgical amène une guérison définitive.

J. Civatte, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1990) ; D. J. Santa Cruz et R.J Barr, dermatopathologistes américains (1987 et 1991)

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. tumeur lympho-épithéliale de Santa Cruz et Barr

tumeur glandulaire myoépithéliale l.f. (obsolète)

Variété d'hidradénome nodulaire contenant de nombreuses cellules claires, riches en glycogène et correspondant à l'ancien myoépithéliome à cellules claires de Lever.

W. F. Lever dermatologiste américain (1949)

Étym. lat. tumor : gonflement

tumeur glomique pulmonaire et médiastinale l.f.

glomus tumor of lung and mediastinum, glomangioma

Tumeur bénigne développée à partir du glomus neurovasculaire de Masson, très rare au niveau du poumon et du médiastin.
Ce sont de petites tumeurs asymptomatiques découvertes chez l'adulte. Elles peuvent siéger au niveau de la trachée, des poumons et des carrefours artérioveineux. Elles sont superposables aux autres tumeurs glomiques, faites de cavités vasculaires bordées par un endothélium régulier, un amas de petites cellules issues de cellules lisses peu différenciées.

P. Masson, anatomopathologiste  français, membre de l’Académie de médecine (1924)

Étym. lat. tumor : gonflement, glomus : pelote

tumeur myofibroblastique inflammatoire du poumon l.f.

inflammatory pseudotumor of lung

Lésion nodulaire composée de cellules inflammatoires lymphocytaires et surtout plasmocytaires, de macrophages chargés de lipides et de cellules conjonctives myofibroblastiques.
Son histogénèse n'est pas déterminée. Habituellement bénigne, elle peut être localement invasive sur les bronches et sur la plèvre.
Elle se voit surtout dans la première partie de la vie, révélée parfois par des signes infectieux. Ailleurs, c'est une découverte d'examen radiographique. Le nodule radiologique est homogène, bien circonscrit, contenant des calcifications parfois. L'évolution est lente. Le diagnostic est souvent post-opératoire sur l'examen histopathologique de la pièce.
Selon la prédominance du type histologique dans cette tumeur composite, de nombreux noms lui ont été donnés.

Étym. lat. tumor : gonflement

Syn. plasmocytome, histiocytome, xanthome, tumeur à mastocytes, granulome histiocytaire, pseudotumeurs inflammatoires

xanthome pulmonaire

tumeur stromale gastro-intestinale l.f.

Tumeur mésenchymateuse responsable d’hémorragies digestives souvent occultes, caractérisée par une prolifération de cellules fusiformes ou plus rarement épithélioïdes pouvant se développer à partir de tous les segments du tube digestif, surtout de l’estomac et de l’intestin grêle, exceptionnellement du mésentère et du péritoine.
Cette tumeur mésenchymateuse dérive des cellules de Cajal (responsables de la motricité intestinale) ou d’un précurseur, typiquement de phénotypes KIT+ et DOG+, présentant très fréquemment une mutation activatrice des gènes codant pour les récepteurs tyrosine-kinase KIT ou PDGFRA. Avec une incidence voisine de quinze cas pour 1000000 habitants, par an, cette affection qui est la plus fréquente des tumeurs mésenchymateuses digestives, représente moins de 1% de l’ensemble des sarcomes. L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans ; le sexe ratio est de 1/1. Leur traitement, lorsqu’elles sont localisées, est essentiellement chirurgical, mais elles ont grandement bénéficié du traitement par les inhibiteurs de tyrosine kinase qui ont transformé leur pronostic autrefois redoutable. L’efficacité de cette thérapeutique est conditionnée en partie par la nature des mutations.

