Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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névrodermite n.f.

neurodermatitis circumscripta

Plaque ou parfois ensemble de plaques de lichénification circonscrite isolées très prurigineuses, attribuées à des manœuvres de grattage ou de frottement, d'évolution chronique, siégeant plus électivement sur la nuque, les faces latérales du cou et des cuisses ainsi que sur la région anogénitale et correspondant à un épaississement de la peau qui prend un aspect quadrillé, brunâtre et brillant.
Ce terme, créé par Brocq, évoquait l'origine "nerveuse" de certaines dermatoses.
À noter que, pour certains auteurs anglo-saxons, neurodermatitis disseminata est synonyme de atopic dermatitis.

L. Brocq, dermatologiste français (1891)

Syn. lichénification circonscrite, lichen simplex chronicus de Vidal (désuet), prurigo circonscrit de Darier (désuet)

→ lichen scléro-atrophique de la vulve

névrose d'angoisse l.f.

anxiety neurosis

Selon S. Freud (1893-5), état d'anxiété flottante isolée, qui associe sur le plan sémiologique des accès d'angoisse, un fond anxieux chronique et une anxiété anticipatoire permanente, le sujet vivant dans la peur de la répétition des accès.
Les conséquences sociales peuvent être importantes, avec vie socioprofessionnelle réduite et conduites d'évitement des situations anxiogènes. Elle est souvent associée à des attaques de panique, à une agoraphobie, un état dépressif, voire un alcoolisme.
Les traitements sont d'ordre psychothérapique, directifs ou non, et anxiolytiques pendant de courtes périodes en raison du risque de dépendance.

→ angoisse

névrose traumatique l.f.

traumatic neurosis

Entité clinique, dégagée par H. Oppenheim, qui recouvre actuellement, autour du syndrome spécifique de répétition, l'ensemble des manifestations différées consécutives à un traumatisme psychique, qu'il y ait eu, ou non, agression physique.
Des troubles aigus initiaux sont fréquents mais inconstants. Après une période habituelle de latence, de durée variable, apparait le syndrome de répétition (cauchemars reproduisant l'évènement vécu, reviviscences diurnes, réactions de sursaut), accompagné surtout de symptômes névrotiques, d'attitudes régressives, de manifestations dépressives (souvent de type anhédonique) et de troubles des conduites. Chronique, l'évolution peut être grave et invalidante, avec cependant des formes modérées, où le syndrome de répétition n'est qu'épisodique. Essentiellement psychothérapique, adapté à l'évolution, le traitement n'utilise les chimiothérapies que comme appoint.
En l'absence, notamment, de conflit intrapsychique, le terme de névrose traumatique est, de fait, inadéquat. Celui de "troubles" ou "désordres psycho-traumatiques" parait plus approprié.

H. Oppenheim, neurologue allemand (1889)

→ stress posttraumatique (état de)

nitroso-urées (néphropathie aux) l.f.

nitroso-urea nephropathy

Atteinte rénale interstitielle chronique, liée à l'emploi de cette classe d'agents alkylants.
Elle est fonction de la dose avec effet cumulatif.
L'insuffisance rénale, éventuellement irréversible, peut apparaitre après une période de latence de 1 à 2 ans. Le risque de néphropathie serait accru chez l'enfant.

NLRP3 gene sigle angl. pour NOD-Like Receptor family, Pyrin domain containing 3

Gène situé sur le locus 1q14 codant pour la cryopyrine intervenant dans les phénomènes de l’inflammation.
Les mutations de ce gène sont associées au spectre des maladies inflammatoires à transmission dominante appelées cryopyrin-associated periodic syndrome (CAPS)  qui regroupent : urticaire familiale au froid (FCAS), Muckle-Wells (syndrome), syndrome méningo-cutanéo-articulaire chronique de l’enfant (CINCA) appelé aussi neonatal-onset multisystem inflammatory disease (NOMID).

