Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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coping n. angl.

Ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maîtriser, réduire ou tolérer des demandes spécifiques internes et/ou externes, vécues par le sujet comme menaçantes, épuisantes ou dépassant ses ressources.
Utilisé comme technique de thérapie comportementale, d'inspiration et d'application essentiellement américaine, le "coping" vise à renforcer la capacité de gestion de l'anxiété et de contrôle des peurs. Dans le cadre du traitement de l'état de stress posttraumatique, il s'associe aux chimiothérapies et aux thérapies de groupe.

R. S. Lazarus, psychologue américain et Susan Folkman, psychologue américaine (1984)

Étym. angl. to cope : faire face, s'ajuster à l'adversité

traumatisme psychique (prise en charge des suites différées d'un), adaptation

[H4]

Édit. 2018

désensibilisation systématique en psychiatrie l.f.

systematic desensitization in psychiatry

Stratégie de thérapie comportementale utilisée pour affaiblir progressivement une réponse anxieuse, et ce par le biais d'une autre réponse antagoniste.
Le concept d'inhibition réciproque (J. Wolpe) en est la base théorique majeure : inhibitrice de réponses comme l'alimentation ou l'état de relaxation, la réponse à base d'anxiété peut à son tour être inhibée par ces autres types de réponses. Il est donc possible de faire perdre au stimulus anxiogène sa capacité à déclencher de l'anxiété, par un processus s'apparentant à celui du conditionnement classique.
Dans le cadre d'un trouble phobique, le déroulement de cette technique est habituellement le suivant : après avoir suivi une relaxation qui lui permette de déclencher une réponse physiologique antagoniste de celle de l'anxiété, le sujet dresse une liste hiérarchisée de stimulus anxiogènes ; en état de relaxation, inhibitrice de l'anxiété qui pourrait naitre de cette confrontation, il s'expose progressivement en imagination à ces situations, qui sont ainsi "neutralisées" et "désensibilisées" au fur et à mesure.
D'autres types de réponse que la relaxation ont pu être proposés pour inhiber la réponse anxieuse, comme l'activité ludique chez l'enfant, ou même sexuelle chez l'adulte.
Longtemps considérée comme le traitement de référence des troubles phobiques, cette technique est encore largement utilisée dans les phobies simples. Mais pour ce qui concerne de nombreuses autres formes comme l'agoraphobie et les phobies sociales, on lui préfère maintenant les thérapies d'exposition ou cognitives.

J. Wolpe, psychiatre américain (1915-1997)

double lien l.m.

double bind

Selon les thérapeutes systémiques, deux messages contradictoires sont simultanément émis : par exemple l'injonction de la mère à l'enfant d'"être spontané", ou des comportements agressifs de celle-ci, en général très affectueuse (G. Bateson et l'école de Palo Alto, 1956).
En l'absence de tiers clarificateur d'une situation devenue intolérable, le sujet ne peut pas prendre de distance et n'aurait pas d'autre issue que le refuge dans la psychose, notamment schizophrénique. Diverses évolutions du concept aboutirent à une dérive causaliste vers une étiologie spécifique unique, purement sociale, et vers des distorsions de la communication caractéristiques des schizophrénies.
Avec d'autres, ces travaux permirent en tout cas d'adopter un point de vue contextuel sur le système constitué par le patient et les siens, et par là-même de développer les approches systémiques et les thérapies familiales.

G. Bateson, anthropologue et psychologue américain (1956)

Syn. double contrainte, double entrave, communication paradoxale, injonction paradoxale

groupe (thérapie de) l.f.p.

group therapy

Traitement simultané d'un petit groupe de patients qui utilise à la fois la relation à un thérapeute neutre et formé à ces techniques, ainsi que les interactions et la dynamique de groupe, objet d'investissement pulsionnel.
Déjà utilisé notamment dans les champs de la psychologie sociale (K. Lewin et les "T groups"), par ex. en temps de guerre (W.R. Bion et J. Rickman), cet important instrument thérapeutique peut être verbal, centré sur la créativité (musique, expression corporelle, psychodrame, etc.) et/ou inclus dans les concepts psychanalytiques selon diverses techniques.
Ses indications comprennent, au-delà de symptômes névrotiques ou psychotiques (en particulier les schizophrénies récentes), les troubles relationnels invalidants. Plus généralement, il s'adresse à des patients aptes à mentaliser, à respecter la structure du groupe, mais qui vivent comme trop menaçante la relation duelle et chez qui le soutien, les gratifications et l'imaginaire groupal (D. Anzieu) sont utiles.
Il semble s'agir d'une approche privilégiée pour les adolescents. Des applications concernent aussi les thérapies familiales, avec diverses orientations (systémiques, analytiques).