S. Ramón y Cajal, anatomopathologiste espagnol, membre de l'Académie de médecne, prix Nobel de médecine de 1906 (1852 - 1934 ) ; J. B. Bachet, onco-épidémiologiste français (2013)

Étym. lat. tumor : gonflement

Sigle GIST

Cajal (cellule de), imatinib, KIT, PDGFRA gene, BRAF gene, tyrosine kinase, tyrosine kinases (inhibiteurs des)

[ F2, L1, Q1,]

Édit. 2019

tumeur tubulopapillaire du rein l.f.

papillary renal cell adenoma, papillary renal cell carcinoma

Variété de tumeur rénale primitive qui a pour origine les cellules des tubes contournés distaux ou les reliquats métanéphriques, et, bien que d'aspect clinique très voisin de l'adénocarcinome, s'en distingue par des caractères micromorphologiques, cytochimiques et génotypiques.
Ces tumeurs sont souvent bilatérales et multifocales. Leur malignité est variable, allant de l'adénome au carcinome, et leur pronostic meilleur que celui de l'adénocarcinome à cellules claires. C'est le type histologique le plus fréquent chez les hémodialysés ayant développé une dysplasie multikystique acquise.

Étym. lat. tumor : gonflement

cancer du rein

tumeur xanthomateuse plexiforme l.f.

plexiform xanthomatous tumor

Tumeur mésenchymateuse rare, survenant chez l'adulte, siégeant sur les membres et le tronc et se manifestant comme une tuméfaction intradermique bien délimitée, dure, ayant la teinte de la peau normale environnante.
Histologiquement, la lésion se situe dans le derme profond et l'hypoderme et se compose d'amas bien délimités comprenant des faisceaux entrelacés de cellules fibroblastiques, des plages de cellules xanthomateuses et des dépôts de cholestérol. La tumeur doit être différenciée du xanthome, de la tumeur fibrocytique plexiforme et de l'histiocytome fibreux cholestérolique. L'évolution est chronique. Des métastases n'ont pas été observées. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale.

Étym. lat. tumor : gonflement

tunique intime l.m.

tunica intima (TA)

tunica intima

Tunique interne d’un vaisseau constituée d’un endothélium et d’une couche conjonctive sous endothéliale.
La structure de la tunique intime d’une artère ou endartère diffère selon le type de l’artère : elle peut comprendre des fibres musculaires, des fibres conjonctives et des cellules conjonctives étoilées. La tunique intime d’une veine ou endoveine est constituée d’un endothélium de cellules polygonales et d’une couche striée de structure variable, comprenant notamment des faisceaux conjonctifs et des fibres musculaires lisses.

Syn. anc. intima, endartère, endoveine

[A1, K2]

Édit. 2019

tunique muqueuse de l'utérus l.f.

tunica mucosa uteri, endometrium (TA)

endometrium

Tunique muqueuse qui tapisse la cavité uterine.
On lui reconnait trois portions de structure différente : 1) dans le corps de l’utérus et la partie haute de la cavité cervicale, un épithélium prismatique simple dont certains éléments sont ciliés et qui repose sur un chorion constitué par des fibroblastes ; elle adhère étroitement au muscle sous-jacent ; de longues cryptes épithéliales, dites improprement glandes utérines, lui sont annexées. 2) à la partie inférieure de la cavité du col (muqueuse endocervicale), c’est un épithélium simple à cellules polyédriques comportant des cellules caliciformes à mucus ; les glandes cervicales sont moins nombreuses et plus volumineuses que sur le col ; très polymorphes au niveau de l’orifice utérin, elles peuvent se transformer en kystes, les œufs de Naboth ; le chorion est ici riche en fibres conjonctives et pauvre en fibroblastes ; cette portion de l’endomètre est parcourue par les plis palmés qui forment l’arbre de vie. 3) au niveau de la portion vaginale du col (museau de tanche), c’est un épithélium pavimenteux stratifié reposant sur un chorion très riche en fibres conjonctives et élastiques. Au cours de la vie de la femme la tunique muqueuse de l’utérus présente une série de modifications anatomo-fonctionnelles en rapport avec le stade du développement génital, le cycle oestral et la gestation.

Syn. endomètre

tyndallisation n.f.

tyndallization

Procédé utilisé pour stériliser des produits thermolabiles en les chauffant en dessous de 100°C pendant une heure, trois jours de suite.
Le premier chauffage est sensé détruire les cellules végétatives présentes, une incubation entre les périodes de chauffage permet aux spores de germer en donnant naissance à des cellules végétatives qui sont tuées par les chauffages suivants. La stérilité des produits tyndallisés doit être vérifiée.

ubiquitine n.f.