T. J. Muckle et M. V. Wells, médecins britanniques (1962)

Syn. CIASI pour Cold Induced Autoinflammatory Syndrome I

→ cryopyrine, syndromes CAPS, urticaire familiale au froid, Muckle-Wells (syndrome), syndrome méningo-cutanéo-articulaire chronique de l’,enfant

[N3, O1, Q1, Q3]

Édit. 2018

Nocardia

Nocardia

Genre de bactéries filamenteuses de l'Ordre des Actinomycétales, aérobies, à Gram positif, ubiquistes, à l’origine d’infections se manifestant surtout chez les sujets présentant une immunodépression, un diabète, une bronchopneumopathie chronique ou recevant une corticothérapie au long cours.
On en distingue six espèces pathogènes pour l’homme. Les principales localisations cliniques sont pulmonaires, neuroméningées, oculaires, cutanées et souscutanées (mycétome). Ces bactéries sont sensibles à l’imipénème, aux tétracyclines, aux phénicolés, à l’amikacine, au cotrimoxazole

E. Nocard, médecin vétérinaire français, membre de l’Académie de médecine (1850-1903)

→ nocardiose

nodule rhumatoïde l.m.

rheumatoid nodule

Nodule dermo-hypodermique indolore d'évolution chronique localisé en regard des articulations des mains, des coudes, des poignets ou des genoux, en règle associé à une polyarthrite rhumatoïde séropositive (Waaler Rose), grave et plus rarement à d'autres affections telles que maladie de Still, le lupus érythémateux systémique, etc.
L’examen histologique révèle une structure de granulome palissadique proche du granulome annulaire, formée essentiellement de lymphocytes et de plasmocytes entourant une zone de nécrose parfois fibrinoïde.
Il est aussi observé au niveau des valves cardiaques, du péricarde, de la plèvre, des poumons et de la rate. L’éclosion simultanée de nombreux nodules ou nodulite rhumatoïde caractérise les polyarthrites rhumatoïdes dites nodulaires. Cette éclosion peut être déclenchée par le méthotrexate.
Les lésions décrites comme "nodules rhumatoïdes isolés de l'enfant", sans rhumatisme associé sont considérées par beaucoup, comme des formes profondes de granulome annulaire.

→ nodosité rhumatismale

notalgie paresthésique l.f.

notalgia paresthetica

Sensation prurigineuse et paresthésique localisée unilatéralement à la région scapulaire postérieure, où le grattage chronique détermine souvent une zone d'hyperpigmentation ou de lichénification circonscrite avec d'éventuels dépôts amyloïdes.
Le caractère assez particulier de la sensation décrite par les patients et sa topographie stéréotypée confèrent une certaine individualité au syndrome par rapport aux autres lichénifications circonscrites. L'étiopathogénie n'est pas élucidée, bien qu'on ait émis l'hypothèse d'une origine neurologique périphérique.

Étym. gr. notos : dos ; algos : douleur ; para : à côté ; aisthesis : sensibilité

→ prurit neurogène

NPM1 gene sigle. angl. pour nucleophosmin

Gène, localisé en 5q35.1, encodant une phosphoprotéine qui échange entre le noyau et le cytoplasme.
Une mutation intervient dans le développement de leucémie aigüe myéloblastique et la leucémie myélomocytaire chronique.

Syn. B23, NPM, NPM_HUMAN, nucleolar protein NO38, nucleophosmin (nucleolar phosphoprotein B23, numatrin), nucleophosmin/nucleoplasmin family, member 1

→ leucémie aigüe myéloblastique: apport de la génétique et des données moléculaires, leucémie myélomonytaire chronique

nycturie n.f.

nycturia

Rythme inversé de l'excrétion urinaire qui devient à prédominance nocturne.
Elle s'observe Par ex. au cours de l'insuffisance rénale chronique, en raison d'une excrétion retardée de la charge osmotique d'origine alimentaire.

occlusion veineuse rétinienne l.f.

retinal venous obliteration

Arrêt circulatoire dans la veine centrale de la rétine ou l'une de ses branches.
Cet accident vasculaire entraîne une baisse de vision importante, mais pas de scotome absolu. Il est dû à des facteurs multiples : facteurs pariétaux (anomalies de trajet ou de calibre, croisements artérioveineux anormaux, vascularite) et facteurs hémorrhéologiques. Il est favorisé par l'hypertension artérielle, le diabète et le glaucome chronique.