K. Z. Lewin, médecin psychologue américain d’origine allemande (1948) ; W. R. Bion (1961) et J. Rickman (1957) psychanalystes britanniques ; D. Anzieu, psychanalyste français (1981)

groupe (dynamique de)

hadronthérapie carbone l.f.

hadrontherapy carbon
L’hadronthérapie carbone consiste à envoyer un faisceau d’ions carbone au niveau d’une tumeur.
Ces ions créent des lésions plus graves qu’avec les autres traitements au niveau du matériel génétique de cellules tumorales. Cette action intense, véhiculée par un faisceau d’une grande précision, permet de cibler les cellules tumorales en profondeur, en préservant les tissus sains traversés et environnants. Les cellules tumorales ne meurent pas immédiatement mais elles ne sont plus capables de se multiplier et perdent leur immortalité.
Cette thérapie s’adresse actuellement aux tumeurs radiorésistantes, essentiellement aux cancers de la tête et du cou, des tissus mous et du squelette pour lesquels elle améliore les résultats par rapport aux thérapies conventionnelles.
L’appareillage standardisé comporte un accélérateur de particules, ce qui explique son volume. Il occupe une surface d’environ 1000 m 2. C’est une technique proche de celle de la protonthérapie déjà utilisée pour traiter les cancers de la base du
crâne, de la colonne vertébrale et de l’œil.

Syn. carbonethérapie

protonthérapie

[F2]

Édit. 2015

insuffisance érectile l.f.

erectile failure, erectile insufficiency, erectile impairment

Anomalie de l'érection qui ne peut soit être obtenue soit être maintenue de façon suffisante pour atteindre une rigidité pénienne permettant l'intromission.
Pathologie très fréquente, les causes en sont multiples, organiques ou fonctionnelles. L'origine psychogène est de loin la plus fréquente (environ 70% des cas). Les étiologies organiques sont très diverses : vasculaires, artérielles (surtout les lésions athéromateuses du carrefour aortique), ou fuites veineuses érectiles ; métaboliques (diabète) ; hormonales (insuffisances hypophysaires ou gonadiques) ; neurologiques (lésions dégénératives, vasculaires ou traumatiques de la moelle) ; traumatiques (fracture de l'arc antérieur du bassin, par lésion du plexus honteux) ; iatrogènes et alors soit médicamenteuses (β-bloquants, anxiolytiques, traitements anti-androgènes du cancer de prostate) soit post-chirurgicales, suivant des interventions lésant ou enlevant les nerfs érecteurs (amputation abdominopérinéale du rectum, prostatocystectomie totale) ; enfin conséquences d'un priapisme trop tardivement traité.
Les moyens d'exploration sont, outre l'examen clinique et les dosages biologiques, la pléthysmographie pénienne, le doppler des vaisseaux péniens, éventuellement modifié par injection intra-caverneuse de prostaglandines, l'échographie, la cavernographie, plus rarement les artériographies aortiques ou hypogastriques.
Outre les thérapies attachées aux troubles psychogènes, le traitement peut être médicamenteux (sildénafil, hormonothérapie) avoir recours aux injections intra-caverneuses de produit vaso-actif (prostaglandines ou
α bloquants), utiliser des moyens physiques (vacuum), ou dans certains cas recourir à la chirurgie artérielle ou des fuites veineuses, ou enfin, dernier recours, à la mise en place de prothèses intra-caverneuses.

Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient

jetons (économie de) l.f.

token economy

Technique utilisée en thérapie comportementale, fondée sur le conditionnement opérant, et qui consiste à distribuer des renforcements positifs au sujet pour un ou plusieurs comportements spécifiquement sélectionnés, que l'on souhaite plus fréquents. Des jetons (tickets, points, etc.) peuvent être ensuite échangés contre diverses récompenses, si possible adaptées au type de population.
Les principes en sont les suivants : les comportements susceptibles de faire l'objet de renforcements sont clairement définis, le plus souvent de façon contractuelle entre le patient et les soignants ; ces renforcements prennent une forme tangible et suivent immédiatement le comportement, augmentant ainsi leur pouvoir d'action, même si le sujet ne change pas instantanément ses jetons ; ils ne s'épuisent pas, car les jetons peuvent être transformés en une grande variété d'avantages. Apparentée à une véritable économie monétaire, l'économie de jetons est ainsi un réel système de crédit motivationnel.
Cette technique a été principalement employée pour modifier profondément et souvent de façon spectaculaire, les comportements de patients psychotiques en milieu hospitalier. C'est encore là qu'elle trouve son principal intérêt, même si d'autres formes d'intervention (entrainement aux compétences sociales, thérapies cognitives) peuvent être maintenant proposées pour ce type de patients.

maladie veino-occlusive pulmonaire l.f.

pulmonary veno-occlusive disease

Affection vasculaire pulmonaire, d’étiologie indéterminée, caractérisée par une obstruction diffuse des veinules et des petites veines pulmonaires par une prolifération et une fibrose intimale.
C’est une forme très rare d’hypertension artérielle pulmonaire postcapillaire, qui a la particularité d’être parfois associée à des épisodes d’œdème pulmonaire.
Elle survient dans des contextes très particuliers : toxique alimentaire (en Afrique), ou iatrogénique induite par certaines chimiothérapies ou radiothérapies, en particulier après greffe de moelle osseuse. La localisation la plus fréquente de la maladie veino-occlusive est le foie.

médecine manuelle de Robert Maigne l.f.

