Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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corps étranger intra-oculaire (repérage d'un - par déplacement du regard) l.m.

intraocular foreign body (physiological method of localisation by eye moving projection)

Technique radiologique de repérage d’un corps étranger intraoculaire radio-opaque. Des clichés sont réalisés en incidence d’orbite dans les quatre directions cardinales du regard, qui permettent de différencier un corps étranger situé dans le segment antérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le même sens que les mouvements oculaires) par rapport à un corps étranger situé dans le segment postérieur de l’œil (déplacement du corps étranger dans le sens contraire des mouvements oculaires).
Cette technique est devenue désuète avec la facilité d’obtention d’une tomodensitométrie en coupes millimétriques selon le plan neuro-oculaire.

[P2]

cryo-anesthésie n.f.

cryoanaesthesia

Anesthésie par le froid.
Cette technique n'est pas utilisable en anesthésie générale pour les animaux à sang chaud (dont l'homme) mais c'est la technique de choix pour anesthésier les insectes (la mise au réfrigérateur à 4°C environ suffit).

cryoanalgésie

[G1]

cryomicroscopie électronique l.f.

electronic cryomicroscopy

La cryomicroscopie utilise une technique de vitrification qui permet d’obtenir un échantillon à examiner en microscopie électronique qui ne soit ni gelé ni liquide.
Un examen normal en microscopie électronique nécessite que l’échantillon soit déshydraté, coloré ou exposé aux rayons X. Ces techniques altèrent l’échantillon et ne permettent pas de l’examiner à l’état naturel. Pour qu’une molécule conserve son état originel au moment de l’observation il faut le refroidir. On ne peut pas se contenter de la congeler car l’eau contenue dans l’échantillon deviendrait solide (cristallisation) et ce gel l’altèrerait. La vitrification permet d’obtenir un échantillon ni gelé ni liquide. Pour y arriver, il faut soit utiliser des produits, des cryoprotecteurs, pour faire chuter la température, soit provoquer une baisse extrêmement rapide de la température, de sorte que le gel n’ait pas le temps de se former. L’eau se solidifie tout en gardant sa forme liquide. Les échantillons biologiques gardent ainsi leur forme naturelle. Cette méthode, utilisée en biochimie et en biologie moléculaire, permet de «voir» l'enchaînement des atomes dans de grosses molécules biologiques dans de l'eau. L'idée a été d'adapter la microscopie électronique à des protéines, des molécules très complexes du vivant, dont certaines propriétés dépendent de leurs «forme». Pour figer ces protéines avant de les regarder sous un microscope électronique, les protéines en solution ont été «figées», avec de l'eau «vitrifiée». C'est-à-dire qu'elles sont gelées très rapidement en les plongeant dans un bain d'azote liquide (- 196°C). La rapidité de la congélation fige les biomolécules. Leur état est alors préservé malgré la pression du système de mise sous vide des microscopes électroniques. Grâce à cette technologie, il est possible d’observer des mécanismes vivants complexes à l’échelle de l’atome
J. Dubochet a mis cette technique au point dans les années 1980. De 1975 à 1986, J. Frank a élaboré une méthode de traitement des images adaptée aux protéines, leurs formes en 3 dimensions étaient recréées au moyen d'un flux d'électrons qui les éclairent sous différents angles. Enfin, en 1990, R. Henderson a permis de préciser la méthode de visualisation pour déterminer l'enchaînement des atomes. Il a, le premier, produit une image en 3D en microscopie électronique d'une protéine, la rhodopsine, une avancée qui a permis de démontrer tout le potentiel de l'approche de Dubochet.
L'image pour mieux comprendre la cryomicroscopie électronique a, depuis l'époque des pionniers, fait des progrès. Les chercheurs ont désormais accès à des processus moléculaires inconnus jusqu'ici et qui permettent non seulement de mieux comprendre les ressorts chimiques de la vie mais aussi de développer de nouveaux médicaments. Récemment lorsque le rôle du virus Zika a été mis en cause dans la survenue des anomalies cérébrales des nourrissons au Brésil, les scientifiques « ont eu recours à la cryo-EM (cryomicroscopie électronique) pour visualiser le virus », comme l’a rappelé le comité Nobel.

J. Dubochet, chimiste suisse (1980) ; J. Frank, chimiste américain (1986) ; R. Henderson, chimiste britannique (1990), ; tous trois prix Nobel de chimie en 2017

Étym. gr. kruos: froid ; micros : petit : scopein : voir

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

culture de moelle l.f.

