biocatalyseur n.m.
biocatalyst
Composé biologique capable de catalyser les réactions chimiques : c'est le cas des ferments, diastases, enzymes, ainsi que des vitamines coenzymatiques ou des oligoéléments.
Édit. 2017
biocénose n.f.
biocenose
Syn. biocœnose
[C2]
Édit. 2019
biochimie n.f.
biochemistry
Discipline scientifique qui décrit la composition et les propriétés des corps chimiques présents dans les organismes vivants ainsi que les réactions chimiques du métabolisme (anabolisme et catabolisme) qui s’y produisent, à l’échelle de la cellule et de ses organites.
La biochimie clinique utilise de nombreuses méthodes analytiques pour mesurer les différents paramètres du sang et des liquides biologiques, contribuant ainsi au diagnostic et au suivi de l'évolution des maladies.
La biochimie dynamique est l’étude des réactions chimiques et des processus physicochimiques qui se produisent dans les organismes vivants.
Étym. gr. bios : vie; arabe alkimiya : chimie
Syn. chimie biologique
[B3, C1]
Édit. 2020
biochimique adj.
biochemical
Qui se rapporte à la biochimie.
Édit. 2017
biocide adj.
biocid
Qualifie des produits destinés à lutter contre les microorganismes nuisibles à l’Homme ou à ses activités que ce soit dans les domaines professionnels ou ldomestiques.
Les plus connus sont les produits de lutte contre les nuisibles (rongeurs, insectes), les désinfectants (alcool, hypochlorite), les produits protecteurs (bois, tissus). Ces produits peuvent être dangereux pour l’Homme e donc à utiliser avec les précautions nécessaires.
[D1, E1, G4]
Édit. 2020
bioclimatologie humaine l.f.
human bioclimatology
Branche de la biologie qui étudie l’action des facteurs physiques de l’environnement (température, humidité, éléments d’un climat, etc.), sur la physiologie humaine et sa pathologie.
→ climat
Édit. 2017
biocompatibilité n.f.
biocompatibility
1) Capacité d’un matériau inerte d’être toléré d’une façon durable à l’intérieur des tissus vivants.
Les prothèses internes, pour les os, l’articulation de la hanche, les valvules cardiaques doivent être biocompatibles.
2) Capacité de deux éléments vivants, tissus ou organismes, de s’accepter l’un l’autre sans réaction antigénique de l’un par rapport à l’autre.
Les greffes de tissu ou d’organe, les transfusions sanguines supposent la biocompatibilité du donneur et du receveur sous peine d’être suivies de rejet du greffon, ou d’accidents cliniques.
→ groupe sanguin, groupe tissulaire, histocompatibilité
Édit. 2017
bioconversion n.f.
bioconversion, biotransformation
Transformation d'une substance chimique en une autre de structure voisine par un micro-organisme ou un système enzymatique.
Édit. 2017
biocorridor n.m.
Syn. corridor biologique
[D2]
Édit. 2019
biocytine n.f.
biocytin
Corps chimique résultant de l'amidation de la biotine par la lysine (ε-N-biotinyl-L-lysine).
Composé présent dans les produits d'hydrolyse des enzymes ayant la biotine comme coenzyme lié.
Édit. 2017
biocœnose n.f.
biocenosis
Partie d'un écosystème formée par l'ensemble des organismes qui vivent dans les mêmes conditions de milieu et dans un espace donné.
L'ensemble constitué par la biocoenose et le biotope constitue l'écosystème.
Étym. gr.bios :vie ;koinos :commun
Syn. biocénose
→ biotope, écosystème, écotoxicologie
[C2]
Édit. 2019
biodéfense n.f.
biodefense
Ensemble des mesures qui s’intègrent dans un dispositif global de prévention et de lutte contre le terrorisme biologique.
Édit. 2017
biodégradabilité n.f.
biodegradability
Propriété de ce qui est biodégradable.
Édit. 2017
biodégradable adj.
biodegradable
Caractère d’une matière dont le catabolisme peut être catalysé par les espèces microbiennes présentes dans l'environnement.
L'épuration des matières non biodégradables de notre milieu est un des grands défis des sociétés postindustrielles.
Édit. 2017
biodégradation n.f.
biodegradation
Décomposition d'une substance ou d'un objet résultant de l'activité microbienne.
Peut être utile (traitement des déchets, recyclage des éléments dans la nature) ou nuisible.
Édit. 2017
biodisponibilité n.f.
bioavailability
Propriétés (taux et vitesse d’absorption) d’un principe actif faisant partie d’une préparation pharmaceutique, déterminées à partir de la courbe temps/concentration dans le sérum ou de la mesure de son excrétion urinaire.
→ biodisponibilité d'un médicament
Édit. 2017
biodisponibilité d'un médicament l.f.
bioavailability
Fraction de la dose d’un médicament qui, après administration, atteint, par la circulation générale, un site d’action donné ainsi que la vitesse avec laquelle il l’atteint.
Taux et vitesse d’absorption sont déterminés à partir de la courbe temps/teneur dans le sérum ou de la mesure de l’excrétion urinaire du principe actif.
Il faut distinguer la biodisponibilité galénique, fraction du médicament effectivement libérée de son excipient, la biodisponibilité pharmacocinétique, fraction du médicament qui atteint la circulation générale, la biodisponibilité pharmacodynamique, fraction du médicament qui réagit avec son récepteur spécifique. Seule la voie d’administration intraveineuse assure une biodisponibilité pharmacocinétique proche de 100%.