Technique thérapeutique qui dérive des techniques de l’ostéopathie et de la chiropraxie sans en adopter les théories spirituelles ; elle s’inspire de l’expérience des rebouteux auvergnats.
La médecine manuelle est à la disposition exclusive de médecins et de personnels de santé déjà formés et diplômés. C’était la seule légalement autorisée en France jusqu’à la légalisation de l’ostéopathie et de la chiropraxie par la loi du 4 mars 2002. Elle est faite de manipulations qui obéissent à la règle de la non-douleur et du mouvement contraire, en forçant sur le mouvement libre et indolore. Ce type de  traitement s’applique aux douleurs rachidiennes décrites sous le nom de dérangement vertébral mineur et de syndrome de Maigne, lequel correspond à des douleurs projetées par atteinte des branches postérieures des racines nerveuses T1, L1 et L2.
Biblio. – Thérapies complémentaires – acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi – leur place parmi les ressources de soins – rapport 13-04 de D. Bontoux, D. Couturier, C-J. Menkès au nom d’un groupe de travail, devant l’Académie Nationale de Médecine le 5 mars 2013 –Bull.Acad. Natle Méd., 2013, 197, n°3, 717-757

R. Maigne, médecin rhumatologue et ostéopathe français (1923-2012)

chiropraxie, ostéopathie

microglie n.f.

microglia

Ensemble de macrophages intraparenchymateux d'origine mésodermique du système nerveux central, qui représente environ 10% de la population cellulaire gliale du cerveau.
Ses progéniteurs peuvent être très tôt mis en évidence dans les bourrelets neuraux, à partir du huitième jour de l'embryogénèse. Il s'agit de cellules à phénotype macrophagique, qui proviennent très probablement du sac vitellin, pénétrant l'ébauche neurale et s'y multipliant activement. La très grande majorité des cellules microgliales apparaît dans les deux semaines qui suivent la naissance.
Une mise en évidence de ces données chez l'Homme reste à démontrer. Dans ce cas, en résulteraient d'importantes conséquences sur la physiopathologie d'affections cérébrales (telles que le neurosida) et sur les modalités d'éventuelles thérapies géniques.

Étym. gr. mikros : petit ; gloios : colle

myostatine n.f.

myostatin

Protéine de 43 kDa, initialement appelée « Growth/Differentiation Factor 8 » (GDF-8), exprimée dans le muscle chez les mammifères.
La myostatine régule négativement la masse musculaire. Des thérapies géniques visant à inhiber l’expression de la myostatine ont été proposées pour le traitement de certaines myopathies.

ostéopathie n.f.