Technique qui consiste à cultiver dans des milieux semi-solides appropriés, en présence de facteurs de croissance, des cellules progénitrices médullaires ou des cellules souches hématopoïétiques sanguines non morphologiquement reconnaissables, qui vont ainsi donner naissance en quelques jours à des colonies clonales appartenant à une seule lignée hématopoïétique.
Le principe des cultures à long terme, dérivées de cette technique, repose sur la reconstitution in vitro du microenvironnement médullaire.

[F1]

désensibilisation systématique en psychiatrie l.f.

systematic desensitization in psychiatry

Stratégie de thérapie comportementale utilisée pour affaiblir progressivement une réponse anxieuse, et ce par le biais d'une autre réponse antagoniste.
Le concept d'inhibition réciproque (J. Wolpe) en est la base théorique majeure : inhibitrice de réponses comme l'alimentation ou l'état de relaxation, la réponse à base d'anxiété peut à son tour être inhibée par ces autres types de réponses. Il est donc possible de faire perdre au stimulus anxiogène sa capacité à déclencher de l'anxiété, par un processus s'apparentant à celui du conditionnement classique.
Dans le cadre d'un trouble phobique, le déroulement de cette technique est habituellement le suivant : après avoir suivi une relaxation qui lui permette de déclencher une réponse physiologique antagoniste de celle de l'anxiété, le sujet dresse une liste hiérarchisée de stimulus anxiogènes ; en état de relaxation, inhibitrice de l'anxiété qui pourrait naitre de cette confrontation, il s'expose progressivement en imagination à ces situations, qui sont ainsi "neutralisées" et "désensibilisées" au fur et à mesure.
D'autres types de réponse que la relaxation ont pu être proposés pour inhiber la réponse anxieuse, comme l'activité ludique chez l'enfant, ou même sexuelle chez l'adulte.
Longtemps considérée comme le traitement de référence des troubles phobiques, cette technique est encore largement utilisée dans les phobies simples. Mais pour ce qui concerne de nombreuses autres formes comme l'agoraphobie et les phobies sociales, on lui préfère maintenant les thérapies d'exposition ou cognitives.

J. Wolpe, psychiatre américain (1915-1997)

dialyse n.f.

dialysis

Technique permettant des échanges entre deux liquides de composition différente séparés par une membrane semi-perméable, p. ex. échange entre le sang et un liquide dit de "dialyse".
Les petites molécules diffusent à travers la membrane allant du compartiment où la solution est la plus concentrée vers celui où elle est plus diluée (loi de Fick). En raison de leur taille, les grosses molécules telles que les protéines ne franchissent pas la membrane. L'eau se déplace suivant le gradient osmotique transmembranaire.
Les techniques de dialyse sont utilisées comme méthode "d'épuration" dans le traitement de l'insuffisance rénale aigüe et chronique. Elles permettent la soustraction d'éventuelles substances toxiques et la correction de désordres hydro-électrolytiques (p.ex. l'hyperkaliémie). Elles font appel le plus souvent à des membranes artificielles - c'est la technique de l'hémodialyse - mais aussi à des membranes naturelles comme le péritoine et l'intestin.

A. Fick, physicien et physiologiste allemand (1829-1901)

Étym. gr.dia : à travers ; luô : je délie, je laisse passer

diffusion, Fick (loi de), pression osmotique, hémodialyse, épuration extrarénale, membrane de dialyse

distension vésicale hydrostatique l.f.

bladder hydrostatic pressure

Technique visant à comprimer et à étirer la paroi vésicale afin de tarir un saignement diffus de la muqueuse par la mise transitoire en hyperpression hydraulique de sa cavité, ou de traiter une sclérose rétractile de la musculeuse.
Cette technique, d'indication rare, s'applique p. ex. aux hémorragies incoercibles des vessies irradiées ou consécutives à certaines chimiothérapies. Elle a été également proposée en adjuvant thérapeutique pour la cystite interstitielle avec perte de la capacité vésicale.

doppler à émission continue l.m.

continuous-wave doppler

Technique échographique d'exploration vasculaire dans laquelle l'émission et la réception des ultrasons s'effectuent en continu par deux céramiques distinctes.
Le glissement en fréquence du faisceau émetteur est proportionnel à la vitesse de la cible mobile. Les informations obtenues sur le trajet des ultrasons peuvent se superposer et gêner l’analyse.
Cette technique, malgré sa mauvaise résolution spatiale, s'utilise pour la vélocimétrie du flux sanguin. Elle permet une auscultation vasculaire par l'écoute de la fréquence doppler recueillie et reste un complément des autres méthodes vélocimétriques.

doppler pulsé, CVI

dos Santos (technique de) l.f.

dos Santos’ technique

Technique radiologique consistant, pour opacifier l'aorte abdominale, à ponctionner celle-ci par voie translombaire à l'aide d'un trocart spécial de 160 ou 200 mm de long.
Cette technique est la plus ancienne et la plus simple pour opacifier l'aorte abdominale, mais aussi la plus traumatisante. Elle a été supplantée par celle de Seldinger.