ubiquitin

Petite molécule de 76 acides-aminés, de masse moléculaire de 8500 daltons, uniquement retrouvée dans les cellules eucaryotes et capable de se fixer sur les protéines destinées à être dégradées pour permettre leur protéolyse.
Isolée  initialement (1) comme facteur de prolifération et de différenciation des cellules thymiques, elle est retrouvée plus tard (2) dans une fraction dite « Activating Proteolytic Factor » (A.P.F.)  lors d'une recherche conduite sur la protéolyse des réticulocytes
Lorsqu'elle est associée à d'autres molécules (poly-ubiquitination), l'ubiquitine assure l'identification des protéines normales et anormales à éliminer et les transporte, dûment chaperonnées, jusqu'au protéasome où ces protéines seront réduites à l'état de peptides et même d'acides aminés prêts à être recyclés dans de nouvelles molécules.
L'ubiquitine assure d'autres fonctions qui sont en cours d'identification. Elle mimerait certains effets de l'adrénaline.

(1) A.L. Goldberg (1977) ; (2) A. Herschko, I. Rose, A. Ciechanover, biochimistes israéliens, prix Nobel de chimie 2004 (1979)

Étym. lat. ubique : partout

protéasome, adrénaline

[C1]

Édit. 2017

urokinase n.f.

urokinase

Enzyme initialement trouvée dans le dialysat d'urine d'origine humaine ou animale, mais présente dans le plasma et dans la matrice extracellulaire, capable d'activer le plasminogène inactif en plasmine, protéase dégradant la fibrine et de nombreuses protéines de la matrice extracellulaire.
Thermostable entre pH 4 et 9 (30 minutes à 50°C), l’urokinase montre à forte concentration une activité estérasique. Sa concentration plasmatique est de l'ordre de 40 pmol/L. De nombreuses cellules (monocytes-macrophages, cellules endothéliales, fibroblastes) possèdent un récepteur spécifique (uPAR) qui fixe l'urokinase, laquelle est alors protégée de l'inactivation par l'a2-antiplasmine. L'urokinase est utilisée en thérapeutique comme agent thrombolytique.

plasminogène, plasmine, thrombolyse, α2-antiplasmine absente

vaccin rubéole l.m.

rubella vaccine

Vaccin vivant atténué dont le plus utilisé dans le monde est le vaccin formé par la souche Wistar RA 27/3, cultivée sur des cellules diploïdes humaines ou sur des cellules de rein de Lapin.
La vaccination se fait par deux doses à au moins un mois d’intervalle, par voie sous-cutanée ou intramusculaire, seule ou associée aux vaccins contre la rougeole et contre les oreillons. L’immunité prolongée et solide. L’efficacité est supérieure à 95%. Le virus vaccinal ne se transmet pas. Il est utilisé spécialement pour vacciner les filles âgées de dix à treize ans. Des arthrites post-vaccinales transitoires ont été signalées chez des adolescentes et des femmes adultes. Il est contrindiqué au cours de la grossesse en raison des risques de malformations fœtales. Le vaccin est aussi recommandé en post-partum chez les femmes séronégatives.

Syn. vaccin rubéolique

rubéole

[D1, E1]

Édit. 2019

vascularite granulomateuse l.f.

granulomatous vasculitis, granulomatous angiitis

Vascularite caractérisée par la présence d'un infiltrat de topographie périvasculaire et de nature granulomateuse polymorphe, comportant des cellules épithélioïdes et des cellules géantes.
Le terme vasculite granulomateuse regroupe surtout la granulomatose avec polyangéite (ex maladie de Wegener), la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (ex maladie de Churg et Strauss) et la granulomatose lymphomatoïde de Liebow.

F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) ; A.A. Liebow, anatomopathologiste américain (1972)

Syn. vasculite granulomateuse, angéite granulomateuse

vascularite, granulomatose avec polyangéite , granulomatose éosinophilique avec polyangéite, granulomatose lymphomatoïde de Liebow.