1) Terme générique qui désigne toute affection intéressant les os.
« Affection des os en général » - Littré 1908. L’analyse linguistique faite à propos d’ostéopathe s’applique également à ostéopathie.
2) Discipline concernant la santé tirée de concepts de la médecine antique, égyptienne et grecque, puis de la Renaissance et proposée en 1874 par Andrew Taylor Still (1828-1917), américain, inventeur de machines agricoles et passionné d’anatomie, qui fonde la première école d’ostéopathie en 1892 avec autorisation d’exercer la médecine dans le Missouri.
Dès 1850, mais surtout depuis les pratiques de Still, l’ostéopathie désigne une dysharmonie organo-fonctionnelle non seulement du système musculo-squelettique mais aussi d’autres systèmes (digestif, nerveux, artériel, etc.) pouvant résulter d’un déplacement même minime des os. Selon A.T. Still lui-même, « les maladies ne sont que des effets négligeables et tout se tient dans l’impossibilité totale ou partielle des nerfs de diffuser le fluide vital ; pour guérir il faut, avec l’aide de Dieu, ajuster les différentes parties du corps qui se trouvent mal alignées afin de permettre une circulation harmonieuse des fluides ».
Pour les adeptes de cette discipline, il s’agit d’une méthode de diagnostic et de traitement fondée sur une palpation rigoureuse qui permettrait de détecter des tensions cachées ou de minimes mouvements osseux et de les corriger par des manipulations adaptées.
Il existe plusieurs types d’ostéopathie : vertébrale, crânienne, crâniosacrée, viscérale, de la femme enceinte, du nouveau-né et même des animaux. Dans plus de la moitié des cas, ce traitement est utilisé pour des atteintes de l’appareil locomoteur et, plus spécifiquement, du dos.
La réalité de l’efficacité de l’ostéopathie n’a pu être scientifiquement démontrée que pour certaines formes de lombalgies. « Les ostéopathes admettent eux-mêmes que cette médecine manuelle n’est pas adaptée aux maladies graves, purement organiques ou s’accompagnant d’états infectieux ou inflammatoires importants. Elle s’adresse plutôt à des pathologies fonctionnelles où corps et psyché sont intriqués » (www.doctissimo.fr).
En Grande-Bretagne une école d’ostéopathie a été créée à Londres en 1918 par J.M. Littlejohn, élève de Still.
En France, elle émerge, sans statut réglementaire, dans la décennie 1950 avec la création d’un Syndicat national des ostéopathes. Elle progresse à partir des années 1970. La première reconnaissance officielle intervient avec l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 : « L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret ». Deux décrets du 25 mars 2007 concernant l’ostéopathie ont permis l’application de la loi :
 - décret n° 2007- 435 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie,
 - décret n° 2007– 437 relatif à la formation des ostéopathes et à l’agrément des établissements de formation.
Deux formations sensiblement différentes sont prévues selon qu’elles concernent des personnes formées immédiatement après le baccalauréat ou déjà titulaires d’un diplôme d’état de santé (médecins compris). Entre le 25 mars et le 30 août 2007, 8 arrêtés ont précisé certains détails d’application de la loi et de ses décrets.
L’article 1 du décret 2007-435 (approuvé en Conseil d’Etat) énonce ce qu’est un acte d’ostéopathie : « Les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe sont autorisés à pratiquer des manipulations ayant pour seul but de prévenir ou de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain, à l’exclusion des pathologies organiques qui nécessitent une intervention thérapeutique, médicale, chirurgicale, médicamenteuse ou par agents physiques. Ces manipulations sont musculo-squelettiques et myo-fasciales, exclusivement manuelles et externes. Ils ne peuvent agir lorsqu’il existe des symptômes justifiant des examens paracliniques… »
L’article 2 du même décret précise que les ostéopathes « sont tenus, s’ils n’ont pas eux-mêmes la qualité de médecin, d’orienter le patient vers un médecin lorsque les symptômes nécessitent un diagnostic ou un traitement médical, lorsqu’il est constaté une persistance ou une aggravation de ces symptômes ou que les troubles présentés excèdent son champ de compétences ».
L’article 3 du même décret fixe les limites des actes autorisés :
-I) – Le praticien justifiant d’un titre d’ostéopathe ne peut effectuer les actes suivant :
- 1° Manipulations gynéco-obstétricales ;
- 2° Touchers pelviens.
   -II) – Après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie, le praticien justifiant d’un titre d’ostéopathe est habilité à effectuer les actes suivant :
- 1° Manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois ;
      - 2° Manipulations du rachis cervical.
   -III) – Les dispositions prévues aux I et II du présent article ne sont pas applicables aux médecins ni aux autres professionnels de santé lorsqu’ils sont habilités à réaliser ces actes dans le cadre de l’exercice de leur profession de santé et dans le respect des dispositions relatives à leur exercice professionnel ».
L’arrêté du 25 mars 2007 relatif à la formation en ostéopathie stipule, dans le dernier alinéa de son article 3, que : « Tout enseignement relatif à une approche viscérale ou crânio-sacrée, à des pratiques se rapportant à la sphère urogénitale ainsi qu’à une pratique de l’ostéopathie chez la femme enceinte est strictement exclu de la formation ».
Le 23 janvier 2008 le Conseil d’Etat a annulé cet alinéa de l’arrêté au motif qu’il était en contradiction avec l’article 1er du décret n° 2007-437 selon lequel : « La formation spécifique à l’ostéopathie vise à l’acquisition des connaissances nécessaires à la prise en charge des troubles fonctionnels décrits à l’article 1er du décret n° 2007-435 » et que, dans son article 3 ce même décret n’interdit pas « les actes reposant sur une approche viscérale ou crânio-sacrée » par les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe.
Ainsi se trouve actuellement encadrée par des textes précis la pratique de l’ostéopathie exercée illégalement en France jusqu’en 2002 et même jusqu’en 2007 et alors considérée comme un exercice illégal de la médecine.
Biblio. – Thérapies complémentaires – acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi – leur place parmi les ressources de soins – rapport 13-04 de D. Bontoux, D. Couturier, C-J. Menkès au nom d’un groupe de travail, devant l’Académie Nationale de Médecine le 5 mars 2013 –Bull. Acad. Natle Méd., 2013, 197, n°3, 717-757