R. dos Santos, chirurgien portugais, membre de l'Académie de médecine (1938) ; S. I. Seldinger, médecin radiologue suédois (1953)

écouvillonnage de l'œsophage l.m.

oesophageal brushing

Technique destinée au diagnostic précoce des lésions de l’œsophage.
Une éponge déglutie pénètre jusque dans l’estomac, et, après son extraction par frottement doux, les cellules de l’épithélium œsophagien sont transférées sur une lame pour un examen cytologique.
Cette technique a été utilisée dans certaines régions de Chine où le cancer de l’œsophage a une incidence particulière, due sans doute à une mycobactérie liée à un procédé de conservation hivernale des légumes.

Étym. ancien fr. escoveillon, du lat. scopa : balai

mycobactérie, cancer de l'œsophage

[B3, L1]

Édit. 2019

électroencéphalogramme n.m. (EEG)

electroencephalogram

Technique d'enregistrement des potentiels cérébraux recueillis sur le cuir chevelu, qui reste l'investigation fondamentale chez un épileptique, malgré ses imperfections et ses limites liées à la qualité du recueil du signal.
Des méthodes d'activation-hyperpnée, stimulation lumineuse intermittente, pratiquées systématiquement pendant l'enregistrement, améliorent la qualité des informations. Les enregistrements pendant le sommeil et après privation de sommeil sont souvent indispensables pour la mise en évidence d'anomalies paroxystiques, tout particulièrement chez l'enfant.
Les tracés prolongés avec enregistrement vidéo simultané permettent une étude des corrélations électrocliniques des crises.
L'enregistrement EEG par des méthodes traumatiques utilisant des électrodes soit intracrâniennes ("grids", "strips"), soit intracérébrales, utilisant la technique de la stéréo-électro-encéphalographie, n'est pratiqué que dans le cadre d'un bilan préchirurgical d'une épilepsie.
L'analyse mathématique du signal et la quantification de différents paramètres permettent la réalisation de cartographies, utilisables pour l'identification d'anomalies indiscernables à la lecture visuelle.

élecroencéphalographie, électroencéphalogramme et anesthésie, électro-encéphalogramme fœtal, épilepsie

[B3, H1]

Édit. 2019

électronystagmographie n.f.

electronystagmography

Technique d'enregistrement du nystagmus utilisant les variations du champ électrique périorbitaire engendré par l'activité bioélectrique rétinienne.
Ces variations d'amplitude minimes (20-50 millivolts) sont amplifiées électroniquement. Au nombre de trois ou quatre, les électrodes d'enregistrement sont placées sur le pourtour orbitaire. Cette méthode permet l'étude des nystagmus : spontané, révélé, positionnel, optocinétique. Elle est couplée aux moyens d'exploration calorique calibrée et aux tests rotatoires. Les caractéristiques des saccades et de la poursuite oculaires sont déterminées. Le nystagmus retractorius et le nystagmus rotatoire ne peuvent être étudiés par cette technique, qui reste essentielle dans l'examen de la fonction vestibulaire.
Elle permet des enregistrements même sans fixation oculaire, les yeux fermés ou dans l'obscurité.

Étym. gr. êlectron : préfixe qui concerne l’électricité ; nustazein : s'incliner ; graphein : écrire

nystagmus

[B3, B3, P1, P2]

Édit. 2019

embolisation vasculaire l.f.

vascular embolization

Technique de radiologie interventionnelle consistant à placer dans une artère un cathéter par lequel on injecte du matériel obstructif pour induire une thrombose locale afin d'interrompre la circulation en aval.
Cette technique connaît de nombreuses applications dans les situations aigües, par exemple : contrôle d'une hémorragie rétropéritonéale grave lors d'une fracture du bassin, traitement d'une hémoptysie rebelle aux moyens usuels, blocage d'une malformation vasculaire (angiome du foie, fistule artérioveineuse cérébrale, anomalie de la veine cérébrale de Galien, angiome cervicofacial, anévrisme artériel…), hémostase d'une hémorragie maxillofaciale irréductible, traitement d’une tumeur….etc.

Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe

embole, hémorragie, polytraumatisme, embolie thérapeutique, embolisation de l'artère hépatique, hémoptysie, angiome, fistule artérioveineuse cérébrale

[B4, G5,K4]

Édit. 2019

empreinte génomique l.f.

genomic imprinting

Caractéristique spécifique de l'ADN d’un génome appartenant à un organisme vivant ou d’un matériel issu d’un tel organisme.
1) Originellement, technique consistant à hydrolyser par un enzyme spécifique l'ARN d'un virus et à identifier par électrophorèse les nucléotides obtenus, le diagramme de bandes caractérisant le génome de la souche.
2) Par extension, technique appliquée à tout génome ADN ou ARN, d'une souche, d'un individu, ou d'une espèce pour le caractériser.
3) Modification épigénétique temporaire ou réversible du génome sous l'action de gènes modificateurs qui influencent l'expression de certains gènes de façon différente selon le sexe dont il est issu (empreinte parentale).
L'empreinte génomique est donc une des trois exceptions connues à la règle mendélienne de l'équivalence des croisements réciproques.

génom, empreinte parentale

[Q1]

Édit. 2019

entéroclyse n.f.

enteroclysis

Technique de radiologie digestive permettant d'opacifier électivement l'intestin grêle à l'aide d'une sonde introduite par voie orale.
Cette technique, qui n’est pratiquement plus utilisée de nos jours pour l’exploration radiographique de l’intestin grêle, sert toujours lors des entéro-scanners ou entéro-IRM.

Étym. gr. enteron : intestin ; kluzein : laver

duodénographie, entéro-scanner, entéro-iRM

[ B2, B3, L1]

Édit. 2020

épikératoplastie n.f.

epikeratoplasty

En ophtalmologie, technique de chirurgie réfractive consistant en la mise en place en avant de la cornée d'un lenticule cornéen taillé dans une cornée congelée ou fraiche après la réalisation préalable d’un pelage épithélial ou d’une kératectomie de la cornée réceptrice.
Cette technique permet de corriger un trouble de la réfraction (aphakie, épikératophakie, hypermétropie, myopie), mais aussi de traiter le kératocône. Les techniques de kératectomie photoréfractive et de lasik tendent à rendre obsolète l'épikératoplastie en chirurgie réfractive.

implant cornéen

[P2]

Édit. 2020

éviscération oculaire l.f.

eyeball evisceration

Ablation du contenu oculaire avec conservation de la sclère.
La technique la plus classique consiste à réséquer la cornée (éviscération non conservatrice), à débarrasser la sclère de tout résidu uvéal et à placer dans la cavité sclérale un implant sphérique (PMMA, silicone, hydroxyapatite, polyéthyléne macroporeux) dont le diamètre est habituellement de 18 mm chez l'adulte. Il faut soigneusement suturer la sclère, le tenon et la conjonctive en avant de l'implant pour éviter son exposition et sa migration. Une variante technique de l'éviscération consiste à enlever le contenu intraoculaire en conservant la cornée (éviscération conservatrice) ce qui permet d'insérer un implant de plus grand volume et d'obtenir une meilleure mobilité avec un résultat esthétique plus satisfaisant.

[P2]

Édit. 2018  

fimbriectomie n.f.

fimbriectomy

Exérèse de la trompe et de son extrémité (pavillon ou fimbria) ainsi que de la  partie de l’ovaire adhérant au pavillon, mais laissant en place la plus grande partie de l’ovaire.
Cette technique est utilisée dans la prévention des carcinomes pelviens séreux (cancers de l’ovaire, des trompes de Fallope et du péritoine)  chez les femmes porteuses des mutations BRCA1 ou BRCA2. Cette technique réduit le  risque de cancer tout en préservant la fonction hormonale ovarienne. 

W. F. Kroener Jr, gynécologue américain (1969)

Étym. lat. fimbria : frange

Syn. Kroener (technique de)

Kroener (technique de), BRCA gene

[O3]

Édit. 2019

fistule artérioveineuse pour hémodialyse l.f.

arterio-venous fistula and hemodialysis

Anastomose artérioveineuse créée chirurgicalement, le plus souvent à l'avant-bras entre l'artère radiale et une veine superficielle, en vue du traitement par hémodialyse périodique.
Cette technique  a remplacé le shunt artério-veineux de Quinton-Scribner. Elle a considérablement amélioré la technique de l'hémodialyse en facilitant la connection entre le dialyseur et le patient grâce à la facilité de la ponction itérative de la veine artériolisée. En cas d'obstruction des vaisseaux de l'avant-bras la fistule peut être réalisée soit au bras soit exceptionnellement au membre inférieur.