[K4, N3]

Édit. 2020

vascularites et neuropathies l.f.p.

vasculitis and neuropathies

Association, au niveau des nerfs, d'un processus inflammatoire et d'une nécrose des parois vasculaires induisant une ischémie tissulaire.
Il peut s'agir d'aspects aigus, avec infiltration périvasculaire et intrapariétale de cellules inflammatoires, associée à une nécrose de la paroi, ou d'aspects plus chroniques, avec combinaison d'une prolifération de cellules endothéliales, d'une fibrose périvasculaire et d'un rétrécissement ou d'une occlusion de la lumière artérielle. Ces divers aspects peuvent intéresser des artères de calibres différents. Classiquement, les vascularites diffèrent des microvascularites en fonction du calibre des vaisseaux touchés : veinules, capillaires ou artérioles de diamètre inférieur à 70 µm, présence d'une nécrose fibrinoïde avec infiltrats cellulaires de type lymphocytaire. Il est habituellement admis que les microvascularites ne sont que le témoin d'une réaction immunologique, et non directement responsables de l'atteinte des fibres nerveuses dans le cadre des neuropathies périphériques.
Il s'agit de mononeuropathies multiples, dont le diagnostic doit le plus souvent être affirmé par la biopsie nerveuse périphérique. A la neuropathie s’associe un syndrome inflammatoire important et souvent des atteintes multiviscérales, parfois  à une cryoglobulinémie.
Les formes localisées aux nerfs périphériques sont de meilleur pronostic. Le traitement comprend les corticoïdes et/ou les immunosuppresseurs.
Toutes les vascularites peuvent induire des neuropathies périphériques. Les vascularites le plus fréquemment en cause sont la périartérite noueuse, la granulomatos éosinophilique avec polyangéite (ex. angéite de Churg-Strauss) et les connectivites. Les formes localisées aux nerfs périphériques sont de meilleur pronostic. Le traitement comprend les corticoïdes et/ou les immunosuppresseurs.

D. G. Cogan, ophtalmologiste américain (1945) ; T. Kawazaki, pédiatre japonais (1967) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) ; B. T. Horton, médecin interniste américain (1932) ; F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; M. Takayashu, ophtalmologiste japonais (1908) ; L. Buerger, chirurgien urologue américain (1908) ;

vascularite, vascularite nécrosante systémique, périartérite noueuse, granulomatos éosinophilique avec polyangéite , connectivite, cryoglobulinémie

[F3, H1, K4, N3]

Édit. 2020

vascularites pulmonaires l.f.p.

pulmonary vasculitis

Affections caractérisées par une inflammation des vaisseaux pulmonaires dont la paroi est infiltrée par des cellules inflammatoires.
Ces lésions vasculaires pulmonaires concernent essentiellement les artères pulmonaires, et elles sont souvent associées à une vascularite systémique (granulomatose avec polyangéite, gtanulomatose éosinophilique avec polyangéite, polyangéite microscopique, Behçet (maladie de), Takayashu (artérite de), artérite à cellules géantes).

F. Wegener, anatomopathologiste allemand (1936 et 1939) ; M. Takayashu, ophtalmologiste japonais (1908) ; H. Behçet, dermatologiste turc (1937) ; J. Churg et L. Strauss, anatomopathologistes américains (1951) ; B.T. Horton, médecin interniste américain (1932)

Syn. angéites pulmonaires

vascularite, vascularite nécrosante systémique, granulomatose avec polyangéite, gtanulomatose éosinophilique avec polyangéite, polyangéite microscopique, Behçet (maladie de), Takayashu (artérite de), artérite à cellules géantes

[K1,K4, N3]

Édit. 2020

Verhoeff (membrane de) l.f.

Verhoeff membrane

Complexe jonctionnel oculaire, entre les cellules neuroblastiques externes de la couche germinative et les cellules de l'épithélium pigmentaire.
Elle apparaît dès la sixième semaine de l'embryon lors de la différenciation du feuillet externe en épithélium pigmentaire.

F.H. Verhoeff, ophtalmologiste et anatomopathologiste américain (1903)

[A4, P2]

Édit. 2019

vésicule cristallinienne l.f.

lens vesicle

Ébauche cristallinienne, en embryologie, qui se forme à partir d'une région de l'ectoderme superficiel, la placode cristallinienne, au-devant de la vésicule puis de la cupule optique.
Cette région ou placode est déjà modifiée dès la 4ème semaine par un épaississement avec allongement et division des cellules ; elle s'invagine (fossette cristallinienne ou fovea lentis) puis forme une vésicule qui se sépare de l'ectoderme au début de la 5ème semaine et se place dans l'ouverture de la cupule optique. Vers la 6ème semaine une capsule hyaline est sécrétée par les cellules lenticulaires.