Étym. gr. : osteon : os ;  pathê : affection, patient qui souffre

ostéopathe, médecine manuelle de Robert Maigne

Édit. 2017

pédophilie n.f.

pedophilia

Le trouble pédophilie est caractérisé par une attirance sexuelle intense et récurrents vers un ou des enfants prépubères (moins de 13 ans) manifestée chez des individus adolescents ou adultes.
Ce trouble appartient au groupe des paraphilies : ce diagnostic suppose de reconnaître des indices de souffrance psychique (incapacité à une relation sexuelle avec un adulte,  sentiment d’insécurité affective ou de culpabilité ) et des conséquences sociales négatives en particulier confrontation à l’autorité judiciaire.  Une attitude de minimisation ou de déni n’est alors pas rare. Certains sujets peuvent contester le caractère répréhensible des actes pédophiliques.

L’attrait pédophilique peut se manifester de diverses manières : fantasmes, fréquentation de sites pornographiques à contenu pédophilique, comportements allant d’actes d’attouchements à des actes de masturbation ou de fellation voire de sodomisation.
Il convient de distinguer les cas de pédophilie sans modalité prédatrice (le sujet saisissant l’opportunité d’expériences pédophiliques en particulier sous forme incestueuse dans le cadre familial) et les cas de pédophilie prédatrice (le sujet préparant et construisant activement les situations permettant une expérience pédophilique) qui peuvent (rarement) aller jusqu’au meurtre.
La pédophilie peut être exclusive (sujet uniquement attiré par les enfants) ou non exclusive .
Ce trouble masculin peut revêtir la forme d’une attirance vers les garçons, vers les filles voire vers les deux. La prévalence en population masculine serait de l’ordre de 1 à 2%.
D’autres paraphilies sont souvent associées : voyeurisme, exhibitionnisme. Diverses comorbidités peuvent être rencontrées en particulier trouble de la personnalité à caractère antisocial ou schizophrénique : d’autres troubles du comportement (trouble d’usage de substances, criminalité) sont alors relevés. Dans les pathologies obsessionnelles peuvent exister des obsessions à contenu pédophiliques ressenties par le sujet comme égodystoniques : le passage à l’acte est exceptionnel.
Il est fréquent que les sujets porteurs du trouble pédophilie signalent avoir été victimes d’abus sexuels durant l’enfance.
L’évolution du trouble est éminemment variable. La sanction judiciaire peut avoir valeur thérapeutique en particulier dans les cas de pédophilie intrafamiliale. Des thérapies médicamenteuses inhibitrices de la sexualité peuvent être proposées. Un suivi médical peut aider le sujet à organiser ses interactions sociales voire ses pratiques sexuelles vers un mieux être .  
  

Étym. gr.  paidos:enfant; philia : affection

paraphilie, exhibitionnisme, voyeurisme, trouble de personnalité antisociale

[H3, O1]

Édit. 2020

pneumocystose n.f.

Pneumocystis pneumonia, pneumocystosis

Mycose respiratoire opportuniste due à Pneumocystis jirovecii, survenant chez les immunodéprimés et, en particulier, chez les malades atteints de SIDA.
Gravissime (mortalité jusqu’à 50% des cas), elle se présente à la phase d’état, cliniquement et radiologiquement, comme une pneumopathie interstitielle : détresse respiratoire fébrile avec toux, dyspnée, amaigrissement important avec, sur la radiographie, image de pneumopathie interstitielle respectant les sommets. Le diagnostic biologique en est difficile, par recherche du micromycète sur des étalements de lavage bronchoalvéolaire et après coloration spéciale (Gomori-Grocott, Gram-Weigert etc.).
Cette affection était jadis surtout observée chez les enfants prématurés. Pour des raisons mal connues, son incidence en pédiatrie a considérablement diminué, tandis que sa fréquence a augmenté chez l'adulte avec l'apparition des immunodépressions majeures : au cours du SIDA, chez un greffé, au cours des hémopathies lymphoïdes, lors de cortico­thérapies prolongées.
Le traitement — et surtout la chimioprophylaxie primaire chez des sidéens avec moins de 200 CD4+/mL— reposent sur le cotrimoxazole (association triméthoprime-sulfaméthoxazole). Pneumocystis jirovecii

Syn. infection à Pneumocystis jirovecii

Pneumocystis jirovecii

[D1]

Édit. 2020

psychiatrie sociale l.f.