M. J. Brescia et J. E. Cimino, néphrologues américains (1966) ; W. E. Quinton, technicien médical et B. H. Scribner, néphrologue américains (1960)

Étym. lat. fistula : canal

hémodialyse périodique, Scribner (shunt de), fistule artérioveineuse

[A3,M1]

Édit. 2018

ganglion sentinelle (technique du) l.m.

sentinel lymphnode

La technique dite du « ganglion sentinelle » repose sur le principe de la détection du premier relai nodal atteint de l’aire ganglionnaire drainant le territoire où est implanté un cancer.
Cette détection est possible par l’injection, dans la région péritumorale, soit d’un colorant, soit d’un produit radioactif, soit des deux. Une fois repéré le nœud (ganglion) fait l’objet d’une exérèse-biopsie. S’il se révèle indemne, il n’est pas pratiqué de curage ganglionnaire, évitant ainsi des séquelles inutiles.
Cette technique est utilisée essentiellement lors du traitement chirurgical du cancer du sein, à condition que la tumeur soit suffisamment petite. Elle peut être proposée dans certains cas d’autres cancers en particulier le mélanome.

cancer du sein, mélanome

Gestaltthérapie n.f.

gestalt psychotherapy

Technique qui cherche à mettre en contact direct le sujet avec un champ phénoménologique immédiat, afin de favoriser une prise de conscience de la sensorimotricité et de l'affectivité, obérées par des blocages, des refus ou des dérivations.
La conscience de soi émergeant du corps perçu permet la libération de l'énergie que le sujet peut utiliser à des fins actives ou fantasmatiques. La Gestaltthérapie met l'accent, au travers d'une technique apparentée au jeu dramatique, sur l'importance des perceptions globales des phénomènes figure-fond et du ressenti, fondées sur l'idée que lorsque la satisfaction n'est pas obtenue - la "Gestalt inachevée" -, la tension persiste et arrête le développement de l'individu, le rendant incapable d'accomplir d'autres tâches, ce qui serait à l'origine des états névrotiques.

F. Perls (1940)

Étym. all. Gestalt : forme, configuration

Gill (opération de) l.f.

Gill’s procedure

Technique de traitement du spondylolisthesis lombaire bas par résection de l’arc postérieur de la vertèbre olisthésique et du tissu fibrocartilagineux local.
Sans greffe ni fixation dans la technique originale, elle a pour but de libérer les racines nerveuses comprimées et s’adresse aux formes où les douleurs sciatiques sont importantes et les lombalgies modérées.

G. G. Gill, chirurgien américain (1955)

goutte épaisse l.f.

thick smear

Technique de diagnostic microscopique du paludisme.
Une goutte de sang prélevée après piqûre au doigt ou au lobe de l’oreille est déposée sur une lame porte-objet puis étalée et défibrinée par des mouvements rotatifs à l’aide d’un agitateur ou du coin d’une autre lame porte-objet, jusqu’à occuper une surface circulaire d’environ 1 cm de diamètre. Après séchage, cet étalement est deshémoglobinisé dans de l’eau distillée puis coloré par la technique de Giemsa et examiné au microscope. Le seuil de sensibilité est de l’ordre de 10 Plasmodium/µL si l’examen porte sur 200 champs microscopiques.
otic drop
Préparation pharmaceutique liquide pour insillation en goutte d’un produit actif dans le méat acoustique externe.

Étym. lat. gutta: goutte d’un liquide, humeur ; gr. otikos : de l’oreille

[G3,G5,P1]

Édit. 2017

Grice (opération de) l.f.

Grice’s procedure

Technique d’arthrodèse sous-astragalienne extra-articulaire, indiquée dans le traitement du pied plat valgus de l’enfant en particulier d’origine paralytique.
L’intérêt de cette technique tient au fait qu’elle ne compromet pas la croissance.

D. Grice, chirurgien orthopédiste américain (1952)

Hendren (opération de) l.f.

Hendren's operation

1) Technique d'uréthroplastie pour épispadias ou exstrophie vésicale chez la fille.
2) Technique de modelage des mégadolicho-uretères avec réimplantation urétérovésicale antireflux.

W. H. Hendren, chirurgien pédiatrique américain (1980)

[M2]

Édit. 2015

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