Étym. lat. vesicula, diminutif de vesica : vessie

placode cristallinienne

[A4]

Édit. 2019

vessie de lutte l.f.

retentional bladder wall changes

Ensemble des modifications structurelles qui surviennent dans la paroi vésicale au-dessus d'un obstacle chronique : épaississement par hypertrophie du muscle et surcharge rapide et non réversible de collagène, trabéculations, cellules et colonnes, pseudodiverticules, diverticules de pulsion.
L’obstacle crée une hyperpression en amont et retentit sur les muscles vésicaux (détrusor). Les résultats de cette lutte vésicale évoluent en plusieurs stades :
1) simple hypertonie, avec une vessie ronde, de contenance réduite;
 2) vessie à colonnes et à cellules, avec de nombreuses images juxtaposées d'encoches et de diverticules ;
3) vessie multidiverticulaire.
L'ensemble de ces altérations pariétales réalise un aspect radiologique et endoscopique très caractéristique, authentifiant l'obstruction chronique d'aval (p. ex par un adénome prostatique ou une maladie du col).
Les modifications pariétales des neurovessies avec atteinte centrale sont très semblables..

Étym. lat. vesica : vessie

Syn. vessie à colonnes et à cellules

colonne vésicale, neurovessie, détrusor, col vésical (maladie acquise du), col vésical (maladie congénitale du)

[M3]

Édit. 2019

villine n.f.

villin

Protéine des villosités intestinales qui se localise dans la bordure en brosse des cellules épithéliales au cours de la différenciation de ces cellules.
Cette localisation spécifique permet de l'utiliser comme marqueur immunologique dans le diagnostic des tumeurs coliques.

virus de l'immunodéficience humaine (VIH) l.m.

human immunodeficiency virus (HIV)

Rétrovirus  responsable du syndrome d'immunodéficience acquise humaine (sida).
Deux virus à ARN, transcrits en ADN proviral par une transcriptase inverse virale, sont actuellement connus : VIH1 et VIH2. La transmission du virus est principalement parentérale, sexuelle et maternofœtale. Le test ELISA et le Western Blot sont les tests de routine, utilisés pour le dépistage, de même que l’évaluation de la charge virale est utilisée pour le suivi thérapeutique.
Caractérisé par un cyle réplicatif au sein des cellules exprimant à leur surface la molécule CD4, le VIH induit une disparition progressive de ces cellules infectées, notamment les lymphocytes CD4 impliqués dans les mécanismes de défense immunitaire. Cette disparition progressive d'effecteurs de l'immunité cellulaire, contrastant avec une immunité humorale détectable mais insuffisante, rend compte de la fréquence des infections opportunistes (cytomégalovirose, mycobactériose, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, etc.) et de l'émergence de cancers (sarcome de Kaposi, lymphome, etc.).
Les thérapeutiques antirétrovirales se répartissent en quatre classes de médicaments : des inhibiteurs de la rétrotranscriptase (analogues de nucléosides et inhibiteurs non nucléosidiques), inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée. L’instauration d’un traitement (trithérapie le plus souvent) et une surveillance adaptée permettent une réduction considérable, voire une une nondétection de la charge virale plasmatique et une  amélioratioin significative de l'espérance et de la qualité de vie des patients malgré la fréquence des effets secondaires.
La transmission verticale maternofœtale du virus, contemporaine de l'accouchement dans la majorité des cas, avoisine 25%. Elle est réduite à moins de 15% par la prise de médicaments antiviraux (AZT) pendant la grossesse.

L. Montagnier, membre de l’Académie de médecine et F. Barré-Senoussi, virologues de l’Institut Pasteur de Paris, tous deux prix Nobel de médecine en 2008

Syn. HTLV, LAV (obsolètes)

sida, ELISA (technique), western (technique), charge virale plasmatique, CD 4, cytomégalovirus, mycobactériose à Mycobacterium avium-intracellulare, pneumocystose, toxoplasmose, cryptococcose, histoplasmose, Kaposi (maladie de), lymphome, inhibiteurs de la transcriptase inverse, inhibiteurs de la protéase, inhibiteurs d’entrée, AZT

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