social psychiatry

Champ spécifique d'activité et de recherche issu des divers concepts qui, à partir de la fin du XIXème siècle, ont approché le problème de la déviance.
À l'évidence, la psychiatrie "doit éviter de trop s'engager dans une pure sociologie" (E. Minkowski, 1969) car le déterminisme multifactoriel des troubles psychiques se confirme de plus en plus. Mais il est évident que les études de cas, la statistique et l'épidémiologie, ainsi que les méthodes comparatives utilisées en ethnopsychiatrie, ont ouvert ce champ d'investigations, qui nécessite des équipes interdisciplinaires ou transculturelles.
Certes, "il manque encore une théorie générale des rapports entre maladies mentales et société" (P.F. Chanoit, 1994), mais d'ores et déjà, la psychiatrie sociale a, par ex., contribué à la désinstitutionnalisation, au développement des thérapies institutionnelles, en particulier à un concept systémique des désordres relationnels, notamment intrafamiliaux, et à des recompositions des structures de soins pour malades mentaux.
Ainsi, ont pu se préciser des mesures préventives et curatives qui visent, malgré les difficultés socio-économiques, à rendre la personne plus apte à mener une existence satisfaisante et utile.

E. Minkowski, psychiatre français (1885-1972) ; P. F. Chanoit, psychiatre français (1986)

Syn. sociopsychiatrie

sociogenèse des maladies mentales, sociologie des maladies mentales

psychothérapie à visée humaniste l.f.p.

humanistic psychotherapy

Appelées aussi thérapies du mouvement humain, méthodes qui ont pour objet d'offrir à l'individu une expérience personnelle lui permettant d'utiliser au mieux ses capacités obérées par les conditions de la vie actuelle.
Elles se sont développées en Californie dans les années soixante, principalement sous l'influence de : la dynamique des petits groupes (groupes de rencontre) ; la psychanalyse, notamment de W. Reich et A. Lowen, mettant l'accent sur l'"énergie humaine" (F. Perls, 1967) ; la "contre-culture", mouvement d'idées à la quête de nouvelles formes de vie (expériences communautaires, méditation transcendentale, expériences toxiques, etc.).
Elles se répartissent selon trois axes : émotionnel (gestalt, analyse transactionnelle, cri primal, etc.), corporel (bioénergie, danses, Taï chi chuan, etc.), mystique (méditation transcendentale, yoga, zen).

W. Reich, psychiatre psychanalyste américain (1897-1957) ; A. Lowen, psychothérapeute américain (1910-2008) ; F. Perls, psychiatre et psychothérapeute américain (1893-1970)

régénération neuronale dans le cerveau adulte l.m.

neuronal regeneration in adult brain

Notion qui s'inscrit à l'encontre de la théorie hypothétique qu'on croyait bien établie d'un non-renouvellement neuronal, depuis les travaux de F. Nottebohm et coll. (1983), qui ont montré l'existence d'une neurogénèse saisonnière sous l'influence de l'œstradiol dans les centres vocaux du canari.
On connaît désormais, chez les mammifères adultes, un nombre limité de régions cérébrales où cette néoneurogénèse est possible : récepteurs olfactifs de la muqueuse nasale, interneurones GABAergiques du bulbe olfactif, du gyrus dentatus de l'hippocampe et du cortex associatif, enfin neurones glutaminergiques du cervelet.
Notamment, chez le macaque adulte, les aires associatives corticales préfrontale, temporale inférieure et pariétale postérieure, dont on connaît le rôle dans la cognition, reçoivent de nouveaux neurones qui peuvent jouer un rôle dans la plasticité comportementale (ce qui n'est pas le cas d'une aire corticale primaire comme le cortex strié). Une telle continuité dans les changements structuraux pourrait constituer un substratum pour l'apprentissage et la mémoire.
Malgré ces limitations dans la localisation et les types neuronaux, l'existence d'une telle régénération ouvre des perspectives sur de possibles thérapies de remplacement chez l'homme. L'idéal serait de pouvoir transformer les cellules souches in situ, sans recourir à des greffes avec leurs risques de rejet.

S. A. Goldman et F. Nottebohm, neurobiologistes américains (1983)

religion (psychiatrie et) l.f.

religion and psychiatry

Rapport de l'homme à l'ordre du divin ou d'une réalité supérieure, souvent occulté par le déni et la dénégation.
Parmi les éléments de discussion, on cite : l'incompatibilité entre deux allégeances, comme si la psychiatrie et surtout la psychanalyse étaient également des croyances sans visée scientifique ; la libération des instincts par la relation thérapeutique, avec fragilisation des liens familiaux, alors qu'il s'agit en fait d'aider le patient à mieux comprendre sa vérité intérieure, sans l'induire à suivre certaines lois de vie ; a contrario, l'assimilation de la pratique religieuse à la névrose obsessionnelle, cette dernière pourtant répétitive et enfermant l'individu ; la contradiction entre l'homme, porté au centre de son propre monde par les thérapies, et l'attention, voire l'intervention de Dieu à son égard.
Situées à la charnière du cognitif et de l'affectif, les démarches positives ou négatives de l'individu concernant la foi, avec leurs limites surtout perceptives d'approche, peuvent-elles se trouver mieux résolues par une connaissance plus profonde de soi-même ? Cette question toujours en suspens peut se poser p. ex. à propos d'engagements religieux dits pathologiques. Les rares études traitant de tels sujets, portant notamment sur leur relation, favorable ou non, entre cet engagement et la santé mentale, demeurent divergentes.