Étym. lat. occludere : fermer

Édit. 2017

œsophagite sidéropénique l.f.

Œsophagite chronique avec hyperkératinisation de la muqueuse.
Elle constitue l’une des manifestations du syndrome de Plummer-Vinson.

Étym. gr. oisophagos : œsophage, qui porte ce qu'on mange ; sideros : fer ; pénia : pauvreté 

→ Plummer-Vinson (syndrome de)

[H1,L1]

Édit. 2017

omapatrila t n.m.

Inhibiteur de la néprolysine.
Substance proposée dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, de l’hypertension artérielle et de l’insuffisance rénale chronique parce qu’elle augmente la concentration des peptides natriurétiques et des kinines en même temps qu’elle diminue celle de l’angiotensine 2. Elle provoque des angiœdèmes. Elle n’est pas disponible.

→ néprolysine

Édit. 2017

ongles jaunes (syndrome des) l.m.

yellow nail syndrome, xanthonychia syndrome

Syndrome rare associant une modification progressive des ongles qui s'épaississent en prenant une coloration jaunâtre, des œdèmes lymphatiques des extrémités et, inconstamment, des manifestations pleuropulmonaires à type de bronchite chronique, de dilatation des bronches ou d'épanchements pleuraux.
Les ongles ont des courbures longitudinale et transversale très marquées, une disparition de la lunule et de la cuticule, une croissance très ralentie et sont souvent le siège d’une onycholyse. Le syndrome des ongles jaunes, lié à une exsudation lymphatique de pathogénie controversée, pourrait être plus volontiers associé à certains états pathologiques de nature auto-immune tels que la polyarthrite rhumatoïde et le lupus érythémateux aigu disséminé, ainsi qu’à des néoplasies et au syndrome d'immunodéficience acquise. Le syndrome des ongles jaunes est susceptible de régresser chez l’insuffisant respiratoire avec l’amélioration des capacités ventilatoires.

P. D. Samman et W. F. White, dermatologistes britanniques (1964)

Syn. syndrome xanthonychique

→ xanthonychie, onycholyse, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux aigu disséminé, syndrome d'immunodéficience acquise, insuffisance respiratoire chronique

[J1,K4,K1]

Édit. 2017

onychomatricome n.m.

onychomatricoma

Tumeur bénigne dérivée de la matrice unguéale survenant chez l'adulte, siégeant au-dessous de l'ongle d'un ou de plusieurs doigts ou orteils et se manifestant par l'apparition d'une bande longitudinale jaunâtre de largeur variée présentant des petits hématomes filiformes, une striation longitudinale accentuée de l'ongle atteint et une accentuation de la courbure transversale de l'ongle.
L'avulsion de l'ongle dévoile l'existence d'une tumeur au niveau de la matrice, reliée à la tablette unguéale par des filaments de kératine. Histologiquement, la lésion se compose de travées épithéliales émanant de la matrice unguéale dont les zones centrales évoluent vers la formation de colonnes de cellules parakératosiques qui s'éliminent en laissant des lacunes verticales s'abouchant à la surface épidermique. L'évolution est bénigne, mais chronique. Le traitement consiste en l'excision chirurgicale, qui amène la guérison définitive.
L’onychomatricome est l’équivalent unguéal du pilomatricome ou tumeur de Malherbe.
Onychomatrixome est moins correct que onychomatricome.

Édit. 2017

opération de la taille l.f

cystostomy

L’opération de la taille appelée maintenant cystostomie consiste à inciser la vessie pour en extraire un calcul. La lithiase vésicale exceptionnelle de nos jours était fréquente au XVIII et XIXèmes siècles du fait de la rétention chronique d’urine chez les sujets âgés atteints d’adénome prostatique.