Pour la plupart des médicaments il existe une relation entre leur teneur sanguine (reflet de la teneur au niveau des sites d'action) et leur activité pharmacologique. Les études de la biodisponibilité sont faites au cours de la mise au point d'un nouveau médicament, ou dans les évaluations comparatives de produits identiques fabriqués sous une forme galénique différente. Elles consistent à mesurer les teneurs des médicaments et/ou de leurs métabolites, dans des liquides biologiques, après administration de doses uniques ou répétées.
La biodisponibilité des médicaments varie selon les caractéristiques physicochimiques des molécules (solubilité, dissolution, ionisation), selon la formulation galénique, selon certains facteurs physiopathologiques (âge, pH gastro-intestinal, motricité gastro-intestinale, vidange gastrique, état de la sécrétion biliaire, malabsorption, métabolisme hépatique, grossesse, insuffisance cardiaque), et selon les médicaments associés qui peuvent modifier certaines étapes de la résorption.
Syn. disponibilité biologique des médicaments
Édit. 2017
biodiversité n.f.
biodiversity
Diversité des organismes vivants, qui s’apprécie en considérant la diversité des espèces, celle des gènes au sein de chaque espèce, ainsi que l’organisation et la répartition des écosystèmes.
Variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie.
Cela comprend la diversité au sein des espèces et entre les espèces ainsi que celles des écosystèmes (Convention de Rio 27 juillet 2007). Le maintien de la biodiversité est une
composante essentielle du développement durable. Cette notion possède une grande importance dans la défense des populations vivantes, avec une attention particulière à celles qui sont installées dans un biotope déterminé ou qui, au contraire, y ont été introduites secondairement (ex. forêt primaire dans les régions tropicales et espèces introduites après dégradation de celle-là). La notion de biodiversité prend une signification particulière dans le cas des êtres parasites, en particulier des bactéries, sous l'angle de la sensibilité aux antibiotiques. ♦
Syn. diversité biologique
[C2]
Édit. 2019
biodynamique n.f.
1) les interactions des organismes entre eux et avec leur environnement ;
2) les processus dynamiques (mouvement, accélération, apesanteur, etc.) agissant sur les organismes vivants.
Édit. 2017
bioénergie n.f.
bioenergy
1) Énergie renouvelable obtenue par transformation chimique de la biomasse.
2) En psychologie clinique, technique thérapeutique faisant appel au concept d' « énergie fondamentale », qui se manifeste dans les émotions comme dans la motricité.
La bioénergie, analyse et psychothérapie, a été développée par A. Lowen à partir des théories de W. Reich valorisant le travail du corps ("La fonction de l'orgasme").
Pratiquée individuellement et en groupe, elle comporte des mouvements spécifiques de relaxation, de respiration, de mise en mouvement du corps, dans le but de libérer les sentiments en diminuant les tensions et de réduire les tensions en exprimant les sentiments.
W. Reich, psychiatre autrichien (1927) ; A. Lowen, psychiatre américain (1975)
Édit. 2017
bioenrichissement génétique l.m.
biofortification, genetic biofortification
Amélioration de la richesse nutritionnelle des plantes alimentaires par sélection génétique ou par transfert de gènes.
Le bioenrichissement génétique permet d’augmenter la teneur des plantes en minéraux, en vitamines ou provitamines, en acides gras et en acides aminés essentiels, ainsi que leur biodisponibilité. Le riz doré, contenant du bêtacarotène précurseur de la vitamine A, est un exemple de plante issue d’un bioenrichissement génétique par transfert de gènes.
[C2, Q1]
Édit. 2019
bioéquivalent adj.
bioequivalent
Se dit d’un médicament qui produit un effet analogue à celui auquel on le compare.
Édit. 2017
bioéthique n.f.
bioethics
Ensemble des principes moraux destinés à assurer le respect et la protection de l’individu face aux progrès des connaissances en sciences de la vie et à leurs possibles applications.
La notion de bioéthique est née récemment dans les pays développés sous l’influence des progrès rapides de la science. Les principes sont étudiés dans des comités d’éthique nationaux, hospitaliers ou autres. Ils peuvent être confirmés par des lois et règlements qui varient selon les pays, les cultures, les religions, etc. En France , les lois de bioéthique encadrent la recherche sur le vivant et ses utilisations (agence de la biomédecine. Parmi les questions de bioéthique importantes, on peut citer l’euthanasie, les dons d’organes, le clonage, la recherche sur l’embryon.
Édit. 2017
biofeedback n.angl.
Locution anglaise signifiant rétroaction biologique
Elle est devenue quasi synonyme de rétrocontrôle mictionnel.
→ rétroaction, rétroaction en biologie
Édit. 2017
biofilm (formation d'un) l. f.
biofilm (training of one)
Il peut être constitué de bactéries, de fungi imperfecti (champignons imparfaits ou inférieurs) ou d’algues microscopiques uni- ou pluricellulaires qui peuvent s’associer dans un même biofilm.
La succession des évènements est la suivante :
- adhésion : dans un flux laminaire ou tourbillonnaire, au voisinage d’un support inerte ou vivant, quelques éléments franchissent la barrière des forces de répulsion dues à l’énergie de surface du support et des bactéries (forces de Van der Waals et forces acido-basiques) pour adhérer à la surface du support. Cette adhésion, dite primaire, est très solide, voire indestructible.
- co-agrégation : sur ces premiers éléments, d’autres cellules se fixent par co-agrégation, correspondant à des forces moins solides que celles de l’adhésion primaire. Au fur et à mesure de l’épaississement du biofilm, des co-agrégats peuvent se détacher soit pour libérer des bactéries planctoniques, soit pour constituer un nouveau biofilm.
- à ce moment là, le biofilm a atteint son équilibre dynamique.
→ bactéries planctoniques, biofilm microbien, biofilm (propriétés caractéristiques d'un)
Édit. 2017