mystiques (idées délirantes), psychanalyse et science

remédiation cognitive l.f.

cognitive remediation

Thérapeutique qui vise à restaurer un déficit cognitif existant au cours de l’évolution d’un désordre psychique. 
A terme l’objectif est d’améliorer le bien-être du sujet, sa réinsertion et ses capacités d’autonomie dans la vie quotidienne. Le déficit cognitif peut concerner des domaines aussi larges que les capacités attentionnelles, la mémoire, la planification, ou les fonctions motrices et la coordination. Les méthodes utilisées sont inspirées de techniques et paradigmes neuropsychologiques. Elles peuvent être informatisées ou sur papier-crayon, individuelles ou groupales. La remédiation cognitive doit être débutée après un bilan neuropsychologique initial approfondi et doit idéalement prévoir un bilan en fin de programme ou à distance afin d’attester des progrès réalisés et du maintien à long terme de ces progrès. En pathologie mentale cette méthode est utilisée dans la schizophrénie, l’anorexie mentale ; des élaborations sont en cours dans les troubles bipolaires, et chez l’enfant dans les troubles autistiques et le déficit de l’attention. La remédiation cognitive fait partie des thérapies psychosociales que l’on propose en parallèle au traitement chimiothérapique et doit s’inscrire dans un parcours de vie qui conduit à une meilleure autonomie ou à un progrès dans l’insertion du sujet dans la société.

Étym. lat. medicare : soigner ; cognoscere : connaître

sémiotique n.f. adj.

semiotics, semiotic

Terme proposé par Ch. Morris pour désigner une science générale des signes sous toutes leurs formes et dans toutes leurs manifestations.
Objet décelable par les sens, le signe renseigne et avertit.
En médecine, le point essentiel de la doctrine sémiotique est de distinguer signes et symptômes, les premiers étant la conclusion raisonnée tirée par le clinicien des symptômes observés, en fonction de la clinique et éventuellement des bases conceptuelles adoptées.
En linguistique, pour F. de Saussure, le signe est en particulier l'association d'un signifiant et d'un signifié. La sémantique étudie les relations de signification. Le développement de la pragmatique (étude du langage du point de vue de la relation entre les signes et leurs usagers, en particulier selon les divers milieux et circonstances), qui a complété les approches structurales, montre que le langage n'est pas seulement ce que l'on dit, qu'il intervient dans des fonctions multiples, dépassant la simple information et "représentation", enfin, que son sens contextuel peut différer de la signification textuelle. C'est dire que le signe est polysémique selon le questionnement de son interprète, en particulier le mode d'interaction avec lui.
Parmi les incidences de ces concepts, seront citées la théorisation du transfert, puis les thérapies systémiques et à médiation corporelle.

F. de Saussure, linguiste suisse (1857-1913) ; Ch. Morris, philosophe sémioticien américain (1946)

Étym. gr. sêmion : signe

sémantique

thérapie cellulaire l.f.

cellular therapy

Utilisation chez l'homme de cellules somatiques vivantes, manipulées ou modifiées en leurs caractéristiques biologiques, pour prévenir, traiter, ou atténuer certaines pathologies.
L'utilisation de cellules vivantes peut avoir un but de suppléance (p. ex. hépatocytes en cas d'hépatite fulminante, cellules β-langerhansiennes au cours du diabète insulinodépendant) ou de remplacement (kératinocytes chez les grands brulés).
On distingue des thérapies cellulaires :
- allogéniques (provenant d'un autre individu)
- xénogéniques (provenant d'un animal, le porc le plus souvent).

thérapie de couple l.f.

marital therapy

Forme de relation souvent réalisée comme visant à établir un fonctionnement du couple plus stable et plus équilibré, sans appeler à des notions de personnalité ni à des jugements de valeur.
À la faveur d'une meilleure prise de conscience de son propre fonctionnement par chaque membre, elle permet l'aménagement des détails de l'existence commune afin de rendre celle-ci plus satisfaisante, y compris pour le groupe familial.
Grâce à une meilleure compréhension de l'autre, peuvent se dessiner les compromis souhaitables et s'établir une sorte de contrat dont le thérapeute sera témoin.
Différentes des thérapies sexuelles et du conseil conjugal, ces méthodes permettent d'aborder p. ex. les emplois du temps, les attitudes à l'égard de la scolarité des enfants, des loisirs, voire de la vie sexuelle du couple.