→ adénome prostatique

[M2]

Édit. 2018

opsiurie n.f.

opsiuria

Retard à l'élimination urinaire de l'eau absorbée.
S'observant au cours de l'insuffisance corticosurrénale chronique (maladie d’Addison), elle est spécifiquement dépendante du déficit en cortisol qui contribue à la filtration glomérulaire, et non du déficit en aldostérone. On observe aussi une opsiurie chez l’insuffisant rénal ou hépatique, dans les états d’intoxication par l’eau. L’opsiurie était traditionnellement objectivée et quantifiée par le test de Robinson, Power et Kepler.

Étym. gr opsé : tard, ouron : urine

→ Addison (maladie d'), Robinson, Power et Kepler (test de)

[M1,O4]

Édit. 2017

organogenèse et psychiatrie l.f.

organogenesis and psychiatry

Attribution d'une cause organique à certains troubles psychiques.
Surtout depuis la thèse de A.L. Bayle qui, en première partie, décrivait la clinique et les lésions de l' "arachnitis chronique" , un courant anatomo-clinique conforme aux concepts médicaux généraux se développa, qui se révéla le plus souvent illusoire. Puis la notion de cause "endogène" et celle de "psychose fonctionnelle" (toutes deux sans lésion cérébrale décelée) furent habituellement admises. Par la suite, H. Ey construisit l'organodynamisme, issu principalement du jacksonisme.
À partir du début du XXème siècle, S. Freud et la psychanalyse donnèrent une impulsion majeure aux concepts psychogénétiques. Les approches d'ordre social se précisèrent.
Actuellement, les très importants progrès des neurosciences et de la psychopharmacologie ont ouvert bien des perspectives malgré le caractère encore morcelé des connaissances et les difficultés rencontrées à distinguer étiologie et pathogénie.
Une approche globale, multifactorielle, adaptée aux particularités biopsychosociales de chacun, semble d'ores et déjà possible. Parmi les troubles mentaux d'origine plus spécifiquement organique, seront cités : la majorité des états confusionnels, certains épisodes dépressifs et les démences. Surtout dans les deux premiers cas et chez des anxieux, pourtant sans extériorisation neurologique, l'imagerie cérébrale a montré la relative fréquence d'anomalies le plus souvent frontotemporales

A. L. Bayle, médecin et aliéniste français (1822)

Étym. gr. organon : instrument de travail, organe

→ imagerie cérébrale et psychiatrie, psychosyndrome organique, confusion mentale, dépression majeure unipolaire (épisode de), démence

[H3]

Édit. 2019

ossifluent adj.

ossifluent

Caractérise la sensation de fluctuation donnée par la palpation à deux doigts d’une collection d’origine osseuse.
Le terme s'applique habituellement à un abcès subaigu ou chronique tel que l'abcès tuberculeux.

Étym. lat. os : os ; fluere : couler

Édit. 2017

ostéodystrophie rénale l.f.

renal osteodystrophy

Ensemble des manifestations osseuses consécutives au développement d'une insuffisance rénale chronique, souvent associées chez l'enfant à un retard de croissance.
Les lésions sont complexes, à type d'ostéite fibrokystique, d'ostéomalacie ou d'ostéosclérose, avec parfois calcification des tissus mous. Elles sont induites par divers facteurs souvent associés et d'intensité variable suivant chaque cas : perturbations du métabolisme de la vitamine D, de l'équilibre phospho-calcique avec hypocalcémie et hyperphosphorémie, hyperparathyroïdie secondaire (réactionnelle à la baisse de la calcémie) et tertiaire (réactionnelle à la situation précédente par autonomisation notamment sous forme d’un adénome parathyroïdien), acidose, carences nutritionnelles diverses.
L'atteinte osseuse peut être prévenue, au moins en partie, par des précautions nutritionnelles et un traitement médicamenteux comportant des apports calciques suffisants, une alcalinisation adéquate, le recours aux dérivés de la vitamine D, aux calcimimétiques (capables de freiner la production de PTH), éventuellement à la parathyroïdectomie subtotale (au stade d’autonomisation que démontre l’accroissement de la calcémie).
Ces mesures se justifient également chez les patients traités par les méthodes de dialyse.

→ ostéodystrophie, nanisme rénal, hyperparathyroîdisme hormone parathyroïdienne, calcimimétiques

Édit. 2017

ostéome cutané l.m.

osteoma cutis

Tumeur cutanée bénigne rare correspondant à la présence de tissu osseux dans le derme sans signes fonctionnels particuliers.
Les formes idiopathiques, c'est-à-dire dysembryoplasiques ou hamartomateuses, sont rares. Les formes secondaires proviennent de l'ossification d'un granulome inflammatoire ou d'une cicatrice : on en rencontre dans la sclérodermie, l'acné, le pilomatricome (tumeur de Malherbe), aux sites des hématomes, au cours du remaniement du stroma de certaines tumeurs épithéliales ou encore dans les situations d’hyperparathyroïdisme secondaire (pseudohypoparathyroïdies, insuffisance rénale chronique).
La présence de multiples ostéomes réalise une ostéomatose cutanée.

→ ostéonævus de Nanta

Édit. 2017

ostéomyélite n.f.

osteomyelitis

Infection osseuse par micro-organisme pouvant aboutir à une suppuration.
Elle atteint l'enfant et l'adolescent et se situe préférentiellement au contact du cartilage de croissance. L'ostéomyélite peut être aigüe, subaigüe ou chronique.
Le germe le plus souvent responsable est le staphylocoque doré, dont la porte d’entrée la plus fréquente est un furoncle ou un anthrax. L'évolution spontanée passe par des stades successifs d'infection métaphysaire, d'abcès sous-périosté, puis de diffusion dans les parties molles, enfin de passage à la chronicité, avec ou sans nécrose osseuse. Cette évolution doit être enrayée par un traitement antibiotique adapté. Le terme ostéomyélite traduit l'extension vers la cavité médullaire osseuse.

Étym. gr. osteon : os ; muelos : moelle

→ ostéite

Édit. 2017

ostéopériostite n.f.

osteoperiostitis

1° Inflammation ou infection de l'os et du périoste adjacent.
2° Ostéite superficielle chronique qui est souvent le point de départ ou la traduction clinique d’un abcès staphylococcique des parties molles.
Les signes radiologiques sont une érosion ou une ulcération de la corticale de l'os et une ostéophytose sous-périostée. Cette atteinte fait partie des tableaux cliniques observés au cours des ostéites staphylococciques chroniques.

→ périostite

Édit. 2017

otite n.f.

otitis

Inflammation aigüe ou chronique de l’appareil auditif, surtout la caisse du tympan, pouvant se manifester par des douleurs (otalgies), un écoulement (otorrhée), une hypoacousie, le tout d’intensité variable.

Étym. gr. ous, ôtos : oreille ; ite : suffixe pour inflammation

Édit. 2017

otite barotraumatique l.f.

barotraumatic otitis

Ensemble des lésions traumatiques de l’oreille moyenne liées à un déséquilibre important des pressions régnant entre la caisse du tympan et l’air ambiant.
Le traumatisme est dû à une variation brusque de la pression ambiante et du volume des gaz enfermés dans l’oreille moyenne.
Elle s’observe lors de la descente en avion ou en plongée sous-marine. La symptomatologie peut aller de la simple congestion de la membrane du tympan à l’apparition de suffusions hémorragiques et de rupture de la membrane.
Mais la répétition d'accidents barotraumatiques peut léser l'oreille interne et produire une otite chronique. Toutefois, chez un patient atteint d'une otopathie d'autre nature (p. ex. otospongiose), le fait d'avoir été victime d'un ou plusieurs incidents ou accidents barotraumatiques transitoires sans séquelle ne permet pas de rattacher cette otopathie aux barotraumatismes.

Étym. gr. baros : pression ; trauma : blessure

→ avion, barotraumatisme

Édit. 2017

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