[H4]

thérapie systémique l.f.

systemic therapy

Méthode de traitement utilisant le modèle systémique, qui considère de façon dynamique les systèmes vivants dans leur totalité et leurs interrelations avec les autres objets.
En psychiatrie, G. Bateson a été le premier à examiner la famille avec des principes d'origine cybernétique.
L'analyse systémique, en particulier des familles de schizophrènes, met en lumière des erreurs ou des déviations des communications verbales et non verbales, des alliances ou des scissions temporaires entre les différents partenaires, révélant leurs difficultés à accepter les changements et l'intolérance vis-à-vis de l'autonomie. Ces thérapies systémiques sont des techniques actives, consistant à modifier le présent ("ici et maintenant") en s'appuyant sur les propriétés du système familial.

G. Bateson, anthropologiste, linguiste, cybernéticien britannique (1904-1980)

double lien, familiale (homéostasie)

voyage pathologique en psychiatrie l.m.

psychiatric pathological trip

En psychiatrie, déplacement plus ou moins éloigné ou durable, sans but logique, symptomatique de manifestations psychiatriques inaugurales ou en évolution, qui se différencie de la plupart des fugues réactionnelles et des errances confuses ou démentielles.
Chez l'adulte, toute la nosographie peut être concernée, en particulier : l'épilepsie (observation classique de H. Legrand du Saulle, 1877, en fait discutable) ; un état névrotique, surtout hystérique, avec son vécu crépusculaire ; une dépression, p. ex. mélancolique, fréquent équivalent ou prodrome d'une conduite suicidaire ; une personnalité psychopathique, avec souvent alcoolisme et/ou toxicomanie ; une activité délirante, qui peut donner lieu p. ex. à des parcours volontiers stéréotypés, incompréhensibles, chez les schizophrènes, ou à des déplacements, voire des déménagements répétés chez des paranoïaques (persécutés migrateurs, A. Foville, 1799-1878) ; l'émergence ou plutôt la révélation d'une affection psychiatrique à l'occasion d'un voyage, voire d'une transplantation.
A contrario, la notion de voyage thérapeutique, maintenant dépouillée de son romantisme, a pris une place plus technique parmi les thérapies institutionnelles.

H. Legrand du Saulle, psychiatre français (1830-1886) ; A. L. Foville, fils, psychiatre français (1799-1878)

dromomanie, fugue chez l'enfant et l'adolescent

NF-kappa B sigle angl. pour Nuclear Factor κ B

Le facteur de transcription NF-κB, protéine de la super-famille  des facteurs de transcription, joue un rôle important en contrôlant l’expression de nombreux gènes impliqués dans la régulation du système immunitaire  et dans la réponse au stress cellulaire [1].
La réponse au stress cellulaire est associée aux facteurs anti-apoptotiques. En effet son activation par la libération de sa protéine inhibitrice (IKB) déclenche la transcription de gènes anti-apoptotiques dans le noyau. Elle effectue donc un rétrocontrôle négatif de l’apoptose. C’est un sujet de recherche actuellement très étudié dans la mesure où plusieurs centaines de modulateurs de NF-κB sont connus et plus d’un millier de gènes cibles de ce facteur de transcription ont été identifiés .
Le stress oxydant a une influence sur la régulation des gènes. Les conditions redox (réaction d'oxydoréduction ou réaction redox) sont une facette de l’environnement chimique intracellulaire (au même titre que le pH, la pression osmotique, etc.). La production intracellulaire de molécules réactives dérivées de l’oxygène ou «stress oxydant» peut perturber l’homéostasie redox. Les agressions sont directes ou dues à un dysfonctionnement du métabolisme affectant les macromolécules biologiques dans leurs structures ou leur activité. L’activité de certains facteurs de transcription est modifiée par la production de molécules réactives dérivées de l’oxygène. Certains sont activés (AP-1, NF-κB), d’autres sont inhibés (Sp-1, NFI, récepteur des glucocorticoïdes…), la plupart du temps via l’oxydation d’une cystéine critique pour la fonction de la protéine. De façon plus générale, le stress oxydant interfère avec la signalisation cellulaire. Aussi, des essais de thérapies antioxydantes se développent-ils dans le cas de certaines affections chroniques pour lesquelles le stress oxydant est impliqué (arthrite, SIDA, maladie d’Alzheimer…) [2].

Réf. 1 - C. Lobry, R. Weil : « Mécanismes régulateurs de la voie NF-κB dans les lymphocytes T », Med Sci (Paris), 2007, Vol. 23, N° 10 ; p. 857-861
2 - Y. Morel, R. Barouki : « Influence du stress oxydant sur la régulation des gènes », Med Sci (Paris), 1998, Vol. 14, N° 6-7 ; p.713-21

facteur général de transcription,stress oxydatif, apoptoseredox

[C3]

Édit. 2018

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